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                    <text>�UN PARCOURS LINGUISTIQUE: ses raisons

UN PERCORSO LINGUISTICO: i motivi

Pour réaliser ce parcours linguistique en langue
française, on a isolé dans chants et chansons un
certain nombre de mots, dont la plupart sont
simples et connus, mais il y en a aussi
d’amusants ou de désuets, de classiques ou de
modernes, de sérieux ou de bizarres, pour en
faire une courte biographie. À la suite des textes
et à leur traduction, vous trouverez donc, en bas
de la page, une sorte de glossaire. Les mots qui
le composent sont de petits “extraits” d’une
langue qui traduit une culture extrêmement riche.
Nous aimons penser que, vous aussi, poussés
par une curiosité quelconque, vous vous
aventurerez dans les pages d’un dictionnaire, ou
trouverez le temps de flâner parmi les parterres
littéraires de cette belle langue sœur.

Per realizzare questo percorso linguistico in lingua
francese, abbiamo isolato da canti e canzoni
alcune parole, per lo più semplici e conosciute,
ma anche divertenti o desuete, classiche o
moderne, seriose o bizzarre, e ne abbiamo
abbozzato una breve biografia. Oltre ai testi e alla
loro traduzione, troverete quindi a piè pagina una
sorta di glossario. Le parole che lo compongono
non sono che piccoli “assaggi” di una lingua
veicolo di una cultura straordinariamente ricca. Ci
piace pensare che, spinti da una qualche
curiosità, vi avventurerete a vagabondare, come
abbiamo fatto noi, tra le pagine di un dizionario o
a passeggiare tra le aiuole letterarie di questa
nobile lingua nostra consorella.

ASCENSEUR EN QUATRE MOTS

ASCENSORE IN QUATTRO PAROLE

Réalisé par Louis Malle en 1957, A. s’insère dans
la tradition du film « noir » français , un genre,
qu’à partir de 1946 et jusqu’au début des années
’60, fait appel à des personnalités singulières (le
couple Carné-Prévert, R. Vadim, J.P. Melville, J.
Becker , M. Audiard, parmi les metteurs en scène
et Simone Signoret, Eddie Constantine ou Jean
Gabin parmi les stars), pour explorer les anxié́té́s
d’une France en mutation, marquée par la
Seconde Guerre mondiale et confrontée à l’entrée
dans la société de consommation. Loin d’être une
simple copie du film noir américain, le film noir
français constitue l’expression nationale d’une
forme qui, en montrant les bouleversements de la
France d’après-guerre,
se distingue de
Hollywood.
A. s’insère aussi dans la tradition des films qui
utilisent le jazz comme bande sonore . Malle n’est
certes pas le seul, à ce moment là, parmi les
metteurs en scène, à aimer le jazz :les thrillers
des années’50-60, utilisent le jazz tout
naturellement.
Mais A. est un cas particulier : il arrive tout à fait
exceptionnellement, que la musique prenne une
telle dimension qu’elle reste et se diffuse plus que
le film lui-même. Quelqu’un a dit qu’ Ascenseur
est « un grand film de Miles Davis » un disque,
une musique avant même d’être un film !
En une seule nuit, le 4 décembre 1957, Miles
Davis, avec son quintet français (Pierre Michelot,
René Urtreger, Barney Wilen et Kenny Clarke), en
visionnant les images tournées par Louis Malle,
improvisa une musique qui est, avec le temps,
devenue plus célèbre encore que le film.

Realizzato da Louis Malle nel 1957, A. s’inserisce
nella tradizione del film « noir » francese, un
genere che, a partire dal 1946 e fino agli inizi degli
anni ’60, vede singolari personalità ( la coppia
Carné-Prévert, R. Vadim, J.P. Melville, J. Becker ,
M. Audiard, tra i registi e Simone Signoret, Eddie
Constantine o Jean Gabin tra le stars) , esplorare
le ansie di una Francia in mutamento, segnata
dalla seconda guerra mondiale e che fa i conti
colla nascente società dei consumi. Lungi
dall’essere una semplice copia del film noir
americano, il noir francese
costituisce
l’espressione nazionale di una forma
che,
mostrando gli sconvolgimenti della Francia del
dopoguerra , si differenzia da Hollywood.
A. s’inserisce anche nella tradizione di film che
utilizzano il jazz come colonna sonora. Malle non
è certo l’unico, tra i registi di quel periodo, ad
amare il jazz: i thrillers degli anni ‘50-60 utilizzano
il jazz regolarmente. Ma A. è un caso particolare:
succede eccezionalmente che la musica acquisti
una tale dimensione e si diffonda più dello stesso
film. Qualcuno ha detto che Ascensore è « un
grande film di Miles Davis » un disco, una musica
prima ancora di essere un film!
Ed è in una sola notte, il 4 dicembre 1957 , che
Miles Davis, col suo quintetto francese (Pierre
Michelot, René Urtreger, Barney Wilen et Kenny
Clarke), visionando le immagini girate da Malle,
improvvisa una
musica che, col tempo, è
divenuta più celebre del film.

�A. est enfin une historie, inspirée par le roman
de Noel Calef . Publié en 1956, ce roman est un
remarquable suspense, et , à l’instar d’un polar
historique, nous donne un témoignage sur cette
époque. Epoque où posséder une Frégate rouge,
par exemple, indiquait une évidente envie de
frimer, et décider d’un divorce impliquait bien plus
de complications que de nos jours.
Mais, revenant au film, Malle , tout en conservant
la parfaite construction de l’intrigue ,opère un
changement : tandis que dans le roman le
personnage principal ,Julien Courtois , est un
homme marié qui aime sa femme et qui tue un
usurier, dans le film, un homme, Maurice Ronet,
tue le mari trafiquant de sa maîtresse. Et c’est la
grande idée d'ailleurs: un film d'amour dans lequel
les amants ne se croisent dans aucun plan.
Coincé dans l'ascenseur d'un immeuble, après le
crime, Maurice Ronet devra se défendre, durant
l’enquête judiciaire finale, d'un second crimeperpétué autre part, sous son identité-qu'il n'a
évidemment pu commettre.
La musique de Davis et le personnage de
Jeanne Moreau qui déambule dans les rues d'un
Paris de néons et de noctambules forment une
combinaison sensorielle que difficilement on peut
oublier.

A. è infine anche una storia , ispirata al romanzo
di Noël Calef. Pubblicato nel 1956, il romanzo
contiene una notevole suspense, e, allo stesso
modo di un poliziesco storico, è testimone di
un’epoca. Epoca in cui possedere una Fregate
rossa, ad esempio, significava il desiderio di
esibizionismo, così come decidere di divorziare
implicava molte più difficoltà che ai giorni nostri.
Ma, tornando al film , Malle, pur conservando la
perfetta costruzione dell’intrigo, opera un
cambiamento : mentre nel romanzo il personaggio
principale, Julien Courtois, è un uomo sposato
che ama la moglie e uccide un usuraio, nel film ,
un uomo, Maurice Ronet, uccide il marito
trafficante della propria amante . Ed è la grande
idea d’altronde: un film d’amore nel
quale gli
amanti non si incrociano mai in nessuna
inquadratura.
Prigioniero nell’ascensore di un palazzo dopo il
crimine, Maurice Ronet dovrà difendersi, durante
l’inchiesta giudiziaria finale, per
un secondo
crimine, perpetuato altrove , ma sotto la sua
identità, e che lui chiaramente non ha potuto
commettere.
La musica di Davis e il personaggio di Jeanne
Moreau che cammina per le vie di una Parigi di
luci al neon e di nottambuli creano una
combinazione sensoriale difficile da dimenticare.

Un auteur de romans policiers: Noël Calef

Un giallista: Noël Calef

Né en Bulgarie, en 1907, Nissim Calef s'installe
en France dans les années trente après avoir
étudié à Alexandrie et à Vienne. Frère du cinéaste
Henri Calef, il prend le nom de Noël Calef, et
débute sa vie professionnelle dans une
compagnie cinématographique. Pendant la
Seconde Guerre mondiale, il est interné à Drancy
et ensuite déporté en Italie dans les camps de
Bardonecchia, Tolentino et Urbisaglia. Lors qu'il
est interné dans ces camps italiens, il rédige les
douloureux souvenirs de son passage à Drancy,
"Drancy 1941: camp de représailles, Drancy, la
faim" publiés pour la première fois en 1948 en
Italie. Rentré en France à la fin de la guerre, Noël
Calef devient écrivain et publie, dans les années
50-60, une dizaine de romans, dont six romans
policiers et une dizaine de nouvelles.
Il est connu encore aujourd’hui pour le
fameux Ascenseur
pour
l'échafaud, publié
en 1956 aux Éditions Fayard, et adapté au
cinéma par Louis Malle, avec des acteurs aussi
célèbres que Jeanne Moreau, Maurice Ronet,
Lino Ventura.
Mais la meme année, il publie un autre roman
“noir” , Échec au porteur, qui lui vaut de recevoir
le "Prix du Quai des Orfèvres". Le livre a été
adapté au cinéma par Gilles Grangier en 1958.

Nato in Bulgaria, nel 1907, Nissim Calef si
trasferisce in Francia negli anni ’30 dopo gli studi
compiuti ad Alessandria e a Vienna. Fratello del
cineasta Henri Calef, cambia il suo nome in Noël
Calef e inizia la sua vita professionale presso una
compagnia cinematografica. Durante la seconda
guerra mondiale è internato a Drancy ed in
seguito deportato in Italia nei campi di
Bardonecchia, Tolentino e Urbisaglia. Durante la
sua prigionia in Italia, redige le dolorose memorie
del suo internamento a Drancy, Drancy 1941:
campo di rappresaglia, Drancy la fame,
pubblicate per la prima volta nel 1948 in Italia.
Tornato in Francia alla fine della guerra, Noël
Calef diventa scrittore e pubblica, negli anni ’5060, una decina di romanzi tra cui sei polizieschi e
una decina di novelle.
E’ conosciuto ancor oggi per il famoso Ascensore
per il patibolo, pubblicato nel 1956 presso le
Edizioni Fayard e adattato per il cinema da Lous
Malle, coi celebri attori Jeanne Moreau, Maurice
Ronet, Lino Ventura.
Ma quello stesso anno , pubblica anche un altro
romanzo “noir”, Échec au porteur, che gli vale il
Premio “Quai des Orfèvres". Il libro è stato
adattato per il cinema da Gilles Grangier nel 1958.

Sous le pseudonyme de Maurice Derblay, Calef publie
deux autres romans policiers, Un mort gratuit et La
bouteille de lait. Il est décédé en 1968.

Con lo pseudonimo di Maurice Derblay, Calef pubblica
inoltre altri due romanzi polizieschi, Un mort gratuit et
La bouteille de lait. (Un omicidio gratuito e la bottiglia
di latte). Muore nel 1968.

�“Louis Malle et Miles Davis, l’élégante
liberté du génie”

“Louis Malle e Miles Davis, l’elegante
libertà del genio”

Louis Malle a été l’un des réalisateurs les plus
anticonformistes et libres de son temps.
Issu de la grande bourgeoisie française , élève
des Jésuites, puis étudiant de Sciences Po et
ensuite près de l'Institut des hautes études
cinématographiques, il trouve son premier éclat
créatif , vers la moitié des années ’50,
en
collaborant avec Jean Yves Cousteau, célèbre
explorateur sous-marin, avec lequel il tourne le
film
documentaire
“Monde
du
silence”,
récompensé par la Palme d’or à Cannes et
l’Oscar.
Il fait ses débuts dans le monde des longs
métrages de fiction avec le film “Ascenseur pour
l’échafaud” où la rigueur formelle unie à une
atmosphère sombre et élégante témoignent de sa
grande préparation, malgré son jeune âge.
Ce n’est pas un accident qu’un artiste si cultivé,
élégant et anticonformiste, rencontre la musique
de Miles Davis, de retour, ce dernier, au monde
parisien qu’il avait déjà connu en 1949, en jouant
de sa musique à la suite de la Libération, se liant
avec des artistes tels que Boris Vian et Juliette
Greco.

Louis Malle è stato uno dei registi più
anticonformisti e liberi del suo tempo.
Proveniente dalla buona borghesia francese,
allievo dai gesuiti poi studente di Scienze Politiche
ed in seguito alla Scuola Superiore di Cinema,
trova a metà degli anni 50’ un primo sfogo
creativo grazie alla collaborazione con Jean Yves
Cousteau, noto esploratore subacqueo, con il
quale gira il documentario “Il mondo del silenzio”,
che vince sia la Palma d’Oro a Cannes che
l’Oscar.

Davis, que deux ans après sa collaboration avec
Malle , publiera un des jalons et des fondements
du jazz modale ainsi qu’ un vrai chef-d’œuvre
dans le monde du jazz, “Kind of blue”, en 1957
était encore très sensible à un timbre classique,
voilé, qui bien s’adaptait aux atmosphères du
film.
D’autre part, la perfection formelle du film doit
beaucoup à la musique de Davis et à la rencontre
de ces deux personnages qui ont su maintenir
des niveaux artistiques élevés, ainsi qu’à la
beauté intemporelle
de Jeanne Moreau,
interprète parfaite pour son talent, sa beauté, son
air tourmenté et inquiète , s’accompagnant d’un
remarquable Maurice Ronet.
Et c’est juste avec Ronet, que , six ans après,
Malle tournera “Le feu follet”, tiré du chef d’œuvre
de Pierre Drieu La Rochelle, une fois encore une
déclaration du
courage intellectuel, libre de
préjugés , de Malle, qui porte à l’ écran le roman
d’ un des grands intellectuels français du début du
XXe siècle, auquel, encore des nos jours , n’est
pas reconnu le mérite à cause de son activité de
collaborationniste.
Heureusement l’art ne se mesure pas avec ces
“bagatelles” (pour reprendre Louis Ferdinand
Céline , un autre génie qui a payé pour ce
gendre d’affaires) et aujourd’hui “Le feu follet” est
un fleuron existentialiste, de plein droit considéré
comme un des films de la Nouvelle Vague, un

Davis, che di lì ad un paio d’anni dalla
collaborazione con Malle avrebbe pubblicato la
pietra miliare e fondante del jazz modale nonché
uno dei capolavori del jazz tutto, “Kind of blue”, in
quel 1957 era ancora molto sensibile ad un timbro
classico, fumoso, che si sposava perfettamente
alle atmosfere del film.
La perfezione formale dello stesso, in fondo, deve
molto alla musica di Davis, e all’incontro di due
personaggi che hanno saputo muoversi sempre
ad alti livelli artistici, oltre, naturalmente, alla
bellezza fuori dal tempo di Jeanne Moreau,
interprete perfetta per dote, bellezza, quell’aria
tormentata e inquieta, affiancata magistralmente
da Maurice Ronet. Proprio con Ronet, che vi
donerà un’interpretazione magistrale, Malle girerà
sei anni dopo “Fuoco fatuo” (“Le feu follet”), tratto
dal capolavoro di Pierre Drieu La Rochelle,
ancora una volta dimostrazione del coraggio
intellettuale, scevro da pregiudizi, di Malle, che
porta sullo schermo il romanzo di uno dei grandi
intellettuali francesi del primo novecento, a cui
viene ancor oggi negato il meritato riconoscimento
per via della sua attività collaborazionista.
Fortunatamente l’arte non si misura con queste
“bagatelle” (per citare un altro genio che per
queste vicende pagò, Louis Ferdinand Céline ),
ed oggi “Fuoco fatuo” è un gioiello esistenzialista
immerso pienamente nel “fuoco vivo” della
Nouvelle Vague, un capolavoro d’animo e di

“Ascensore per il patibolo” è il suo primo film, ed è
un esordio di sorprendente rigore formale, velato
di un’atmosfera cupa ed elegante a testimonianza
della grande preparazione di Malle, nonostante la
giovane età, sul genere.
Non è un caso che un’artista così colto, elegante,
anticonformista, incontrasse la musica di Miles
Davis, non nuovo al mondo parigino essendo
giunto nella capitale francese già nel 1949,
suonando la sua musica sull’entusiasmo della
liberazione, incontrando sodali come Boris Vian,
amando Juliette Greco.

�chef-d’œuvre d’âme et de l’élégance formelle qui
caractériseront l’entière œuvre du réalisateur.

quell’ eleganza formale che contraddistinguerà
tutta l’opera del regista.

Davis, de son coté, après “Kind of Blue”
continuera à parsemer l’histoire du jazz avec des
chefs-d’œuvre comme l’andalous “Sketches of
Spain”, l’impeccable “In a Silent Way”, mais
surtout à ouvrir la voie au jazz-rock avec “Bitches
Brew”, autre clé de voûte du jazz comme
beaucoup d’autres qu’il a semé sur sa route, un
tube encore aujourd’hui si surprenant à l’écoute.

Davis, dal canto suo, dopo “Kind of Blue”
continuerà a costellare la storia del jazz di
capolavori come l’andaluso “Sketches of Spain”,
l’impeccabile “In a Silent Way”, ma soprattutto
aprendo la strada al jazz-rock con “Bitches Brew”,
altra pietra miliare del jazz come molte ne ha
disseminate sulla sua strada, disco il cui impatto è
così devastante da sorprendere
ancor oggi,
all’ascolto.

Il continuera ainsi, jusqu’à la fin de ses jours, à
ouvrir la voie, dans les années ’80, avec d’autres
joyaux comme “Tutu” e “Amandla”, et laissant en
1991, an de sa mort, comme testament spirituel
de son être toujours un pas avant les autres , le
posthume “Doo-bop”, pour réaliser lequel il
collabora rien moins qu’avec le monde de l’hiphop.
Malle, mourra soudainement de leucémie, quatre
ans plus tard, après avoir, lui aussi , laissé
derrière soi
des chefs-d’œuvre tels que
“Lacombe Lucien” , le “scandaleux ” “Pretty
baby”, scandaleux seulement si on le regarde
avec bigotisme , mais en réalité un film très beau
et incisif , avec une merveilleuse Brooke Shields,
à ses débuts , et surtout “Au revoir les enfants” ,
sorti en 1987, un des films plus touchants,
délicats, et exempts de rhétorique sur le thème de
la déportation qu’on ait jamais réalisé , un film
que une fois au moins il faudrait regarder.
Même si, au fond, tout le cinéma de Malle doit
être regardé, y compris les successifs “Milou en
mai”, l’esthétiquement voluptueux “Damage”, ou
son dernier film “Vanya on 42nd street”.
Ainsi comme toute la musique de Davis, doit être
écouté. Sans exclusion.
Il s’agit, en définitive, de deux artistes qui,
comme indiqué précédemment, se sont toujours
éloignés bien loin sur la mer de l’innovation, de
l’élégance esthétique, de la liberté intellectuelle,
où se trouve le véritable Art.

Continuerà su questa strada fino alla fine dei suoi
giorni, innovando gli anni 80’ con altri gioielli come
“Tutu” e “Amandla”, e lasciando alla sua morte,
avvenuta nel 1991, come testamento spirituale di
questo suo esser sempre un passo avanti agli
altri, il postumo “Doo-bop”, per il quale collaborò
niente meno che con il mondo dell’hip-hop.
Malle, morirà improvvisamente di leucemia
quattro anni più tardi, dopo aver anch’esso
disseminato diversi capolavori sulla sua strada
come “Cognome e nome : Lacombe Lucien” ,
lo “scandaloso” “Pretty baby”, scandaloso solo se
lo si guarda con bieco bigottismo, in realtà
bellissimo e incisivo film con una non meno
meravigliosa esordiente Brooke Shields, e
soprattutto “Arrivederci ragazzi , uscito nel 1987,
uno dei film più belli, toccanti, delicati e scevri da
retorica sul tema della deportazione che siano
stati girati, una di quelle pellicole che almeno una
volta nella vita bisognerebbe vedere.
Anche se poi, in fondo, tutto il cinema di Malle va
guardato, compresi i successivi “Milou a maggio” ,
l’esteticamente conturbante “Il danno”, o l’ultimo
film girato dal regista, “Vanya sulla 42esima
strada” .
Come tutta la musica di Davis, va ascoltata.
Senza escludere nulla.
Si tratta, fondamentalmente, di due artisti che,
come si diceva in precedenza, hanno sempre
veleggiato
sul
mare
dell’innovazione,
dell’eleganza estetica, della libertà intellettuale, là,
dove sta la vera Arte.

�1956
Les français sont indécis en 1956. Pendant que
la IVème République et sa valse de présidents du
conseil animent la vie politique française, ils sont
tentés par des désirs contradictoires, ils ne savent
plus vraiment quelle direction prendre…
Au cinéma, ils ont beaucoup aimé Sissi
impératrice interprétée par une jeune actrice
allemande si romantique et si tourmentée. Mais,
leur meilleur souvenir reste l’apparition de Brigitte
Bardot complètement nue dans Et dieu créa la
femme.
Entre la rigueur des châteaux de Bavière et la
chaleur des plages de Saint-Tropez, leur cœur
balance.
Pas
facile
de
faire
un
choix.
En musique, c’est la même chose, on pleure la
disparition de Mistinguett ou les adieux à la scène
de Joséphine Baker, mais au même moment on
danse sur une musique venue des Etats-Unis.

I francesi sono indecisi nel ’56. Mentre la IV
Repubblica, con il suo valzer dei presidenti del
consiglio , anima la vita politica francese, essi
sono tentati da desideri contrapposti: non sanno
veramente più quale direzione prendere…
Al cinema, hanno amato “Sissi imperatrice “,
interpretata da una giovane attrice tedesca
romantica e tormentata. Ma il loro ricordo migliore
resta l’apparizione di Brigitte Bardot interamente
nuda nel “ E Dio creò la donna”.
Il loro cuore oscilla tra il rigore dei castelli bavaresi
e il calore delle spiagge di Saint-Tropez.

La star du moment s’appelle Elvis Presley qui
avec son tube “ Heartbreak Hotel” , amène la
culture occidentale dans une nouvelle ère: la
jeunesse prend le pouvoir culturel; désormais ce
sont les jeunes , avec leurs stars et leurs
engouements, qui donneront à chaque époque sa
couleur et sa tonalité.

La star del momento si chiama Elvis Presley che,
col suo “ Heartbreak Hotel”, traghetta la cultura
occidentale in una nuova era. D’ora in poi, sarà la
gioventù a detenere il potere culturale; saranno i
giovani , con le loro stars, le loro infatuazioni, ad
assegnare ad ogni epoca il proprio colore , la
propria tonalità.

Pas étonnant si le roman noir de Noël Calef ,
Ascenseur pour l’Echafaud, qui vient de paraître,
contient cette vision d’une société dans laquelle
les jeunes générations se retrouvent perdues
dans un monde de vieux sans idéaux et ne
trouvent pas de valeurs auxquels s’appuyer.

Non c’è da stupirsi quindi se se il romanzo giallo
di Noël Calef , Ascensore per il patibolo, che è
appena uscito , contiene una visione della società
nella quale le giovani generazioni si ritrovano
perdute in un mondo di adulti senza ideali e non
trovano valori ai quali aggrapparsi.

D’autre part, pendant qu’en Algérie, le conflit
s’enflamme, à Budapest, les étudiants tentent de
faire barrage aux chars russes. Heureusement,
il y a quelques événements heureux comme le
mariage de Grace et de Rainier sur le rocher de
Monaco…, lui, petit, moustachu, , encombré par
ses gestes malhabiles et elle, altière, aventurière,
sortie d’un roman de Scott Fitzgerald. Ce petit
morceau de côte d’Azur va devenir un endroit à la
mode pour les riches du monde entier .

D’altra parte, in Algeria il conflitto s’infiamma e a
Budapest gli studenti cercano di fermare i carri
armati sovietici. Fortunatamente c’è
anche
qualche avvenimento felice come il matrimonio di
Grace e Ranieri di Monaco. Lui piccolo, baffuto ,
dai movimenti impacciati, lei altera, avventuriera,
uscita da un romanzo di Scott Fitzgerald. E
quest’angolo di Costa Azzurra sta per diventare
un posto alla moda per i ricchi di tutto il mondo.

Non è facile scegliere.
In musica è la stessa cosa: si piange la
scomparsa di Mistinguett e l’addio alle scene di
Josephine Baker , ma , al contempo , si danza al
suono di una musica che arriva dagli Stati Uniti.

En sport, c’est le changement d’une génération.
Jacques Anquetil pulvérise le record du monde de
l’heure : Fausto Coppi a trouvé son successeur.

Anche nello sport è il cambiamento di una
generazione : Jacques Anquetil polverizza il
record mondiale dell’ora e Fausto Coppi trova
così il suo successore.

Dans le monde automobile, Renault cherche de
nouvelles idées et ses dirigeants
inventent la
Duaphine ,une délicieuse intermédiaire entre la
plus économique 4 CV, et la grosse Frégate
Amiral dédiée à une catégorie plus aisée

Nel mondo dell’auto, Renault cerca nuove idee e i
suoi dirigenti inventano la
Duaphine, una
deliziosa utilitaria a méta tra la più economica
4CV e la grossa Frégate Amiral, riservata al ceto
più agiato.

Oui, bien sur, la grosse Frégate Amiral que Louis
Malle utilise l’année suivante quand il
réalise Ascenseur pour l’échafaud.

Si, proprio lei, la grossa Fregata Amiral che Luis
Malle utilizzerà l’anno seguente nel suo film
“Ascensore per il patibolo”.

�Histoire de mots…

Storia di parole….

Voici six courts dialogues qui se passent entre les
couples qui peuplent le roman.
On n’a pas gardé la distinction entre les
personnages principaux et les secondaires, parce
que c’est le langage que ces gens -là parlent qui
nous intéresse et qui va nous dévoiler un peu leur
milieu aussi que leur psychologie.
Pour le plaisir de l’histoire on vous renvoie à la
lecture du roman tout comme à la vision du film.
On a tenu les noms que Calef a donné à ses
personnages dans le roman ( tandis que dans le
film ils en ont d’autres).

Ecco sei brevi dialoghi che avvengono tra le sei
coppie che popolano il romanzo.
Non è stata rispettata la distinzione tra personaggi
principali e secondari , poiché ciò che c’interessa
è il linguaggio ch’essi utilizzano e che può
svelarci qualcosa riguardo il loro ambiente
sociale e la loro psicologia.
Per il piacere della storia , vi consigliamo tanto la
lettura del romanzo quanto la visione del film.
Abbiamo mantenuto i nomi che Calef ha dato ai
suoi personaggi nel romanzo ( mentre invece nel
film sono stati cambiati).

PREMIER DIALOGUE
Samedi soir.
Julien Courtois, séducteur avéré, mais
amoureux de sa femme Geneviève, vient de tuer
l’ usurier envers lequel il avait des dettes. Rentré
dans son bureau, il appelle sa femme au
téléphone. Puis il sort pour aller la rejoindre mais,
troublé par son acte, retourne dans l’immeuble du
crime après la fermeture. Ici il se retrouvera
bloqué dans l’ascenseur, jusqu’au lundi matin.

PRIMO DIALOGO
Sabato sera.
Julien Courtois, seduttore incallito, ma
innamorato di sua moglie Geneviève, ha appena
ucciso l’usuraio del quale era debitore. Rientrato
in ufficio, telefona alla moglie . Poi esce per
raggiungerla ma, sconvolto dall’atto commesso,
torna
nell’edificio del crimine. Qui resterà
bloccato nell’ascensore fino al lunedì mattina.

Julien- Un instant, ma Ginou, je dis au revoir a
Denise qui s’en va. Oui, nous avons travaillé
jusqu’à présent, mais c’est fini…
…Oui, j’ai fini, mon amour… Enfin ! Oh, à quoi
bon t’expliquer ? Une affaire embêtante et
dangereuse. Je risquais gros… très gros, mais ça
y est. Bien sûr, j’ai osé. J’ai pensé à toi et je me
suis lancé à corps perdu dans la bagarre… J’en
ferais, des choses, pour toi !...
Non, mon chéri, je ne suis pas courageux, mais il
fallait tenter le coup pour notre tranquillité…
Réussi à cent pour cent… Oh, mais la
préparation, tu sais je suis assez content de moi.
Maintenant, je serai plus calme, ma Ginou, je
pourrai prendre le temps de te dire combien je
t’aime…
Gen- Oui, mais tout à l’heure… tout à l’heure , tu
n’as même pas voulu le dire une seule fois. Tu
t’es mis en colère.
Julien- Tout à l’heure , j’était en train de dicter
une lettre. Justement au sujet de cette affaire. Et
tu m’as interrompu. J e ne trouvais plus le fil de
mes pensées. A’ présent, c’est autre chose.
Gen- Alors, c’est vrai, tu m’aimes ?
Julien- Je suis fou de toi.
Gen- Oh, mon chéri, mon chéri… je suis désolée
de ne pas trouver autre chose à te dire , Julien.
quand tu es gentil et que tu prends cette voix, je
perd la tête…
Julien- Mon amour !
Gen- Comment ?
Julien- Je dis : mon amour !
Gen- Oh Julien, rentre vite…

Julien- Un momento, Ginou cara, saluto Denise
e me ne vado. Sì abbiamo lavorato finora ma
adesso basta…
Sì, amore mio, ho finito… Finalmente! Oh! A che
serve spiegarti ? Una questione seccante e
pericolosa. Ho rischiato molto . Davvero molto,
ma è fatta. Certo ho osato. Ho pensato a te e mi
sono lanciato a corpo morto nella mischia… Cosa
non farei per te!...
No, tesoro, non sono coraggioso, ma bisognava
tentare il colpo, per la nostra tranquillità… riuscito
al cento per cento oh, solo che la preparazione,
sai… sono abbastanza soddisfatto di me.
Adesso sarò più calmo, adorata Ginou, troverò il
tempo di dirti quanto ti amo…
Gen- Sì, ma prima… prima… non hai voluto
dirmelo nemmeno una volta. Ti sei arrabbiato.
Julien- Prima stavo dettando una lettera. Proprio
riguardo a questo affare. E mi hai interrotto.
Facendomi perdere il filo. Adesso è diverso.
Gen- Allora è vero, mi ami?
Julien- Sono pazzo di te.
Gen- Oh, tesoro, tesoro… mi spiace non riuscire
a dirti niente altro, Julien. Quando sei gentile e fai
questa voce, perdo la testa…
Julien- Amore mio!
Gen- Come?
Julien- Ho detto: amore mio!
Gen- Julien torna presto a casa…

�Julien- Donne-moi dix minutes ma chérie. Dans
dix minutes je te promets de partir et de rentrer
directement. Quelques papiers à ranger… J’ai
une idée . Tu ne sais pas ce qu’on va faire?
Prépare-toi. On file à la campagne, tu veux ?
Gen- Tout de suite ! Tout de suite !
Julien- Dix minutes, pas plus , c’est juré.
Gen- Chéri, j’y pense . A’ midi tu disais que tu
n’avais pas un sou. Tu as ce qu’il faut ou veux-tu
que je demande à Georges ?
Julien- Non, laisse ton frère . Il est déjà trop
enclin à se mêler de nos affaires. Ne te tracasse
pas pour l’argent, je te répète que tout est
changé.
Gen- Grâce à cette affaire miraculeuse ?
Julien- Miraculeuse, exactement. Alors à tout à
l’heure ?
Gen- Dix minutes, pas plus, pas moins ?
Julien- Croix de bois croix de fer, si je mens, je
vais en enfer.
Gen- D’accord . Moi aussi alors je te prépare une
surprise .
DEUXIÈME DIALOGUE
Entretemps, un jeune couple , Fred et Thérésa,
vole la voiture de Julien stationnée devant
l’immeuble. Fils rebelle d’un père bourgeois, Fred
n’a pas un sou. Il se rêve intello, producteur de
cinéma. De milieu modeste, Thérésa semble
fascinée par l’audace de son compagnon.
Fred et Thérésa s’offrent un week-end dans une
auberge hors de Paris. Le soir ils vont se
promener. Ils discutent de leur avenir, après avoir
vu un couple brésilien qui vient d’arriver avec sa
Jaguar traînant une caravane.
Fred- Un gosse! Un gosse! Nom de Dieu! Mais
qu’est-ce que tu veux que j’en foute, d’un gosse?
Théresa- Et moi?
Fred- Mais toi ou moi, c’est pareil, tu ne
comprends pas? Bon sang, quelle histoire!
Papa me foutra à la porte, c ‘est couru!
Thérésa- Non, Freddy
Fred- Quoi? Quoi non?
Thérésa- Tu sais bien qu’il ne te foutra pas à la
porte. C’est à moi qu’il ne l’ouvrira pas. Dans le
pire des cas, tu auras toujours un toit, ton couvert
mis…
Fred- Ah! Parce que je vais me goberger au
chaud, pendant que ma femme et mon gosse
crèvent sous la bise hivernale comme dans les
mauvais mélodrames? C’est ça que tu penses de
moi?
Thérésa- Non ,Fred, mais, il y a des fois , ça fait
du bien de se l’entendre dire .
Où vas-tu prendre de l’argent?

Julien- Dammi dieci minuti, tesoro. Ti prometto
che tra dieci minuti esco e vengo direttamente a
casa. Devo mettere a posto delle carte…
Ho un’idea. Sai cosa facciamo? Preparati.
Ce ne andiamo dritti in campagna, vuoi?
Gen- Subito ! Subito !
Julien- Dieci minuti, non di più, giuro.
Gen- Tesoro, ci penso io. A mezzogiorno mi hai
detto che eri senza soldi. Hai quanto basta o vuoi
che chieda a Georges?
Julien- No, lascia stare tuo fratello. E’ già fin
troppo propenso a immischiarsi nei nostri affari.
Non ti angosciare per i soldi, te lo ripeto: adesso
è tutto cambiato.
Gen- Grazie a questo affare miracoloso?
Julien- Miracoloso, esattamente. Allora, a tra
poco?
Gen_ Dieci minuti? Non di più?
Julien- Croce di legno, croce di ferro, se muoio,
vado all’inferno.
Gen- D’accordo. Allora ti preparo una sorpresa
anch’io.
SECONDO DIALOGO
Nel frattempo,una giovane coppia, Fred e Teresa,
ruba la Frégate di Julien, parcheggiata sotto
l’edificio. Figlio ribelle di un padre borghese, Fred
non ha un soldo. Sogna di diventare un
intellettuale, produttore di cinema. Di modeste
origini, Teresa sembra affascinata dall’audacia del
suo compagno. I due si offrono un week end in
un albergo fuori Parigi . Di sera escono a
passeggio e discutono sul loro avvenire , dopo
aver visto una coppia brasiliana appena arrivata
con una Jaguar che trascina una roulotte.
F- Un bambino! Un bambino! Cristo! Ma cosa vuoi
che ne faccia io di un bambino?
T- E io?
F- Io, tu è lo stesso, non capisci? Diamine, che
storia! Papà mi sbatterà fuori di casa, sono certo!
T- No, Freddy
F- No? Come no?
T- Sai bene che non ti sbatterà fuori di casa.Sono
io… è me che non farà mai entrare. Male che
vada, tu avrai sempre un tetto, un pasto caldo…
F- Ah, perché io me ne starò al caldo mentre mia
moglie e mio figlio crepano nel gelo dell’inverno,
come nei cattivi melodrammi? E’ questo che pensi
di me?
T- No ,Fred, ma certe volte, fa bene sentirselo
dire…
Dove prenderai i soldi?

�Fred- L’argent! Toujours l’argent! Saleté de fric! Si
seulement j’en avais, tous les trucs que je
pourrais faire!
Thérésa- Fred, ne nous égarons pas. Tu n’en as
pas, il faut en trouver.
Fred- Comment en aurais-je? il est là, tu vois, là!
Regarde-moi ça , s’il en manquent, eux, de fric.
Il y en a que pour les métèques, je te le dis. La
Jaguar, et la remorque d’un million et les filles
qu’on emmène et qu’on viole sur le siège arrière,
à coup de pesetas… Ah! Si j’en avais un tout petit
peu , ma Thérésa, tu ne sais pas ce qu’on ferait?
Fred- On descendrait sur la Côte, nous deux, on
mettrait au point le scénario, puis on remonte sur
Paris, pour tourner les intérieurs.
Et je vais te dire , ce qu’il te faut, toi, c’est un
rôle… attends voir, laisse-moi penser…
Thérésa- Un rôle de mère?
Fred- Rentrons! On ne peut pas parler
sérieusement avec toi!

F- Soldi! Sempre soldi! Maledetti quattrini! Se solo
ne avessi quante cose potrei fare!
T- Fred, non ci allontaniamo dal problema. Non ne
hai. Dobbiamo trovarne.
F- Trovarne? Eccoli là, vedi, là! in quella roulotte.
Certo a quelli i quattrini non mancano. Sono solo
gli stranieri del cavolo che hanno i soldi. La
Jaguar e la roulotte da un milione, e le ragazze
cui si dà un passaggio, per poi violentarle sul
sedile posteriore, a colpi di pesetas… Ah, se ne
avessi un po’ , mia dolce Thérésa, non sai che
cosa non farei!
F- Scenderemmo sulla Costa Azzurra , noi due,
metteremmo
a
punto
l’ambientazione,poi
risaliremmo a Parigi, per girare gli interni. Sai che
ti dico? Quello che ti ci vuole, a te, è una parte
…aspetta, aspetta… lasciami pensare…
T- Una parte di madre?
F- Rientriamo! Non si può mai parlare in modo
serio con te!

TROISIÈME DIALOGUE

TERZO DIALOGO

Charles et Mathilde, le vieux couple d’hôteliers
chez-qui Fred et Thérésa passent la nuit,
observent douteux les jeunes hôtes sous le nom
de M.et Mme Courtois.

Charles e Mathilde, l’anziana
coppia di
albergatori presso cui Fred e Thérésa trascorrono
la notte, osservano dubbiosi i giovani ospiti
registrati come M. e Mme Courtois.

Mathilde- Essuie-toi les pieds, Charles, tu vas
m’amener toute la boue du jardin. Dis donc,
t’aurais pas regardé la plaque du propriétaire ,
par hasard, pendant que tu rangeais la voiture ?
Charles- Sì, Julien Courtois.
Mathilde- Ça va. C’est bien le nom qu’il m’a
donné… seulement, deux précautions, n’est-ce
pas… Qu’est-ce que tu as à faire la tête ?
Charles- On était si bien, peinards…
Mathilde- Plains-toi. Ça va nous faire les frais de
la semaine.
Charles- Si encore on était sûr qu’ils ont de quoi
payer.
Mathilde- Il a une bagnole. On restera pas les
mains vides.

Mathilde- Charles, asciugati i piedi, porterai in
casa tutto il fango del giardino. Senti, mentre
mettevi a posto l’auto, non hai per caso guardato
il nome del proprietario ?
Charles- Sì, Julien Courtois.
Mathilde- Meno male. E’ proprio il nome che mi
ha dato il ragazzo… Solo un paio di precauzioni
no ? Perchè fai quella faccia ?
Charles- Stavamo così bene, paciosi…
Mathilde- E ti lamenti anche. Ci coprirà le spese
della settimana.
Charles- Almeno fossimo sicuri che hanno i soldi
per pagare.
Mathilde- Ha una macchina. Non resteremo a
mani vuote.

Pause

Pausa

Mathilde- J’ai pas confiance . Nos tourtereaux ,
j’aime pas leurs façons.
Charles- Quelles façons ?
Mathilde – Difficile à expliquer. On ne les voit
jamais. Tu les reconnaitrais, toi, si tu les
rencontrais dans la rue ?
Charles- Dans la rue, je sais pas. Mais s’ils
revenaient ici, oui.
Mathilde- Enfin, Charles, c’est normal, à ton avis,
leurs manigances pour qu’on les voie jamais? Ils

Mathilde- Non mi fido. I nostri piccioncini, non mi
piace come si comportano .
Charles- Perché ?
Mathilde- E’ difficile da spiegare . Non si fanno
mai vedere. Li riconosceresti tu, se li incontrassi
per strada ?
Charles- Per strada, non lo so. Ma se tornassero
qui, sì.
Mathilde- Insomma, Charles, ti paiono normali
tutte queste manovre per non farsi vedere ?

�se glissent dans leur chambre , se tiennent dans
l’ombre. Quand on leur apporte le déjeuner, ils
sont comme par hasard en train d’admirer
le
paysage par la fenêtre et vous tournent le dos !
Charles- Tu as dit toi-même que c’était une
fugue. S’il a enlevé la petite , je comprends qu’il
n’ait pas envie d’être reconnu ensuite !
Mathilde- Qu’est-ce qu’il peuvent bien fabriquer,
enfermés là-haut ? Va voir !
Charles- Je ne demande pas mieux…

Sgusciano in camera, si mettono in penombra.
Quando gli porti la colazione, guarda caso, sono
sempre intenti ad ammirare il paesaggio dalla
finestra e ti girano le spalle !

QUATRIÈME DIALOGUE

QUARTO DIALOGO

Julien n’étant pas rentré chez eux comme
annoncé, Geneviève est inquiète. Elle l’imagine
parti en week-end avec une de ses conquêtes
féminines. Elle cherche l’aide de son frère
Georges. Sa belle-sœur Jeanne ne cache pas sa
jalousie envers Geneviève qui a la vie trop facile.
Puis, Georges part avec Geneviève signaler la
disparition de Courtois à la police.

Poiché Julien non è rientrato a casa, come
annunciato, Geneviève è inquieta. Lo immagina
partito per il week end con una
delle sue
conquiste femminili. Così cerca aiuto da Georges,
suo fratello. La cognata Jeanne non nasconde la
sua gelosia per la vita troppo facile di Geneviève.
Poi Georges l’accompagna a denunciare la
scomparsa del marito alla Polizia.

Jeanne - Qu’est-ce que c’est, cette fois-ci ?
Georges- Elle allait chercher son mari au bureau
et elle a vu une poule partir avec lui.
Geneviève- S’il n’y avait que ça ! Mais dix
minutes plus tôt, il avait été si gentil, au
téléphone, vous ne pouvez pas savoir. Et j’ai cru..
Jeanne- Classique, il y a des maris qui sont
gentils avant. Et d’autre qui le sont après. Les
maris ne demandent qu’à apaiser leur
conscience… mais au moment où cela les gêne le
moins. J’en connais qui apportent même des
cadeaux à leurs femmes en rompant avec leurs
maîtresses. Le plus curieux, c’est que parfois, de
tels cadeaux sont directement proportionnés à la
durée de la liaison.
Georges- Tu dis des bêtises, Jeanne . si c’est
pour faire de la peine a Geneviève, elle en a
assez comme ça Si c’est à moi que tu fais
allusion, tu sais très bien que je ne t’ai jamais
trompée… Je n’ai pas le temps !
Jeanne- Il y a plusieurs façons de tromper sa
femme . il y en a qui s’occupent trop de leurs
affaires, d’autres… de leur famille…
Georges- Enfin Geneviève qu’est-ce que tu
attends de moi ? Que je te le retrouve, ton Julien,
et que je te le ramène par la peau du cou, en lui
faisant la morale ?
Geneviève- Mais, je ne sais pas ! Je suis venue
ici parce que je n’ai que vous au monde !
…Jeanne- Ecoute-moi bien, Geneviève, je ne
veux plus que tu mêles Georges à tes petites
histoires. C’est fini. Tu sais à quel point il t’aime et

Jeanne – Che cosa è successo questa volta ?
Georges- Stava andando a prendere il marito in
ufficio e ha visto una ragazzetta che partiva con
lui in macchina.
Geneviève- Fosse solo questo ! Dieci minuti
prima era stato così gentile , al telefono, non
potete immaginare… E avevo creduto…
Jeanne- Un classico, ci sono dei mariti che sono
gentili prima. E altri che lo sono dopo. I mariti non
domandano che di potere acquietare la loro
coscienza . Ma quando la cosa li infastidisce di
meno. Ne conoscono che portano perfino dei
regali alle mogli rompendo con le amanti. La cosa
più strana è che, talvolta, quei regali sono
direttamente proporzionali alla durata della
relazione.
Georges- Dici delle stupidaggini , Jeanne. Se è
per ferire Geneviève , è già ferita abbastanza. Se
alludi a me, sai benissimo che non ti ho mai
tradito… Non ne ho il tempo !
Jeanne- Ci sono vari modi di tradire una moglie.
Ci sono uomini che si occupano troppo degli
affari… altri della propria famiglia…
Georges- Insomma Geneviève che cosa ti aspetti
da me ? Che ti ritrovi il tuo Julien e che te lo
riporti tirandolo per le orecchie, facendogli una
ramanzina ?
Geneviève- Non lo so ! Sono venuta qui perché
non ho che voi al mondo !
…Jeanne- Sentimi bene, Geneviève, non voglio
più che tu coinvolga Georges nelle tue storie.
Basta ! Sai quanto ti vuole bene e te ne approfitti.

Charles- Anche tu hai detto che doveva essere
una fuga. Se ha rapito la piccola, capisco che non
abbia voglia di essere riconosciuto !
Mathilde- Che cosa diamine fanno sempre chiusi
lassù ? Vai a vedere !
Charles- Volentieri…

�tu en abuses. Tu le tourmentes et il n’est plus le
même.
…
Nous avons du mal à ne pas être malheureux, tu
comprend...Tu as ton ménage et moi j’ai le
mien…Nous, ma petite Geneviève, nous
essayons au moins de … de ne pas être trop
jaloux de toi, voilà.
Geneviève- Mais qu’est-ce que je t’ai fait,
Jeanne ? Jalouse de moi ? Moi qui suis si
malheureuse… Qui n’ai rien, alors que toi, tu as la
fortune, un foyer, des enfants, un mari qui t’aime
et que tu aimes…
Jeanne- Tu n’as jamais souffert . Jamais travaillé.
Tout t’est dû. Georges et Julien ne t’ont jamais
laissée manquer de rie. La vie pour toi est une
vache qu’il suffit de traire. C’est de cela que je
suis jalouse. Moi, je dois lutter pour obtenir la plus
petite chose e t le plus souvent, je reste les mains
vides. Je me résigne au minimum que les autres
peuvent m’apporter. Toi, tu exiges d’eux le
maximum de ce que tu en attends a priori !
CINQUIÈME DIALOGUE
Pedro et Germaine, un couple franco-brésilien de
passage, logeant dans leur caravane non loin de
l’hôtel où se trouvent Fred et Thérésa , se
disputent.
Germaine-Tu aimes une autre femme, n’est-ce
pas?
Pedro- Hein?
Germaine- Tu ne te rappelles pas ce que tu me
disais, dans le temps? Que les femmes caste sont
comme des cheminées où l’on ne fait jamais de
feu. Alors, tu ne dis rien?
Pedro- Germaine, je n’ai jamais aimé que toi… je
te le jure. Tu me crois, n’est-ce pas?
Germaine- Pedro, je te crois pour le passé. Mais
pour le présente et l’avenir, tu es un menteur! Je
sais tout! Je sais pourquoi nous sommes revenus
en France. Je ne le sais que trop bien. Tu veux te
débarrasser de moi pour voler vers tes nouvelles
amours. Mais je ne m’y prêterai pas, tu entends?
J’aime mieux…
Pedro- Fais ce que tu veux…
Germaine- Et cette lettre? Nieras-tu ça? “ Mon
pauvre Pedro, comme vous devez souffrir..”
qu’est-ce que tu leur as écrit, pour les entortiller
eux aussi? Pour qu’ils s’imaginent que ce que tu
souffres, toi, compte, et pas ce que moi, je peux
endurer… Tiens, écoute “Oui, vous avez raison,
elle sera moins malheureuse ici, près de nous,
dans le Midi de son enfance , près de ses
parents… Nous l’enfermerons dans la maison du
docteur
Frazelles,
au
Canet.”
Nous
l’enfermerons… Tu veux donc me faire enfermer ,
c’est bien ça, pour aller retrouver celle que tu
aimes. N’importe quel moyen te paraît assez bon
pour te débarrasser de moi, puisque je te gêne.
Même me faire passer pour folle!

Pedro- Mais non, mon chéri, tu n’es pas folle et je
n’en aime pas une autre.
Lo tormenti e lui non è più lo stesso.
…
Facciamo già fatica a non essere infelici , capisci.
Tu hai tuo marito, io ho il mio… Noi, cara
Geneviève, cerchiamo almeno … di non essere
troppo gelosi di te, ecco.
Geneviève- Ma che cosa ti ho fatto, Jeanne ?
Gelosa di me? Io che sono così infelice… Che
non ho niente mentre tu, tu sei fortunata, hai una
casa, dei bambini, un marito che ti ama e che
ami…
Jeanne- Tu non hai mai sofferto.Non hai mai
lavorato. Tutto ti è dovuto. Georges e Julien non ti
hanno fatto mai mancare niente. La vita, per te, è
come una mucca da mungere. E’ di questo che
sono gelosa. Io devo lottare per ottenere ogni
minima cosa e per lo più rimango a mani vuote.
Mi accontento del minimo che gli altri possono
darmi.
Tu esigi da loro il massimo, a priori !
QUINTO DIALOGO
Pedro e Germaine, una coppia franco-brasiliana
di passaggio, che alloggia nella propria roulotte
nei pressi dell’hotel dove stanno Fred e Teresa,
stanno litigando.
Germaine- Ami un’altra donna, vero?
Pedro- eh?
Germaine- Non ricordi quello che mi dicevi tempo
fa? Che le donne caste sono come dei camini in
cui nessuno accendo il fuoco. Allora, non dici
nulla?
Pedro- Germaine, non ho mai amato nessuno al
di fuori di te… te lo giuro… Mi credi vero?
Germaine- Ti credo , ti credo per il passato. Ma
riguardo al presente e al futuro, sei un bugiardo!
So tutto! So perché siamo tornati in Francia, Lo so
fin troppo bene. Vuoi sbarazzarti di me per volare
verso nuovi amori . Ma non mi presterò al gioco,
mi senti? Preferisco…
Pedro- Fai quello che vuoi.
Germaine- E questa lettera?
Neghi anche
questa? “Mio povero Pedro, come devi soffrire…”
Che cosa gli hai scritto per abbindolare anche
loro?Perchè compatiscano la tua sofferenza ,
senza
pensare
a
quello
che
dovrò
sopportare…Ascolta qui “ sì, hai ragione, sarà
meno infelice qui con noi nei luoghi della sua
infanzia, vicino ai genitori… La rinchiuderemo
nella clinica del dottor Frazelles, al Canet”. La
rinchiuderemo…allora vuoi farmi rinchiudere, così
stanno le cose per tornare dalla donna che ami.
Tutti i mezzi ti sembrano buoni per sbarazzarti di

�me, visto che ti sono d’ingombro.Anche farmi
passare per pazza!
Pedro- Ma no, amore mio, non sei pazza e io non
amo un’altra.
Germaine- Alors, ne m’amène pas dans le Midi, je
t’en supplie.
Pedro- Veux-tu que nous restions ici, ce soir?
Germaine- Si tu me crois folle…
Pedro- Je ne te crois pas folle, Germaine. Tu as
eu un choc terrible et il faut que tu te soignes,
que tu mènes une vie régulière , que tu guérisses
pour que nous puissions retrouver notre bonheur
interrompu.

Germaine- Allora non portarmi al Sud, ti supplico

SIXIÈME DIALOGUE

SESTO DIALOGO

Un inspecteur de police va arriver chez Denise, la
secrétaire de Julien, parce que Geneviève
soupçonne que son mari soit là. Pas le cas.
Denise est en compagnie de son amoureux, Paul,
lui aussi jaloux .

Un ispettore di polizia sta per arrivare a casa di
Denise, la segretaria di Julien, perché la moglie
Geneviève sospetta che il marito sia là. Non è
così. Denise è in compagnia del suo innamorato,
Paul, anch’esso geloso .

Denise- Alors, tu le vides, ton sac?
Paul- Non! J’aime mieux le boucler…
Denise-Ah! Tu aimes mieux le boucler! Ce n’est
pas très courageux, il me semble!
Paul- Ce qui est courageux, n’est-ce pas , c’est
de faire des avances à ton patron?
Denise - Moi ? Moi j’ai fait des avances à mon
patron ? Qu’est-ce que tu vas encore inventer ?
Paul
- Découvrir ! pas inventer !
Denise - Sous-titre, veux tu ? Je ne suis pas très
maligne…
Paul
- Je me méfie de qui affirme qu’il n’est
pas très malin, parce que…
Denise - On verra le dictionnaire une autre fois !

Denise- Allora, lo vuoti questo sacco ?
Paul- No ! Preferisco tenerlo chiuso…
Denise- Ah, preferisci tenerlo chiuso ! Non mi
pare molto coraggioso !
Paul-Sarà coraggioso faré la civetta col capo !

Paul- Ce n’est pas ce que tu disais (au téléphone)
à Juliette, en tout cas!
En attendant, tu ne nies plus que tu lui faisais des
effets de cuisse, à ton bellâtre pourri de fric,
pendant que je me morfondais à t’attendre!
…Tu avoues?
Denise- Rien du tout! C’est faux! Ah, si seulement
tu te voyais . Au temps de l’Inquisition, tu te serais
fait une situation du tonnerre!
Paul- Toi, ton époque aurait plutôt été la Grèce
antique,
avec
ses
courtis…

Paul- In ogni caso non è quello che hai detto ( al
telefono) a Juliette!
Comunque, non neghi che gli facevi vedere le
cosce al tuo bellimbusto pieno di quattrini, mentre
io ti aspettavo annoiandomi a morte!
…Lo ammetti?
Denise-Neanche per sogno! Non è vero!Ah, se
solo ti vedessi! Ai tempi dell’Inquisizione avresti
fatto carriera!
Paul-L’epoca adatta a te sarebbe piuttosto l’antica
Grecia, con le sue cortig…

Pedro- Vuoi che rimaniamo qui stasera?
Germaine- Se mi credi pazza…
Pedro- Non ti credo pazza, Germaine. Hai subìto
uno choc terribile e devi curarti, fare una vita
regolare, guarire, perché noi due possiamo
ritrovare la felicità interrotta.

Denise - Io ? Io avrei fatto la civetta col mio
capo ? Che cosa inventi ?
Paul -Scopro ! Cosa scopro, non invento !
Denise - Come sottotitolo, va bene ? Non sono
molto furba…
Paul - Non mi fido di chi sostiene di non essere
molto furbo perchè…
Denise- Studieremo il vocabolario un’altra volta !

�Mots et expressions du langage familier dans notre « noir »
(Termini ed espressioni del linguaggio familiare nel nostro giallo)

Et bien oui, le “noir” a sa propre langue, qui ne peut être réduite à une langue argotique. C’est une
langue plutôt recherchée et dynamique, celle que Calef utilise, une langue qui vient le plus souvent
du langage familier. Voilà un petit extrait de mots et d’expressions présentes dans les six
dialogues qui précédent.
Ebbene sì, il « noir » ha una lingua sua propria che non può essere semplicemente ridotta
all’« argot ». E’ una lingua piuttosto ricercata e dinamica quella che Calef utilizza , una lingua che
sovente appartienne al linguaggio familiare. Ecco alcune parole ed espressioni presenti nei sei
dialoghi precedenti.
PREMIER DIALOGUE
1. Je me suis lancé à corps perdu dans la bagarre :
à corps perdu : sinonimo di au mépris du danger, impétueusement, sans précaution (con
sprezzo del pericolo, d’impeto, senza precauzioni) In italiano si traduce : a corpo morto.
la bagarre : termine che ha come sinonimi : lutte, dispute, querelle. Oltre che se lancer o se jeter
dans la bagarre si usa anche l’espressione chercher la bagarre
2. Croix de bois croix de fer, si je mens, je vais en enfer :
Promesse de ne pas mentir. ( promessa di non mentire)
Populaire chez les enfants, cette expression a un lien avec la religion et le symbole de la croix,
opposé à l'enfer qui est promis en cas de mensonge. (usata soprattutto con i bambini, ha un
legame con la religione poiché utilizza il simbolo della croce in opposizione all’inferno promesso in
caso di menzogna).
3. Ne te tracasse pas : dal verbo pronom. se tracasser sinonimo di se soucier, s’inquiéter o
anche se faire du fracas , de la bile, du mauvais sang. Significa preoccuparsi, inquietuarsi.
Esiste la forma non pronom. tracasser, dal nome tracas , ( ennui, embêtement) che ha nel
linguaggio familiare il suo corrispettivo in embêter
DEUXIÈME DIALOGUE
1. Qu’est-ce que tu veux que j’en foute, e foutre à la porte : due espressione chiaramente del
linguaggio familiare che utilizzano il verbo foutre col significato di avere importanza e mettere.
Questo stesso verbo viene poi anche utilizzato col significato di fare , solo però con significato
negativo o interrogativo. Es: Il n'a rien foutu de la journée ( Non ha fatto nulla tutto il giorno),
Qu'est-ce qu'il fout ? ( Cosa cavolo fa?)
2. C‘est couru! :(Nella sua forma completa : c’est couru en avance) , è sinonimo di c’est sûr( è
sicuro) Utilizza il part. pass. del verbo courir. Couru, usato da solo come aggettivo, significa poi
anche : ricercato, frequentato .Es : un spectacle couru.
3. Saleté de fric : si traduce letteralmente sporco denaro. Saleté è infatti un nome femm. che
significa sporcizia, sporco, e fric è il termine che in linguaggio popolare sostitusce argent.
4. Métèques : termine con significato dispregiativo per designare uno straniero
Francia. Dal greco Metoikos, ovvero cittadino senza diritti politici.

che vive in

�TROISIÈME DIALOGUE
1 Faire la tête : nel linguaggio familiare significa essere di cattivo umore, fare il muso. E’
sinonomo di être de mauvaise humeur, bouder.
2. Une bagnole : utilizzato nel linguaggio popolare al posto del termine automobile o voiture.
3. Peinard : nel linguaggio fam. significa tranquillo, calmo. Être peinard dans son travail,
significa prendersela comoda, non preoccuparsi.
4. Nos tourtereaux : maschile del nome tourterelle , come in italiano è utilizzato in senso figurato
per indicare gli innamorati.

QUATRIÈME DIALOGUE
1. Une vache qu’il suffit de traire: o anche une vache à lait , espressione equivalente
all’italiano: una vacca da mungere, per indicare una persona considerata solo per il denaro che gli
si può spillare.
2. Par la peau du cou : ( attraper ou prendre par …) afferrare in modo violento. Con lo stesso
significato si usa anche prendre du dos e attraper des fesses
3. Une poule : sempre nel linguaggio fam. può servire per indicare la moglie , l’amante o anche
una donna facile.

CINQUIÈME DIALOGUE
1. Entortiller: significa sedurre con false parole , ma può anche significare discorrere con frasi
complicate , poco chiare.
2. Je peux endurer : significa sopportare con rassegnazione; ha come sinonimo in linguaggio
fam. avaler ( letter: trangugiare)

SIXIÈME DIALOGUE
1. Tu le vides, ton sac : curiosa l’origine di questa espressione , in italiano « vuotare il sacco »,
che significa dire tutte le cose fino a quel momento non dette , tenute per sè , per i francesi, dire
ce qu’on a sur le cœur.
Un tempo, nei tribunali, i dossiers erano dei semplici fogli di carta arrotolati. Per trasportarli
venivano messi in sacchi. Ogni avvocato aveva il proprio e , una volta davanti a giudice, tirava
fuori dal suo sacco, ad uno ad uno, i fogli delle sue arringhe. In altre parole, “vuotava il sacco” .
2. Bellâtre pourri de fric: espressione chiaramente dispregiativa per designare un « bellimbusto
carico di soldi » dove l’agg. pourri ( marcio) rimanda alla corruzione , al vizio, alla malavita.
3. Se faire une situation du tonnerre : ti saresti fatto una posizione , avresti fatto una carriera (
da Dio) straordinaria. Du tonnerre ( de Dieu) nel ling fam. è un’imprecazione pari a
« formidable » o « extraordinaire ».

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                  <text>Le attività degli Sportelli Linguistici fanno in modo che la popolazione entri in contatto con la lingua storica minoritaria sia nella sua forma orale, sia in quella scritta, ponendo le Pubbliche Amministrazioni nella condizione di corrispondere in lingua minoritaria, ai sensi della L.482/99, garantendo la presenza di personale che sia in grado di rispondere alle richieste del pubblico usando la lingua ammessa a tutela.</text>
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                <text>Programma di sala del concerto "Ascenseur pour l'échafaud" volto all'approfondimento linguistico francese</text>
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                    <text>�UN PARCOURS LINGUISTIQUE: ses raisons

UN PERCORSO LINGUISTICO: i motivi

Pour réaliser ce parcours linguistique en langue française, on
a isolé dans chants et chansons un certain nombre de mots,
dont la plupart sont simples et connus, mais il y en a aussi
d’amusants ou de désuets, de classiques ou de modernes, de
sérieux ou de bizarres, pour en faire une courte biographie. À
la suite des textes et à leur traduction, vous trouverez donc, en
bas de la page, une sorte de glossaire. Les mots qui le
composent sont de petits “extraits” d’une langue qui traduit
une culture extrêmement riche. Nous aimons penser que, vous
aussi, poussés par une curiosité quelconque, vous vous
aventurerez dans les pages d’un dictionnaire, ou trouverez le
temps de flâner parmi les parterres littéraires de cette belle
langue sœur.

Per realizzare questo percorso linguistico in lingua francese,
abbiamo isolato da canti e canzoni alcune parole, per lo più
semplici e conosciute, ma anche divertenti o desuete,
classiche o moderne, seriose o bizzarre, e ne abbiamo
abbozzato una breve biografia. Oltre ai testi e alla loro
traduzione, troverete quindi a piè pagina una sorta di
glossario. Le parole che lo compongono non sono che piccoli
“assaggi” di una lingua veicolo di una cultura
straordinariamente ricca. Ci piace pensare che, spinti da una
qualche curiosità, vi avventurerete a vagabondare, come
abbiamo fatto noi,
tra le pagine di un dizionario o a
passeggiare tra le aiuole letterarie di questa nobile lingua
nostra consorella.

« Âme, te souvient-il ? » en quatre mots

« Anima, ti ricordi ? » in quattro parole

La rencontre entre un texte et une musique est
toujours le fruit d’une collaboration: dans la chanson,
entre un parolier et un musicien; dans l’opéra, entre un
compositeur et un librettiste. Il arrive que le même
artiste condense les deux rôles : Brassens pour la
chanson, Wagner pour l’opéra; mais le texte a éclos en
fonction d’une mise en musique à laquelle il est destiné,
il naît chanté, ou à chanter.
Tel n’est pas le cas du poème : celui-ci est écrit pour
lui-même, par le poète. Certes, le poème condense
sens et musique, images et prosodie, évocations et
rythme .
La poésie “établit un rapport, un écho immédiatement
sensible entre les formes – syntaxiques, rhétoriques,
mélodiques – de son expression et les figures,
thématiques ou idéologiques, de la profondeur vécue
qu’elle exprime, qu’elle réalise en elle” ( J.P. Richard,

L’incontro tra un testo e una musica è sempre frutto di
una collaborazione: nella canzone tra un paroliere e
un musicista; nell’opera lirica tra un compositore e un
librettista. A volte lo stesso artista incarna i due ruoli,
come nel caso di Brassens per la canzone e di Wagner
per l’opera. Ma il testo sboccia sempre in funzione
della messa in musica cui è destinato, nasce cantato o
per essere cantato.
Questo non è il caso delle poesie che sono scritte per
loro stesse dal poeta. Le poesie condensano infatti
senso e musica, immagini e prosodia, evocazioni e
ritmo.
La poesia “stabilisce un rapporto , un eco
immediatamente sensibile tra le forme-sintattiche,
retoriche, melodiche della sua espressione e le figure
tematiche o ideologiche della profondità vissuta che
esprime e che realizza in sé” ( J.P. Richard, Onze
études sur la poésie moderne, Seuil,1964)
D'altronde non possiamo dimenticare che, un tempo,
le poesie erano concepite per essere cantate, con o
senza accompagnamento. Ed è così: una poesia può
essere gustata al meglio solo se viene recitata, fosse
anche in un mormorio interiore; la sua enunciazione fa
parte del piacere ch’ essa procura, un piacere che
passa attraverso la bocca.
Ciò nonostante, la messa in musica di una poesia ha
attratto molti musicisti, primi fra tutti i francesi, che
hanno spesso trasformato l’enunciazione interiore dei
loro poeti prediletti in un canto, sostenuto da una
musica d’accompagnamento.
Certo,
con questa operazione la poesia non ci
guadagna nulla d’essenziale : la sua messa in musica
non colma nessun vuoto. La bellezza di una poesia
messa in musica e cantata non viene trasformata ma
semplicemente messa in risalto. Si potrebbe dire che
la messa in musica magnifichi la poesia, come una luce
che facendo brillare un gioiello dà splendore ai suoi
riflessi latenti.
Dunque, come ci ricorda Sophie Nauleau, nella
prefazione della sua Antologia di Poesie tradotte in
Canzoni :
“Da circa mezzo secolo, la canzone francese
è
dominata da una doppia trinità: da un lato i versi di
Baudelaire, Aragon, et Prévert , dall’altro le voci di Léo
Ferré, Jean Ferrat e Georges Brassens, raggiunti
anche da Yves Montand… Grazie a loro, per sempre, i
poeti messi in melodia passeranno alla posterità”.

Onze études sur la poésie moderne, Seuil,1964)

N’oublions pas d’ailleurs, qu’autrefois, le poème ne
se concevait que chanté, avec ou sans
accompagnement . En effet le poème gagne, pour
être savouré, à être parlé, serait-ce en un murmure
intérieur : son énonciation fait partie du plaisir qu’il
dispense, comme d’une nécessaire mise en bouche.
La mise en musique du poème a attiré pourtant les
musiciens, premiers parmi tous les français, qui ont
souvent porté l’énonciation intérieure de leurs poètes
préférés, jusqu’à la transformer en chant, soutenue par
une musique d’accompagnement. Certe, avec cette
opération le poème, lui, n’y gagne rien d’essentiel : sa
mise en musique ne comble pas un manque qui lui
serait propre. La beauté du poème n’est pas
transformée : elle est mise en valeur; la mise en
musique magnifie le poème, comme d’une lumière qui
ferait irradier le bijou, donnant leur éclat à ses
miroitements latents.
Et donc, comme nous rappelle Sophie Nauleau, dans la
préface de son Anthologie de Poèmes mis en
chansons:
“Depuis un demi-siècle, la chanson française est
dominée par une double trinité. Du côté des vers:
Baudelaire, Aragon et -Prévert ; du côté de la voix : Léo
-Ferré, Jean Ferrat et Georges Brassens, rejoints par
Yves -Montand. …
Grâce à eux, à jamais, les poètes mis en mélodie ont
ainsi gagné leur postérité”.

�Roman

Romanzo

poème d’ Arthur Rimbaud , mis en musique par
Leo Ferré,
On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans

Non si può essere seri a diciassette anni

I
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

I
Non si può essere seri a diciassette anni
una sera al diavolo birra e limonate
e i chiassosi caffè dalle luci splendenti!
te ne vai sotto i verdi tigli del viale.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin A des parfums de vigne et des parfums de bière...

Come profumano i tigli nelle serate di giugno!
L'aria talvolta è così dolce che chiudi gli occhi;
il vento è pieno di suoni, - la città non lontana, e profuma di vigna e di birra…

II
- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

II
Ed ecco che si scorge un piccolo brandello
d'azzurro scuro, incorniciato da un piccolo ramo,
punteggiato da una cattiva stella, che si fonde
con dolci brividi, piccola e tutta bianca…

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...

Notte di giugno! Diciassette anni! - Ti lasci inebriare.
la linfa è uno champagne che ti sale alla testa…
si vaneggia; e ti senti alle labbra un bacio
che palpita come una bestiolina…

III
Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

III
Il cuore, folle Robinson nei romanzi,
quando, nel chiarore di un pallido fanale,
passa una signorina dall'aria incantevole,
all'ombra del terrificante colletto paterno…

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

E siccome ti trova immensamente ingenuo
trotterellando nei suoi stivaletti,
si volta, lesta, con movimento vivace…
E sulle tue labbra muoiono le cavatine

IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !...

IV
E sei innamorato preso fino al mese d'agosto.
Sei innamorato i tuoi sonetti la fan ridere.
Gli amici se ne vanno. Sei di pessimo gusto.
- Poi l'adorata una sera si è degnata di scrivere…!

- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

Quella sera… ritorni ai caffè splendenti,
Ordini birra o limonata…
- Non si può essere seri a diciassette anni
E che i tigli sono verdi lungo il viale.

Quando, a diciotto anni, Rimbaud ( 1854-1891) inventa un
nuovo linguaggio nel Une saison en enfer (Una stagione
all'Inferno), egli è assolutamente padrone del suo strumento.
Ha passato giornate intere nella biblioteca di Charleville, ha
percorso le rive della Mosa recitando versi alessandrini. Parigi
l'ha disgustato, durante il suo secondo viaggio, perché le
librerie non avevano le vetrine piene di libri di poesia. E infine,
nella sua avventura con Verlaine, troppo spesso si considera
solo l'aspetto della passione, dimenticando che si trattava
anche di un sodalizio poetico. Gli strumenti dei poeti sono
soltanto la parola, una penna e un po' di carta; per mesi e
mesi, Verlaine e Rimbaud – come dei tecnici, degli artigiani
innamorati della bellezza dell'opera – hanno pesato parole,
cercato ritmi, mentre ciascuno di loro forgiava il proprio stile in
quell'assiduo esercizio. Miseria e grandezza della creazione
poetica.

Non è un caso se, in un libretto intitolato Les Impostures de
la poesie, Roger Caillois scrive:
«Quanto ai poeti, come i guaritori, gli indovini e tutti coloro che
esercitano un'arte un po' misteriosa e che forse li stupisce,
essi ne esagerano il mistero e fanno credere, e credono che la
loro abilità è un dono degli dei. Dicono che è un alito
soprannaturale ad ispirarli e che hanno appreso tutto
direttamente dalla natura o dal loro cuore. Ma, in realtà, sono i
loro predecessori ad istruirli; lo si può constatare chiaramente.
I letterati sono gente di mestiere e, a conferma di quanto dico,
prendo proprio questo Rimbaud che essi considerano
imprudentemente come il più miracoloso dei poeti e che provò
invece tutti gli stili, prima di trovare il proprio».
In: Frédéric Musso, Il mito Rimbaud, Ed. P. Charron, 1972

�Il n’y a pas d’amours heureux

Non esistono amori felici

poème de Louis Aragon, mis en musique par
Georges Brassens
Rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Niente per l’uomo è definitivo non la sua forza
Non la debolezza né il suo cuore e quando crede
Di aprire le braccia la sua ombra è quella di una croce
E quando crede di stringere la sua felicità egli la
sbriciola
La sua vita è uno strano e doloroso vizio

Il n’y a pas d’amour heureux

Non esistono amori felici

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes

La sua vita somiglia a quei soldati senza armi
Ch’erano stati equipaggiati per un altro scopo
A cosa può servire il loro alzarsi di buon’ora
Per ritrovarsi a sera disarmati incerti
Dite queste parole “la mia vita” e trattenete il pianto

Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désarmés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Non esistono amori felici

Et ceux-là sans savoir nous regardent passer

Mio bell’amore, mio caro amore, mia ferita,
Ti porto in me come un uccello ferito
E quelli là, senza saperlo, ci guardano passare
Ripetendo dietro di me le parole che ho intrecciato
E che per i tuoi grandi occhi subito morirono

Répétant après moi les mots que j’ai tressés

Non esistono amori felici

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux
Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux
Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri

E’ oramai troppo tardi per imparare a vivere
Piangano nella notte i nostri cuori all’unisono
Quanta infelicità per la più piccola canzone
Quanti rimorsi per scontare un fremito
Quanti singhiozzi per un’aria di chitarra
Non esistono amori felici
Non c’è amore che non dia dolore
Non c’è amore che non ferisca
Non c’è amore che non lasci il segno
E non meno l’amore di patria che l’amore per te
Non c’è amore che non viva di pianto

Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs

Non esistono amori felici
Ma per noi due c’è il nostro amore.

Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux.

Louis Aragon, (Parigi, 1897-1982) è stato poeta, romanziere
e giornalista. E’ ricordato poi per il suo impegno politico: alla
fine degli anni ’20 s’iscrive infatti al Partito Comunista che
sosterrà fino alla morte. Alla fine del ’28 Aragon incontra Elsa
Triolet, scrittrice di origine russa, che diverrà sua moglie e che
ispirerà le sue raccolte di poesie Le Fou d' Elsa, e Il ne m'
est Paris que d' Elsa.
Con André Breton, Paul Éluard, ‎Philippe Soupault, fu uno
degli animatori del Dadaismo parigino e del Surrealismo.
A partire dagli anni ’50 , molte sue composizioni vennero
messe in musica e cantate da Léo Ferré e Jean ‎Ferrat che
contribuirono a far conoscere la sua opera poetica.

La poesia Il n’y a pas d’amours heureux fa parte della
raccolta di poesie sulla Resistenza, La Diane française,
pubblicata nel 1946. Le poesie , composte tra il 1941 e il
1944, sono indissociabili dalle circostanze cin cui vennero
scritte, pubblicate e diffuse. Durante l’occupazione nazista e la
censura di Vichy alcune apparvero in riviste clandestine, sotto
pseudonimi.
In questa raccolta Aragon “bat la diane” e tenta di risvegliare i
Francesi assopiti , come aveva fatto prima di lui Victor Hugo
ne Les Châtiments.
Aragon prende spunto anche dalla tradizione dei troubadours
de langue d'oc, che alternavano le parler clair, destinato ai
testimoni degli avvenimenti, e le parler clos, riservato agli
iniziati. Si tratta sempre comunque di convincere i suoi
compatrioti a lottare per una giusta causa.

�Les mystères douloureux
poème de Francis Jammes,
mis en musique par Georges Brassens

La prière
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
tandis que des enfants s'amusent au parterre
et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
son aile tout à coup s'ensanglante et descend
par la faim et la soif et le délire ardent
je vous salue, Marie.
Par les gosses battus par l'ivrogne qui rentre,
par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
et par l'humiliation de l'innocent châtié,
par la vierge vendue qu'on a déshabillée,
par le fils dont la mère a été insultée
je vous salue, Marie.
Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids,
s'écrie : "Mon Dieu !" Par le malheureux dont les bras
ne purent s'appuyer sur une amour humaine
comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
je vous salue, Marie
Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,
par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans
mains,
par le malade que l'on opère et qui geint
et par le juste mis au rang des assassins
je vous salue, Marie.
Par la mère apprenant que son fils est guéri,
par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid,
par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée,
par le baiser perdu par l'amour redonné,
et par le mendiant retrouvant sa monnaie
je vous salue, Marie.

Francis Jammes (1868-1938), poeta e romanziere francese,
originario dei Pirenei, passò la maggior parte della sua vita tra
quelle montagne e i Paesi Baschi. Provinciale un po’ solitario,
ebbe comunque delle corrispondenze con scrittori sui
contemporanei come A. Gide e Arthur Fontaine.
Oltre a Brassens che cantò “Prière”, altri artisti ne
musicarono i versi come : Lili Boulanger che cantò la sua
raccolta « Clairières dans le ciel », Claude Arrieu « Ah! Quand
verrais-je des îles » e Marc Berthomieu « La salle à manger ».

La preghiera
Per il ragazzino che muore in grembo alla madre
mentre i suoi amici si divertono giù di sotto
e per l’uccello ferito che non sa come è potuto accadere

la sua ala tagliata s’insanguina e discende,
per la fame e la sete ed il delirio ardente
vi saluto, Maria.
Per i bambini picchiati per l’ubriacone che rientra
per l’asino che riceve dei calci nello stomaco
e per l’umiliazione dell’innocente castigato,
per la vergine venduta che è stata svestita
per il figlio del quale la madre è stata insultata
vi saluto, Maria.
Per la vecchia che inciampando sul peso eccessivo
esclama : “Mio dio!”, per l’infelice le cui braccia
non possono contare su d’un amore umano,
come la Croce del Figlio sul Cireneo
per il cavallo caduto sotto il carretto che tira
vi saluto, Maria.
Per i quattro punti cardinali che crocifiggono il mondo
per tutto quello che nella carne si ferisce o soccombe
per quelli che sono senza piedi, per quelli che sono
senza mani,
per il malato che viene operato e soffre
e per il giusto messo al rango degli assassini
vi saluto, Maria.
Per la madre che apprende che suo figlio è guarito
per l’uccello che ricorda l’uccellino caduto dal nido,
per l’erba che ha sete e raccoglie l’acquazzone,
per il bacio perduto per l’amore ridato
e per il mendicante che ritrova la sua moneta
vi saluto, Maria.

Prière è il titolo che Brassens dà a questa poesia il cui testo
originale è Rosaire, prière à Marie, pubblicato nel 1906, nella
raccolta L'église habillée de feuilles.
La poesia è composta da 15 strofe , suddivise in tre Mystères.
Brassens ha tenuto 4 stofe del secondo (Les Mystères
douloureux) e ha trovato la conclusione della canzone nel
primo (Mystères joyeux).

�Riportiamo la poesia completa di
Francis Jammes
“Les mystères douloureux”

“Agonie”
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

“I misteri dolorosi”

“Agonia”
Per il ragazzino che muore in grembo alla madre
mentre i suoi amici si divertono giù di sotto
e per l’uccello ferito che non sa come è potuto accadere

la sua ala tagliata s’insanguina e discende,
per la fame e la sete ed il delirio ardente
vi saluto, Maria.

“Flagellation”

“Flagellazione”

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Per i bambini picchiati per l’ubriacone che rientra
per l’asino che riceve dei calci nello stomaco
e per l’umiliazione dell’innocente castigato,
per la vergine venduta che è stata svestita
per il figlio del quale la madre è stata insultata
vi saluto, Maria.

“Portement de Croix”

“Il portare la Croce”

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Per la vecchia che inciampando sul peso eccessivo
esclama : “Mio dio!”, per l’infelice le cui braccia
non possono contare su d’un amore umano,
come la Croce del Figlio sul Cireneo
per il cavallo caduto sotto il carretto che tira
vi saluto, Maria.

“Crucifiement”

“Crocefissione”

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans
mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.
“Invention de Notre Seigneur au Temple”

Per i quattro punti cardinali che crocifiggono il mondo
per tutto quello che nella carne si ferisce o soccombe
per quelli che sono senza piedi, per quelli che sono
senza mani,
per il malato che viene operato e soffre
e per il giusto messo al rango degli assassini
vi saluto, Maria.

“Invention de Notre Seigneur au Temple”
Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.

“Invenzione di Nostro Signore al Tempio”
Per la madre che apprende che suo figlio è guarito
per l’uccello che ricorda l’uccellino caduto dal nido,
per l’erba che ha sete e raccoglie l’acquazzone,
per il bacio perduto per l’amore ridato
e per il mendicante che ritrova la sua moneta
vi saluto, Maria.

�Guitare
poème de Victor Hugo, mis en musique par
Georges Brassens

Gastibelza
Gastibelza l’homme à la carabine
Chantait ainsi
Quelqu'un a-t-il connu Dona Sabine
Quelqu'un d’ici?
Chantez, dansez, villageois la nuit gagne
Le Mont Falu
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Quelqu’un de vous a-t-il connu Sabine
Ma Senora?
Sa mère était la vieille maugrabine d ’Antéquarra
Qui chaque nuit criait dans la Tour Magne
Comme un hibou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Vraiment la Reine eut, près d’elle, été laide
Quand vers le soir
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Le Roi disait en la voyant si belle
A son neveu
Pour un baiser, pour un sourire d’elle
Pour un cheveu
Infant Don Ruy, je donnerais l’Espagne
Et le Pérou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Je ne sais pas si j’aimais cette dame
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme
Moi, pauvre chien
J’aurais gaiement passé dix ans au bagne
Sous les verrous
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Quand je voyais cette enfant moi le pâtre
De ce canton
Je croyais voir la belle Cléopâtre
Qui, nous dit-on
Menait César Empereur d’Allemagne
Par le licou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe
Sabine un jour
A tout vendu, sa beauté de colombe
Tout son amour
Pour l’anneau d’or du Comte de Saldagne
Pour un bijou
Le vent qui vient à travers la montagne
M’a rendu fou

Chitarra
Georges Brassens,

Gastibelza
Gastibelza, l’uomo con la carabina
cantava così :
« qualcuno ha conosciuto donna Sabina ?
Qualcuno di qui ? »
Danzate, cantante, uomini del villaggio La notte
guadagna
Il monte Falu
Il vento che viene attraverso la montagna
Mi renderà folle.
« Qualche d’uno di voi ha conosciuto Sabina,
la mia Signora ?
Sua madre era la vecchia magrebina d’Antequera
che ogni notte urlava nella grande torre
come un gufo
Il vento che viene attraverso la montagna
Mi renderà folle.
« Davvero, la regina, al suo confronto, era brutta
quando, verso sera,
lei passava sul ponte di Toledo
in corsetto nero
Un rosario del tempo di Carlo Magno
ornava il suo collo
Il vento che viene attraverso la montagna
Mi renderà folle.
Il re diceva, vedendola così bella
al suo nipote
« per un bacio, per un suo sorriso, per un capello,
Infante Don Ruy, darei la Spagna ed il Perù »
Il vento che viene attraverso la montagna
Mi renderà folle.
« Non so se amavo quella donna,
ma so bene,
che per avere uno sguardo dalla sua anima
io, povero cane,
avrei gaiamente passato dieci anni nelle galee
sotto chiave,
Il vento che viene attraverso la montagna
mi renderà folle.
« Quando ho visto questo bambino, io il pastore
di questo cantone,
credevo di vedere la bella Cleopatra,
che, ci viene detto,
menò Cesare, imperatore d’Allemagna
per il capestro
Il vento che viene attraverso la montagna
mi renderà folle.
Danzate, cantate, uomini del villaggio, la notte cade
Sabina un giorno,
ha venduto tutto, la sua bellezza di colomba,
tutto il suo amore,
per l’anello d’oro del conte di Saldagne,
per un gioiello,
Il vento che viene attraverso la montagna
Mi ha reso folle.

�Les passantes

Le Passanti

poème d’ Antoine Pol, mis en musique par
Georges Brassens
Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

Voglio dedicare questo poema
A tutte le donne amate
Per qualche istante segreto.
A quelle conosciute appena,
Che un destino diverso ha portato via
E non si ritrovano più.

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A quella che si vede apparire
Per un secondo alla finestra
E che, rapida, svanisce,
Però la sua sagoma snella
È tanto graziosa e sottile
Da rimanerne soddisfatto.

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

Alla compagna di viaggio,
I cui occhi, affascinante paesaggio
Fan sembrare più corto il cammino
Che si è i soli, forse, a capire
e comunque la si lascia scendere
Senza averle sfiorato la mano.

A celles qui sont déjà prises
Et qui vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

A quelle che sono già prese
E che vivendo delle ore grigie
Accanto a un essere troppo diverso
Vi hanno, inutile follia,
lasciato vedere la malinconia
Di un avvenire disperante.

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Immagini care appena scorte,
Speranze d'un giorno deluse,
Sarete nell'oblio del domani
Per quel poco di felicità che sopraggiunga
E' raro che ci si ricordi
Degli episodi del cammino.

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Ma se si è mancata la vita,
Si pensa con un po' di rimpianto
A tutte quelle felicità intraviste,
Ai baci che non si osò prendere,
Ai cuori che vi devono attendere,
Agli occhi mai più rivisti

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir.

Allora, nelle sere di stanchezza
Mentre si popola la propria solitudine
Di fantasmi del ricordo
Si piangono le labbra assenti
Di tutte quelle belle passanti
Che non si è saputo trattenere.

Se Brassens, un giorno del 1947, non avesse scovato, in un
Marché aux puces, il testo de “Les Passantes”, forse nessuno
lo avrebbe mai potuto ascoltare o leggere. Questa poesia,
scritta da Antoine Pol nel 1913, fa parte della raccolta
“Emotions poétiques”.Pol, nato nel 1888 e morto nel 1971,
prese parte alla prima guerra mondiale come Capitano
d’artiglieria, divenne poi industriale e infine, dal 1959 in poi,
ormai in pensione, si consacrò alla poesia, anche se il suo
nome non figura nelle Antologie.
Brassens ebbe sempre il rimpianto di non averlo potuto
incontrare di persona. Avendolo contattato per chiedergli il
permesso di musicare la sua poesia, ne aveva ottenuto
l’autorizzazione, ma il poeta morì una settimana prima della
data del loro incontro.

�Âme, te souvient-il?

Anima, ti ricordi?

poème de Paul Verlaine, mis en musique par Leo
Ferré

Âme, te souvient-il, au fond du paradis,
de la gare d’Auteuil et des trains de jadis
t’amenant chaque jour, venus de La Chapelle ?
jadis déjà ! Combien pourtant je me rappelle.
Après les premiers mots de bonjour et d’accueil,
mon vieux bras dans le tien, nous quittions cet Auteuil

et, sous les arbres pleins d’une gente musique,
notre entretien était souvent métaphysique.
Ô tes forts arguments, ta foi du charbonnier !
non sans quelque tendance, ô si franche à nier!
mais si vite quittée au premier pas du doute !
et puis nous rentrions, plus que lents, par la route
un peu des écoliers, chez moi, chez nous plutôt,
y déjeuner de rien, fumailler vite et tôt,
et dépêcher longtemps une vague besogne.
Mon pauvre enfant, ta voix dans le Bois de Boulogne !

Riportiamo, qui di seguito, la traduzione di Nicola Cieri ,
curatore del testo : P. Verlaine,“Saggezza, Amore,
Parallelamente, Felicità”, con nota di accompagnamento.
XVIII
Anima, in fondo al paradiso accolta,
Ti ricordi Auteuil, i treni di una volta
Che dalla Chapelle tu prendevi ogni giorno ?
Già ! Quante attese ricordo intorno
A quei luoghi in basso alle ripide scale
Senza scordare la Grazia naturale,
Mentre scendevi i gradini con zelo,
Come angelo lungo la scala del cielo,
Il tuo sorriso amichevole e filiale,
La stretta di mano cordiale e leale,
I tuoi occhi vivi e miti nell’ingenuità
Mi toccavano il cuore dell’intimità.
Dopo le prime parole d’accoglienza,
Il mio braccio nel tuo, da Auteuil di partenza,
Sotto gli alberi, con certa musica,
La nostra discussione metafisica.
Dopo le prime parole d’accoglienza,
Il mio braccio nel tuo, da Auteuil di partenza,
Sotto gli alberi, con certa musica,
La nostra discussione metafisica.
I tuoi forti argomenti, la tua fede schietta!
Non senza qualche tendenza così netta
a negare al primo passo dell’incertezza!
E poi noi rientravamo con lentezza,
Come scolari nella mia casetta,
Per pranzare con nulla e fumare in fretta,
E dedicarsi a una vaga occupazione,
Nel Bois de Boulogne, la tua invocazione!

Anima, ti ricordi, dal fondo del paradiso,
la stazione di Auteuil e i treni di un tempo,
che ogni giorno, da La Chapelle, ti portavano ?
Un tempo, già ! Eppure, ora come mi rammento.
Dopo le prime parole di buongiorno e di saluto,
il mio vecchio braccio nel tuo, lasciavamo Auteuil
e, sotto gli alberi pieni d'una gentile musica,
il nostro era sovente un intrattenersi metafisico.
Oh i tuoi forti argomenti, la tua fede ingenua!
non senza qualche tendenza, assai franca a negare !

Abbandonata presto, al primo passo del dubbio!
più che lenti, un po' come scolari, per la strada
rincasavamo, da me, da noi piuttosto,
a pranzare di niente e a fumacchiare in fretta,
per poi occuparci a lungo di compiti incerti.
Oh mio povero figlio, la tua voce nel Bois de Boulogne !

Nota del traduttore :
“ … occorre partire dalla concezione che Verlaine ha della
poesia.
Composta nel 1874, “Art Poétique” è considerata un
manifesto simbolista.
Sempre preoccupato di rimanere indipendente, Verlaine ne
minimizza l’importanza, dichiarando che, dopo tutto, è solo
una “canzone” . Si noterà la scelta del poeta del verso con un
numero di sillabe dispari e il disprezzo della retorica…
Non si può inoltre dimenticare un elemento fondamentale della
poesia di Verlaine: la musicalità.
“De la musique encore et toujours! / Que ton vers soit la chose
envolée ! / Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée /
Vers d’autres cieux et d’autres amours.”( Della musica ancora
e sempre! /Che il tuo verso sia la cosa svanita/Che si
senta che fugge da un’anima in corsa/ Verso altri cieli e altri
amori).
Per la traduzione in rime, ho operato in modo da conservare
alcuni elementi basilari: equilibrio, scelta oculata del lessico,
interpretazione il più possibile esatta del testo di partenza,
anche se, a volte, costretto a minime aggiunte o soppressioni
di vocaboli.

…Ho rischiato, riproponendo delle rime in italiano, con
aggiustamenti non invasivi, ma penso d’aver ottenuto
un risultato meno perdente e più fedele all’opera.”

�Chanson de Maglia

Canzone di Maglia

poème de Victor Hugo, mis en musique par
Serge Gainsbourg

Vous êtes bien belle, et je suis bien laid.

Voi siete molto bella, ed io sono molto brutto.

A vous la splendeur de rayons baignés,

A voi lo splendore di raggi bagnati,

a moi la poussière, a moi l'araignée.

a me la polvere a me la ragnatela.

Vous êtes bien belle et je suis bien laid.

Voi siete molto bella ed io sono molto brutto.

Tu feras le jour, je ferai la nuit

Tu farai il giorno, io farò la notte

Je protègerai ta vitre qui tremble,

io proteggerò il tuo vetro che trema,

nous serons heureux, nous serons ensemble

noi saremo felici, noi saremo insieme.

Tu feras le jour je ferai la nuit,

Tu farai il giorno, io farò la notte.

Vous êtes bien belle, et je suis bien laid.

Voi siete molto bella, ed io sono molto brutto.

A vous la splendeur de rayons baignés,

A voi lo splendore di raggi bagnati,

a moi la poussière, a moi l'araignée.

a me la polvere a me la ragnatela.

Vous êtes bien belle et je suis bien laid.

Voi siete molto bella ed io sono molto brutto.

Celebre soprattutto per i suoi romanzi, NotreDame de Paris, del 1831 e Les Misérables del
1862, Victor Hugo fu anche drammaturgo, uomo
politico e poeta. Scrisse innumerevoli raccolte di
poesie .
Chanson de Maglia, musicata da Serge
Gainsbourg , fa parte della raccolta Toute la
Lyre.
Guitare invece, che Georges Brassens ha
musicato col nome di Gastibelza, è contenuta
nella raccolta "Les Rayons et les Ombres", chap
XXII, del 1837.

�La Chanson des vieux amants
Jacques Brel
Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête
Mais mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime
Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de piège en piège
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Mais finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes
Mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime
Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime

Nato in un comune di Bruxelles nel 1929, Brel si trasferì a
vivere a Parigi negli anni ’50. Qui iniziò a scrivere musica e
cantare nei cabaret e nelle sale da concerto. Nel 1956, mentre
stava girando l’Europa, registrò la canzone Quand on n'a que
l'amour che lo rese celebre. Oltre che poeta e cantautore Brel
fu anche pittore innovativo e creativo e, dal 67 in poi, fu
interprete d’una decina di pellicole cinematografiche di alcune
delle quali compose anche la colonna sonora. Benchè fosse
considerato un maestro coi testi, i suoi temi musicali non erano
da meno, e pure qui non si limitò ad un unico stile. Compose
melodie ritmiche, accattivanti e vivaci e, come Brassens,
influenzò molti cantautori italiani che ne tradussero e
cantarono le canzoni ma anche se ne ispirarono.
Ancor oggi Brel è considerato nei paesi francofoni uno dei
migliori compositori di tutti i tempi. Morì nel 1978.

La canzone dei vecchi amanti
Ovviamente, abbiamo avuto temporali
vent’anni di amore, è l’amore folle
mille volte hai preso i tuoi bagagli
mille volte ho preso il mio volo
Ed ogni mobile si ricorda
in questa stanza senza culla
delle esplosioni delle antiche tempeste
niente assomigliava più a niente
avevi perduto il sapore dell'acqua
ed io quella della conquista
Ma, amore mio
mio dolce mio tenero, mio meraviglioso amore
dall'alba chiara fino alla fine del giorno
ti amo ancora, lo sai, ti amo
Io so tutti i tuoi sortilegi
tu sai tutti i miei incantesimi
mi hai tenuto di trappola in trappola
ti ho perduta di tanto in tanto
Certamente hai avuto qualche amante
bisogna pur passare il tempo
bisogna pur che il corpo esulti
ma alla fine, finalmente
ci è voluto un bel po' di talento
per essere vecchi senza essere adulti
Oh, amore mio
mio dolce mio tenero, mio meraviglioso amore
dall'alba chiara fino alla fine del giorno
ti amo ancora, tu sai che ti amo
E più il tempo ci fa la corte
e più il tempo ci tormenta
ma non è la peggiore insidia
che vivere in pace per due amanti
Sicuramente piangerai un po' meno
io andrò fuori di testa un po' più tardi
proteggiamo di meno i nostri misteri
lasciamo meno cose al caso
diffidiamo di un filo d’acqua
ma è ogni giorno la tenera guerra
Oh, amore mio
mio dolce mio tenero, mio meraviglioso amore
dall'alba chiara fino alla fine del giorno
ti amo ancora, tu sai che ti amo

�Riferimenti bibliografici:
-Christian Flavigny , La mise en musique du poème, in Champ psychosomatique , Éd. L’Esprit du temps, 2007
-Sophie Nauleau, Je voudrais tant que tu te souvienne, Anthologie de Poèmes mis en chansons , Gallimard, 2012
-J.P. Richard, Onze études sur la poésie moderne, Seuil,1964
- Poésie.webnet.fr
- Le Monde , Archives en ligne, 2018

- Frédéric Musso, Il mito Rimbaud, Ed. P. Charron, 1972
- P. Verlaine, Saggezza, Amore, Parallelamente, Felicità, Albatros, 2016

�ASSOCIAZIONE MUSICAINSIEME
Scuola di Musica della Val Pellice, Chisone e Germanasca
Via Roma 41 Luserna San Giovanni -10062 -To
Tel. 0121 902734 – Fax 0121 396699
Cell. 3357827403 – www.assmusicainsieme.it

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                <text>Programma di sala del concerto "Ame, te souvient-il?" volto all'approfondimento linguistico francese</text>
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                    <text>�UN PARCOURS LINGUISTIQUE: ses raisons

Pour réaliser ce parcours linguistique en langue
française, on a isolé dans chants et chansons un
certain nombre de mots, dont la plupart sont
simples et connus, mais il y en a aussi d’amusants
ou de désuets, de classiques ou de modernes,
de sérieux ou de bizarres, pour en faire une courte
biographie. À la suite des textes et à leur
traduction, vous trouverez donc, en bas de la
page, une sorte de glossaire. Les mots qui le
composent sont de petits “extraits” d’une langue
qui traduit une culture extrêmement riche. Nous
aimons penser que, vous aussi, poussés par une
curiosité quelconque, vous vous aventurerez dans
les pages d’un dictionnaire, ou trouverez le temps
de flâner parmi les parterres littéraires de cette
belle langue sœur.

LES BELLES INFIDELES

La notion de traduction belle infidèle nait au XVII
siècle en France : on doit cette définition au
philologue Gilles Ménage, qui en 1654 décrit la
traduction de Luciano di Nicolas Perrot d'Ablancourt
comme semblable à «une femme dont j’étais
amoureux à Tours, qui était belle mais infidèle».
C’est, donc, une définition utilisée pour indiquer des
traductions de chansons qui sont belles mais qui ne
respectent pas la fidélité à l’original.
C’est très important de souligner que la première
partie du XVII siècle a été le grand âge du
Classicisme français et les traductions libres connus
comme les belles infidèles proposaient de réaliser
des textes d’arrivées agréables à lire, et au cours du
XIX siècle cette-ci est restée une caractéristique
dominante pour ce qui concerne la traduction vers
le français. Les auteurs classiques, donc, étaient
filtrés à travers la mode littéraire et la moralité de la
France de l’époque : les traducteurs cherchaient à
modifier les œuvres écrites par les auteurs grecs et
latins pour les rendre esthétiquement plus
agréables dans la langue et la culture d’arrivées.
Pour ça, les textes des chansons en français ne
seront pas accompagnées par leurs traduction en
italien, mais elles seront accompagnées par les
textes des belles infidèles en italien.

UN PERCORSO LINGUISTICO: i motivi

Per realizzare questo percorso linguistico in lingua
francese, abbiamo isolato da canti e canzoni alcune
parole, per lo più semplici e conosciute, ma anche
divertenti o desuete, classiche o moderne, seriose o
bizzarre, e ne abbiamo abbozzato una breve
biografia.
Oltre ai testi e alla loro traduzione, troverete quindi a
piè pagina una sorta di glossario. Le parole che lo
compongono non sono che piccoli “assaggi” di una
lingua veicolo di una cultura straordinariamente
ricca. Ci piace pensare che, spinti da una qualche
curiosità, vi avventurerete a vagabondare, come
abbiamo fatto noi, tra le pagine di un dizionario o a
passeggiare tra le aiuole letterarie di questa nobile
lingua nostra consorella.

LE BELLE INFEDELI

Il concetto di traduzione belle infidèle
(letteralmente bella infedele) nasce nel XVII secolo
in Francia: la definizione si deve al filologo Gilles
Ménage, che nel 1654 descrisse le traduzioni di
Luciano di Nicolas Perrot d'Ablancourt come simili a
«una donna di cui ero innamorato a Tours, che era
bella ma infedele». Si tratta, quindi, di una
definizione utilizzata per indicare traduzioni di
canzoni che sono belle ma non rispettano la fedeltà
all'originale.
È importante sottolineare che la prima parte del
Seicento è stata la grande età del Classicismo
francese e le traduzioni libere conosciute come les
belles infidèles si proponevano di realizzare testi
d'arrivo piacevoli da leggere, e nel corso del
Settecento questa ha continuato ad essere una
caratteristica dominante della traduzione verso il
francese. Gli autori classici, quindi, venivano filtrati
attraverso la moda letteraria e la moralità della
Francia dell'epoca: i traduttori cercavano di
modificare le opere scritte da autori greci e latini per
renderle esteticamente apprezzabili nella lingua e
cultura riceventi.
Perciò, i testi delle canzoni in francese non saranno
affiancate dalla loro traduzione in italiano, ma dai
testi delle belle infedeli in italiano.

�DOUCE FRANCE – Charles Trenet

DOLCE FRANCIA – Carla Bruni

Il revient à ma mémoire des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire lorsque j'étais écolier
Sur le chemin de l'école je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles 1, vieilles chansons
d'autrefois

Mi ritornano di notte dei pensieri tutti miei
Dei ricordi dell’infanzia profumati come mai
Mi ricordo la mia scuola la mia strada la città
E le canzoni che cantavo di Trenet 2 o di
Ferrat

Douce France, cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance, je t'ai gardée dans
mon cœur !
Mon village au clocher, aux maisons sages
Où les enfants de mon âge ont partagé mon bonheur
Oui je t'aime et je te donne ce poème
Oui je t'aime dans la joie ou la douleur

Dolce Francia caro paese d’infanzia
Mi hai cullata di speranza e ti ho presa nel mio
cuor’
La mia casa che tranquilla ci aspettava
Ogni sera si sognava senza l’ombra di un timor’
Io ti amo e ti dedico ‘sto brano
Io ti amo nella gioia e nel dolor’

Douce France, cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance, je t'ai gardée dans
mon cœur !
J'ai connu des paysages et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages tout là-bas sous
d'autres cieux
Mais combien je leur préfère mon ciel bleu mon
horizon
Ma grande route et ma rivière, ma prairie et ma
maison

Dolce Francia caro paese d’infanzia
Mi hai cullata di speranza e ti ho presa nel mio
cuor
Oggi vado per il mondo sotto mille celi blu
È incantevole e rotondo da Venezia a
Tombouctou
Ma I miei più cari ricordi vengono tutti da
te
Dai tuoi verdi paesaggi I tuoi villaggi I tuoi
caffè

Douce France, cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance, je t'ai gardée dans
mon cœur !
Mon village au clocher, aux maisons sages
Où les enfants de mon âge ont partagé mon bonheur
Oui je t'aime et je te donne ce poème
Oui je t'aime dans la joie ou la douleur

Dolce Francia caro paese d’infanzia
Mi hai cullata di speranza e ti ho presa nel mio
cuor’
La mia casa che tranquilla ci aspettava
E mia madre sorrideva senza l’ombra di un timor’
Io ti amo e ti dedico ‘sto brano
Io ti amo nella gioia e nel dolor’

Douce France, cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance, je t'ai gardée dans
mon cœur !

Dolce Francia caro paese d’infanzia
Mi hai cullata di speranza e ti ho presa nel mio
cuor’
Si ti ho presa nel mio cuor’.

1

romances sans paroles: É curioso notare come “Romances sans paroles” sia il titolo di una raccolta di poesie di Paul
Verlaine. Quest’opera, composta da poesie scritte tra il 1872 e il 1873, durante il suo vagabondaggio con il giovane poeta
Rimbaud, segna l'apice della maturazione artistica dello scrittore francese. Il titolo è esemplificativo: con Verlaine
l’importanza non viene data alle parole, ma alla loro musicalità.
2

Trenet: La canzone “Dolce Francia” di Carla Bruni, di fatto, riprende il brano scritto da Charles Trenet nel 1943,
diventato una sorta di inno popolare durante l'occupazione nazista della Seconda Guerra Mondiale. Per questo la cantante
italiana, moglie dell’ex presidente francese Nicolas Sarkozy, già nelle prime righe del suo testo cita l’artista dal quale si
ispira la sua canzone.

�LE GORILLE – George Brassens

3

IL GORILLA – Fabrizio De Andrè

C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères 3
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !...

Sulla piazza d'una città
La gente guardava con ammirazione
Un gorilla portato là
Dagli zingari di un baraccone
Con poco senso del pudore
Le comari di quel rione
Contemplavano l'animale
Non dico come, non dico dove
Attenti al gorilla

Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose
Qu'on avait dû la fermer mal.
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère !
Gare au gorille !...

D'improvviso la grossa gabbia
Dove viveva l'animale
S'aprì di schianto non so perché
Forse l'avevano chiusa male
La bestia uscendo fuori di là
Disse "quest'oggi me la levo"
Parlava della verginità
Di cui ancora viveva schiavo
Attenti al gorilla

L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...

Il padrone si mise a urlare
"Il mio gorilla, fate attenzione
Non ha veduto mai una scimmia
Potrebbe fare confusione"
Tutti i presenti a questo punto
Fuggirono in ogni direzione
Anche le donne dimostrando
La differenza fra idea e azione
Attenti al gorilla

Celles-là même qui, naguère,
Le couvaient d'un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...

Tutta la gente corre di fretta
Di qui e di là con grande foga
Si attardano solo una vecchietta
E un giovane giudice con la toga
Visto che gli altri avevan squagliato
Il quadrumane accelerò
E sulla vecchia e sul magistrato
Con quattro salti si portò
Attenti al gorilla

Tout le monde se précipite

"Bah", sospirò pensando la vecchia

commères: s.f. Il termine francese commère deriva dal latino cummater, termine composto da cum e mater. Il prefisso
cum significa con e indica generalmente la simultaneità o l’uguaglianza, ad esempio il termine compagnon deriva dal
latino popolare companio, che significa celui qui mange son pain avec (ovvero colui che mangia il suo pane con),
acquistando solo successivamente il significato di celui qui partage ses activités avec quelqu’un (cioè colui che condivide
le sue attività con qualcuno). Di fatto, quindi, il termine commère e il suo parallelo compère, non sono sempre stati
caratterizzati dal significato attuale: nel Medioevo la commère e il compère indicavano il ruolo che attualmente definiamo
con i termini madrina e padrino. Con il tempo le due parole hanno subito un processo di evoluzione linguistica che
testimonia anche l’influenza sociale e sessista che per molto tempo ha impregnato la lingua: compère è divenuto un
termine di amicizia prendendo il senso di camarade et ami (ovvero compagno e amico), mentre commère ha preso ben
presto il significato di personne bavarde ou de femme qui colporte toutes les nouvelles (persona chiacchierona o di donna
che divulga tutte le novità).

�Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...

"Ch'io fossi ancora desiderata
Sarebbe cosa alquanto strana
E più che altro non sperata"
"Che mi si prenda per una scimmia"
Pensava il giudice col fiato corto
"Non è possibile, questo è sicuro"
Il seguito prova che aveva torto
Attenti al gorilla

"Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !" ;
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...

Se qualcuno di voi dovesse
Costretto con le spalle al muro,
Violare un giudice od una vecchia
Della sua scelta sarei sicuro
Ma si dà il caso che il gorilla
Considerato un grandioso fusto
Da chi l'ha provato però non brilla
Né per lo spirito né per il gusto
Attenti al gorilla

Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !
Gare au gorille !...

Infatti lui, sdegnata la vecchia
Si dirige sul magistrato
Lo acchiappa forte per un'orecchia
E lo trascina in mezzo ad un prato
Quello che avvenne fra l'erba alta
Non posso dirlo per intero
Ma lo spettacolo fu avvincente
E la "suspence" ci fu davvero
Attenti al gorilla

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme l'aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !...

Dirò soltanto che sul più bello
Dello spiacevole e cupo dramma
Piangeva il giudice come un vitello
Negli intervalli gridava mamma
Gridava mamma come quel tale
Cui il giorno prima come ad un pollo
Con una sentenza un po' originale
Aveva fatto tagliare il collo
Attenti al gorilla.

La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !...

�LES AMANTS D'UN JOUR – Edith Piaf
Moi j'essuie les verres au fond du café
J'ai bien trop à faire pour pouvoir rêver
Mais dans ce décor banal à pleurer
Il me semble encore les voir arriver...

Io lavoro al bar d'un albergo a ore
Porto su il caffè a chi fa l'amore.
Vanno su e giù coppie tutte uguali,
Non le vedo più manco con gli occhiali...

Ils sont arrivés
Se tenant par la main
L'air émerveillé
Comme deux gamins
Portant le soleil
Ils ont demandé
D'une voix tranquille
Un coin pour s'aimer
Au cœur de la ville
Et je me rappelle
Qu'ils ont regardé
D'un air attendri
La chambre d'hôtel 4
Au papier jauni
Et quand j'ai fermé
La porte sur eux
Y'avait tant d'soleil
Au fond de leurs yeux
Que ça m'a fait mal.
Que ça m'a fait mal.

Ma sono rimasto lì come un cretino
Vedendo quei due arrivare un mattino:
Puliti, educati, sembravano finti
Sembravano proprio due santi dipinti!

Moi j'essuie les verres au fond du café
J'ai bien trop à faire pour pouvoir rêver
Mais dans ce décor banal à pleurer
C'est le lendemain qu'on les a trouvés...
On les a trouvés
Se tenant par la main
Les yeux refermés
Vers des lendemains
Remplis de soleil
On les a couchés
Unis et tranquilles
Dans un lit creusé
Au cœur de la ville
Et je me rappelle
Avoir refermé
Dans le petit jour
La chambre d'hôtel
Des amants d'un jour
Mais ils m'ont donné
Le goût du bonheur
Et j'ai leur soleil
4

L'ALBERGO A ORE – Herbert Pagani

M'han chiesto una stanza, gli ho fatto vedere
La meno schifosa, la numero tre...
E ho messo nel letto i lenzuoli più nuovi
Poi, come San Pietro gli ho dato le chiavi
Gli ho dato le chiavi di quel paradiso
E ho chiuso la porta, sul loro sorriso!
Lo lavoro al bar di un albergo a ore
Porto su il caffè a chi fa l'amore.
Vanno su e giù coppie tutte uguali
Non le vedo più manco con gli occhiali!
Ma sono rimasto lì come un cretino
Aprendo la porta in quel grigio mattino,
Se n'erano andati, in silenzio perfetto,
Lasciando soltanto i due corpi nel letto.
Lo so, che non c'entro, però non è giusto,
Morire a vent'anni e poi proprio qui!
Me li hanno incartati nei bianchi lenzuoli
E l'ultimo viaggio l'han fatto da soli:
Né fiori né gente, soltanto un furgone,
Ma là dove stanno, staranno benone!
Lo lavoro al bar d'un albergo ad ore
Porto su il caffè a chi fa l'amore...
Lo sarò un cretino ma chissà perché
Non mi va di dare... la chiave del tre.

hôtel: s.m. Il termine hôtel deriva dal latino hospes, hospitis, ovvero celui qui donne l’hospitalité (colui che dona
ospitalità). Nel Medioevo questa parola è ancora caratterizzata dal senso di lieu d’accueil pour les hôtes, hôpital (luogo
di accoglienza per gli ospiti, ospedale), prendendo solo successivamente il significato di auberge (ovvero albergo), ma
questo significato rimane ancora in arte vivo nel mondo monastico.

�Tout au fond du cœur
Qui me fait si mal
Qui me fait si mal.
Moi j'essuie les verres au fond du café
J'ai bien trop à faire pour pouvoir rêver
Et dans ce décor banal à pleurer
Y'a toujours dehors
La chambre à louer...

�NE ME QUITTE PAS – Jacques Brel

NON ANDARE VIA – Gino Paoli

Ne me quitte pas 5
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus et le temps perdu
À savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois à coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte 6 pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Non andare via
Puoi dimenticare
Tutto quello
Che se ne è andato già
Puoi dimenticare tutto il tempo
Che se n'è andato già
Non esiste più
Tutti i malintesi
E tutti i perché
Che uccidevano la felicità
Non andare via
Non andare via
Non andare via

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays où il ne pleut pas
Je creuserai la terre jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps d'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi, où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Io… io t'offrirò
Perle di pioggia
Venute da dove non piove mai
Aprirò la terra giù fino nel fondo
Per coprirti d'oro e di luce
E ti porterò dove non c'è più
Che quel che tu cerchi
Che quel che tu vuoi
Ma non andare via
Non andare via
Non andare via

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai l'histoire de ce roi mort
De n'avoir pas pu te rencontrer
Ne me quitte pas

Non andare via
Per te inventerò
Parole pazze
Che tu... tu capirai
Ti parlerò
di due amanti che per due volte già
Hanno visto il fuoco
Ti racconterò la storia di un re
Che è morto... è morto perché non ti ha visto mai
Non andare via

5

Ne me quitte pas: Sono molte le versioni della canzone Ne me quitte pas scritta da Jacques Brel nel 1958 che hanno
contribuito a far diventare questa canzone un grande classico della musica francese: Ne me quitte pas di Lia Origoni
(1960), If you go away di Rod McKuen (1961), Non andare via di Gino Paoli (1962), Bitte, geh' nicht fort di Marlene
Dietrich (1963), Ne me quitte pas di Nina Simone (1965), If you go away di Frank Sinatra (1969), Non andare via di
Dalida (1970) e nello stesso anno anche la versione di Patty Pravo, Non andare via di Ornella Vanoni (1971), Ne me
quitte pas di Gigliola Cinquetti (1976), Non lasciarmi solo di Franco Visentin (1979), Ne me quitte pas di Mireille Mathieu
(1985), Ne me quitte pas di Toots Thielemans (1986), Ne me quitte pas di Franco Simone (1990), Nie opuszczaj mnie di
Edyta Górniak (1995), Non andare via di Petra Magoni (2006), Ne me quitte pas di Maria Gadú (2009), Ne me quitte pas
di Brian Molko (2010), Ne me quitte pas di Céline Dion (2011).

6

quitte: v.tran. Il termine quitter attualmente si traduce in italiano con lasciare o abbandonare qualcosa o qualcuno, ma il
termine lo si trova già nel 1150 con il significato di libérer quelqu’un de quelque chose ou ne pas tenir compte à quelqu'un
de quelque chose (liberare qualcuno da qualcosa o non rendere conto a qualcuno di qualcosa) e più tardi anche di céder
quelque chose à quelqu'un (cedere qualcosa a qualcuno). È solo nel 1266 che il verbo francese quitter assume
ufficialmente il significato di laisser, abandonner (lasciare, abbandonare).

�Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Non andare via
Non andare via

On a vu souvent
Rejaillir le feu
D'un ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est, paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas?
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Nel vulcano spento
Che tu credevi morto
Molte volte il fuoco
È rinato ancora
Ed il fuoco brucia
Tutto quanto intorno
E non riconosce niente e nessuno
E quando c'è sera
Se c'è il fuoco in cielo
Il rosso ed il nero
Hanno forse un confine
Tu non andare via
Non andare via
Non andare via

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
À te regarder danser et sourire et
À t'écouter chanter et puis rire
Laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas…

Non andare via
Io non piango più
Io non parlo più
Mi nasconderò
E ti guarderò quando tu riderai
T'ascolterò quando tu... tu canterai
Sarò solo l'ombra della tua ombra
L'ombra della tua mano
Anche l'ombra del tuo cane
Ma... non andare via
Non andare via
Non andare via
Non andare via…

�ISABELLE – Jacques Brel

7

ISABELLE – Rossana Casale

Quand Isabelle 7 dort plus rien ne bouge
Quand Isabelle dort au berceau de sa joie
Sais-tu qu'elle vole la coquine
Les oasis du Sahara
Les poissons dorés de la Chine
Et les jardins de l'Alhambra
Quand Isabelle dort plus rien ne bouge
Quand Isabelle dort au berceau de sa joie
Elle vole les rêves et les jeux
D'une rose et d'un bouton d'or
Pour se les poser dans les yeux
Belle Isabelle quand elle dort

Quando Isabelle dorme niente si muove
Quando Isabelle dorme dà serenità
Tu sai che ruba birichina
Le oasi del Sahara
I pesci d’oro della Cina
E dei giardini da lambra’
Quando Isabelle dorme tutto si ferma
Quando Isabelle dorme dà felicità
E ruba i sogni ed i balocchi
Di rose d’oro senza età
Per metterle sopra i suoi occhi
Quando lei dorme com’è bella

Quand Isabelle rit plus rien ne bouge
Quand Isabelle rit au berceau de sa joie
Sais-tu qu'elle vole la cruelle
Le rire des cascades sauvages
Qui remplacent les escarcelles
Des rois qui n'ont pas d'équipages
Quand Isabelle rit plus rien ne bouge
Quand Isabelle rit au berceau de sa joie
Elle vole les fenêtres de l'heure
Qui s'ouvrent sur le paradis
Pour se les poser dans le cœur
Belle Isabelle quand elle rit

Quando Isabelle ride niente si muove
Quando Isabelle ride dà serenità
E sai che ruba la crudele
Derisa dai fiori selvaggi
Che vincono la povertà
Direi che non hanno seguaci
Quando Isabelle ride tutto si ferma
Quando Isabelle ride dà felicità
E sai che ruba il paradiso
Dalle finestre dell’amore
Per metterle dentro al suo cuore
Quando lei ride com’è bella

Quand Isabelle chante plus rien ne bouge
Quand Isabelle chante au berceau de sa joie
Sais-tu qu'elle vole la dentelle
Tissée au cœur de rossignol
Et les baisers que les ombrelles
Empêchent de prendre leur vol
Quand Isabelle chante plus rien ne bouge
Quand Isabelle chante au berceau de sa joie
Elle vole le velours et la soie
Qu'offre la guitare à l'infante
Pour se les poser dans la voix
Belle Isabelle quand elle chante.

Quando Isabelle canta niente si muove
Quando Isabelle canta dà serenità
Ruba il distratto pettirosso
Il cuore di merletto rosso
E tutti i baci che gli ombrelli
Non la lasciano andare via
Quando Isabelle canta tutto si ferma
Quando Isabelle canta dà felicità
Ruba il velluto e la poesia
Che la chitarra dà al bambino
Per metterli nella sua voce
Quando tu canti… Isabelle.

Isabelle: Si tratta di una forma onomastica derivante del nome proprio Elisabetta ormai divenuta nome autonomo: il
nome femminile Isabelle o Isabel ha origine in Provenza o in Spagna nel Medioevo tramite la forma Elisabel. Il nome
acquisì ampia diffusione in Spagna, Portogallo e Francia divenendo d'uso comune nelle case reali nel XII secolo,
raggiungendo notorietà in Inghilterra nel secolo successivo. In Italia il nome è giunto tramite la forma spagnola, Isabel,
aiutato anche dalla fama di alcuni personaggi letterari. Inoltre, il nome è entrato in uso sin dal 1600 anche per indicare
una particolare tonalità di giallo tipica del piumaggio di alcuni uccelli o del mantello di certe razze equine.

�LE CIEL DANS UNE CHAMBRE – Carla Bruni

IL CIELO IN UNA STANZA – Gino Paoli

Quand tu es près de moi,
Cette chambre n'a plus de parois,
Mais des arbres oui, des arbres infinis,
Et quand tu es tellement près de moi,
C'est comme si ce plafond-là,
Il n'existait plus,
Je vois le ciel penché sur nous... qui restons ainsi,
Abandonnés tout comme si,
Il n'y avait plus rien, non plus rien d'autre au
monde,
J'entends l'harmonica 8... mais on dirait un orgue,
Qui chante pour toi et pour moi,
Là-haut dans le ciel infini,

Quando sei qui con me
Questa stanza non ha più pareti
Ma alberi, alberi infiniti
Quando sei qui vicino a me
Questo soffitto viola
No, non esiste più
Io vedo il cielo sopra noi… che restiamo qui
Abbandonati
Come se non ci fosse più, niente, più niente al
mondo
Suona un'armonica… mi sembra un organo
Che vibra per te e per me
Su nell'immensità del cielo
Suona un'armonica… mi sembra un organo
Che vibra per te e per me
Su nell'immensità del cielo
Per te e per me… nel cielo.

Et pour toi, et pour moi
Et pour toi, et pour moi
Quando sei qui con me
Questa stanza non ha più pareti
Ma alberi, alberi infiniti
E quando tu sei vicino a me
Questo soffitto, viola, no
Non esiste più, e vedo il cielo sopra a noi
Che restiamo qui, abbandonati come se
Non ci fosse più niente più niente al mondo,
Suona l'armonica, mi sembra un organo
Che canta per te e per me
Su nell'immensità del cielo
E per te e per me.
Et pour toi, et pour moi.

8

harmonica: s.m. Il termine, derivante dalla parola inglese harmonica che a sua volta viene dal termine harmonie (ovvero
armonia), indica uno strumento musicale a fiato inventato in Germania nel 1821 da Christian Friedrich Ludwig
Buschmann e usato soprattutto per generi musicali come la musica blues, la musica folk e la musica rock. Caratteristica
dello strumento è il fatto che le note vengono prodotte sia soffiando che aspirando dallo stesso foro, producendo così due
note diverse. L'armonica è spesso associata al mito del West americano nonostante la sua diffusione risalga alla seconda
metà del XIX secolo. Tale associazione è dovuta anche alle tante colonne sonore di film western nelle quali è impiegata
l'armonica.

�LE MORIBOND – Jacques Brel

LE STAGIONI DEL SOLE – Roberto Vecchioni

Adieu l’Émile je t’aimais bien
Adieu l’Émile je t’aimais bien, tu sais
On a chanté les mêmes vins
On a chanté les mêmes filles
On a chanté les mêmes chagrins

Addio per sempre, amico mio,
Ne abbiam passate di stagioni al sole,
Da far invidia a chi so io,
Ne abbiam cantate di illusioni
Fino a sembrare due coglioni.

Adieu l’Émile je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps 9, tu sais
Mais j’pars 10 aux fleurs la paix dans l’âme
Car vu qu’t’es bon comme du pain blanc
Je sais qu’tu prendras soin d’ma femme

Addio, che bello aver vent'anni,
Essere al centro della primavera,
Volare a vela in mezzo ai sogni,
Partire senza mai ritorno
E avere una ragazza al giorno.

J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
J’veux qu’on s’amuse comme des fous
J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
Quand c’est qu’on m’mettra dans l’trou

Le stagioni nel sole finiscono, lo sai
Proprio quando ti accorgi di amarle più che mai.

Adieu Curé je t’aimais bien
Adieu Curé je t’aimais bien, tu sais
On n’était pas du même bord
On n’était pas du même chemin
Mais on cherchait le même port

Addio papà, ti voglio bene,
È tanto che te lo volevo dire:
Non siamo stati granché insieme;
Ma ho visto il mondo coi tuoi occhi
E l'ho chiamato col tuo nome;

Adieu Curé je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j’pars aux fleurs la paix dans l’âme
Car vu que t’étais son confident
Je sais qu’tu prendras soin d’ma femme

Addio papà, vado in un sogno,
Ma il vero sogno è stato aver vissuto
Bruciando tutte le stazioni,
E alla stazione del saluto
Avere ancora più canzoni.

J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
J’veux qu’on s’amuse comme des fous
J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
Quand c’est qu’on m’mettra dans l’trou

Le stagioni nel sole finiscono, lo sai
Proprio quando ti accorgi di amarle più che mai.

Adieu l’Antoine je t’aimais pas bien
Adieu l’Antoine je t’aimais pas bien, tu sais
J’en crève de crever aujourd’hui
Alors que toi tu es bien vivant
Et même plus solide que l’ennui

Addio bambina, addio bambina,
Non sapevamo neanche far l'amore,
Tirando notte a far mattina:
Noi cercavamo stelle in mare
E tu continuale a cercare;

9

printemps: s.m. Qui il termine francese printemps (primavera) è utilizzato dal cantante in quanto metafora: la primavera
è stata sempre usata per indicare gli anni della gioventù, il periodo che da sempre è stato associato alla vita, alla rinascita,
al contrario dell’inverno, che ha come riferimento metaforico la morte, ed è proprio per questo che Jacques Brel afferma
“c’est dur de mourir au printemps” (è dura morire in primavera).
10

je pars: Spesso nella poesia, nella musica e nella letteratura, ma non solo, il verbo partir è usato metaforicamente come
sinonimo di mourir; dopo tutto è importante ricordare le parole dello scrittore e umorista francese Alphonse Allais:
“Partir, c'est mourir un peu, mais mourir, c'est partir beaucoup” (partire è morire un po’, morire è partire tanto).

�Adieu l’Antoine je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j’pars aux fleurs la paix dans l’âme
Car vu que tu étais son amant
Je sais qu’tu prendras soin d’ma femme

Addio ragazza, amore mio,
Ricorda sempre di sorridere,
Io prendo un treno che mi paga Dio:
Scusa se non ti aspetterò
Si prende il treno che si può:

J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
J’veux qu’on s’amuse comme des fous
J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
Quand c’est qu’on m’mettra dans l’trou

Le stagioni nel sole finiscono, lo sai,
Proprio quanto ti accorgi di amarle più che mai,
Ma tu vivile sempre, e vivile per me,
Le stagioni nel sole continuano con te.

Adieu ma femme je t’aimais bien
Adieu ma femme je t’aimais bien, tu sais
Mais je prends l’train pour le bon Dieu
Je prends le train qui est avant l’tien
Mais on prend tous le train qu’on peut

Addio mio piccolo futuro,
Piccolo raggio in questa notte scura,
Dal giorno che ti ho preso in braccio:
Non devi avere mai paura
Io sarò sempre nel tuo viaggio.

Adieu ma femme, je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais
Mais j’pars aux fleurs les yeux fermés, ma femme
Car vu qu’j’les ai fermés souvent
Je sais qu’tu prendras soin d’mon âme

Le stagioni nel sole finiscono lo sai
Proprio quando ti accorgi di amarle più che mai,
Ma tu vivile sempre, e vivile per me:
Le stagioni nel sole continuano con te.

J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
J’veux qu’on s’amuse comme des fous
J’veux qu’on rie
J’veux qu’on danse
Quand c’est qu’on m’mettra dans l’trou”.

�LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
Jacques Brel
Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête
Mais mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime
Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de piège en piège
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Mais finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes
Mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime
Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard 11
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime.

11

LA CANZONE DEI VECCHI AMANTI
Franco Battiato
Certo ci fu qualche tempesta
Anni d'amore alla follia.
Mille volte tu dicesti basta
Mille volte io me ne andai via.
Ed ogni mobile ricorda
In questa stanza senza culla
I lampi dei vecchi contrasti
Non c'era più una cosa giusta
Avevi perso il tuo calore
Ed io la febbre di conquista.
Mio amore mio dolce meraviglioso amore
Dall'alba chiara finché il giorno muore
Ti amo ancora sai ti amo.
So tutto delle tue magie
E tu della mia intimità
Sapevo delle tue bugie
Tu delle mie tristi viltà.
So che hai avuto degli amanti
Bisogna pur passare il tempo
Bisogna pur che il corpo esulti
Ma c'è voluto del talento
Per riuscire ad invecchiare senza diventare adulti.
Mio amore mio dolce mio meraviglioso amore
Dall'alba chiara finché il giorno muore
Ti amo ancora sai ti amo.
Il tempo passa e ci scoraggia
Tormenti sulla nostra via
Ma dimmi c'è peggior insidia
Che amarsi con monotonia.
Adesso piangi molto dopo
Io mi dispero con ritardo
Non abbiamo più misteri
Si lascia meno fare al caso
Scendiamo a patti con la terra
Però è la stessa dolce guerra.
Mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime.

hasard: s.m. Il termine hasard deriva dall’ancien français hasart, termine derivante a sua volta dalla parola spagnola
azar, che proveniva dall’arabo az-zahr. Questo termine arabo che indicava il gioco di dadi derivava a sua volta dal termine
zahr, che in arabo significava fiore, proprio perché la faccia vincente del dado portava ritratto un fiore.

�LE METEQUE – Georges Moustaki

LO STRANIERO – Bruno Lauzi

Avec ma gueule de métèque 12,
De Juif errant 13, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents,
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver,
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur,
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins,
Avec ma bouche qui a bu,
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Con questa faccia da straniero
Sono soltanto un uomo vero
Anche se a voi non sembrerà
Con gli occhi chiari come il mare
Capisci solo di sognare
Mentre oramai non sogno più
Metà pirata metà artista
Un vagabondo musicista che ruba
Quasi quanto da’
Con questa bocca che berrà
Da ogni fontana che vedrà
E forse mai si fermerà

Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec,
De voleur et de vagabond,
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon,
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires,
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire 14

Con questa faccia da straniero
Ho attraversato la mia vita
Senza sapere dove andare
É stato il sole dell’estate
E mille donne innamorate
A maturare la mia età
Ho fatto male a viso aperto
E qualche volta ho anche sofferto
Senza però piangere mai
E la mia anima si sa
In purgatorio finirà
Salvo un miracolo oramai

Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents,
Je viendrai, ma douce captive,
Mon âme sœur, ma source vive,
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai Prince de sang,
Rêveur ou bien adolescent,
Comme il te plaira de choisir;

Con questa faccia da straniero
Sopra una nave abbandonata
Sono arrivato fino a te
E adesso tu sei prigioniera
Di questa splendida chimera e
Di questo amore senza età
Sarai regina e regnerai
Le cose che tu sognerai
Diventeranno realtà

12

métèque: s.m. Il termine métèque in italiano si traduce generalmente con meticcio e deriva dal latino metoecus,
derivante a sua volta dal greco classico métoikos in greco. Nella Grecia antica il termine designava lo straniero che decide
di installarsi nella città senza avere i diritti dei cittadini nati lì. Successivamente, nella lingua francese del XIX secolo
questo termine diventa un insulto (sotto l’influenza delle correnti di estrema destra) per designare lo straniero in quanto
nemico della nazione. Nel XX secolo il termine métèque definisce gli immigrati derivanti dal Mediterraneo e dai Paesi
dell’Africa settentrionale.

13

Juif errant: Il termine Juif errant (ebreo errante) si riferisce ad una figura leggendaria, protagonista di un racconto
popolare europeo che nasce, molto probabilmente, nel periodo del Basso Medioevo. La leggenda raccontava di un ebreo
ignoto che schernì Gesù durante la sua Passione, non avendo riconosciuto in lui il messia. Per questo Gesù, secondo la
leggenda, lo maledì, costringendolo a vagabondare per sempre sulla terra, senza riposo e senza poter morire, fino alla fine
dei tempi.

14

purgatoire: s.m. Il termine purgatoire, che si traduce in italiano come purgatorio, deriva dal termine purgatorius,
aggettivo latino che identificava la capacità di purificare. Nell’uso comune cristiano il termine identifica uno dei tre regni
dell’oltretomba, insieme all’inferno e al paradiso. Nella teologia cattolica il purgatorio rappresenta la possibilità di
purificarsi dai propri peccati per tutti coloro che, morti nella grazia e nell’amicizia di Dio, non sono ancora perfettamente
purificati per poter raggiungere Dio.

�Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.

Il nostro amore durerà
Per una breve eternità
Finche’ la morte non verrà
Il nostro amore durerà
Per una breve eternità
Finché la morte non verrà.

�APRES L'AMOUR – Charles Aznavour

DOPO L’AMORE – Mia Martini

Nous nous sommes aimés,
Nos joies se sont offertes,
Et nos cœurs ont battu,
Poussés par cet instinct,
Qui unit les amants en se fichant du reste
Tu glisses tes doigts par ma chemise entrouverte,
Et pose sur ma peau,
La paume de ta main,
Et les yeux mi-clos nous restons,
Sans dire un mot,
Sans faire un geste

Dopo un’ora d'amor,
Noi siamo tutto il mondo
E qualcosa di noi,
É l'istinto che fa
Unire gli amori,
Incuranti del resto
Sento passar,
Le tue dita leggere
Che poni su di me con finta ingenuità
Adesso che noi ci perdiamo a
Ad ascoltar lunghi silenzi.

Après L'amour 15,
Quand nos corps se détendent,
Après L'amour,
Quand nos souffles sont courts,
Nous restons étendus,
Toi et moi,
Presque nus,
Heureux, sans rien dire,
Eclairés d'un même sourire

Dopo l'amore,
Noi non siamo più soli
Dopo l'amore,
Tu respiri con me.
E restiamo cosi,
Solo noi,
A sognar
Felici di nulla, io e te,
Lo stesso sorriso.

Après L'amour,
Nous ne formons qu'un être,
Après L'amour,
Quand nos membres sont lourds,
Au sein des draps froissés,
Nous restons enlassés,
Après L'amour,
Au creux du jour,
Pour rêver.

Dopo l'amore,
Noi non siamo più soli
Dopo l'amore,
Io ti vedo così
Ogni cosa è un perché
E rimani con me
Dopo l'amor,
Per continuare a sognar.
E restiamo cosi,
Solo noi,
A sognar
Felici di nulla, io e te,
Lo stesso sorriso.
Dopo l'amor,
Siamo un essere solo
Dopo l'amor,
Io ti vedo così.
Ogni cosa è un perché,
E rimani con me
Dopo l'amor,
Per continuare a sognar.

15

amour: s.m. Il termine amour ha origine nella lingua latina con la parola amor ed è interessante venire a conoscenza
del fatto che è grazie ai trovatori francesi che il termine, appartenente ad una lingua che nel Medioevo era destinata all’uso
esclusivo delle classi nobiliari ed ecclesiastiche, è stato ripreso e diffuso arrivando fino a noi. Di fatto, è noto che la lirica
trobadorica avesse proprio come tema principale le conquiste amorose.

�AVEC LE TEMPS – Lèo Ferré

COL TEMPO SAI – Franco Battiato

Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va
On oublie le visag' et l'on oublie la voix
Le cœur quand ça bat plus c'est pas la pein' d'aller
Chercher plus loin faut laisser fair' et c'est très bien

Col tempo sai
Col tempo tutto se ne va
Non ricordi più il viso, non ricordi la voce
Quando il cuore ormai tace, a che serve cercare
Ti lasci andare e forse è meglio così

Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va
L'autre qu'on adorait qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots entre les lign's et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va fair' sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Col tempo sai
Col tempo tutto se ne va
L'altro che adoravi che cercavi nel buio
L'altro che indovinavi in un batter di ciglia
Tra le frasi e le righe e il fondotinta
Di promesse agghindate per uscire a ballare
Col tempo sai tutto scompare.

Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va
Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces
gueul's
A’ la Gal'rie J'Farfouill' dans les rayons d' la mort
Le samedi soir quand la tendress' s'en va tout' seule

Col tempo sai
Col tempo tutto se ne va
Ogni cosa appassisce io mi scopro a frugare
In vetrine di morte quando il sabato sera
La tenerezza rimane senza compagnia.

Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhum' pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux 16
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s' traînait comme traînent les
chiens
Avec le temps va tout va bien

Col tempo sai
Col tempo tutto se ne va
L'altro a cui tu credevi anche a un colpo di tosse
L'altro che ricoprivi di gioielli e di vento
Ed avresti impegnato anche l'anima al monte
Per cui ti trascinavi alla pari di un cane
Col tempo sai tutto va bene.

Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres
gens
Ne rentre pas trop tard surtout ne prend pas froid

Col tempo sai
Col tempo tutto se ne va
Non ricordi più il fuoco
Non ricordi le voci della gente da poco
E il loro sussurrare
Non ritardare copriti col freddo che fa.

Avec le temps...
Avec le temps va tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps ... on n'aime plus.

Col tempo sai
Col tempo tutto se ne va
E ti senti il biancore di un cavallo sfiancato
In un letto straniero ti senti gelato
Solitario ma in fondo in pace col mondo
E ti senti tradito dagli anni perduti
Allora tu col tempo sai non ami più.

16

bijoux: s.m. Il termine bijou deriva dal termine bretone bizou, che indicava l’anello, derivante a sua volta dal termine
biz, che nella lingua celtica significava dito. Il termine bijou, quindi, all’inizio designava solamente l’anello ed è solo nel
XVI secolo che il termine ha rimpiazzato la parola jovau (plurale di joyal, derivante dal tardo latino joyale e dal latino
classico jocus, che significava gioia), che allora indicava l’insieme dei vari gioielli, acquisendo il significato attuale.

�24000 BAISERS - Johnny Hallyday
Aime-moi
Comme je t´aime
Si tu veux bien me laisser faire
Pendant une journée entière
Je suis capable pour te plaire
De te donner 24000 baisers 17
Je prends des paris à la ronde
Sans perdre plus de dix secondes
Je promets devant tout le monde
De te donner 24000 baisers
Je ne sais pas ce qui se passe
Vois-tu chérie plus je t´embrasse
Plus j´ai envie de t´embrasser
J´aime assez ça quand tu m´enlace
Et comme je ne suis pas de glace
Je ne laisserais pas ma place
Quand je te donne 24000 baisers
Je fais un trait toutes les demi-heures
J´en suis au moins à huit cent mille
Et je ne peux pas m´arrêter
Je prends des paris à la ronde
Sans perdre plus de dix secondes
Je promets devant tout le monde
De te donner 24000 baisers
Et lorsqu´une fois centenaire
Il me faudra quitter la terre
Sans même faire une prière
Je suis bien certain que Saint-Pierre
En me voyant toujours sincère
Me permettra de t´embrasser
Tout le temps de l´éternité.

17

24000 BACI – Adriano Celentano
Amami, ti voglio bene
Con 24 mila baci oggi saprei perché l'amore
Vuole ogn'istante mille baci, mille carezze vuole
all'ora
Con 24 mila baci, felici corrono le ore
D'un giorno splendido perché ogni secondo bacio te
Niente bugie meravigliose, frasi d'amore
appassionate
Ma solo baci che do a te
Con 24 mila baci, così frenetico è l'amore
In questo giorno di follia ogni minuto è tutto mio
Niente bugie meravigliose, frasi d'amore
appassionate
Ma solo baci che do a te
Con 24 mila baci, così frenetico è l'amore
In questo giorno di follia ogni minuto è tutto mio
Con 24 mila baci, felici corrono le ore
D'un giorno splendido perché
Con 24 mila baci tu m'hai portato alla follia
Con 24 mila baci ogni secondo è tutto mio
Con 24 mila baci ogni secondo bacio te.

baisiers: s.m. Il termine baisier deriva dal verbo baiser (baciare), il quale deriva dal latino basiare, che inizialmente
indicava il bacio dato a delle persone rispettate, come il padre. Il termine aveva ben presto sostituito la parola suavium,
che indicava il bacio dato tra due innamorati, e osculum, che indicava la posizione della bocca durante l’atto del bacio.

�LA MARINE – Georges Brassens
On les retrouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours
C'est là l'sort de la marine 18
Et de toutes nos p'tites chéries
On accoste. Vite ! un bec
Pour nos baisers, l'corps avec
Et les joies et les bouderies
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci
Des grandes amours dans nos p'tits
On a ri, on s'est baisés
Sur les neunœils, les nénés
Dans les cheveux à plein bécots
Pondus comme des œufs tout chauds
Tout c'qu'on fait dans un seul jour!
Et comme on allonge le temps!
Plus d'trois fois, dans un seul jour
Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur
D'amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur
La peine aussi, et c'est bon
On n'est pas là pour causer
Mais on pense, même dans l'amour
On pense que d'main il fera jour
Et qu'c'est une calamité
C'est là l'sort de la marine
Et de toutes nos p'tites chéries
On s'accoste. Mais on devine
Qu'ça n'sera pas le paradis

AMORI MARINAI – Alessio Lega
Gioia paradisi e inferni
Sono un po’ ravvicinati
Come i grandi amori eterni
Son gli amori dei pirati
Son gli amori dei marinai
Lunghi giusto un quarto d’ora
E ti baci tanto sai
Che non ti rivedrai ancora
E i sorrisi che duran pure
Di lasciarsi e ritornare
Ci son come miniature
E gli amori d’alto mare
Ci si è visti ci si piace
Ci si bacia e poi si è
In battaglia e poi si è in pace
Finche’ non esce il caffè
È una moltiplicazione
Un poco dolce un poco agra
In un’ora di passione
Allegra triste allegra
Resta in camera un odore
Di amor stanco e di sudate
Mette un po’ di prova il cuore
Mette un affanno nel fiato
E non siam qui per chiacchierare
Ma si pensa solo al letto
Il giorno sta per arrivare
E non fa un gran bel effetto
Son gli amori dei marinai
Lunghi giusto un quarto d’ora
E ti baci tanto sai
Che non ti rivedrai ancora
E puoi provare a far di tutto
Per tirare scemo il tempo
Fare il bello fare il brutto
Tanto lui non lascia tempo
Come i grandi amori eterni
Son gli amori dei pirati
Fanno paradisi e inferni
Sono un po’ ravvicinati.

On aura beau s'dépêcher
Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l'bourrer de tous nos péchés
Ça n'sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours !
On les retrouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour...
18

marine: s.f. È interessante notare che il termine francese marine, derivante dal latino marinus, parola derivata dal latino
mare, ha dato origine al nome proprio Marine, Marina in italiano. Il nome Marine è di fatto anch’esso derivante dal latino
(già nell’antica Roma esisteva il nome Marina), ma questo nome apparse in Francia solo negli anni ’60.

�RIFERIMENTI BIBLIOGRAFICI E SITOGRAFICI:
-

Testicanzoni.mtv.it
Rockol.it
Riflessioni.it
Greatsong.net
Dictionnaire Larousse de la langue française en ligne
Dizionario francese-italiano Boch
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
Le Littré en ligne

ASSOCIAZIONE MUSICAINSIEME
Scuola di Musica della Val Pellice, Chisone e Germanasca
Via Roma 41 Luserna San Giovanni – 10062 – To
Tel. 0121 902734 – Fax. 0121 396699
Cell. 3357827403 – www.assmusicainsieme.it

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                  <text>Le attività degli Sportelli Linguistici fanno in modo che la popolazione entri in contatto con la lingua storica minoritaria sia nella sua forma orale, sia in quella scritta, ponendo le Pubbliche Amministrazioni nella condizione di corrispondere in lingua minoritaria, ai sensi della L.482/99, garantendo la presenza di personale che sia in grado di rispondere alle richieste del pubblico usando la lingua ammessa a tutela.</text>
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                <text>Programma di sala del concerto "Les belles infidèles" volto all'approfondimento linguistico francese</text>
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                    <text>�UN PARCOURS LINGUISTIQUE: ses raisons

Pour réaliser ce parcours linguistique en langue
française, on a isolé dans chants et chansons un
certain nombre de mots, dont la plupart sont
simples et connus, mais il y en a aussi d’amusants
ou de désuets, de classiques ou de modernes,
de sérieux ou de bizarres, pour en faire une courte
biographie. À la suite des textes et à leur
traduction, vous trouverez donc, en bas de la
page, une sorte de glossaire. Les mots qui le
composent sont de petits “extraits” d’une langue
qui traduit une culture extrêmement riche. Nous
aimons penser que, vous aussi, poussés par une
curiosité quelconque, vous vous aventurerez dans
les pages d’un dictionnaire, ou trouverez le temps
de flâner parmi les parterres littéraires de cette
belle langue sœur.

ANIMAUX EN MUSIQUE

Alexis Emmanuel Chabrier, né à Ambert le 18 janvier
1841 et mort à Paris le 13 septembre 1894, a été un
compositeur et pianiste français. Avec son recueil
“Volailleries”, inspiré par les poésies de Edmond
Rostand et Rosemonde Gérard, Chabrier a rendu les
animaux protagonistes de ses textes.
Ses compositions ont influencé nombreux
compositeurs français, particulièrement Claude
Debussy, Maurice Ravel et Francis Poulenc.
En effet, Francis Poulenc, né à Paris le 7 janvier 1899
et mort le 30 janvier 1963, proposa de nouveau la
figure animale dans son recueil “Le bestiaire”, dont
les passages musicaux sont inspirés par les poésies
de Guillaume Apollinaire.
Poulenc a été toujours conscient de ne pas être un
innovateur, mais il ne se préoccupa jamais de sa
position, parce que il retrouvait en soi même les
caractéristiques d’un compositeur, qui peut écrire
des œuvres très belles sans changer le langage.
A ce propos, en 1942 il a écrit : «Je suis conscient de
ne pas être le type de musicien qui apporte
innovations harmoniques, comme ont fait Igor
Stravinskij ou Ravel, ou Debussy, mais je pense
vraiment qu’il y a une place dans la musique
contemporaine pour celui qui se contente de
utiliser les accordes des autres. Ce n’était pas le cas
de Mozart et de Schubert?».
Joseph Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875
et mort à Paris le 28 décembre 1937, compositeur,
pianiste et chef d’orchestre français, proposa lui
aussi les figures animaux dans les chansons qui
composent le recueil “Histoires naturelles”, inspiré
par les proses de Jules Renard.

UN PERCORSO LINGUISTICO: i motivi

Per realizzare questo percorso linguistico in lingua
francese, abbiamo isolato da canti e canzoni alcune
parole, per lo più semplici e conosciute, ma anche
divertenti o desuete, classiche o moderne, seriose o
bizzarre, e ne abbiamo abbozzato una breve
biografia.
Oltre ai testi e alla loro traduzione, troverete quindi a
piè pagina una sorta di glossario. Le parole che lo
compongono non sono che piccoli “assaggi” di una
lingua veicolo di una cultura straordinariamente
ricca. Ci piace pensare che, spinti da una qualche
curiosità, vi avventurerete a vagabondare, come
abbiamo fatto noi, tra le pagine di un dizionario o a
passeggiare tra le aiuole letterarie di questa nobile
lingua nostra consorella.

ANIMALI NELLA MUSICA

Alexis Emmanuel Chabrier, nato ad Ambert il 18
gennaio 1841 e morto a Parigi il 13 settembre 1894,
è stato un compositore e pianista francese. Con la
sua raccolta “Volailleries”, ispirata dalle poesie di
Edmond Rostand e Rosemonde Gérard, Chabrier ha
reso gli animali protagonisti dei suoi testi.
Le sue composizioni hanno influenzato numerosi
compositori francesi, particolarmente Claude
Debussy, Maurice Ravel e Francis Poulenc.
Infatti, Francis Poulenc, nato a Parigi il 7 gennaio
1899 e morto il 30 gennaio 1963, ripropose la figura
animale nella sua raccolta “Le bestiaire”, i cui brani
sono ispirati dalle poesie di Guillaume Apollinaire.
Poulenc è stato sempre consapevole di non essere
un innovatore, ma non si preoccupò mai di questa
sua posizione poiché ritrovava in lui i tratti di un
compositore che può scrivere belle opere senza
cambiare il linguaggio. A tal proposito, nel 1942 ha
scritto: «Sono ben conscio di non essere quel tipo di
musicista che porta innovazioni armoniche, come
Igor Stravinskij o Ravel, o Debussy, ma io penso
veramente che ci sia un posto nella musica
contemporanea per chi si accontenta di usare gli
accordi di altra gente. Non era questo forse il caso
di Mozart e di Schubert?».
Joseph Maurice Ravel, nato a Ciboure il 7 marzo
1875 e morto a Parigi il 28 dicembre 1937,
compositore, pianista e direttore d'orchestra
francese, propose anch’esso figure animali nei brani
che compongono la raccolta “Histoires naturelles”,
ispirata dalle prose di Jules Renard.

�LA BALLADE DES GROS DINDONS – LA BALLATA DEI GROSSI TACCHINI
(Emmanuel Chabrier)

1

Les gros dindons 1, à travers champs,
D'un pas solennel et tranquille,
Par les matins, par les couchants,
Bêtement marchent à la file,
Devant la pastoure qui file,
En fredonnant de vieux fredons,
Vont en procession docile
Les gros dindons !

I grossi tacchini, attraversando la campagna,
Con un’andatura pacata e tranquilla,
Al mattino o al tramonto
Stupidamente camminano in fila.
Davanti alla pastorella che fila
Canticchiando vecchie canzoni,
Camminano in docile processione,
I grossi tacchini!

Ils vous ont l'air de gros marchands
Remplis d'une morgue imbécile,
De baillis rogues et méchants
Vous regardant d'un œil hostile ;
Leur rouge pendeloque oscille ;
Ils semblent, parmi les chardons,
Gravement tenir un concile,
Les gros dindons !

Hanno l’aria di grossi mercanti,
Gonfi di un’alterigia imbecille,
Burocrati arroganti e perfidi,
Che vi guardano con un occhio ostile.
Il loro rosso ciondolo oscilla
E sembrano, in mezzo ai cardi,
Riunirsi in una seriosa assemblea,
I grossi tacchini!

N'ayant jamais trouvé touchants
Les sons que le rossignol file,
Ils suivent, lourds et trébuchants,
L'un d'eux, digne comme un édile ;
Et, lorsqu'au lointain campanile
L'angélus 2 fait ses lents din ! dons !
Ils regagnent leur domicile,
Les gros dindons !

Non essendosi mai commossi
Per le modulazioni dell’usignolo,
Seguono, inciampando pesanti,
Uno di loro, degno come un edile.
E, quando da un lontano campanile,
L’angelus suona i suoi lenti din-don,
Se ne tornano al loro domicilio,
I grossi tacchini!

Prud'hommes gras, leurs seuls penchants
Sont vers le pratique et l'utile,
Pour eux, l'amour et les doux chants
Sont un passe-temps trop futile ;
Bourgeois de la gent volatile,
Arrondissant de noirs bedons,
Ils se fichent de toute idylle,
Les gros dindons !

Grassi moralisti, pensano solo
All’immediato e all’utile:
Per essi l’amore e i dolci canti
Sono un passatempo troppo futile.
Borghesi fra i volatili,
Gonfiano la loro pancia
Ignorando gli idilli,
I grossi tacchini!

dindons: s.m. Il termine dindon deriva dal termine dinde, ovvero tacchino, al quale è stato aggiunto il suffisso
diminutivo francese -on. Il termine dinde, a sua volta, è la forma abbreviata di coq d’Inde, termine utilizzato per la prima
volta da Olivier de Serres nel 1600. Questo animale, infatti, derivava dall’America del nord e, più precisamente, dal
Messico, nelle Indie occidentali, dove era largamente diffuso come animale selvatico.
2
angélus: s.m. L'Angelus è una preghiera cattolica il cui nome deriva dalla parola iniziale del testo in latino: Angelus
Domini nuntiavit Mariae. Questa preghiera consiste di tre brevi testi che raccontano il mistero dell’incarnazione, recitati
come versetti e responsorio ed alternati con la preghiera dell'Ave Maria. Quando è recitata dal sommo pontefice, si
aggiunge anche la benedizione apostolica o papale. Questa devozione viene recitata tre volte al giorno, all'alba, a
mezzogiorno e al tramonto. In tali orari viene suonata una campana, talvolta detta "campana dell'Angelus" o "campana
dell'Ave Maria".
L'origine di questa pratica devozionale è da collocarsi, probabilmente, nei monasteri medievali: mentre i monaci coristi
cantavano le ore liturgiche, i conversi, spesso illetterati, interrompevano le loro occupazioni manuali e si univano alla
preghiera.
L'istituzione ufficiale dell'Angelus viene attribuita a papa Urbano II, ma fu il re Luigi XI di Francia che nel 1472 ordinò che
fosse recitata tre volte al giorno.

�LES CIGALES – LE CICALE (Emmanuel Chabrier)

3

Le soleil est droit sur la sente,
L'ombre bleuit sous les figuiers ;
Ces cris au loin multipliés,
C'est midi, c'est midi qui chante.
Sous l'astre qui conduit le chœur,
Les chanteuses dissimulées
Jettent leurs rauques ululées
De quel infatigable cœur.
Les cigales 3, ces bestioles,
Ont plus d'âme que les violes ;
Les cigales, les cigalons,
Chantent mieux que les violons 4 !

Il sole è alto sul sentiero,
L’ombra è blu sotto i fichi,
Le grida si moltiplicano lontane:
È il mezzogiorno che canta.
Sotto l’astro che dirige il coro
I cantori nascosti
Gettano i loro rauchi ululati,
D'una lena instancabile.
Le cicale, queste bestiole,
Hanno più anima delle viole;
Le cicale, le cicaline,
Cantano meglio dei violini!

S'en donnent-elles, les cigales,
Sur les tas de poussière gris,
Sous les oliviers rabougris
Étoilés de fleurettes pâles.
Et grises de chanter ainsi,
Elles font leur musique folle ;
Et toujours leur chanson s'envole
Des touffes du gazon roussi !
Les cigales, ces bestioles,
Ont plus d'âme que les violes ;
Les cigales, les cigalons,
Chantent mieux que les violons !

Si esibiscono, le cicale,
Su mucchi di polvere grigia,
Sotto i rachitici olivi,
Pieni di fiorellini pallidi.
E, un po’ tristi di cantare così,
Fanno la loro folle musica:
Senza interruzione la loro canzone
Si leva dall’erba bagnata.
Le cicale, queste bestiole,
Hanno più anima delle viole;
Le cicale, le cicaline,
Cantano meglio dei violini!

Aux rustres épars dans le chaume,
Le grand astre torrentiel,
À larges flots, du haut du ciel,
Verse le sommeil et son baume.
Tout est mort, rien ne bruit plus
Qu'elles, toujours, les forcenées,
Entre les notes égrenées
De quelque lointain angélus !
Les cigales, ces bestioles,
Ont plus d'âme que les violes ;
Les cigales, les cigalons,
Chantent mieux que les violons !

Ai contadini, coricati sulla paglia,
Il grande astro torrenziale,
A grandi fiotti, dall’alto del cielo,
Versa il balsamo del sonno.
Tutto è morto e silente,
Tranne loro, incessanti, forsennate,
Fra le note sgranate
Di qualche lontano angelus!
Le cicale, queste bestiole,
Hanno più anima delle viole;
Le cicale, le cicaline,
Cantano meglio dei violini!

cigales: s.f. Il termine cigale deriva dal latino volgare cicala, forma rustica del latino classico cicada. Il termine non
indica solo un grosso insetto, ma viene utilizzato anche per indicare una persona ciarliera che stordisce con le sue
chiacchiere. Per questo derivano dalla parola cicala termini come cicalare, ovvero parlare a lungo e noiosamente, e
cicalata, cioè discorso lungo ed inconcludente. Inoltre, le caratteristiche assegnate a questo insetto dal poeta francese
Jean de La Fontaine (1621 - 1695), hanno fatto sì che ancora oggi “fare come la cicala” indica l’atteggiamento di una
persona che consuma tutto ciò che ha, vivendo alla giornata, senza pensare al futuro.
4
violons: s.m. Il termine violon, in italiano violino, derivato diminutivo di viole, ovvero viola, nasce nel XVI secolo per
indicare uno strumento musicale a corde e ad arco, appartenente alla famiglia della viola, del violoncello e del
contrabbasso, nella quale occupa il posto del soprano. I primi violini apparvero verso la metà del Cinquecento e la
tradizione ne assegna l’invenzione all’italiano Gasparo da Salò. Il primo violino conosciuto che abbia tutte le
caratteristiche dello strumento è quello di Andrea Amati, risalente al 1570 circa.

�LA PASTORALE DES COCHONS ROSES – LA PASTORALE DEI MAIALI ROSA
de Emmanuel Chabrier

5

Le jour s'annonce à l'Orient 5,
De pourpre se coloriant,
Le doigt du matin souriant
Ouvre les roses !
Et sous la garde d'un gamin
Qui tient une gaule à la main,
On voit passer sur le chemin
Les cochons roses.

Il giorno si annuncia a Oriente,
Colorandosi di porpora,
Le dita del mattino, sorridendo,
Fanno sbocciare le rose!
E, sotto la guardia di un bimbo,
Che tiene un ramoscello in mano,
Si vedono passare sul sentiero
I maiali rosa.

Le rose rare au ton charmant
Qu'à l'horizon, en ce moment,
Là-bas, au bord du firmament
On voit s'étendre,
Ne réjouit pas tant les yeux,
N'est pas si frais et si joyeux
Que celui des cochons soyeux
D'un rose tendre !

I deliziosi toni del rosa
Che in questo momento all’orizzonte,
Laggiù, ai confini del cielo,
Vediamo dispiegarsi,
Non dà la gioia agli occhi,
Non è così fresco e lieto
Come il rosa tenero
Dei maiali setosi!

Le zéphir 6, ce doux maraudeur,
Porte plus d'un parfum rôdeur
Et dans la matinale odeur
Des églantines,
Les petits cochons transportés
Ont d'exquises vivacités
Et d'insouciantes gaietés
Presqu'enfantines ;

Zefiro, questo dolce malandrino,
Porta più di un profumo vagabondo,
E, nel profumo mattutino
Delle rose selvatiche,
I maialini, trasportati,
Hanno la squisita vivacità
E la spensierata gaiezza
Dei bambini.

Heureux, poussant de petits cris,
Ils vont par les sentiers fleuris
Et ce sont des jeux et des ris
Remplis de grâces ;
Ils vont, et tous ces corps charnus
Sont si roses qu'ils semblent nus
Comme ceux d'amours ingénus
Aux formes grasses.

Felici, facendo gridolini,
Vanno fra i sentieri fioriti
E sono tutti giochi e risa,
Conditi con grazia.
Vanno, e tutti questi corpi carnosi
Sono talmente rosa da sembrare nudi,
Come quelli d’ingenui amorini
Dalle forme grasse.

Des points noirs dans ce rose clair
Semblant des truffes dans leur chair,

Dei puntini neri sul rosa chiaro,
Che sembrano dei tartufi sulla loro carne,

Orient: s.m. Il termine orient deriva dal latino oriens, orientis, participio presente di oriri, termine che in latino
significava sorgere, nascere. Il termine non indica solo uno dei quattro punti cardinali, quello dove sorge il Sole, l’est,
ma, già in passato con gli autori dell’antichità classica, questa parola indicava le culture, le religioni e le lingue dei paesi
asiatici in contrapposizione a quelle occidentali. È importante sottolineare che le espressioni Medio Oriente ed Estremo
Oriente derivano dalle consuetudini della diplomazia inglese e francese della fine dell’Ottocento, che potevano così
identificare un Vicino Oriente (Istanbul e Cipro, ma anche i Balcani), un Medio Oriente (le coste orientali del
Mediterraneo e del Mar Rosso, fino alle coste indiane) e un Estremo Oriente (oltre le coste indiane). In quanto
generalizzazioni, questi nomi nascondono la complessità della realtà: la tesi formulata dallo scrittore e docente
statunitense Edward Said sull’orientalismo come proiezione di stereotipi deformanti da parte degli occidentali riguarda
tutta l’Asia, anche se è focalizzata soprattutto sul mondo islamico. La storia degli ultimi decenni mostra chiaramente
che occorre superare le generalizzazioni.
6
zéphir: s.m. Il termine zéphir, in italiano zefiro, deriva dal latino zephyrus, a sua volta derivante dal greco zéphyros,
forse connesso con zóphos, ovvero tenebre, ma anche occidente. Infatti, lo Zefiro è un vento che spira dall’Occidente
equinoziale. Gli antichi, deificandolo, lo dissero figlio di Eolo e di Aurora e, mentre i greci gli davano per moglie Clori, i
latini lo credevano il marito di Flora.

�Leur donnent vaguement un air
De galantine ;
Et leur petit trottinement,
A cette graisse, incessamment,
Communique un tremblotement
De gélatine.

Danno loro un vago aspetto
Di galantina.
E il loro piccolo trotto
Incessantemente trasmette
Al grasso un tremolio
Di gelatina.

Le long du ruisseau floflottant,
Ils suivent tout en ronflotant
La blouse au large dos flottant
De toile bleue, ils trottent
Les petits cochons,
Les gorets gras et folichons,
Remuant les tire-bouchons
Que fait leur queue !
Puis, quand les champs sans papillons
Exhaleront de leurs sillons
Les plaintes douces des grillons
Toujours pareilles,
Les cochons rentrant au bercail
Défileront sous le portail
Agitant le double éventail
De leurs oreilles ;

Lungo il ruscello gorgogliante,
Seguono grugnendo
La camicia di tela blu,
Dalla larga schiena fluttuante. Trottano,
I maialini,
Porcellini grassi e allegri,
Agitando il cavatappi
Della loro coda!
Poi, quando i campi senza farfalle
Esaleranno dai loro solchi
I pianti dolci dei grilli,
Sempre uguali,
I maiali, rientrando nel porcile,
Sfileranno sotto il cancello,
Agitando il doppio ventaglio
Delle loro orecchie.

Et quand là-bas, à l'Occident,
Croulera le soleil ardent,
A l'heure où le soir descendant
Ferme les roses,
Paisiblement couchés en rond,
Près de l'auge couleur marron,
Bien repus ils s'endormiront,
Les cochons roses !

E quando laggiù, all’Occidente,
Calerà il sole ardente,
Nell’ora in cui la sera che discende
Chiude le rose,
Serenamente coricati in cerchio,
Vicino al trogolo color marrone,
Pasciuti si addormenteranno,
I maiali rosa!

�LA VILLANELLE DES PETITS CANARDS – LA VILLANELLA DEGLI ANATROCCOLI
de Emmanuel Chabrier

7

Ils vont, les petits canards,
Tout au bord de la rivière,
Comme de bons campagnards 7 !

Se ne vanno gli anatroccoli,
Costeggiando il fiume,
Da bravi campagnoli.

Barboteurs et frétillards,
Heureux de troubler l'eau claire,
Ils vont, les petits canards.

Gorgogliando e guizzando,
Felici di increspare le acque chiare,
Se ne vanno, gli anatroccoli.

Ils semblent un peu jobards,
Mais ils sont à leur affaire,
Comme de bons campagnards.

Sembrano un po’ creduloni,
Ma si fanno gli affari loro,
Da bravi campagnoli.

Dans l'eau pleine de têtards,
Où tremble une herbe légère,
Ils vont, les petits canards,

Nell’acqua piena di girini,
Scuotendo l’erba leggera,
Se ne vanno, gli anatroccoli,

Marchant par groupes épars,
D'une allure régulière
Comme de bons campagnards !

Camminando in gruppi sparsi,
Con un’andatura regolare,
Da bravi campagnoli.

Dans le beau vert d'épinards
De l'humide cressonnière
Ils vont, les petits canards,

Nel bel verde degli spinaci,
Fra l’umido crescione,
Se ne vanno, gli anatroccoli,

Et quoiqu'un peu goguenards,
Ils sont d'humeur débonnaire
Comme de bons campagnards !

E, benché un po’ insolenti,
Sono affabili,
Da bravi campagnoli.

Faisant, en cercles bavards,
Un vrai bruit de pétaudière,
Ils vont, les petits canards,

Facendo, in cerchi rumorosi,
Un rumore da manicomio,
Se ne vanno gli anatroccoli,

Dodus, lustrés et gaillards,
Ils sont gais à leur manière,
Comme de bons campagnards !

Paffuti, lustri e gagliardi,
Sono gioiosi, a modo loro,
Da buoni campagnoli.

Amoureux et nasillards
Chacun avec sa commère
Ils vont, les petits canards,
Comme de bons campagnards !

Innamorati e nasali,
In coppia,
Se ne vanno gli anatroccoli,
Da bravi campagnoli!

campagnards: s.m. Il termine campagnard deriva dalla parola francese campagne, termine che deriva dal tardo latino
campania, da campus, ovvero campo, e dal quale deriva anche il nome della regione francese Champagne. Questo
termine, però, non è usato solo per indicare une personne habitant à la campagne (cioè una persona che abita in
campagna), ma indica anche une personne qui n’a pas les manières et la politesse qu’on acquerrait à la ville (ovvero una
persona che non ha le maniere e l’educazione che si acquisirebbero in città).

�LE DROMADAIRE – IL DROMEDARIO de Francis Poulenc
Avec ses quatre dromadaires 8
Don Pedro d'Alfaroubeira
Courut le monde et l'admira.
Il fit ce que je voudrais faire
Si j'avais quatre dromadaires.

Con i suoi quattro dromedari
Don Pedro d'Alfaroubeira
Girò il mondo e l'ammirò.
Fece quello che vorrei fare
Se avessi quattro dromedari.

LA CHEVRE DU THIBET – LA CAPRA DEL TIBET de Francis Poulenc
Les poils de cette chèvre et même
Ceux d'or pour qui prit tant de peine
Jason 9, ne valent rien au prix
Des cheveux dont je suis épris.

I peli di questa capra e pure
Quelli d'oro per cui si prese tanta pena
Giasone, non valgono niente in confronto
Ai capelli da cui io sono preso.

LA SAUTERELLE – LA CAVALLETTA de Francis Poulenc
Voici la fine sauterelle,
La nourriture de saint Jean 10.
Puissent mes vers être comme elle,
Le régal des meilleures gens.

Ecco l’esile cavalletta,
Cibo di San Giovanni.
Possano i miei versi essere, come lei,
Pasto dei migliori.

LE DAUPHIN – IL DELFINO de Francis Poulenc
Dauphins 11, vous jouez dans la mer,
Mais le flot est toujours amer.
Parfois, ma joie éclate-t-elle ?
La vie est encore cruelle.

8

Delfini, voi giocate nel mare,
Ma il flutto è sempre amaro.
A volte la mia gioia trabocca?
La vita è ancora crudele.

dromedaires: s.m. Il termine francese dromedaire deriva dal tardo latino dromedarius, derivato di dromas, dromados,
ovvero rapido nella corsa. Il dromedario, altrimenti detto Camelus dromedarius, è un mammifero camelide originario
del Medio Oriente e dell’Africa settentrionale, caratterizzato da una sola gobba, tratto che lo distingue dal cammello
(Camelus bactrianus) che ha due gobbe. Animale socievole, ha voce sgradevole, ma è un prezioso animale da trasporto:
è, infatti, adatto alla vita del deserto e delle steppe, poiché si nutre di erbe e cespugli secchi e può resistere alla sete per
otto giorni, se è prima ben nutrito con piante grasse e non sottoposto a sforzi eccessivi.
9
Jason: Giasóne, figura della mitologia greca, figlio del re di Iolco Esone, volendo riconquistare il trono di Iolco usurpato
dal fratellastro Pelia, dovrà andare alla conquista del vello d'oro, la pelle dell'ariete dorato che si trova nella Colchide
presso il re Eeta, a capo di un gruppo di eroi, gli Argonauti, l'equipaggio della nave Argo. Grazie all'aiuto della maga
Medea, figlia di Eeta e sua futura sposa, riuscirà nell'impresa e, dopo le molte peripezie che caratterizzeranno tutto il
viaggio, tornerà a Iolco per reclamare il suo trono.
10
La nourriture de saint Jean: Con questo verso Francis Poulenc riprende un passo del vangelo di Matteo e di Marco
della Bibbia secondo il quale Giovanni Battista, cugino di Gesù, vivendo nell'aspro deserto della Giudea, si nutriva di
cavallette e miele. Lo stesso avvenimento viene narrato da Dante Alighieri nel Purgatorio della Divina Commedia (canto
XXII, vv. 293-294): Mele e locuste furon le vivande, che nudriro il Battista nel diserto: perch’egli è glorioso e tanto grande,
quanto per l’evangelio n’è aperto.
11
Dauphins: s.m. Il termine dauphin deriva dal latino delphinus, parola che deriva a sua volta da delphis, delphinos,
derivato di delphys, la cui traduzione letterale è utero. In Francia il termine delfino non indicava solo il mammifero
marino: questo termine rappresentava anche il titolo con cui nel medioevo si indicava, a partire da Guigo IV d’Albon
(1098-1142), il signore del Delfinato, antica provincia francese; in seguito il termine delphin venne attribuito all’erede
diretto al trono di Francia.

�L’ECREVISSE – IL GAMBERO de Francis Poulenc
Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses 12,
À reculons, à reculons.

Incertezza, oh mie delizie,
Voi ed io ce ne andiamo
Come se ne vanno i gamberi,
All'indietro, all’indietro.

LA CARPE - LA CARPA de Francis Poulenc
Dans vos viviers, dans vos étangs,
Carpes, que vous vivez longtemps !
Est-ce que la mort vous oublie,
Poissons 13 de la mélancolie.

12

Nei vostri vivai, nei vostri stagni,
Carpe, quanto vivete a lungo!
È che la morte vi dimentica,
Pesci della malinconia.

écrevisses: s.f. Il termine francese écrevisse, ovvero gambero, deriva dal francese antico crevice, passato
successivamente a écrevisse per agglutinazione dell’articolo. Il termine, però, ha origini più antiche poiché deriva dal
francique, lingua di origine germanica, krebitja, termine che a sua volta deriva dal germanico krebiz. L’andamento del
gambero ha portato alla nascita di un senso figurato legato a questo animare: aller comme les écrevisses (procedere
come i gamberi) è l’andamento di qui recule au lieu d’avancer (chi indietreggia al posto di avanzare).
13
Poissons: s.m. Il termine poisson, in italiano pesce, deriva dall’ancien français pescion, derivato di peison, accrescitivo
de peis, derivante da pois. Un’altra possibile origine del termine affonda le sue radici nel latino piscem, accusativo di
piscis. È curioso osservare come la parola di origine latina abbia la sua origine dall’indoeuropeo tanto quanto l’inglese
fish e l’Irlandese iasc.

�LE PAON – IL PAVONE de Maurice Ravel
Il va sûrement se marier aujourd'hui.

Va di certo a nozze, oggi.

Ce devait être pour hier.
En habit de gala, il était prêt.

Dovevano aver luogo ieri.
Era pronto, infatti, in abito di gala.

Il n'attendait que sa fiancée.
Elle n'est pas venue.
Elle ne peut tarder.

Non aspettava che la fidanzata.
Non è venuta.
Ma non può tardare.

Glorieux, il se promène
Avec une allure de prince indien
Et porte sur lui les riches présents d'usage.

Vanitoso, passeggia
Con l'incesso d'un principe indiano
E porta addosso i ricchi doni d'uso.

L'amour avive l'éclat de ses couleurs
Et son aigrette tremble comme une lyre.

L'amore ravviva i suoi colori smaglianti,
E il suo ciuffo tremola come una lira.

La fiancée n'arrive pas.

La fidanzata non giunge.

Il monte au haut du toit
Et regarde du côté du soleil.

Egli sale in cima al tetto
E guarda dalla parte del sole.

Il jette son cri diabolique :

Emette il suo grido diabolico:

Léon ! Léon !

Leò! Leò!

C'est ainsi qu'il appelle sa fiancée.
Il ne voit rien venir et personne ne répond.
Les volailles 14 habituées
Ne lèvent même point la tête.
Elles sont lasses de l'admirer.
Il redescend dans la cour,
Si sûr d'être beau
Qu'il est incapable de rancune.

Chiama così la fidanzata.
Ma non vede venir nessuno e nessuno risponde.
Le femmine del pollaio, abituate,
Non alzano nemmeno il capo.
Sono stanche d'ammirarlo.
Egli ridiscende nel cortile,
Così sicuro d'esser bello,
Che è incapace di rancore.

Son mariage sera pour demain.

Il suo sposalizio sarà per domani.

Et, ne sachant que faire
Du reste de la journée,
Il se dirige vers le perron.
Il gravit les marches,
Comme des marches de temple,
D'un pas officiel.

E, non sapendo come impiegare
Il resto della giornata,
S'avvia verso la scala.
Sale gli scalini,
Come gradini di un tempio,
Con passo marziale.

Il relève sa robe
A queue toute lourde des yeux
Qui n'ont pu se détacher d'elle.
Il répète encore une fois la cérémonie.

Solleva la sua veste a strascico,
Tutta carica degli occhi
Che non hanno potuto staccarsi da lei.
Ripete ancora una volta la cerimonia.

14

volailles: s.f. Il termine volaille deriva dal latino volatilia, che significa uccello, e indica l’ensemble de oiseaux (l’insieme
di uccelli) e, soprattutto, oiseau de basse-cour, principalement poule, poulet et chapon (uccello da cortile,
principalmente gallina, pollo e cappone). È interessante notare che nel corso del tempo il termine volaille ha iniziato ad
accostarsi a soggetti estranei all’ambito animalesco: attualmente il termine viene utilizzato anche per indicare le
pattuglie della polizia e le prostitute.

�LE GRILLON – IL GRILLO de Maurice Ravel
C'est l'heure où, las d'errer,
L'insecte nègre revient de promenade
Et répare avec soin le désordre de son domaine.

É l'ora in cui, stanco di vagare,
Il nero insetto ritorna dalla passeggiata
E rimedia con cura al disordine del suo dominio.

D'abord il ratisse ses étroites allées de sable.

Prima ne rastrella gli stretti vialetti di sabbia.

Il fait du bran de scie qu'il écarte
Au seuil de sa retraite.

Fa un po' di segatura, che sparge
Sulla soglia del suo rifugio.

Il lime la racine de cette grande herbe
Propre à le harceler.

Lima la radice di quella grande erba
Che può dargli noia.

Il se repose.

Si riposa.

Puis il remonte sa minuscule montre.

Poi carica il suo minuscolo orologio.

A-t-il fini ? Est-elle cassée ?
Il se repose encore un peu.

Ha finito? L'ha rotto?
Si riposa ancora un poco.

Il rentre chez lui et ferme sa porte.

Entra in casa e chiude l'uscio.

Longtemps il tourne sa clé 15
Dans la serrure délicate.

A lungo gira la chiave
Nella delicata serratura.

Et il écoute :

E ascolta:

Point d'alarme dehors.

Nessun allarme, fuori.

Mais il ne se trouve pas en sûreté.

Ma non si sente troppo al sicuro.

Et comme par une chaînette
Dont la poulie grince,
Il descend jusqu'au fond de la terre.

E come per mezzo di una catenina,
La cui carrucola stride,
Scende fino in fondo alla terra.

On n'entend plus rien.

Non si ode più nulla.

Dans la campagne muette,
Les peupliers se dressent comme des doigts
En l'air et désignent la lune.

Nella campagna silenziosa,
I pioppi si alzano come dita
In aria e indicano la luna.

15

clé: s.f. Il termine clé, che si traduce in italiano con chiave, è apparso nel 1080 nella sua forma iniziale clef, derivante
dal latino clavis. All’origine il termine era sinonimo del termine clavus, ovvero clou (chiodo), poiché all’inizio le serrature
consistevano in un chiodo che si introduceva in un anello. Secondo un’altra ipotesi il termine potrebbe essere
improntato sul greco klais. In ogni caso, la grafia clé è dovuta ad una ricostruzione moderna del singolare del termine
basandosi sull’antico plurale clez, cles (1130-1140).

�LE CYGNE – IL CIGNO de Maurice Ravel
Il glisse sur le bassin, comme un traîneau blanc,
De nuage en nuage. Car il n'a faim que des nuages
floconneux
Qu'il voit naître, bouger, et se perdre dans l'eau 16.

Scivola sul bacino d'acqua, come una slitta bianca,
Di nuvola in nuvola. Poiché non ha fame che delle
nuvole
Di bambagia che vede nascere, muoversi e perdersi
nell'acqua.

C'est l'un d'eux qu'il désire. Il le vise du bec,
Et il plonge tout à coup son col vêtu de neige.

Ne vuole una. La punta col becco
E tuffa d'un tratto il suo collo vestito di neve.

Puis, tel un bras de femme sort d'une manche, il
retire.

Poi, come un braccio di donna che esca dalla
manica, lo ritira.

Il n'a rien.

Non ha preso nulla.

Il regarde : les nuages effarouchés ont disparu.

Guarda: le nuvole, spaventate, sono sparite.

Il ne reste qu'un instant désabusé,
Car les nuages tardent peu à revenir, et,
Là-bas, où meurent les ondulations de l'eau,
En voici un qui se reforme.

Resta deluso per un momento,
Poiché esse tardano poco a ritornare, e,
Laggiù, dove muoiono le ondulazioni dell'acqua,
Eccone una che si forma di nuovo.

Doucement, sur son léger coussin de plumes,
Le cygne rame et s'approche...

Dolcemente, sul suo leggero cuscino di piume,
Il cigno rema e si avvicina...

Il s'épuise à pêcher de vains reflets,
Et peut-être qu'il mourra, victime de cette illusion,
Avant d'attraper un seul morceau de nuage.

Si stanca a pescare vani riflessi,
E forse morrà, vittima di questa illusione,
Prima d'acciuffare un solo pezzo di nuvola.

Mais qu'est-ce que je dis ?

Ma cosa dico?

Chaque fois qu'il plonge, il fouille du bec
La vase nourrissante et ramène un ver.

Ogni volta che si tuffa, fruga col becco
La melma nutriente e trova un verme.

Il engraisse comme une oie.

Ingrassa come un'oca.

16

eau: s.f. Il termine eau, cioè acqua, deriva dal latino aqua, termine che nel XI secolo è divenuto egua, trasformatosi
in base alle contaminazioni linguistiche in ewe. Ne XIII secolo il termine, trasformatosi di nuovo in forme come
aive, aigue, eve, diventa eaue. Con l’evoluzione linguistica il termine ha subito la perdita della vocale finale arrivando
alla grafia oggi riconosciuta ufficialmente già nel XVI secolo. In francese, però, il termine aqua di origine latino si ritrova
ancora come prefisso in termini riguardanti il contesto acquatico.
Di fatto, il termine latino aqua deriva dall’indoeuropeo hekweh, termine derivante dalla parola indoeuropea hekw, che
significa bere. Il termine indoeuropeo non costituisce solo la base del termine in latino e, di conseguenza, nelle lingue
romanze, ma anche nell’inglese water, nelle lingue slave voda e woda e in greco antico hudor, termine che ha dato
origine al prefisso idro. Il prefisso di origine greca è ancora utilizzato, ma, a differenza del prefisso di origine latina,
questo lo si ritrova in termini prevalentemente tecnici ed elevati.

�LE MARTIN-PECHEUR – IL MARTIN PESCATORE de Maurice Ravel
Ça n'a pas mordu, ce soir,

Non hanno abboccato, stasera, i pesci,

Mais je rapporte une rare émotion.

Ma io ho avuto una rara emozione.

Comme je tenais ma perche de ligne tendue,
Un martin-pêcheur 17 est venu s'y poser.

Mentre reggevo la canna della mia lenza ben tesa,
Un martin-pescatore è venuto a posarvisi.

Nous n'avons pas d'oiseau plus éclatant.
Il semblait une grosse fleur bleue
Au bout d'une longue tige.
La perche pliait sous le poids.
Je ne respirais plus, tout fier d'être pris
Pour un arbre par un martin-pêcheur.

Non ci sono uccelli più splendidi, da noi.
Sembrava un grosso fiore azzurro
In cima ad un lungo stelo.
La canna piegava sotto il peso.
Io trattenevo il respiro, tutto orgoglioso d'essere
Scambiato per un albero da un martin pescatore.

Et je suis sûr qu'il ne s'est pas envolé de peur,
Mais qu'il a cru qu'il ne faisait que passer
D'une branche à une autre.

E sono sicuro che non è volato via per paura,
Ma che ha creduto di non far altro che passare
Da un ramo ad un altro.

17

martin-pêcheur: s.m. Il martin pescatore (Alcedo atthis Linnaeus) è un uccello coraciforme della famiglia degli
Alcedinidi. È detto anche alcione, poiché è la specie più comune della famiglia, nonché l'unica presente in Europa. Il
martin pescatore è lungo 16/17 cm, con un becco lungo, grosso alla base, ali e coda brevi e piedi piccoli, caratteristiche
che lo aiutano nella pesca. Infatti, Il martin pescatore si nutre principalmente di pesciolini e di granchi, a cui aggiunge
molti insetti, destinati soprattutto ai piccoli. Nelle parti superiori è blu-verde metallico, in quelle inferiori e sulle guance
giallo ruggine, ai lati del collo spicca una macchia bianca. É dotato di un volo sempre rapido e uniforme, che gli permette
di fendere l'aria in linea retta, mantenendosi in una direzione parallela a quella del livello del liquido e seguendo così le
tortuosità del fiume senza mai allontanarsi dall'acqua. A causa dei piccoli piedi si limita a saltellare su qualche pietra e
non cammina mai sul terreno. É un uccello poco socievole e vive solitario e non tollera alcun concorrente nel suo
territorio di caccia. É un uccello sedentario e rimane posato per varie ore su un medesimo ramo, con lo sguardo rivolto
all'acqua, in attesa della preda. Il martin pescatore vive in tutta l'Europa centrale e meridionale, nell'Asia centromeridionale e gran parte dell'Africa.

�LA PINTADE – LA FARAONA de Maurice Ravel
C'est la bossue de ma cour.
Elle ne rêve que plaies à cause de sa bosse.

È la gobba del mio cortile.
Per causa della sua gobba non sogna che guai.

Les poules ne lui disent rien :
Brusquement, elle se précipite et les harcèle.

Le galline non le dicono nulla:
Bruscamente essa si precipita e le infastidisce.

Puis elle baisse sa tête, penche le corps,
Et, de toute la vitesse de ses pattes maigres,
Elle court frapper, de son bec dur,
Juste au centre de la roue d'une dinde.

Poi abbassa la testa, china il corpo,
E, con tutta la forza delle sue magre gambette,
Corre a picchiare, col suo becco duro,
Proprio nel mezzo della ruota di una tacchina.

Cette poseuse l'agaçait.

Le dava sui nervi quella «posatrice».

Ainsi, la tête bleuie, ses barbillons à vif,
Cocardière 18, elle rage du matin au soir.
Elle se bat sans motif,
Peut-être parce qu'elle s'imagine
Toujours qu'on se moque de sa taille,
De son crâne chauve et de sa queue basse.

Così, turchina la testa, accesi i rossi bargigli,
Coccardaia, essa attacca lite da mattina a sera.
Si batte senza motivo,
Forse perché s'immagina
Sempre che vengano presi in giro la sua gobba,
Il suo cranio pelato e la sua coda bassa.

Et elle ne cesse de jeter un cri discordant
Qui perce l'aire comme un pointe.

E non cessa mai di lanciare un grido stonato,
Che fora l'aria con una punta.

Parfois elle quitte la cour et disparaît.
Elle laisse aux volailles pacifiques
Un moment de répit.
Mais elle revient plus turbulente et plus criarde.
Et, frénétique, elle se vautre par terre.

A volte abbandona il cortile e sparisce.
Lascia un minuto di respiro
Ai pacifici volatili.
Ritorna, però, più turbolenta e più strillona.
E, frenetica, si rotola per terra.

Qu'a-t'elle donc ?

Cos’ha?

La sournoise fait une farce.

Scherza, la sorniona.

Elle est allée pondre son œuf à la campagne.

É andata a far l'uovo fra i campi.

Je peux le chercher si ça m'amuse.

Volendo, potrei andare a cercarlo.

Et elle se roule dans la poussière comme une
bossue.

Quella si rigira nella polvere, come una gobba.

18

Cocardière: s.f. Il termine cocardier o cocardière (al femminile) ha origine nel XIX secolo e deriva da cocarde, ovvero
coccarda, riferendosi al simbolo della rivoluzione francese. Infatti, è definito cocardier qui éprouve et professe un
patriotisme passionné, susceptible et souvent étroit (qui prova e professa un patriottismo appassionato, suscettibile e
spesso rigido). Curioso notare come lo stesso termine si riferisca a un ambito completamento diverso: in questo caso il
termine cocarde non si riferisce al vessillo della rivoluzione francese e, quindi, simbolo del patriottismo, ma si parla di
cocarde en référence à la décoration que le taureau porte (con coccarda ci si riferisce alla decorazione che porta il toro).

�RIFERIMENTI BIBLIOGRAFICI E SITOGRAFICI:
-

Dictionnaire Larousse de la langue française en ligne
Dizionario francese-italiano Boch
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
Le Littré en ligne

ASSOCIAZIONE MUSICAINSIEME
Scuola di Musica della Val Pellice, Chisone e Germanasca
Via Roma 41 Luserna San Giovanni – 10062 – To
Tel. 0121 902734 – Fax. 0121 396699
Cell. 3357827403 – www.assmusicainsieme.it

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                    <text>�UN PARCOURS LINGUISTIQUE: ses raisons

Pour réaliser ce parcours linguistique en langue
française, on a isolé dans chants et chansons un
certain nombre de mots, dont la plupart sont
simples et connus, mais il y en a aussi d’amusants
ou de désuets, de classiques ou de modernes,
de sérieux ou de bizarres, pour en faire une courte
biographie. À la suite des textes et à leur
traduction, vous trouverez donc, en bas de la
page, une sorte de glossaire. Les mots qui le
composent sont de petits “extraits” d’une langue
qui traduit une culture extrêmement riche. Nous
aimons penser que, vous aussi, poussés par une
curiosité quelconque, vous vous aventurerez dans
les pages d’un dictionnaire, ou trouverez le temps
de flâner parmi les parterres littéraires de cette
belle langue sœur.

SERGE GAINSBURG

Serge Gainsburg, pseudonyme de Lucien Ginsburg,
naît à Paris le 2 avril 1928, fils d’immigrés juifs
ukrainiens, son père joueur de piano et sa mère
chanteuse. La famille Ginsburg obtient la nationalité
française le 9 juin 1932 en continuant, comme ça, à
vivre à Paris. Mais, bientôt, identifiée pendant la
période d’occupation par les nazis, la famille
Ginsburg est obligée à s’enfuir dans les campagnes
jusqu’au 1944. Dans ces années, Lucien commence
à jouer le piano comme autodidacte e, donc, il est
inscrit à l’institut d’art pour étudier peinture par le
père. Ici il rencontre la mannequin russe Elizabeth
Levitsky, secrétaire de Georges Hugnet, ami de
Salvador Dalí. À ce point, il décide de rendre
hommage à ses origines russes en adoptant le
prénom d’art de Serge, tandis qu’il change son nom
en choisissant Gainsburg, pour rendre hommage au
peintre anglais Thomas Gainsborough. Comme ça, il
commence avant tout à trouver travail comme
joueur de piano et, puis, à écrire et publier ses
albums. Pour lui, aussi les portes du cinéma, qui le
rende constante apparition en plusieurs films,
s’ouvrent. Après une vie à écrire musique (il a publié
en tout 30 albums) et à aimer (les relations
amoureuses de Gainsburg sont plusieurs avec
Elizabeth Levitsky, Brigitte Bardot, Jane Birkin,
Caroline von Paulus…), dans les derniers quatre ans
de sa vie, presque aveugle et aux limites de
l’aliénation, Serge se consacre définitivement à son
vice de l’alcool et commence à fréquenter
habituellement l’hôpital. La nuit du 2 mars 1991,
dans sa maison de Rue De Verneuil, Serge, à peu
plus de 60 ans, meurt à cause d’une crise cardiaque.

UN PERCORSO LINGUISTICO: i motivi

Per realizzare questo percorso linguistico in lingua
francese, abbiamo isolato da canti e canzoni alcune
parole, per lo più semplici e conosciute, ma anche
divertenti o desuete, classiche o moderne, seriose o
bizzarre, e ne abbiamo abbozzato una breve
biografia. Oltre ai testi e alla loro traduzione,
troverete quindi a piè pagina una sorta di glossario.
Le parole che lo compongono non sono che piccoli
“assaggi” di una lingua veicolo di una cultura
straordinariamente ricca. Ci piace pensare che, spinti
da una qualche curiosità, vi avventurerete a
vagabondare, come abbiamo fatto noi, tra le pagine
di un dizionario o a passeggiare tra le aiuole
letterarie di questa nobile lingua nostra consorella.

SERGE GAINSBURG

Serge Gainsbourg, pseudonimo di Lucien Ginsburg,
nasce a Parigi il 2 aprile 1928, figlio di immigrati
ebrei ucraini, suo padre pianista e sua madre
cantante. La famiglia Ginsburg ottiene la nazionalità
francese il 9 giugno 1932 continuando, così, a vivere
a Parigi. Presto, però, identificata durante il periodo
dell'occupazione da parte dei nazisti, la famiglia
Ginsburg è costretta a fuggire nelle campagne fino
al 1944. In quegli anni, Lucien inizia a suonare il
pianoforte da autodidatta e viene, quindi, iscritto
dal padre a un istituto d'arte per studiare pittura. Lì
incontra la modella russa Elizabeth Levitsky,
segretaria di Georges Hugnet, amico di Salvador
Dalí. A questo punto, decide di omaggiare le sue
origini russe adottando il nome d'arte Serge,
mentre tramuta il proprio cognome scegliendo
Gainsbourg, in omaggio al pittore inglese Thomas
Gainsborough. Inizia, così, prima a trovare lavoro
come pianista in alcuni locali e poi a scrivere e a
pubblicare i suoi album. Si aprono per lui anche le
porte del cinema, che lo rende costante comparsa
in molti film. Dopo una vita passata a scrivere
musica (pubblica 30 album in tutto) e ad amare
(sono diverse le relazioni importati di Gainsburg con
Elizabeth Levitsky, Brigitte Bardot, Jane Birkin,
Caroline von Paulus…), negli ultimi quattro anni
della sua vita, quasi cieco e ai limiti dell'alienazione,
Serge si consacra definitivamente al suo vizio
dell’alcol e inizia a frequentare abitualmente
l'ospedale. La notte del 2 marzo 1991, nella sua casa
di Rue De Verneuil, Serge, poco più che sessantenne,
muore a causa di un attacco cardiaco.

�LE POINÇONNEUR DES LILAS – IL CONTROLLORE DI LES LILAS

1

Je suis le poinçonneur des Lilas 1
Le gars qu'on croise et qu'on n’regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre
Drôle de croisière
Pour tuer l'ennui j'ai dans ma veste
Les extraits du Reader Digest 2
Et dans ce bouquin y a écrit
Que des gars se la coulent douce à Miami
Pendant ce temps que je fais le zouave
Au fond de la cave
Paraît que y a pas de sot métier
Moi je fais des trous dans des billets

Sono il controllore di Les Lilas
Il tizio che si incontra e a cui non si fa caso
Non c’è il sole sotto terra
Strana crociera
Per ammazzare il tempo nella giacca
Ho i brani del Reader Digest
E in questo libro c’è scritto
Che dei tizi se la spassano a Miami
Durante il tempo in cui faccio il gradasso
In fondo allo scantinato
Pare che ci sia dignità in ogni mestiere
E io faccio buchi nei biglietti

Je fais des trous, des petits trous,
encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous,
toujours des petits trous
Des trous de seconde classe
Des trous de première classe
Je fais des trous, des petits trous,
encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous,
toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous
Des petits trous, des petits trous.

Faccio buchi, buchetti,
ancora buchetti,
Buchetti, buchetti,
sempre buchetti,
Buchi di seconda classe
Buchi di prima classe
Faccio buchi, buchetti,
ancora buchetti,
Buchetti, buchetti,
sempre buchetti,
Buchetti, buchetti,
Buchetti, buchetti.

Je suis le poinçonneur des Lilas
Pour Invalides changer à Opéra
Je vis au cœur de la planète
J'ai dans la tête
Un carnaval de confettis
J'en amène jusque dans mon lit
Et sous mon ciel de faïence
Je ne vois briller que les correspondances
Parfois je rêve je divague
Je vois des vagues
Et dans la brume au bout du quai
Je vois un bateau qui vient me chercher

Sono il controllore di Les Lilas,
Per invalidi cambiare a Opera,
Vivo nel cuore del pianeta,
Ho nella testa
Un carnevale di coriandoli
Ne porto fino nel mio letto
E sotto il mio cielo di piastrelle
Vedo luccicare soltanto le coincidenze
A volto sogno vaneggio
Vedo ombre
E nella foschia in fondo al molo
Vedo una barca che viene a cercarmi

des Lilas: Les Lilas è un comune francese situato nel dipartimento della Senna-Saint-Denis nella regione dell’Île-deFrance. L’arrondissement di riferimento è Bobigny e il cantone è Bagnolet.
2
Reader Digest: Reader’s Digest è una rivista mensile statunitense fondata nel 1922 da De Witt Wallace e da sua moglie
Lila Bell Wallace. I coniugi Wallace ebbero l'idea di raccogliere i migliori articoli su vari argomenti pubblicati da varie
riviste statunitensi, riassumendoli e talora riscrivendoli e poi riunendoli in una rivista destinata alle famiglie. La rivista
era venduta per corrispondenza tramite abbonamento. Nel 1929 il numero di abbonati crebbe esponenzialmente e la
rivista cominciò ad essere venduta anche nelle edicole. La sua tiratura continuò ad aumentare progressivamente e nel
1938 uscì la prima edizione internazionale, destinata al Regno Unito. Nel 1940 uscì la prima edizione in un'altra lingua,
quella in spagnolo destinata all'America Latina; nel 1942 uscì l'edizione in portoghese destinata al Brasile, nel 1947
l'edizione in francese destinata a Francia, Belgio e Canada francofono. Nel 1962, in occasione del 40º anniversario dalla
fondazione, Reader's Digest usciva in 40 edizioni internazionali, in 13 lingue più una versione in braille. Nel 1970
l'edizione statunitense raggiunse la massima diffusione e per molti anni è stata la rivista più venduta negli Stati Uniti.
Negli anni seguenti al 2004 la rivista ha cominciato a vendere di meno e l'editore ha cominciato a chiudere i bilanci in
perdita, per cui nel 2009 ha proceduto alla bancarotta controllata per il risanamento dei debiti mediante il Chapter 11.
Nel 2010 la tiratura si era ridotta ulteriormente, per cui l'edizione statunitense è passata da 12 a 10 numeri l'anno e
l'edizione britannica è stata venduta.

�3

Pour me sortir de ce trou où je fais des trous
Des petits trous, des petits trous,
toujours des petits trous
Mais le bateau se taille
Et je vois que je déraille
Et je reste dans mon trou à faire des petits trous
Des petits trous, des petits trous,
toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous
Des petits trous, des petits trous.

Per tirarmi fuori da questo buco in cui faccio buchi
Buchetti, buchetti,
sempre buchetti
Ma la barca se la svigna
E vedo che do i numeri
E resto nel mio buco a fare buchetti
Buchetti, buchetti,
sempre buchetti
Buchetti, buchetti,
Buchetti, buchetti.

Je suis le poinçonneur des Lilas
Arts-et-Métiers direct par Levallois
J'en ai marre j'en ai ma claque
De ce cloaque
Je voudrais jouer la fille de l'air
Laisser ma casquette au vestiaire
Un jour viendra j'en suis sûr
Où je pourrais m'évader dans la nature
Je partirai sur la grande route
Et coûte que coûte
Et si pour moi il n'est plus temps
Je partirai les pieds devant

Sono il controllore di Les Lilas,
Arts-et-Métiers diretto verso Levallois 3
Sono stufo non ne posso più
Di questa cloaca
Vorrei darmela a gambe
Lasciare il mio berretto nello spogliatoio
Verrà il giorno, ne sono sicuro,
In cui potrò volatilizzarmi
Partirò sulla strada maestra
E costi quel che costi
E se per me è troppo tardi
Partirò con i piedi davanti

Je fais des trous, des petits trous,
encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous,
toujours des petits trous.

Faccio buchi, buchetti,
ancora buchetti,
Buchetti, buchetti,
sempre buchetti.

Y a de quoi devenir dingue
De quoi prendre un flingue
Se faire un trou, un petit trou, un dernier petit trou
Un petit trou, un petit trou, un dernier petit trou
Et on me mettra dans un grand trou
Où je n'entendrai plus parler de trou
plus jamais de trou
De petits trous de petits trous de petits trous.

Cose da perdere la testa
Cose da prendere una pistola
E farsi un buco, un buchetto, un ultimo buchetto
Un buchetto, un buchetto, un ultimo buchetto
Così mi metteranno in una grande buca
Dove non sentirò più parlare di buchi,
mai più buchi
Buchetti, buchetti, buchetti.

Levallois: Levallois-Perret è un comune francese situato nel dipartimento dell'Hauts-de-Seine nella regione dell'Île-deFrance. È il comune francese più densamente popolato e si trova a nord-ovest di Parigi e confina con il XVII
arrondissement di Parigi.

�LA CHANSON DE PRÉVERT – LA CANZONE DI PRÉVERT

4

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C'était ta préférée, je crois
Qu'elle est de Prévert 4 et Kosma 5
Et chaque fois les feuilles mortes 6
Te rappellent à mon souvenir
Jour après jour les amours mortes
N'en finissent pas de mourir

Oh, vorrei tanto che ti ricordassi,
Questa canzone era la tua,
Era la tua preferita, credo
Che è di Prévert e Kosma
E ogni volta le foglie morte
Ti riportano alla mia memoria,
Giorno dopo giorno gli amori morti
Non finiscono di morire

Avec d'autres bien sûr, je m'abandonne
Mais leur chanson est monotone
Et peu à peu je m'indiffère
À cela il n'est rien à faire
Car chaque fois, les feuilles mortes
Te rappellent à mon souvenir
Jour après jour les amours mortes
N'en finissent pas de mourir

Con altre, ovviamente, mi abbandono,
Ma la loro canzone è monotona
E poco a poco mi lasciano indifferente,
Per questo non c'è nulla da fare
Poiché ogni volta le foglie morte
Ti riportano alla mia memoria,
Giorno dopo giorno gli amori morti
Non finiscono di morire

Peut-on jamais savoir par où commence
Et quand fini l'indifférence ?
Passe l'automne, vienne l'hiver
Et que la chanson de Prévert
Cette chanson, les feuilles mortes
S'efface de mon souvenir
Et ce jour-là, mes amours mortes
En auront fini de mourir
Et ce jour-là, mes amours mortes
En auront fini de mourir.

Si può mai sapere da dove inizia
E quando finisce l'indifferenza?
Passa l'autunno, viene l'inverno
E la canzone di Prévert,
Questa canzone, le foglie morte
Svanisce dal mio ricordo
E quel giorno, i miei amori morti
Avranno finito di morire
E quel giorno, i miei amori morti
Avranno finito di morire.

Prévert: Jacques Prévert, nato a Neuilly-sur-Seine il 4 febbraio 1900 e morto a Omonville-la-Petite il 11 aprile 1977, è
stato un poeta e sceneggiatore francese. Prévert, fin dalla più giovane età amante della lettura e dello spettacolo, inizia
a scrivere e pubblicare i suoi testi intorno al 1930, entrando poco dopo anche nel mondo dello spettacolo.
Nel 1948 Prévert cade da una finestra degli uffici della Radio, precipitando sul marciapiede di Champs-Elysées,
rimanendo così in coma per diverse settimane. Nonostante questo, l’artista tornerà al lavoro continuando a scrivere
fino a pochi anni prima della sua morte.
5
Kosma: Joseph Kosma, nato a Budapest il 12 ottobre 1905 e morto a La Roche-Guyon il 7 agosto 1969, è stato un
compositore ungherese naturalizzato francese nel 1946. È nel 1933 che Kosma si trasferisce a Parigi dove ben presto si
affermerà come autore, oltre che di colonne sonore, di balletti e di numerose canzoni di grande successo, spesso su
testi di poeti rinomati come Jacques Prévert, Raymond Queneau e Louis Aragon.
6
les feuilles mortes: Les Feuilles Mortes è una poesia scritta da Jacques Prévert nel 1945. Quest’opera nostalgica e
malinconica sarà poi ripresa e messa in musica da diversi artisti. In Francia, la versione originale è quella interpretata da
Yves Montant. Joseph Kosma ha composto la musica di questo poema, che sarà tradotto in inglese dando vita alla
canzone Autumn Leaves, che ha portato questo brano ad essere una delle canzoni più registrate di tutti i tempi.

�REQUIEM POUR UN TWISTEUR – REQUIEM PER UN TWISTER

7

Dites-moi avez-vous connu Charlie ?
Le contraire m'eût étonné
Il n'est pas une boîte qu'il n'ait fréquentée
Quel noceur !
Requiem 7 pour un twisteur.

Mi dica, avete conosciuto Charlie?
Mi sarei stupito del contrario
Non c’è un club che non abbia frequentato
Che festaiolo!
Requiem per un twister.

Dites-moi l'avez-vous connu à jeun ?
Le contraire m'eût étonné
Il n'est pas soir qu'il ne fût bourré
Quel farceur !
Requiem pour un twisteur.

Mi dica, lo avete conosciuto da sobrio?
Mi sarei stupito del contrario
Non c’è sera che non si sia ubriacato
Che burlone!
Requiem per un twister.

Dites-moi étiez-vous amoureuse de lui ?
Le contraire m'eût étonné
Il n'est pas une femme qui lui ait résisté
Quel tombeur !
Requiem pour un twisteur
Requiem pour un twisteur
Requiem pour un twisteur.

Mi dica, era innamorata di lui?
Mi sarei stupito del contrario
Non c’è una donna che gli abbia resistito
Che donnaiolo!
Requiem per un twister
Requiem per un twister
Requiem per un twister.

Dites-moi tout ça ne pouvait pas durer
Le contraire m'eût étonné
Je crois quant à moi que c'est le cœur qui a lâché
Quelle horreur !
Requiem pour un twisteur
Requiem pour un twisteur
Requiem pour un twisteur.

Ditemi tutto questo non poteva durare
Mi sarei stupito del contrario
Io credo che il cuore abbia ceduto
Che orrore!
Requiem per un twister
Requiem per un twister
Requiem per un twister.

Requiem: s.m. Requiem, prima parola della frase latina requiem aeternam dona eis Domine (ovvero, l’eterno riposo
dona a loro, o Signore) usata in italiano per indicare la preghiera d’invocazione per i defunti che comincia con tali parole
e, per estensione, la composizione musicale stessa dalla quale è accompagnata. In senso scherzoso, il termine può
essere usato con riferimento a persone o a fatti che si vogliono dimenticare o si sono ormai dimenticati.

�ELAEUDANLA TEÏTEÏA
Elaeudanla Teïtéïa
Elaeudanla Teïtéïa
Sur ma Remington portative 8
J'ai écrit ton nom Laetitia
Elaeudanla Teïtéïa
Laetitia les jours qui se suivent
Hélas ne se ressemblent pas
Elaeudanla Teïtéïa
C'est ma douleur que je cultive
En frappant ces huit lettres-là
Elaeudanla Teïtéïa
C'est une fleur bien maladive
Je la touche du bout des doigts
Elaeudanla Teïtéïa
S'il faut aller à la dérive
Je veux bien y aller pour toi
Elaeudanla Teïtéïa
Ma raison en définitive
Se perd dans ces huit lettres là
Elaeudanla Teïtéïa
Sur ma Remington portative
J'ai écrit ton nom Laetitia
Elaeudanla Teïtéïa
Elaeudanla Teïtéïa.

8

Elaeudanla Teïa
Elaeudanla Teïa
Sulla mia Remington portatile
Ho scritto il tuo nome Laetitia
Elaeudanla Teïa
Laetitia i giorni successivi
Purtroppo non sono uguali
Elaeudanla Teïa
Coltivo il mio dolore
Strappando quelle otto lettere
Elaeudanla Teïa
È un fiore molto malato
La tocco con la punta delle dita
Elaeudanla Teïa
Se dobbiamo andare alla deriva
Voglio andarci per te
Elaeudanla Teïa
La mia ragione, alla fine
Si perde in quelle otto lettere
Elaeudanla Teïa
Sulla mia Remington portatile
Ho scritto il tuo nome Laetitia
Elaeudanla Teïa
Elaeudanla Teïa.

Remington portative: Con il termine Remington portative ci si riferisce alla macchina da scrivere, in particolare la
Remington è stata la prima macchina da scrivere di successo commerciale: nel 1865 Philo Remington trasformò in
società per azioni la E. Remington and Sons, precedentemente fabbricante d'armi, volendo diversificare la sua
produzione. Sono diversi gli inventori ai quali la macchina da scrivere viene attribuita, spesso di diversa nazionalità, ma
sicuramente è inequivocabile associare il precursore della macchina da scrivere, “il tacheografo”, all'inventore
cilavegnese Pietro Conti. Questo primo esempio di “macchina da scrivere”, sarà poi modello al quale Giuseppe Ravizza,
considerato uno degli inventori di questo strumento, farà riferimento per la realizzazione del suo cembalo scrivano.

�LA JAVANAISE – LA GIAVANESE
J'avoue j'en ai bavé pas vous
Mon amour
Avant d'avoir eu vent de vous
Mon amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise 9
Nous nous aimions
Le temps d'une
Chanson
À votre avis qu'avons-nous vu
De l'amour ?
De vous à moi vous m'avez eu
Mon amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une
Chanson
Hélas avril en vain me voue
À l'amour
J'avais envie de voir en vous
Cet amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une
Chanson
La vie ne vaut d'être vécue
Sans amour
Mais c'est vous qui l'avez voulu
Mon amour
Ne vous déplaise
En dansant la Javanaise
Nous nous aimions
Le temps d'une
Chanson.

9

Ammetto di non pensare più a voi
Amore mio
Prima di sapere di te
Amore mio
Non dispiacertene
Ballando con la giavanese
Noi ci siamo innamorati
Il tempo di una
Canzone
Cosa pensi che abbiamo visto
Dell’amore?
Voi mi avete avuto
Amore mio
Non dispiacertene
Ballando con la giavanese
Noi ci siamo innamorati
Il tempo di una
Canzone
Ahimè aprile invano mi condanna
All’amore
Volevo vedere dentro di te
Questo amore
Non dispiacertene
Ballando con la giavanese
Noi ci siamo innamorati
Il tempo di una
Canzone
La vita non vale la pena di essere vissuta
Senza amore
Ma sei stata tu a volerlo
Amore mio
Non dispiacertene
Ballando con la giavanese
Noi ci siamo innamorati
Il tempo di una
Canzone.

Javanaise: I Giavanesi sono un gruppo etnico nativo dell'isola indonesiana di Giava. Con approssimativamente 100
milioni di persone formano il gruppo etnico più esteso in Indonesia. Si trovano in maniera predominante nelle aree
centrali e orientali dell'isola. C'è anche un numero significativo di discendenti giavanesi nella maggior parte delle
province indonesiane, in Malesia, a Singapore, in Suriname, Africa del sud e nei Paesi Bassi. Il gruppo etnico giavanese
ha molti sotto-gruppi come i Mataram, Cirebonesi, Osing, Tenggeresi, Boyanesi, Samin, Naganesi, Banyumasan etc. La
maggior parte dei giavanesi è di fede musulmana, con minoranze cristiane e indù. Tuttavia la civiltà giavanese fu
influenzata per più di un millennio dalle interazioni con i nativi animisti Kejawen e la cultura indo-buddista indiana;
questa influenza è ancora visibile nella storia, cultura, forme d'arte e tradizioni giavanesi.

�INITIALS B.B. – INIZIALI B.B.
Une nuit que j'étais
À me morfondre
Dans quelque pub anglais
Du cœur de Londres
Parcourant l'Amour Monstre de Pauwels 10
Me vint une vision
Dans l'eau de Seltz 11
The initials, the initials, the initials B.B.
The initials, the initials, the initials B.B.
Tandis que des médailles
D'impérator
Font briller à sa taille
Le bronze et l'or
Le platine lui grave
D'un cercle froid
La marque des esclaves
À chaque doigt
The initials, the initials, the initials B.B.
The initials, the initials, the initials B.B.
Jusques en haut des cuisses
Elle est bottée
Et c'est comme un calice
À sa beauté
Elle ne porte rien
D'autre qu'un peu
D'essence de Guerlain
Dans les cheveux
The initials, the initials, the initials B.B.
The initials, the initials, the initials B.B.
À chaque mouvement
On entendait
Les clochettes d'argent
De ses poignets
Agitant ses grelots
Elle avança
Et prononça ce mot
"Alméria" 12
The initials, the initials, the initials B.B.
The initials, the initials, the initials B.B.
The initials, the initials, the initials B.B.
10

Una notte che ero
A piangermi addosso
In qualche pub inglese
Nel cuore di Londra
Leggendo l’Amour Monstre di Pauwels
Mi venne una visione
Nell’acqua di Seltz
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Mentre le medaglie
D’imperatore
Fanno brillare la sua figura
Il bronzo e l’oro
Il platino gli incide
Con un cerchio freddo
Il segno degli schiavi
Ad ogni dito
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Fino alla parte superiore delle sue gambe
Lei è stata pestata
Ed è come un calice
Alla sua bellezza
Lei non aggiunge nient’altro
Che un po’
Di profumo di Guerlain
Tra i capelli
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Ad ogni movimento
Si sentivano
Le campane d’argento
Dei suoi polsi
Agitando i suoi sonagli
Lei avanzò
E pronunciò
“Alméria”
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.
Le iniziali, le iniziali, le iniziali B.B.

Pauwels: Louis Pauwels, nato a Parigi il 2 agosto 1920 e morto a Suresnes il 28 gennaio 1997, è stato un giornalista e
scrittore francese. L'Amour monstre è, per l’appunto, un romanzo scritto da Pauwels nel 1954, che si ispira alla vita di
Magdeleine de la Croix, una religiosa di Cordova che nel XVI secolo, secondo la storia, aveva stretto un patto con il
diavolo. È stata Brigitte Bardot a consigliare a Serge Gainsbourg di leggere questo libro: “Lis ça ! Tu pourrais le méditer,
c'est un ouvrage tout à fait pour toi ! Il est écrit à coups de fouet : ça claque à chaque page !” (Leggilo! Potresti pensarci
sopra, è un’opera fatta per te! È scritto a frustate: colpisce in ogni pagina!).
11
eau de Seltz: Acqua di Seltz o anche, semplicemente, seltz è una denominazione per designare l'acqua fortemente
gassata, ottenuta immettendo in un sifone ermetico l’anidride carbonica sotto pressione di apposite bombolette. Il suo
nome deriva da quello di Selters, una località tedesca che si trova sulle montagne Taunus, da cui proviene un'acqua
minerale ricca di anidride carbonica. In tedesco, infatti, quest'acqua viene denominata Selterswasser (acqua di Selters).
12
Alméria: Alméria è un comune spagnolo situato nella comunità autonoma dell'Andalusia ed è bagnata dal
Mediterraneo. Almeria, attualmente, è un importante porto commerciale, uno dei principali della Spagna mediterranea
dopo Barcellona, che serve per l'esportazione di minerali di ferro delle miniere delle Sierre e dalle rinomate uve da
tavola coltivate nell'entroterra.

�FORD MUSTANG
On se fait des "langues" en "Ford Mustang"
Et "bang !" on embrasse les platanes
"Mus" à gauche, "Tang" à droite
Et à gauche, à droite
Un essuie-glace, un paquet "de Kool 13"
"Un badge" avec inscrit d'ssus "Keep Cool14"
Une barre de chocolat
Un "Coca-Cola"
On se fait des "langues" en "Ford Mustang"
Et "bang !" on embrasse les platanes
"Mus" à gauche, "Tang" à droite
Et à gauche, à droite
Une bouteille de "fluide make-up"
Un "flash" un "Browning 15" et un "pick up"
Un recueil "d'Edgar Poe16"
Un briquet "Zippo"
On se fait des "langues" en "Ford Mustang"
Et "bang !" on embrasse les platanes
"Mus" à gauche, "Tang" à droite
Et à gauche, à droite
Un numéro de "Superman"
Un écrou de chez "Paco Rabanne 17"
Une photo "d'Marilyn 18"
Un tube "d'aspirine"
On se fait des "langues" en "Ford Mustang"
Et "bang !" on embrasse les platanes
"Mus" à gauche, "Tang" à droite.

13

Si è creata una lingua in Ford Mustang
E “bang” si abbracciano i platani
Mus a sinistra, Tang a destra
E a sinistra, a destra
Un tergicristallo, un pacchetto di Kool
Un tesserino con su scritto Keep Cool
Una stecca di cioccolato
Una “Coca Cola”
Si è creata una lingua in Ford Mustang
E “bang” si abbracciano i platani
Mus a sinistra, Tang a destra
E a sinistra, a destra
Una bottiglia di fluide make-up
Un flash un Browling e un pick up
Una raccolta di Edgar Poe
Un accendino Zippo
Si è creata una lingua in Ford Mustang
E “bang” si abbracciano i platani
Mus a sinistra, Tang a destra
E a sinistra, a destra
Un numero di Superman
Un dado di Paco Rabanne
Una foto di Marilyn
Un tubo di aspirina
Si è creata una lingua in Ford Mustang
E “bang” si abbracciano i platani
Mus a sinistra, Tang a destra.

Kool: Kool è una marca di sigarette al mentolo prodotta dalla ITG Brands LLC, una sussidiaria del gruppo Imperial
Tobacco. Lanciate sul mercato dalla Brown &amp; Williamson nel 1933, le Kool sono state le prime sigarette al mentolo a
raggiungere la popolarità. Esse infatti raggiunsero e sorpassarono velocemente le vendite delle loro maggiori
concorrenti, le Spud, ossia le prime sigarette al mentolo apparse sul mercato statunitense, lanciate nel 1927 dalla AxtonFisher Tobacco Company. Una volta raggiunto il successo, le Kool mantennero alti livelli di vendite per tutti gli anni
cinquanta, fino a quando la presa di coscienza del pubblico circa i rischi per la salute associati al fumo di sigaretta e al
tabagismo in generale iniziò a minare le vendite del marchio.
14
Keep Cool: il termine inglese keep cool significano letteralmente stai fresco o rinfrescati; in realtà, attualmente, questo
è diventato un modo di dire sinonimo di keep calm, ovvero stai calmo o clamati.
15
Browning: La Browning Arms Company, originariamente chiamata John Moses and Matthew Sandifer Browning
Company, è un'azienda statunitense, fondata a Ogden nello Utah nel 1878, che produce e commercializza armi da fuoco
e attrezzature da pesca.
16
d’Edgar Poe: Edgar Allan Poe, nato a Boston il 19 gennaio 1809 e morto a Baltimora il 7 ottobre 1849, è stato uno
scrittore, poeta, critico letterario, giornalista, editore e saggista statunitense. Considerato uno dei più grandi e influenti
scrittori statunitensi della storia, Poe è stato l'iniziatore del racconto poliziesco, della letteratura dell'orrore e del giallo
psicologico. Poe è considerato il primo scrittore alienato d'America, avendo dovuto lottare per buona parte della vita
con problemi finanziari, l'abuso di alcolici e sostanze stupefacenti e con l'incomprensione del pubblico e della critica
dell'epoca.
17
Paco Rabanne: Paco Rabanne, nato con il nome di Francisco Rabaneda Cuervo a Pasaia il 19 febbraio 1934, è uno
stilista spagnolo.
18
Marilyn: Qui Gainsburg si riferisce a Marilyn Monroe, pseudonimo di Norma Jeane Mortenson Baker, nata a Los
Angeles il 1° giugno 1926 e morta a Los Angeles il 5 agosto 1962), famosissima attrice, cantante, modella e produttrice
cinematografica, ricordata come una delle più grandi attrici nella storia del cinema statunitense.

�JE T’AIME, MOI NON PLUS – TI AMO, NEMMENO IO
Je t'aime
Oh, oui je t'aime !
Moi non plus
Oh, mon amour

Io ti amo
Oh sì, ti amo!
Nemmeno io
Oh amore mio

Comme la vague irrésolue
Je vais je vais et je viens
Entre tes reins
Et je me retiens

Come l’onda irrisoluta
Io vado, vado e vengo
Tra i tuoi fianchi
Io mi trattengo

Je t'aime je t'aime
Oh, oui je t'aime !
Moi non plus
Oh mon amour

Io ti amo, ti amo
Oh sì, ti amo!
Nemmeno io
Oh amore mio

Tu es la vague, moi l'île nue
Tu vas et tu viens
Entre mes reins
Tu vas et tu viens
Entre mes reins
Et je te rejoins

Tu sei l’onda, io l’isola nuda
Tu vai e vieni
Tra i miei fianchi
Tu vai e vieni
Tra i miei fianchi
E io ti raggiungo

Je t'aime je t'aime
Moi non plus
Oh, mon amour

Io ti amo, ti amo
Nemmeno io
Oh amore mio

Comme la vague irrésolue
Je vais je vais et je viens
Entre tes reins
Et je me retiens
Tu vas et tu viens
Entre mes reins
Tu vas et tu viens
Entre mes reins
Et je te rejoins

Come l’onda irrisoluta
Io vado, vado e vengo
Tra i tuoi fianchi
E mi trattengo
Tu vai e vieni
Tra i miei fianchi
Tu vai e vieni
Tra i miei fianchi
E io ti raggiungo

Je t'aime je t'aime
Oh, oui je t'aime !
Moi non plus
Oh mon amour

Io ti amo, ti amo
Oh sì, ti amo!
Nemmeno io
Oh amore mio

L'amour physique est sans issue
Je vais et je viens
Entre tes reins
Je vais et je viens
Et je me retiens
Non ! Maintenant viens !

L’amore fisico è senza speranza
Io vado e vengo
Tra i tuoi fianchi
Vado e vengo
E mi trattengo
No! Adesso vieni!

�JE SUIS VENU TE DIRE QUE JE M'EN VAIS – SONO VENUTO A DIRTI CHE ME NE VADO
Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine 19 au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais

Son venuto a dirti che me ne vado
E le tue lacrime non potranno cambiare nulla
Come dice così bene Verlaine al cattivo vento
Son venuto a dirti che me ne vado

Tu te souviens des jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Je suis au regret de te dire que je m'en vais

Ricordi i vecchi tempi e piangi
Soffochi, ti imbarazzi adesso che è venuto il
momento dell'addio a mai più
Mi dispiace dirti che me ne vado

Je t'aimais, oui, mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais

Ti amavo, sì, ma,
Son venuto a dirti che me ne vado
I tuoi infiniti singhiozzi non potranno cambiare
nulla
Come dice così bene Verlaine al cattivo vento
Son venuto a dirti che me ne vado

Tu te souviens des jours heureux et tu pleures
Tu suffoques, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais (ouais)
Je suis au regret de te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait

Ricordi i giorni felici e piangi
Singhiozzi, gemi adesso che è venuto il momento
Dell'addio a mai più
Mi dispiace dirti che me ne vado
perché me ne hai fatte troppe

Je suis venu te dire que je m'en vais
Et tes larmes n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais

Son venuto a dirti che me ne vado
E le tue lacrime non potranno cambiare nulla
Come dice così bene Verlaine al cattivo vento
Son venuto a dirti che me ne vado

Tu te souviens des jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Je suis au regret de te dire que je m'en vais

Ricordi i vecchi tempi e piangi
Soffochi, ti imbarazzi adesso che è venuto il
momento dell'addio a mai più.
Mi dispiace dirti che me ne vado

Je t'aimais, oui, mais
Je suis venu te dire que je m'en vais
Tes sanglots longs n'y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m'en vais

Ti amavo, sì, ma,
Son venuto a dirti che me ne vado
I tuoi infiniti singhiozzi non potranno cambiare
nulla
Come dice così bene Verlaine al cattivo vento
Son venuto a dirti che me ne vado.

Tu te souviens des jours heureux et tu pleures
Tu suffoques, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
Des adieux à jamais
Je suis au regret de te dire que je m'en vais
Car tu m'en as trop fait.

Ricordi i giorni felici e piangi
Singhiozzi, gemi adesso che è venuto il momento
dell'addio a mai più
Mi dispiace dirti che me ne vado
perché me ne hai fatte troppe.

19

Verlaine: Paul Marie Verlaine, nato a Metz il 30 marzo 1844 e morto a Parigi l’8 gennaio 1896, è stato un poeta
francese. Figura del poeta maledetto, Verlaine viene riconosciuto come il maestro dei giovani poeti del suo tempo. La
sua influenza sarà significativa e i posteri accoglieranno questa arte poetica verlaineana, fatta di musicalità e della
fluidità che gioca con i ritmi dispari. Il tono di molte delle sue poesie che combinano spesso malinconia e chiaroscuro,
rivela, al di là della forma efficace di semplicità, una sensibilità profonda, che risuona con gli approcci di alcuni pittori
impressionisti e musicisti come Reynaldo Hahn e Claude Debussy, i quali saranno presenti nella musica delle poesie di
Verlaine.

�LE CADAVRE EXQUIS – IL CADAVERE SQUISITO
Si l'on jouait au jeu du cadavre exquis 20
Histoire d'nous passer un peu notre ennui
Tu écris un mot n'importe quoi
Et moi j'en inscris un autre après toi
La petite mouche à merde
A mis des bouchées doubles
Y a des coups d'pied qui s'perdent
Dans les roubles
Oui c'est ça le jeu du cadavre exquis
Nous allons y jouer toute la nuit
Emmanuelle aime les caresses
Buccales et manuelles
Remue un peu tes fesses
Me dit-elle
Moi j'préfère jouer au jeu du cadavre exquis
Que de l'enfiler toute la nuit
L'humour noir vient d'Afrique
Exemple Amin Didi
Je bande magnétique
Pour lui
Si l'on jouait au jeu du cadavre exquis
Histoire d'nous passer un peu notre ennui.

20

Se si giocava al gioco del cadavere squisito
Storia per ingannare un po’ la nostra noia
Tu scrivi una parola qualsiasi
E io ne scrivo un’altra dopo di te
La piccola mosca rognosa
Ha messo dei bocconi doppi
Ci sono dei colpi di piedi che si perdono
Nei rubli
Sì, è questo il gioco del cadavere squisito
Noi ci giochiamo tutta la notte
Emmanuelle ama le carezze
Orali e manuali
Agita un po’ il tuo sedere
Mi dice lei
Io preferisco giocare al gioco del cadavere squisito
Piuttosto che infilarlo tutta la notte
L’umore nero viene dall’Africa
Ad esempio Amin Didi
Lo bendo magnetico
Per lui
Se si giocava al gioco del cadavere squisito
Storia per ingannare un po’ la nostra noia.

cadavre exquis: La tecnica del cadavre exquis è stata usata per la prima volta dai surrealisti e, successivamente, ci
sono stati tentativi di applicazioni artistiche basate sulla grafica computerizzata, per la costruzione di oggetti surrealisti,
e persino in ambito architettonico. Alla New York University è stata usata per creare lungometraggi surrealisti. Alcuni
livelli aggiuntivi del videogioco Doom sono stati progettati facendo uso di questo metodo.
I cadaveri eccellenti o squisiti sono dunque oggetto di un certo interesse da parte di organizzazioni artistiche. Totems
Without Taboos (totem senza tabù) fu la prima esposizione di cadaveri eccellenti degli Stati Uniti, organizzata dal
Chicago Surrealist Group. La Cacophony Society di San Francisco ha organizzato una serata speciale in cui il gioco è stato
giocato da un teatro pieno di persone.
Exquisite Corpse è anche il titolo di una canzone del gruppo Bauhaus, dal disco The Sky's Gone Out del 1982, e di un
romanzo del 1996 di Poppy Z. Brite, e Exquisite Dead Guy è una canzone del gruppo They Might Be Giants.
Cadaveri eccellenti, inoltre, è il titolo di un film di Francesco Rosi del 1976, tratto dal romanzo Il Contesto di Leonardo
Sciascia.

�FUIR LE BONHEUR DE PEUR QU'IL NE SE SAUVE –
FUGGIRE LA FELICITA PER PAURA CHE FUGGA
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Que le ciel azuré ne vire au mauve
Penser ou passer à autre chose
Vaudrait mieux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow 21
Toujours plus haut le soleil above
Radieux
Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre cœur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Qu'une petite souris dans un coin d'alcôve
Apercevoir le bout de sa queue rose, ses yeux
Fiévreux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux
Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre cœur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Avoir parfois envie de crier sauve
Qui peut savoir jusqu'au fond des choses
Est malheureux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux
Croire aux cieux croire aux dieux
Même quand tout nous semble odieux
Que notre cœur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Dis-moi que tu m'aimes encore si tu l'oses
J'aimerais que tu te trouves autre chose
De mieux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
Se dire qu'il y a over the rainbow
Toujours plus haut le soleil above
Radieux.

21

Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Che il cielo azzurro non diventi viola
Pensare o passare ad altro
Sarebbe meglio
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Dirsi che c’è un over the rainbow
Sempre più alto il sole abbaia
Radioso
Credere nei cieli credere negli dei
Anche quando tutto sembra odioso
Che il nostro cuore è messo a sangue e a fuoco
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Un topolino in un angolo
Scorgere la punta della sua coda rosa, i suoi occhi
Febbrili
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Dirsi che c’è un over the rainbow
Sempre più alto il sole abbaia
Radioso
Credere nei cieli credere negli dei
Anche quando tutto sembra odioso
Che il nostro cuore è messo a sangue e a fuoco
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Avere a volte voglia di gridare salvo
Chi può sapere fino in fondo le cose
È infelice
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Dirsi che c’è un over the rainbow
Sempre più alto il sole abbaia
Radioso
Credere nei cieli credere negli dei
Anche quando tutto sembra odioso
Che il nostro cuore è messo a sangue e a fuoco
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Dimmi che mi ami ancora se osi
Vorrei che ti trovassi qualcos’altro
Di meglio
Fuggire dalla felicità per paura che fugga
Dirsi che c’è un over the rainbow
Sempre più alto il sole abbaia
Radioso.

over the rainbow: I termini inglesi over the rainbow (oltre l’arcobaleno) non possono non fare tornare alla mente la
nota canzone di Harold Arlen e E.Y. Harburg dal titolo Somewhere Over the rainbow. La versione originale è stata cantata
da Judy Garland per il film Il mago di Oz del 1939.

�RIFERIMENTI BIBLIOGRAFICI E SITOGRAFICI:
- Dictionnaire Larousse de la langue française en ligne
- Dizionario francese-italiano Boch
- Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
- Le Littré en ligne

ASSOCIAZIONE MUSICAINSIEME
Scuola di Musica della Val Pellice, Chisone e Germanasca
Via Roma 41 Luserna San Giovanni – 10062 – To
Tel. 0121 902734 – Fax. 0121 396699
Cell. 3357827403 – www.assmusicainsieme.it

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                  <text>Le attività degli Sportelli Linguistici fanno in modo che la popolazione entri in contatto con la lingua storica minoritaria sia nella sua forma orale, sia in quella scritta, ponendo le Pubbliche Amministrazioni nella condizione di corrispondere in lingua minoritaria, ai sensi della L.482/99, garantendo la presenza di personale che sia in grado di rispondere alle richieste del pubblico usando la lingua ammessa a tutela.</text>
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                <text>Programma di sala del concerto "Gainsbourg, je t'aime" volto all'approfondimento linguistico francese</text>
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                    <text>�UN PARCOURS LINGUISTIQUE: ses raisons

Pour réaliser ce parcours linguistique en langue
française,on a isolé, dans chants et chansons, un
certain nombre de mots, dont la plupart sont
simples et connus, mais il y en a aussi d’amusants
ou de désuets, de classiques ou de modernes, de
sérieux ou de bizarres, dont nous avons fait une
courte biographie. Outre les textes et leur
traduction, vous trouverez donc, en bas de la
page, une sorte de glossaire. Les mots qui le
composent ne sont que des exemples d’une
langue qui témoigne d’une culture extrêmement
riche. Nous nous plaisons de penser que, vous
aussi, poussés par la curiosité, vous vous
aventurerez dans les pages d’un dictionnaire, ou
vous trouverez le temps de flâner parmi les
avenues littéraires de cette belle langue sœur.

AZNAVOUR EN QUATRE MOTS

Charles
Aznavour,
né
sous
le
nom
deChahnourhVarinagAznavourian, a été auteurcompositeur, acteur (il a participé à plus de 60
films) et diplomate français.Aznavour est né le 22
mai 1924 à Paris, fils de deux immigrés arméniens.
Inséré par ses parents dans le monde du théâtre
parisien à 9 ansseulement, Aznavour fut découvert
par la chanteuse française Édith Piaf, qui l’emmena
en tournée en France, aux États-Unis d’Amérique
et au Canada, lui permettant de devenir très
viteconnu. C’est pendant son exil fiscal en Suisse
que l’artiste connaîtrala gloire aussi en Italie, où il a
collaboré avec plusieurs artistes(Calabrese,
Bardotti, RaggietGiacomelli) et où il a participé au
festival di Sanremo(au 1981 et au 1989). En plus,
beaucoup d’interprètes de la musique italienne ont
chanté ses chansons (Paoli, Modugno, Vanoni,
Zanicchi, Mina, Mia Martini, Ruggeri, Zero,
BattiatoetRanieri). La plupart des chansons
d’Aznavour parlent d’amour et au cours de sa
carrière musicale il en a écrit plus de mille. En
chantant en huit langues différentes (français,
anglais, italien, napolitain, espagnol, allemand,
arménien et russe), il a pu chanter partout dans le
monde, en devenant célèbre. Aznavour est mort
pour un œdème pulmonaire le 1eroctobre 2018, à
94 ans. Ses funérailles ont eu lieu le 6 octobre à
l’Hôtel des Invalides à Paris ; à la cérémonie étaient
présents, entre autres, le président français
Emmanuel Macron e les anciens présidents
français Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Après la cérémonie officielle, le cortège funèbre a
traversé le centre de Paris et des centaines de

UN PERCORSO LINGUISTICO: i motivi

Per realizzare questo percorso linguistico in lingua
francese, abbiamo isolato da canti e canzoni alcune
parole, per lo più semplici e conosciute, ma anche
divertenti o desuete, classiche o moderne, seriose
o bizzarre, e ne abbiamo abbozzato una breve
biografia.
Oltre ai testi e alla loro traduzione, troverete quindi
a piè pagina una sorta di glossario. Le parole che lo
compongono non sono che piccoli “assaggi” di una
lingua veicolo di una cultura straordinariamente
ricca. Ci piace pensare che, spinti da una qualche
curiosità, vi avventurerete a vagabondare, come
abbiamo fatto noi, tra le pagine di un dizionario o a
passeggiare tra le aiuole letterarie di questa nobile
lingua nostra consorella.

AZNAVOUR IN QUATTRO PAROLE

Charles
Aznavour,
nome
d'arte
di
ChahnourhVarinagAznavourian,
è
stato
cantautore, attore (ha partecipato ad oltre 60 film)
e diplomatico francese. Aznavour è nato a Parigi il
22 maggio del 1924, figlio di due immigrati armeni.
Inserito dai genitori nel mondo teatrale parigino a
soli 9 anni, Aznavour fu scoperto dalla cantante
francese Édith Piaf, che lo portò in tournée in
Francia, negli Stati Uniti d'America e in Canada,
diventando ben presto una star. È durante il suo
esilio fiscale in Svizzera che l’artista conoscerà
fama anche in Italia, dove ha collaborato con
diversi esponenti italiani (Calabrese, Bardotti,
Raggi e Giacomelli) e dove ha partecipato al
festival di Sanremo (nel 1981 e nel 1989). Inoltre,
molti interpreti della musica leggera italiana hanno
inciso le sue canzoni (Paoli, Modugno, Vanoni,
Zanicchi, Mina, Mia Martini, Ruggeri, Zero, Battiato
e Ranieri). La maggior parte delle canzoni di
Aznavour parlano d'amore e nella sua lunga
carriera ne ha scritte oltre 1000. Il fatto che
cantasse in otto lingue (francese, inglese, italiano,
napoletano, spagnolo, tedesco, armeno e russo) gli
ha consentito di esibirsi in tutto il mondo
divenendo famosissimo. Aznavour morì a causa di
un edema polmonare il 1 ottobre 2018, all'età di
94 anni. I funerali si sono svolti il 6 ottobre
all'HôteldesInvalides a Parigi, alla cerimonia erano
presenti anche il presidente francese Emmanuel
Macron e gli ex presidenti francesi Nicolas Sarkozy
e François Hollande. Dopo la cerimonia ufficiale, il
corteo funebre ha attraversato il centro di Parigi e
centinaia di persone lo hanno applaudito lungo la

�personnes ont applaudi le cercueil.

strada.

TOI ET MOI – TU ED IO
Toi et moi
Deux cœurs qui se confondent
Au seuil de l'infini
Loin du reste du monde
Haletants et soumis
À bord du lit
Qui tangue1 et va
Sous toi et moi

Tu ed io
Due cuori che si confondono
Alle soglie dell'infinito
Lontano dal resto del mondo
Affannati e sottomessi
Al bordo del letto
Che continua a dondolare
Sotto te e me

Toi et moi
Libérés des mensonges
Et sevrés des tabous2
Quand la nuit se prolonge
Entre râles et remous
Nos songes fous
Inventent un nous

Tu ed io
Liberi dalle bugie
E privi dai tabu
Quando la notte si prolunga
Tra ansimi e movimenti sensuali
I nostri sogni folli
Inventano un noi

Entre chien et loup dans nos rêves déserts
L'amour a su combler les silences
Et nous, ses enfants nus, vierges de nos hier
Devenons toi et moi, lavés de nos enfers

Tra cane e lupo nei nostri sogni deserti
L'amore ha saputo colmare i silenzi
E noi, suoi figli nudi, vergini dei nostri ieri
Diventiamo tu ed io, purificati dai nostri inferni

Porte-moi
Au-delà des angoisses
À l'appel du désir
Du cœur de nos fantasmes
Aux confins du plaisir
Que Dieu créa
Pour toi et moi

Portami
Oltre le angosce
Al richiamo del desiderio
Del cuore dei nostri fantasmi
Ai confini del piacere
Che Dio creò
Per te e me

J'étais sans espoir, tu as changé mon sort
Offrant à ma vie une autre chance
Les mots ne sont que mots, les tiens vibraient si
fort
Qu'en parlant à ma peau ils éveillaient mon corps

Ero senza speranza, tu hai cambiato il mio destino
Offrendo alla mia vita un'altra occasione
Le parole non sono altro che parole, ma le tue
vibravano così forte
Che parlando alla mia pelle hanno risvegliato il mio

1

tangue: v.intr. Il termine francese tanguer, di origini incerte (probabilmente derivante da tangi, termine di una antica
lingua scandinava), attualmente ha il significato di “beccheggiare, ondeggiare”. In ambito nautico, già dal 1654, il
termine si riferiva a un mouvement d’oscillation de la proue d’un bateau (movimento oscillatorio della prua di una
barca). Parlando di una persona, già dal 1872 e ancora oggi, significa tituber, aller de droite et de gauche en marchant
(barcollare, andare a destra e a sinistra camminando).
2
Tabous:s.m. Il termine tabù (tabou in francese) è originario della lingua di Tonga, idioma sviluppatosi in diverse isole
polinesiane, ed originariamente significava “segnato, fortemente marcato” ed era riferito ad una serie di usanze,
norme e tradizioni che regolavano la vita di questi popoli.
Il concetto di Tabù era ormai comune a tutte le popolazioni del mondo, ma questo termine entrò a far parte del
lessico occidentale (tabou in Francia, taboo in Inghilterra, tabú in Spagna, tabu in Portogallo, taboe in Olanda, tabu in
Germania) solo grazie ai numerosi viaggi che gli europei intrapresero nel Sud Pacifico: il primo occidentale a venire a
contatto con questo termine fu, infatti, il navigatore James Cook nel 1768. In realtà per molto tempo questo termine
non si affermò come parola occidentale corrente e si dovette aspettare il 1912 quando Sigmund Freud scrisse il suo
saggio sulla psicoanalisi “Totem e Tabù”.

�Aime-moi
Fais-moi l'amour encore
Encore et parle-moi
Pour que jusqu'aux aurores
Aux sources de nos joies
Mes jours se noient
Dans toi et moi.

corpo
Amami
Fammi l'amore ancora
Ancora e parlami
Perché fino all'aurora
All'origine delle nostre gioie
I miei giorni si annegano
In te e me.

�MES EMMERDES – I MIEI GUAI
J'ai travaillé,
Des années,
Sans répit,
Jour et nuit,
Pour réussir,
Pour gravir
Le sommet

Ho lavorato
Per anni
Senza tregua,
Giorno e notte,
Per avere successo,
Per scalare
La vetta,

En oubliant,
Souvent dans,
Ma course contre le temps,
Mes amis, mes amours, mes emmerdes3.

Dimenticando
Spesso nella
Mia corsa contro il tempo,
I miei amici, i miei amori, i miei guai.

À corps perdu,
J'ai couru,
Assoiffé,
Obstiné,
Vers l'horizon,
L'illusion,
Vers l'abstrait,

A capofitto,
Ho corso,
Assetato,
Ostinato,
Verso l'orizzonte,
L'illusione,
Verso l'astratto,

En sacrifiant,
C'est navrant,
Je m'en accuse à présent,
Mes amis, mes amours, mes emmerdes.

Sacrificando,
È straziante,
Me ne rendo conto adesso,
I miei amici, i miei amori, i miei guai.

Mes amis, c'était tout en partage,
Mes amours faisaient très bien l'amour,
Mes emmerdes étaient ceux de notre âge,
Ou l'argent c'est dommage,
Éperonnait nos jours,

I miei amici, è stato condiviso tutto,
I miei amori facevano bene l'amore,
I miei guai erano quelli della nostra epoca,
Dove il denaro, che peccato,
Spronava i nostri giorni,

Pour être fier,
Je suis fier,
Entre nous,
Je l'avoue,
J'ai fait ma vie,
Mais il y a un mais,
Je donnerai,
Ce que j'ai,
Pour retrouver je l'admet,
Mes amis, mes amours, mes emmerdes.

Per essere orgoglioso,
Sono orgoglioso,
Tra di noi,
Lo ammetto,
Ho fatto la mia vita,
Ma c'è un ma,
Io darei
Quel che ho
Per ritrovare, lo ammetto,
I miei amici, i miei amori, i miei guai.

3

emmerdes: s.f. Il termine emmerde deriva dal verbo emmerder, che in francese può avere diversi significati:
importuneroucontrarierfortement(importunare o contrariare fortemente); il verbo può anche essere riflessivo
(s’emmerder), prendendo così il significato di sedonnerinutilementbeaucoup de peine pour quelquechose (darsi
inutilmente grande pena per qualcosa) o di s’ennuyer(annoiarsi). Il sostantivo derivante dal verso emmerder, quindi,
ha diversi significati: difficoltà, problema, noia, guaio.

�Mes relations,
Sont,
Haut placées,
Décorées,
Influents,
Bedonnant,
Des gens bien,

Le mie relazioni
Sono
Altolocate,
Decorate,
Influenti,
Tronfie
Di bella gente,

Ils sont sérieux,
Mais près d'eux,
J'ai toujours le regret de,
Mes amis, mes amours, mes emmerdes.

Essi sono importanti,
Ma vicino a loro,
Ho sempre il rimpianto di
I miei amici, i miei amori, i miei guai.

Mes amis, étaient plein d'insouciance,
Mes amours avaient le corps brûlant,
Mes emmerdes, aujourd'hui, quand j'y pense,
Avaient peu d'importance
Et c'était le bon temps,

I miei amici erano pieni di spensieratezza,
I miei amori avevano il corpo attraente,
I miei guai, oggi, quando ci penso,
Avevano poca importanza
Ed era il bel tempo,

Les canulars,
Les pétards,
Les folies,
Les orgies,
Les jours du bac,
Le cognac4,
Les refrains,

Gli scherzi,
I petardi,
Le follie,
Le orge,
Il giorno della maturità,
Il cognac,
I ritornelli,

Tout ce qui fait,
Je le sais,
Que je n'oublirai jamais,
Mes amis, mes amours, mes emmerdes.

Tutto ciò che conta,
Io lo so,
Non lo dimenticherò mai,
I miei amici, i miei amori, i miei guai.

COMME ILS DISENT – COME DICONO
4

cognac: s.m. Il cognac o cognàc è un'acquavite francese ricavata dalla distillazione di vino bianco. Il distillato prende il
nome dalla città Cognac, nella Francia Occidentale, che tradizionalmente è stata la sede principale del suo commercio.
Durante il periodo fascista, per via del movimento purista, il nome cognac è stato italianizzato a forza in arzente da
Gabriele d'Annunzio, senza successo: in Italia fino al 1949 ogni distillato di vino poteva legalmente chiamarsi cognac,
indipendentemente dalla sua origine.
Una convenzione italo-francese (28 maggio 1948) stabilì che il termine cognac dal 1º gennaio 1950 fosse riservato ai
soli distillati di vino prodotti nella regione di Cognac. I distillati di vino di altra origine (italiana, ma anche francese al di
fuori della zona d'origine) furono perciò definiti brandy.

�J’habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement
Rue Sarasate
J’ai pour me tenir compagnie
Une tortue, deux canaris
Et une chatte
Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché
Et la cuisine
Je range, je lave, j’essuie,
À l’occasion je pique aussi
À la machine
Le travail ne me fait pas peur
Je suis un peu décorateur
Un peu styliste
Mais mon vrai métier c’est la nuit
Que je l’exerce en travesti
Je suis artiste
J’ai un numéro très spécial
Qui finit en nu intégral
Après strip-tease
Et dans la salle je vois que
Les mâles n’en croient pas leurs yeux.
Je suis un homme, oh !
Comme ils disent

Abito solo con mamma
In un vecchissimo appartamento
In rue Sarasate
Ho per tenermi compagnia
Una tartaruga, due canarini
E una gatta
Per lasciare che mamma riposi
Spesso vado io al mercato
E cucino
Riordino, lavo, asciugo,
Se occorre uso la macchina
Da cucire
Il lavoro non mi fa paura
Sono un po' decoratore
Un po' stilista
Ma il mio vero mestiere è la notte
E io l'esercito travestito
Sono un artista
Ho un numero molto particolare
Che culmina in nudo integrale
Dopo uno strip-tease
E nella sala vedo che
I maschi non credono ai loro occhi.
Sono un uomo, oh!
Come dicono

Vers les trois heures du matin
On va manger entre copains
De tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac
Et là on s’en donne à cœur joie
Et sans complexe
On déballe des vérités
Sur des gens qu’on a dans le nez5
On les lapide
Mais on fait ça avec humour
Enrobé dans des calembours6

Verso le tre del mattino
Andiamo a mangiare un boccone tra amici
Di ogni genere
In un bar qualunque
E là ci doniamo alla pazza gioia
Senza complessi
Spifferiamo delle verità
Su gente che ci sta sul naso
Li lapidiamo
Ma lo facciamo con umorismo

5

Sur des gens qu’on a dans le nez: Avoirquelqu’undans le nez (letteralmente avere qualcuno nel naso) è un modo di
dire francese che significa ne pasaimer, ne pas supporter quelqu'un (non amare, non sopportare qualcuno). Un altro
modo di dire, che si basa anch’esso su questa sensazione, è nepaspouvoir sentir quelqu’un (non poter sentire
qualcuno) o ne paspouvoirpifferquelqu’un,in cui il termine piffer deriva da pif, che ancora una volta significa naso.
Secondo alcune teorie, quindi, questo modo di dire deriva dal fatto che, quando non si sopporta una persona, anche
l’odore di quest’ultima diventa insopportabile e, quindi, quella persona “ci sta nel naso”.

6

calembours: s.m. Il termine calembour indica un jeu de motsfondésur la différence de sensentredesmots qui se
prononcent de la mêmemanière (gioco di parole basato sulla differenza di senso tra delle parole che si pronunciano
allo stesso modo).

�Mouillés d’acide
On rencontre des attardés
Qui pour épater leurs tablées
Marchent et ondulent
Singeant ce qu’ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous
De ridicule
Ça gesticule et parle fort
Ça joue les divas, les ténors
De la bêtise
Moi les lazzi, les quolibets
Me laissent froid puisque c’est vrai.
Je suis un homme, oh !
Comme ils disent
À l’heure où naît un jour nouveau
Je rentre retrouver mon lot
De solitude
J’ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux
De lassitude
Je me couche mais ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie
Si dérisoires
À ce garçon beau comme un dieu
Qui sans rien faire a mis le feu
À ma mémoire
Ma bouche n’osera jamais
Lui avouer mon doux secret
Mon tendre drame
Car l’objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps
Au lit des femmes
Nul n’a le droit en vérité
De me blâmer de me juger
Et je précise
Que c’est bien la nature qui
Est seule responsable si
Je suis un homme, oh !
Commeilsdisent.

In una veste ironica
Intinta nell'acido.
Incontriamo poi dei tiratardi
Che per far colpo sulla compagnia
Camminano ancheggiando
Imitando quel che credono esser noi
E si coprono, poveri pazzi,
Di ridicolo.
Gesticolano e parlano forte,
Fanno le dive, i tenori
Della stupidità.
Gli scherzi e i lazzi
Non mi sfiorano perché è vero
Sono un uomo, oh!
Come dicono.
All'ora in cui nasce un giorno nuovo
Rientro a ritrovare il mio destino
Di solitudine
Mi tolgo le ciglia ed i capelli
Come un povero pagliaccio infelice
Per il suo tedio
Mi corico ma non dormo
Penso ai miei amori senza gioia
Talmente ridicoli
A quel ragazzo bello come un dio
Che senza fare nulla ha dato alle fiamme
Il mio ricordo
Mai la mia bocca oserà
Svelargli il mio dolce segreto
Il mio tenero dramma
Perché la fonte di tutti i miei tormenti
Passa le sue ore più belle
Nel letto delle donne.
Nessuno in verità ha diritto
Di incolparmi, di giudicarmi
E io preciso
Che è in fondo la natura che
É la sola responsabile se
Sono un uomo, oh!
Come dicono.

L’etimologia del termine è incerta: nonostante la somiglianza con il termine calembredaine sia evidente, non si può
stabilire un rapporto certo di derivazione. La prima apparizione del termine risale all’ottobre del 1768, quando fu
usata da Denis Diderot in una lettera indirizzata a Sophie Volland. Successivamente il termine fu aggiunto al
Supplément à l'Encyclopédie del 1776 e comparì nell’edizione del dizionario dell’Académie françaisedel 1798.
Secondo una teoria a proposito della nascita del termine, la parola evoca la figura del conte diKahlenberg
ambasciatore tedesco a Parigi, il cui accento rendeva i suoi discorsi difficilmente comprensibili e, così, i suoi
interlocutori, rifiutandosi di farsi ripetere il discorso, interpretavano liberamente le sue parole.
Secondo un’altra teoria il termine deriverebbe dal verbo olandese kallen (parlare) e dal sostantivo del francese antico
bourde (errore o menzogna).

�QUE C’EST TRISTE VENISE – COME È TRISTE VENEZIA
Que c'est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c'est triste Venise
Quand on ne s'aime plus
On cherche encore des mots
Mais l'ennui les emporte
On voudrait bien pleurer
Mais on ne le peut plus
Que c'est triste Venise
Lorsque les barcaroles
Ne viennent souligner
Que les silences creux
Et que le cœur se serre
En voyant les gondoles
Abriter7 le bonheur
Des couples amoureux
Que c'est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c'est triste Venise
Quand on ne s'aime plus
Les musées, les églises
Ouvrent enfin leurs portes
Inutile beauté
Devant nos yeux déçus
Que c'est triste Venise
Le soir sur la lagune
Quand on cherche une main
Que l'on ne vous tend pas
Et que l'on ironise
Devant le clair de lune
Pour tenter d'oublier
Ce que l'on ne se dit pas
Adieu tous les pigeons
Qui nous ont fait escorte
Adieu Pont des Soupirs8
Adieu rêves perdus
C'est trop triste Venise
Au temps des amours mortes
C'est trop triste Venise
Quand on ne s'aime plus.
7

Come è triste Venezia
Una volta che l’amore è morto
Come è triste Venezia
Quando non si ama più
Si cercano ancora parole
Ma la noia se li porta via
Si vorrebbe piangere di gusto
Ma non lo si può più fare
Come è triste Venezia
Allorché i gondolieri
Non sottolineano
Che i silenzi gravano
E che il cuore si chiude
Vedendo le gondole
Che accolgono la felicità
Di coppie d’innamorati
Come è triste Venezia
Una volta che l’amore è morto
Come è triste Venezia
Quando non si ama più
I musei, le chiese
Aprono infine le loro porte
Inutile bellezza
Difronte ai nostri occhi delusi
Come è triste Venezia
La sera sulla laguna
Quando si cerca una mano
Che non ci viene più tesa
E come si ironizza
Difronte al chiarore della luna
Per tentare di dimenticare
Ciò che non si dice più
Addio a tutti i piccioni
Che ci hanno fatto da scorta
Addio Ponte dei Sospiri
Addio sogni perduti
É troppo triste Venezia
Una volta che l’amore è morto
É troppo triste Venezia
Quando non si ama più.

Abriter: v.tr. Il verbo francese abriter attualmente è sinonimo di protéger e deriva dal termine abri, termine tecnico
del giardinaggio che indicava l’azione di porter à l'ombre une plante pour lui ôter le trop de soleil (portare all’ombra
una pianta per toglierla dal troppo sole). Il verbo, passato alla fine del XVIII secolo nella lingua corrente perse la sua
vitalità come termine tecnico e fu rimpiazzato dal termine abrier. La forma abriter, attestata già nel XV secolo, apparì
come termine vivo solo nel 1835.
8
Pont desSoupirs: Il Ponte dei Sospiri è uno dei ponti più celebri di Venezia. Realizzato agli inizi del XVII secolo in stile
barocco e progettato dall’architetto Antonio Contin, si trova non lontano da piazza San Marco. Il nome del ponte
deriva dal racconto secondo il quale, ai tempi della Serenissima (l’antica repubblica di Venezia), i prigionieri,
attraversandolo, sospiravano sapendo che quella sarebbe stata l’ultima volta che avrebbero visto il mondo esterno.
Esistono, però, anche altre strutture denominate allo stesso modo che si trovano a Cambridge, a Oxford, in Perù e a
New York.

�IL FAUT SAVOIR – BISOGNA SAPERE
Il faut savoir encore sourire
Quand le meilleur s'est retiré
Et qu'il ne reste que le pire9
Dans une vie bête à pleurer
Il faut savoir, coûte que coûte,
Garder toute sa dignité
Et malgré ce qu'il en coûte
S'en aller sans se retourner
Face au destin qui nous désarme
Et devant le bonheur perdu
Il faut savoir cacher ses larmes
Mais moi, mon cœur, je n'ai pas su
Il faut savoir quitter la table
Lorsque l'amour est desservit
Sans s'accrocher l'air pitoyable10
Et partir sans faire de bruits
Il faut savoir cacher sa peine
Sous le masque de tous les jours
Et retenir les cris de haine
Qui sont les derniers mots d'amour
Il faut savoir rester de glace
Et taire un cœur qui meurt déjà
Il faut savoir garder la face
Même moi, je t'aime trop
Même moi, je ne peux pas
Il faut savoir
Mais moi, Je ne sais pas.

9

Bisogna saper ancora sorridere
Quando il meglio si è ritirato
E non resta che il peggio
In una vita sciocca a piangere
Bisogna sapere, costi quel che costi,
Proteggere tutta la propria dignità
E nonostante ciò comporti
Andarsene senza voltarsi
Affrontare il destino che ci disarma
E di fronte alla perduta felicità
Bisogna sapere nascondere le lacrime
Ma io, cuore mio, non ho saputo
Bisogna sapere lasciar la tavola
Quando l’amore viene sparecchiato
Senza assumere l’aria pietosa
E andar via senza fare chiasso
Bisogna sapere nascondere la propria pena
Sotto la maschera di ogni giorno
E trattenere le grida di odio
Che sono le ultime parole d’amore
Bisogna sapere restar di ghiaccio
E far tacere un cuore che sta già morendo
Bisogna sapere salvarsi la faccia
Ma io ti amo troppo
Ma io non posso
Bisogna sapere
Ma io non so.

pire: agg. Il termine pire, che significa peggio, lo si trova già nel francese antico con pire, forma affiancata da altre tre
derivanti dal latino pejorem: pejur, peor e pior.
Famoso è il detto “Il n'y a pire eau que l'eau qui dort” (non c’è acqua peggiore dell’acqua che dorme), modo di dire
che suggerisce di dubitare delle persone falsamente calme.
10
pitoyable: agg. Pitoyable (pietoso) è un termine che in francese può avere differenti significati: innanzitutto il
termine indica qui faitpitié, qui suscite la compassion (chi fa pena, chi suscita compassione), inoltre può indicare qui a
pitié, qui est enclin à éprouverpitié (chi ha pietà, chi è incline a provare pietà); secondo un uso peggiorativo del
termine, pitoyable può anche riferirsi a qui suscite la moquerieou un méprisapitoyé(chi suscita lo scherno e un
disprezzo pietoso).

�HIER ENCORE – IERI ANCORA
Hier encore
J'avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps11

Ieri ancora
Avevo vent'anni
Accarezzavo il tempo
E giocavo con la vita
Come si gioca con l'amore
E vivevo la notte
Senza contare sui miei giorni
Che fuggivano nel tempo

J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre

Ho fatto tanti progetti
Che sono restati nell’aria
Avevo tante speranze
Che si sono volatilizzate
Che io resto perduto
Non sapendo dove andare
Gli occhi che cercano il cielo
Ma il cuore messo a terra

Hier encore
J'avais vingt ans
Je gaspillais12 le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé

Ieri ancora
Avevo vent'anni
Sprecavo il tempo
Pensando di fermarlo
E per trattenerlo
Anche per mandarlo avanti
Non ho fatto che correre
E ho finito il fiato

Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture

Ignorando il passato
In combinazione con il futuro
Procedevo da solo
Qualsiasi conversazione
E davo la mia opinione
Che volevo il bene
Per criticare il mondo
Con disinvoltura

Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps

Ieri ancora
Avevo vent'anni
Ma ho perduto il mio tempo

11

temps: s.m. In questo testo, l’immagine di tempo proposta da Aznavour sembra riprendere l’idea di tempo proposta
da Alphonse de Lamartine nella poesia “Le lac”: il verso sans comptersurmes jours qui fuyaientdans le temps sembra,
infatti, riprendere l’idea di tempo che scappa e fugge inesorabilmente proposta dal poeta ottocentesco quando
afferma mais je demande en vainquelques moments encore, le temps m'échappe et fuit (ma io chiedo invano qualche
momento ancora, il tempo scappa da me e fugge).
12
gaspillais: v.tr. Il verbo francese gaspiller vuol dire faire un mauvaisemploi de quelquechose, de telle sorte qu'il se
perd en partie (fare cattivo uso di qualcosa, perdendone così una parte). Probabilmente il termine gaspiller deriva da
gaspailler, termine dialettale della Francia orientale. Questo termine, che si riferiva all’azione di rejeterlesballes de blé
(rivoltare le balle di fieno), deriva da gaspail, derivante a sua volta da waspail, forma derivante dalla Piccardia. In
realtà, il termine a origini bel più antiche poiché la radice del termine waspail (ovvero wasp) è di formazione
preromana.

�A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui

A fare follie
Che non mi lasciano in fondo
Niente di veramente accurato
Solo alcune rughe sulla fronte
E la paura della noia

Car mes amours sont mortes
Avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait
Le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années

Perché i miei amori sono morti
Prima ancora di esistere
I miei amici sono partiti
E non ritorneranno
Per colpa mia ho fatto
Il vuoto intorno a me
E ho sprecato la mia vita
E i miei giovani anni

Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans?

Dal migliore al peggiore
Gettando il meglio
Ho interrotto i miei sorrisi
E ho congelato i miei pianti
Dove sono adesso
Ora i miei venti anni?

�ET MOI DANS MON COIN – E IO DAL CANTO MIO
Lui il t'observe
Du coin de l'œil
Toi tu t'énerves
Dans ton fauteuil13
Lui te caresse
Du fond des yeux
Toi tu te laisses
Prendre à son jeu

Lui ti osserva
Con la coda dell’occhio
Tu ti agiti
Nella tua poltrona
Lui ti accarezza
Dal fondo degli occhi
Tu ti fai prendere
Dal suo gioco

Et moi dans mon coin
Si je ne dis rien
Je remarque toutes choses
Et moi dans mon coin
Je ronge mon frein
En voyant venir la fin

Ed io dal canto mio
Se non dico niente
Noto tutto quanto
Ed io dal canto mio
Mi tengo a freno
Vedendo giungere la fine

Lui il te couve
Fiévreusement
Toi tu l'approuves
En souriant
Lui il te guette
Et je le vois
Toi tu regrettes
Que je sois là

Lui ti coccola
Febbrilmente
Tu l’approvi
Sorridendo
Lui ti spia
Ed io lo vedo
A te dispiace
Ch’io ci sia

Et moi dans mon coin
Si je ne dis rien
Je vois bien votre manège
Et moi dans mon coin
Je cache avec soin
Cette angoisse qui m'étreint

Ed io dal canto mio
Se non dico niente
Capisco il vostro intrigo
Ed io dal canto mio
Nascondo con cura
Questa angoscia che mi opprime

Lui te regarde
Furtivement
Toi tu bavardes
Trop librement
Lui te courtise
À travers moi
Toi tu te grises
Ris aux éclats

Lui ti guarda
Furtivamente
Tu chiacchieri
Troppo liberamente
Lui ti corteggia
Attraverso me
Tu t’inebri
Ridi di gusto

Et moi dans mon coin
Si je ne dis rien
J'ai le cœur au bord des larmes14

Ed io dal canto mio
Se non dico niente

13

fauteuil: s.m. Il termine fauteuil non indica soltanto une siège à dossier et à bras pour une personne (un sedile con
schienale e braccia per una persona, ovvero una poltrona): fauteuil può anche indicare une siègenumérotéattribué à
chaquemembre de l'Académie française (sedile numerato attribuito ad ogni membro dell’Academiefrançaise) o la
siègeduprésident (la poltrona presidenziale).

�Et moi dans mon coin
Je bois mon chagrin
Car l'amour change de main
Oh, non, non, c’est rien, peut-être un peu de
fatigue
Ah, pas de tout, qu’est-ce que tu vas chercher la’
Non, Non, j’ai passé, une excellente soirée.

14

Ho il cuore quasi in lacrime
Ed io dal canto mio
Mando giù il mio dispiacere
Poiché l’amore cambia di mano
Oh, no, no, non è niente, forse un po’ di
stanchezza
Ah, niente affatto, cosa vai a pensare? No, no,
Ho passato una bellissima serata.

J’ai le coeurauborddeslarmes: Sono diversi i modi di dire, non solo nella lingua francese, che si riferiscono a
leslarmes (le lacrime): si pensi a pleurertoutesleslarmes de son corps (piangere tutte le lacrime che si ha in corpo),
avoir une crise de larmes (avere una crisi di lacrime), avoirleslarmesauxyeux (avere le lacrime agli occhi),
avoirdeslarmesdans la voix ( letteralmente avere le lacrime nella voce, ovvero avere la voce rotta dal pianto), larmes
de crocodile (lacrime di coccodrillo).

�MOURIR D’AIMER – MORIRE D’AMORE
Les parois de ma vie sont lisses
Je m'y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée
Mourir d'aimer

Le pareti della mia vita sono lisce
Io mi ci aggrappo ma scivolo
Lentamente verso il mio destino
Morire d’amore

Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu'un refuge
Toute issue m'étant condamnée
Mourir d'aimer

Mentre il mondo mi giudica
Io non vedo per me che un rifugio
Ogni via d’uscita essendo per me condannata
Morire d’amore

Mourir d'aimer
De plein gré s'enfoncer dans la nuit
Payer l'amour au prix de sa vie
Pécher15 contre le corps mais non contre l'esprit

Morire d’amore
Con spontanea volontà affondo nella notte
Pagare l’amore al prezzo della propria vita
Peccato contro il corpo, ma non contro lo spirito

Laissons le monde à ses problèmes
Les gens haineux face à eux-mêmes
Avec leurs petites idées
Mourir d'aimer

Lasciando il mondo ai suoi problemi
La gente odiosa di fronte a se stessa
Con le sue piccole idee
Morire d’amore

Puisque notre amour ne peut vivre
Mieux vaut en refermer le livre
Et plutôt que de le brûler
Mourir d'aimer

Poiché il nostro amore non può vivere
Tanto vale richiudere il libro
E piuttosto che bruciarlo
Morire d’amore

Partir en redressant la tête
Sortir vainqueur16 d'une défaite
Renverser toutes les données
Mourir d'aimer

Cominciare rialzando la testa
Uscire vittoriosi da una sconfitta
Invertire tutti i dati
Morire d’amore

Mourir d'aimer
Comme on le peut de n'importe quoi
Abandonner tout derrière soi
Pour n'emporter que ce qui fut nous, qui fut toi

Morire d’amore
Come lo si può di qualunque cosa
Lasciare tutto alle spalle
Per non portare che ciò che fu noi, ciò che fu te

Tu es le printemps, moi l'automne
Ton cœur se prend, le mien se donne
Et ma route est déjà tracée
Mourir d'aimer
Mourir d'aimer
Mourir d'aimer.

Tu sei la primavera, io l’autunno
Il tuo cuore si prende, il mio si dona
E la mia strada è già tracciata
Morire d’amore
Morire d’amore
Morire d’amore.

TOUS LES VISAGES DE L’AMOUR – TUTTI I VOLTI DELL’AMORE
15

Pécher: v.tr. Il termine pécher si traduce in italiano come peccare:péchercontre la bienséance (peccare contro la
buona creanza/la morale). Questa parola francese deriva dal verbo latino peccare.
Sono diversi i proverbi che contengono questo termine: “Celui qui pècheignore”, ovvero colui che pecca ignora il vero;
“Autantpèchecelui qui tient le sacquecelui qui metdedans”, cioè il complice è colpevole tanto quanto l’autore
principale dell’opera.
16
vainqueur: s.m. Il vainqueur in francese indica qui a remporté une victoire (chi ha riportato una vittoria), quia conquis
le cœur de l'êtreaimé (chi ha conquistato il cuore dell’amato), ma anche qui a surmontédesdifficultés (chi ha
surmontato delle difficoltà). Il termine vaiqueur deriva dal verbo francese vaincre, che affonda le sue radici nel nei
termini provenzali venceire e vensedor, dai quali hanno origine lo spagnolo vencedore l’italiano vincitore.

�Toi, parée de mille et un attraits
Je ne sais jamais qui tu es
Tu changes si souvent de visage et d'aspect
Toi, quel que soit ton âge et ton nom
Tu es un ange ou le démon
Quand pour moi tu prends tour à tour
Tous les visages de l'amour

Tu, per tutti i tuoi mille e uno fascini
Non so mai chi tu sia
Cambi così spesso di viso e d'aspetto
Tu, qualunque sia la tua età e il tuo nome
Tu sei un angelo o un demone
Quando per me prendi uno ad uno
Tutti i volti dell'amore

Toi, si Dieu ne t'avait modeler
Il m'aurait fallut te créer
Pour donner à ma vie sa raison d'exister
Toi qui est ma joie et mon tourment
Tantôt femme et tantôt enfant
Tu offres à mon cœur chaque jour
Tous les visages de l'amour

Tu, se Dio non ti avesse plasmato
Avrei dovuto crearti
Per dare alla mia vita ragione di esistere
Tu che sei la mia gioia e il mio tormento
A volte donna, a volte bambino
Tu offri al mio cuore ogni giorno
Tutti i volti dell'amore

Moi je suis le feu qui grandit ou qui meurt
Je suis le vent qui rugis ou qui pleure
Je suis la force ou la faiblesse17
Moi je pourrais défier le ciel et l'enfer
Je pourrais dompter18 la terre et la mer
Et réinventer la jeunesse

Io sono il fuoco che cresce o che muore
Sono il vento che ruggisce o che piange
Sono la forza o la debolezza
Io potrei sfidare il cielo e l'inferno
Potrei domare la terra e il mare
E reinventare la gioventù

Toi, viens fais de moi ce que tu veux
Un homme heureux ou malheureux
Un mot de toi, je suis poussière ou je suis Dieu
Toi sois mon espoir sois mon destin
J'ai si peur de mes lendemains
Montre à mon âme sans secours
Tous les visages de l'amour
Toi, tous les visages de l'amour.

Tu, vieni e fai di me quel che vuoi
Un uomo felice o disgraziato
Una tua parola, io sono polvere o sono Dio
Tu, sii la mia speranza e il mio destino
Ho tanta paura dei miei domani
Mostra alla mia anima senza soccorso
Tutti i volti dell'amore
Tu, tutti i volti dell'amore.

RIFERIMENTI BIBLIOGRAFICI E SITOGRAFICI:
17

faiblesse: s.f. Il termine faiblesse in francese indicare chi manque de force ou de vigueur (manca di forza o di vigore),
manque de talent (manca di talento), manque de force morale (manca di forza morale), ma può anche riferirsi a le fait
pour une chose d'êtrepeuconsidérable en son genre, tantausens physique qu’ausens moral (il fatto per una cosa di
essere poco considerabile nel suo genere, tanto sul piano fisico quanto sul piano morale). Il termine faiblesse deriva
dal provenzale febleza, ma in diversi patois è rimasto il termine derivante dal francese antico foibleté.
18
dompter: v.tr. Dal latino domitare, il termine dompter significa dominare: réduire un animal à l'obéissance (ridurre
un animale all’obbedienza), soumettre de force un peuple à une autorité (sottomettere con la forza un popolo a
un’autorità), réduirequelqu'un à l'obéissance (ridurre qualcuno all’obbedienza), briser l'ardeur d'un sentiment
(spezzare l’ardore di un sentimento).
L'Académie françaiseavrebbe dovuto sopprimere la p, lettera che non si pronuncia e che proviene da una tendenza
medievale di mettere una p dopo una m o una n.

�-

Testicanzoni.mtv.it
Rockol.it
Riflessioni.it
Greatsong.net
Dictionnaire Larousse de la langue française en ligne
Dizionario francese-italiano Boch
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
Le Littré en ligne

ASSOCIAZIONE MUSICAINSIEME
Scuola di Musica della Val Pellice, Chisone e Germanasca
Via Roma 41 Luserna San Giovanni – 10062 – To
Tel. 0121 902734 – Fax. 0121 396699
Cell. 3357827403 – www.assmusicainsieme.it

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Approfondimento linguistico sulla mostra "Paris qui chante"
Café chantant: il termine si riferisce a un tipo di caffè con piccolo palcoscenico
per spettacoli di varietà con ballerine, cantanti e attrazioni varie particolarmente
in voga tra la fine dell’Ottocento e i primi decenni del Novecento in tutta Europa.
La storia di questo luogo affonda le sue radici nella Parigi del Settecento, quando
un contesto di relativo benessere economico consentì alla borghesia di cercare
occasioni di svago e la capitale francese divenne un centro culturale e artistico di
primo piano in Europa e nel mondo. In quel tempo, a Parigi sorsero numerosi
locali di tale genere sul boulevard du Temple. Dopo essersi spostati sotto le arcate
del Palais-Royal durante la Rivoluzione e aver conosciuto dei giorni difficili sotto
l’Impero, questi caffè rinnovarono il loro successo sotto Luigi Filippo I. Tuttavia,
solo la metà dell’Ottocento vide il nuovo fenomeno diffondersi anche nelle città
di provincia e all’estero. I primi spettacoli si caratterizzavano più per la musica e
per la presenza scenica di cantanti (quelle che in Italia saranno chiamate sciantose)
e attrici che per la scenografia, ma con il passare del tempo e con il moltiplicarsi
dei locali a Parigi e nelle altre città d’Europa, la concorrenza aumentò e i locali si
ingegnarono nelle messe in scena e nelle decorazioni. Così i caffè iniziarono ad
essere decorati da artisti noti quali Vincent Van Gogh o Paul Cézanne e l’atmosfera
diventò poco alla volta sempre più sofisticata per attrarre l’élite alla ricerca di
svaghi.

Comune di Torre Pellice

Café-concert: talvolta abbreviato in modo familiare con l’espressione caf ’conc’, è un
sinonimo di café chantant.
Carillons: dispositivo, collocato nelle torri campanarie delle chiese o dei comuni,
che permette di far risuonare alternativamente diverse campane in modo da creare
un’armonia. In ambito musicale, i francesi parlano di carillon per intendere uno
strumento musicale composto da una serie di lame o una serie di tubi metallici
che vengono colpiti con un martelletto o con le dita. Carillon è anche il campanello
della porta di un’abitazione soprattutto nel caso in cui suoni una melodia. In
italiano la parola viene utilizzata per nominare dei marchingegni che emettono
canzoncine spesso per i bambini ma non necessariamente.
Bistrots: termine che compare con le due grafie bistro/bistrot per indicare un piccolo
ristorantino economico e modesto. L’origine della parola non è certa ed esistono
diverse ipotesi. La prima si lega al termine regionale bistraud che a metà Ottocento
significava “piccolo domestico” poiché inizialmente bistro/bistrot indicava in effetti
il garzone del vinaio mentre si usava il termine bistingo per dire “cabaret”. La
seconda ipotesi più comune interpreta il termine come un adattamento francese
della parola russa per dire “veloce” usata dai cosacchi assetati che occupavano
Parigi nel 1814 ma questa interpretazione non è sufficientemente documentata.
Boulevards: in origine, i boulevards erano le fortificazioni con terrapieno antistante
costruite a scopo di difesa attorno alle piazzeforti. La parola deriva dalloolandese
bolwerk che significa appunto “roccaforte”, “bastione” e da cui deriva per esempio
in italiano il termine baluardo. Dalla seconda metà dell’Ottocento, il termine indica
per analogia gli ampi viali pubblici alberati che furono costruiti nelle grandi città
al posto delle antiche fortificazioni militari. Sotto il Secondo Impero, tra il
1852 e il 1870, Napoleone III e il prefetto Haussmann cambiarono il volto

MUSEO PARIGINO A ROMA

�della capitale francese modernizzandola, facendo edificare i boulevard, ampi viali
percorribili dalle carrozze, che velocizzano e intensificano il traffico. Si dice théâtre
de boulevard per indicare quella tipologia di spettacolo teatrale leggero e galante
tipico delle grandi sale da spettacolo dei cosiddetti Grands Boulevards parigini,
ovvero quelli della rive gauche: Beaumarchais, des Filles-du-Calvaire, du Temple,
Saint-Martin, Saint-Denis, de Bonne-Nouvelle, Poissonnière, Montmartre, des
Italiens, des Capucines e de la Madeleine.
Colonnes Morris: edicola cilindrica sulla cui superficie vengono affissi a Parigi i
manifesti degli spettacoli in programma. Si tratta di un’invenzione della metà
dell’Ottocento introdotta per combattere il problema delle affissioni selvagge
sui muri della città. Verso gli anni ’30 dell’Ottocento si iniziano a sviluppare
dei pannelli di varie fogge e misure per concentrare le affissioni ma nel 1868,
i tipografi Richard e Richard-Gabriel Morris, padre e figlio specializzati nella
promozione di spettacoli in città, si ispirano alle cosiddette Litfaßsäulen già in uso
in Germania e creano queste colonne sormontate da un tettuccio antipioggia che
saranno battezzate con il loro nome.

Comune di Torre Pellice

Fiacre: carrozza a cavalli. Il termine si utilizzava anche in italiano e il conducente
era detto fiaccheraio. Un fiacre noto in ambito letterario è quello che compare in
una famosa scena di Madame Bovary di Gustave Flaubert. I due amanti Léon ed
Emma entrano all’interno di una carrozza e ciò che avviene all’interno è lasciato
all’immaginazione del lettore mentre viene narrato ciò che avviene all’esterno
durante l’interminabile giro che il cocchiere è costretto a fare per le vie di Rouen.
La scena suscitò grande scandalo perché anche se il narratore mostra solo ciò che
avviene all’esterno – una vettura con le tende chiuse che va su e giù sparendo e
riapparendo sotto l’occhio allibito degli abitanti della città – l’implicito, lasciato
intendere tanto agli abitanti quanto ai lettori è che all’interno della vettura si stesse
consumando una scena assai licenziosa.
Passages: i passages sono stradine strette, talvolta al coperto, per lo più riservate al
traffico pedonale. Di norma, i passages ospitano esercizi commerciali. Comparse
per la prima volta a Parigi verso la fine del Settecento, la prima metà dell’Ottocento
rappresenta il periodo di massima diffusione di queste soluzioni architettoniche
nate per ridefinire e risanare il centro cittadino. Nella visione degli architetti postrivoluzionari, infatti, i passages dovevano rappresentare uno spazio potenzialmente
accessibile a tutti in cui la funzione commerciale si coniugasse con l’intrattenimento
grazie alla presenza di ristoranti, caffè, teatri o altre sale da spettacolo. I passages
sono per lo più costruiti in vetro e ferro, materiali che l’industrializzazione rese
disponibili su larga scala e conferivano un aspetto moderno a questo tipo di
costruzioni. Dalla Francia i passages si estesero anche in città italiane come Torino,
Napoli e Milano dopo l’Unità. Si vedano per esempio Galleria Vittorio Emanuele
II a Milano, Umberto I a Napoli e Galleria Subalpina a Torino.
D’antan: di un tempo, di una volta, dalla locuzione latina de ante annum “dell’anno
scorso”: la Parigi d’antan, musiche d’antan.

Laboratorio linguistico promosso dallo sportello linguistico itinerante
dell’Unione Montana del Pinerolese gestito dall’Associazione Musicainsieme.

MUSEO PARIGINO A ROMA

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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Paris qui chante

Edizioni Athena Parthenos

�PARIS QUI CHANTE
canzone e poesia a Parigi fra ‘800 e ‘900
dagli Hydropathes a Edith Piaf

A cura di

Cesare Nissirio

TORRE PELLICE
Sala Scroppo
21 MARZO – 19 APRILE 2020

�Comitato Organizzatore della mostra
Maurizia Allisio, Presidente dell’Associazione Musica Insieme
Giuseppe Maggi, Responsabile Artistico
Monia Boaglio, Segreteria e Ufficio Stampa

Presidente Fondatore Cesare Nissirio
Presidente Onorario Elisabeth Wolken
Vicepresidente ed Art Director Giovanni Truncellito
Segretario Generale Patrizio Nissirio
Testi di
Cesare Nissirio, saggista e chansonnier
Antonio Valentini, scrittore
Paola Pallottino, scrittore
Testimonianze di
Serge Hureau, direttore e fondatore del Hall de la Chanson
Jacqueline Risset, poeta
Alvise Sapori, scrittore e giornalista
Alberto Testa, coreografo e storico della Danza
Foto di Rita Paesani
Impaginazione grafica Valerio Pittini

Il Museo Parigino a Roma è gemellato con il Musée de Montmartre

copia gratuita
La mostra s’inserisce tra le attività programmate dallo Sportello Linguistico itinerante gestito dall’Associazione Musicainsieme nell’ambito della convenzione siglata con l’Unione Montana del Pinerolese,
che, quale ente capofila per la valorizzazione della lingua francese,
dà attuazione ai progetti finanziati dalla Legge nazionale n° 482/99
relativa alla tutela delle minoranze linguistiche storiche.

�Nel ricordo del Maestro Alberto Testa
che ha consacrato la sua vita
alla Poesia nella Danza
e nella Musica

��Ringraziamenti
Il Museo Parigino a Roma ringrazia in modo particolare:

Davide Rosso, Direttore del Centro Culturale Valdese per il prestito delle vetrine

e inoltre:
Maurizia Allisio, Giuseppe Maggi, Monia Boaglio, Elisabetta e Roberta Sasso,
Antonio Valentini e Lorenza Mangoni, Laura Comi, Dominique Fournier, Marie-Claire Nepi,
Mariagrazia Massafra, Cristiana Mancinelli Scotti, Lucilla Zanassi, lo staff di Pittini Digital Print
L’Associazione Musica Insieme ringrazia:

Duilio Canale
Maurizia Allisio
Cristina Chioni
Marco Cogno

Presidente dell’Unione Montana del Pinerolese
Assessore alla cultura del Comune di Torre Pellice
Responsabile dello sportello linguistico francese dell’Unione Montana del Pinerolese
Sindaco del Comune di Torre Pellice

5

�6

�O

gni canzone ha un suo testo, che poetico quando è poetico aumenta il valore dell’opera. Fin dal
Medioevo in Francia gli autori usarono tale espediente per le composizioni musicali. L’esposizione
inizia a frequentare tali composizioni solo dalla fine
dell’Ottocento. Senza soffermarci solo sulle canzoni di pura evasione, puntiamo l’attenzione anche su
quelle che del testo hanno fatto il fiore all’occhiello e il successo degli autori francesi nel mondo. La
lingua francese ben si presta a garantire ottimi risultati dalla espressività della canzone in tempi più
moderni, con Béranger intorno alla metà dell’Ottocento, e successivamente con Aristide Bruant, Mac
Nab, Delmet, Alphonse Allais, fra i compositori e
scrittori di Montmartre, intorno alla Chat Noir e poi
della “rive gauche” parigina. Praticamente parola e
musica a braccetto da sempre sino ad oggi. Il Novecento rappresenta l’epoca d’oro della canzone. Fra i
poeti della canzone del Novecento un posto d’onore
spetta a Charles Trenet, poeta lieve ma incisivo, ironico e divertito. Fra gli interpreti si impose Juliette Gréco che della parola si fece vessillo vivente ai
tempi di Jean-Paul Sartre, e poi Georges Brassens,
Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Pierre Perret, Zizi
Jeanmaire alle prese con Raymond Queneau, per
non parlare di Jeanne Moreau e di molti altri che
questa mostra intende evocare con non poca emozione. La canzone a Parigi non è stato soltanto motivo di svago ma ha rappresentato qualcosa di più importante per la cultura francese. E’ stata in diverse
occasioni cardine fra le arti, affidandosi alla matita
di un artista, ai versi di un poeta o alle immagini di
un cineasta che l’hanno fatta assurgere ad evento
d’arte. Essa evidenzia ancora una volta il ruolo di
mutuo sostegno fra l’arte popolare e quella dotta

concedendosi oggi ad uno splendido e variopinto
apparato di immagini che ne ricordano l’importanza. L’esposizione è concepita proprio per evidenziare il rapporto fra testo e musica in osservanza
degli intendimenti della Semaine Internationale de
la Langue Française et de la Francophonie 2020. La
mostra è resa possibile grazie al sostegno dell’Unione Montana del pinerolese che, quale ente capofila, gestisce l e attività e i progetti in attuazione
alla Legge nazionale n° 482/99, relativa alla tutela
delle minoranze linguistiche e storiche. Manifesti,
spartiti, stampe, documenti, libri, riviste e giornali,
foto, grammofoni e fonografi dischi, costituiscono il
contrappunto visivo e sonoro al percorso narrativo
della mostra che ferme ses volets, chiude le imposte
con l’avvento del rock.
Maurizia Allisio
Presidente dell’Associazione Musicainsieme

7

�L

’exposition rassemble une riche documentation sur la chanson à Paris entre les deux dernières
siècles, un patrimoine d’images concernant les rapports engtre poésie et musique.
Partant des chansons du Quartier Latin, des cabarets de la Butte Montmartre, ou celles du café
chantant et du café concert, jusqu’aux chansons populaires, aux chansons des rues, ironiques et sarcastiques, aux chansons d’auteur des années ‘30 et ‘40,
aux chansons de la Rive Gauche et des années ‘50,
l’exposition présente un panorama de la chanson à
Paris, à travers une documentation rigoureusement
d’époque, provenant du Musée Parisien à Rome, jumelé notamment avec le Musée de Montmartre.
Affiches, partitions illustrées, autographes et lettres, livres illustrés, pages illustrées, photos, revues et journaux, gravures, chromolithographies,
programmes, disques, rouleaux pour boîtes à musique, phonographes, radios...constituent la documentation d’époque de l’exposition.
Par ailleurs, seront présentés également des disques, des partitions, des livres, des vidéos et des
films de production récente.
Un retour en arrière pour retrouver l’atmosphère
d’autrefois, le parfum d’une époque, celle de la java,
des valses musettes et des tangos des gigolettes,
l’odeur des vieux bistrots, des boîtes et des caves,
l’envoûtement de l’accordéon et des orgues de Barbarie, images et voix d’un Paris que l’on garde en
mémoire, musique et encore musique.
Voici ce qui est présenté au public italien par le monde de l’illustration et de l’art, de la gravure d’époque
avec ses grands maîtres quand le papier était le roi
incontesté de l’information, quand l’image colorée
8

et décorée s’étalait dans toute sa splendeur le long
de la Seine ou sur les grands boulevards, quand les
Divines de la chanson attiraient les passants par
leurs affiches collées sur les “Colonnes Morris” à la
lumière des réverbères et des feux des fiacres sillonnant les nuits parisiennes.
Fumée, champagne, salons, loges au théâtre, plaisirs, femmes charmantes avec leur boa et leur chapeaux de plumes, gentlemen pimpants avec leur
haut de forme faisaient frémir le vieux Paris.
Les notes s’échappaient des kiosques à musique au
Bois de Boulogne, des cafés concerts, des rues, des
salles de musique dans les passages “du Boulevard
Strasbourg”, pour rejoindre les Ambassadeurs, le Casino de Paris, l’Olympia... tandis que les voix des phonographes et de la radio emplissaient l’air pour faire
connaître la musique française au monde entier.
Grâce au Musée Parisien à Rome, cette exposition
nous replonge dans cette époque dont nous avons
tous nostalgie, une époque qui n’est plus mais qui
reste toujours vivante dans le mythe et dans la mémoire historique de Paris, cette grande capitale capable d’attirer des foules de visiteurs à la recherche
de ces mêmes émotions, à peine perçues, rêvées, désirées, effleurées, perdues, hier comme aujourd’hui.
Au Moulin Rouge, aux Folies Bergère, au Lido, dans
le Montmartre des Artistes, dans le Pigalle des plaisirs, dans les cafés littéraires et dans les boîtes du
Quartier Latin ou de Montparnasse un rite s’est
accompli, un moment qui ne se reproduira plus,
inoubliable pour tous. Le rite de la grande Chanson
Française.
Cesare Nissirio
Directeur du Musée Parisien à Rome

�Malgré les larmes de ta mère
Ardent jeune homme tu le veux.
Ton coeur est neuf, ton bras nerveux,
Vien lutter contre la chimère:
Use ta vie, use tes voeux
Dans l’enthousiasme éphémère,
Bois jusqu’au fond la soupe amère
Regarde blanchir tes cheveux...
André Gill
Horoscope

9

�10

I gatti del Moulin de la Galette a Montmartre

�Immagini per una storia

L

a raccolta del Museo Parigino a Roma dedicata
alla canzone francese, formatasi in alcuni anni di
ricerca a Parigi e a Roma, ha dato risultati tali da
consentire questa mostra che, proprio seguendo le
immagini della collezione, traccerà un profilo della
canzone a Parigi, all’incirca, dal 1860 al 1960, periodo fra i più prolifici, vari e significativi della produzione popolare, nel tempo e sull’intero territorio
nazionale.
Si dice che a Parigi tutto finisca in canzone. Rivoluzioni, crisi politiche, sommosse, scioperi. Il 1789
e la Rivoluzione, il 1870 e la Comune, il 1934 con il
Fronte Popolare, ma anche la Guerra di Spagna, Hitler, il Conflitto Mondiale hanno costituito sempre
buoni motivi per cantare. A Parigi si canta in ogni
occasione, anche nella débâcle.1
Tutto ciò ha reso la canzone sempre attuale, dinamica, pronta a tutto, nel bene come nel male. Sprezzante, caustica, ironica, innamorata, frivola essa si
è spesso affidata ad un pretesto per arrivare al suo
pubblico ed è sempre riuscita nei suoi intenti, dalla
Marseillese in poi.
Le diverse vicende della società francese, il mutare dei tempi, del gusto e delle mode, il passaggio di
secolo, i grandi conflitti mondiali, le rivoluzioni industriali hanno lasciato un segno. L’Ottocento, alla
fine dei suoi anni, aveva dato straordinari risultati
in letteratura, nelle arti visive, in musica, nel teatro preannunciando i mutamenti più radicali che il

1

C. Fléuter, Un siècle de chansons, Ed. Puf, Paris 1988 -

secolo alle porte avrebbe consacrato come tappe irrinunciabili per il divenire di queste arti. La lumière, la luce elettrica che ha anticipato l’arrivo del XX
secolo nella Capitale non è stata soltanto una scoperta, una conquista sociale ma un faro simbolico
destinato a rappresentare la speranza in una città
che non perde mai di vista il futuro, a costo di atti
trasgressivi.
Il 1889, con la costruzione della Tour Eiffel, emblema di un’epoca che cambiava pelle, l’Exposition
Universelle e la costruzione del métro allo scoccare del 1900, le avanguardie artistiche, i conflitti del
1915-18 e degli anni Quaranta, non sono trascorsi inutilmente. Essi hanno sconvolto ogni norma,
ogni abitudine, hanno insinuato alternativamente
nell’animo della gente nuove speranze e nuovi dolori. Parigi, forse più di ogni altra capitale dell’Europa, ha dato lezione di vita all’intero continente,
rinascendo ogni volta dalla delusione, dalla disfatta, dall’oltraggio con quella joie de vivre, divenuta un
vessillo.
La canzone, il suo affascinante territorio, i suoi luoghi e i suoi interpreti non potevano esimersi dal subire gli effetti di tali cambiamenti, non potevano restare insensibili agli appelli di una società in attesa.
Per una più semplice lettura - poiché in realtà la
canzone, è vissuta fra tali effervescenze con una
partecipazione talvolta protagonistica - ho suddiviso in alcuni periodi questa storia, corredandola di
un’appendice contenente le note biografiche dei più

11

�importanti illustratori e artisti, autori e interpreti,
nonché un elenco dei luoghi della canzone a Parigi2:
- Gli Hydropathes del Quartier Latin e lo Chat Noir a
Montmartre - Il café-concert a Parigi: le sue origini,
i propri idoli, gli stili, la fortuna, il lento ma inesorabile declino. Ne ho tracciato uno schema partendo
da oltre la metà del secolo scorso, lasciandomi alle
spalle l’epoca in cui regnava incontrastata la figura
di Beranger, uno fra i primi e più importanti chansonniers francesi, soffermandomi maggiormente
sulle vicende occorse a Parigi dagli anni Ottanta
alla fine dell’Ottocento e spingendomi sino alla prima grande guerra mondiale.
- La canzone e la rivoluzione tecnologia del Novecento. Il cinema, l’industria discografica, la radiofonia avevano fatto nascere nuovi miti: Mistinguett,
Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Vincent Scotto, Maurice Yvain, Albert Willemetz, forieri di una
nuova formula di spettacolo. Con la rivista, con il
Music-Hall, negli anni folli si resero protagonisti di
un nuovo modo di raggiungere il pubblico, non solo
affidandosi alla magia della scena ma anche della
tecnica. Quello fu uno dei momenti più felici per la
canzone poiché la rivoluzione industriale le aveva
fornito mezzi più moderni per poter ottenere un
rapporto diverso con il mercato discografico in sviluppo.
- Le note dipinte nel contributo di grande interesse
della storica dell’Illustrazione Paola Pallottino.
-Importanti spunti di riflessione sulla canzone
francese presentati da Antonio Valentini.
- Le vie della canzone verso la poesia della vita. Char2 C. Brunschwig, L.-J. Calvet, J.-C. Klein, Cents ans de chanson française 1880-1980, Ed. du Seuil, Paris 1981 -

12

les Trenet, il duo Prévert e Kosma, Yves Montand,
Edith Piaf, Juliette Gréco, Boris Vian, Léo Ferré, Jacques Brel, Georges Brassens, furono esponenti di
spicco in un mondo che ancora una volta cambiava
volto. Con la Liberazione, con l’affrancazione dalle
angustie della guerra e dall’offesa al proprio territorio, i francesi, hanno riacquistato la fiducia nel
futuro, guardando a nuovi campi da seminare. Le
messi furono ricche e prodigiose quanto i protagonisti della nuova generazione canora. Dalla vita di
strada, dalla gente amareggiata dalla povertà, dalla
crudezza dei tempi, a Parigi la canzone raggiungeva la poesia, se ne impossessava per offrirla alla
propria città, dalle pieghe di un animo rinvigorito
da nuove speranze, anche se memore delle proprie
ferite. Una nuova stagione segnata dal sodalizio fra
musica, poesia e impegno politico-sociale apriva le
finestre ad un orizzonte più vasto di quanto l’occhio
potesse contenere. Lo sviluppo sociale in ripresa,
un nuovo benessere, lo sviluppo eccezionale della
produzione industriale, la voglia di vita e di amore
hanno indotto successivamente la canzone ad una
maggiore levità. La televisione le fornirà gli spazi
infiniti dell’etere per portarla con sé nel mondo,
all’inizio di una nuova era. Mi piace fermare in queste mie pagine, nei documenti e nei numerosi manifesti della mostra, la sua storia agli albori degli anni
Sessanta, prima che lo ié-ié la facesse sussultare. Di
gioia? Come dire... ai posters l’ardua sentenza!

C. N.

�Au matin, bien reposée,
Tu fuis rieuse, et tu cueilles
Les muguets blancs, dont les feuilles
On des perles de rosée…

Vision
Charles Cros

13

�14

�Una promenade fra i ricordi
Itinerario fra il Quartiere Latino e Montmartre

I

l Quartiere Latino, il più antico di Parigi è stato il teatro per eccellenza dei movimenti letterari
dalla fine dell’Ottocento al Novecento inoltrato. La
vicinanza della Sorbona al Boulevard Saint-Michel
aveva radunato decine di giovani dalle velleità artistico-letterarie in alcuni luoghi che si rivelarono
fondamentali per la crescita culturale del quartiere. Giovani artisti, intellettuali, musicisti, letterati,
poeti o semplici studenti e non solo si ritrovarono
spesso in piacevoli “assemblee” durante le quali
divertirsi con le arti ed i piaceri dell’alcool. Scendevano dalla Montagne Sainte Genéviève sino al
Luxembourg inoltrandosi nel quartiere a caccia
di sensazioni e spunti letterari o musicali. Uno dei
movimenti coagulanti la gioventù più curiosa e motivata fu quello degli Hydropathes, una compagine
dal nome che lascia a varie interpretazioni. L’incontro fra il Emile Goudeau, fondatore del gruppo e Rodolphe Salis fu foriero di una messe di eventi che
dal Quartiere Latino si trasferirono a Montmartre
e precisamente al n. 84 del Boulevard Rochechouart. Chi era Rodolphe Salis e chi Emile Goudeau?
Erano apparentati dalle stesse passioni, dalla stessa urgenza di poesia e musica. Rodolphe era nato
a Châtellerault nel 1851 da un padre negoziante di
vini, ai quali però il giovane aveva preferito la pittura, essendosi iscritto alle Belle Arti di Parigi. L’arte
però non gli dava da vivere come sperava accadesse
e allora nel novembre del 1881 aveva aperto il suo
cabaret con l’intenzione di conquistare la Butte con

le arti tanto amate.
Quell’esempio irradiato dalla collina di Montmartre
invase tutta la città, l’attirò verso la Butte, dapprima al Boulevard Rochechouart, dove Rodolphe Salis aveva creato la cassa di risonanza della canzone
montmartroise. L’imprenditore, dopo l’incontro con
Emile Goudeau, ex presidente degli Hydropathes al
caffè della Grande Pinte si era assicurato una clientela di tutto rispetto, formata dai frequentatori delle serate di poesia al Quartiere Latino, giovani artisti, poeti, musicisti, attori destinati a divenire nel
tempo personaggi di spicco nell’arte e nella cultura.
Con gli artisti e gli intellettuali però vi arrivarono
anche les jeunes escarpes, i malavitosi immortalati
da Zola nell’Assommoir, che costrinsero Rodolphe
Salis a cambiare sede. Anche perché la sede era divenuta ormai troppo stretta per le esigenze di Monsieur le cabaretier. Nel 1885 egli aprì il nuovo locale
al 12 di rue Laval (oggi rue Victor-Massé), l’hotel
particulier che fu del pittore Alfred Stevens, lasciando quel “vecchio ufficio postale” ad Aristide Bruant
che vi creò Le Mirliton prendendo come oggetto
feticcio una sedia che Salis aveva sbadatamente dimenticato e che non gli sarà mai più restituita. La
facciata fu decorata da Henri Pille, l’insegna fu dovuta all’arte di Willette che già nella vecchia sede
aveva dipinto alcune opere come il Parce Domine
che fu portato in processione nel nuovo tempio di
Salis. Qui vi dipinse anche Le Veau d’Or o Te Laudamus: le due enormi lanterne di Grasset illuminavano

15

�la facciata al lato della porta in alto. Paul Merwart
ne ha tramandato l’immagine, oggi custodita presso il Museo Carnavalet, in rue des Francs-Bourgeois
nel Marais. Le Chat Noir Guide, prezioso documento
pubblicato fra il 1887 e il 1888 ha enumerato i diversi oggetti e dipinti portati nella nuova sede, nel
1886 Salis ambientò il Teatro d’ombre destinato a
condurvi tutta Parigi attratta dalla novità del secolo, prima dell’avvento della settima arte, il Cinema.
Le ombre scatenarono l’estro di vari artisti quali
Rivière, Caran d’Ache e del musicista Fragerolle. In
quegli anni nacquero opere quali 1808 e L’Epopée
oltre a La Tentation de Saint-Antoine, Clairs de Lune,
Sphinx ma anche La Marche à l’Etoile e L’Enfant Prodigue, alcune in forma di volumi illustrati, ora in
questa mostra insieme al Manifesto originale di
L’Enfant Prodigue, proveniente dalla collezione Salis e oggi appannaggio del Museo Parigino a Roma,
come d’altronde tutte le opere in mostra molte delle quali sono state presentate nella mia precedente
esposizione nella romana Villa Torlonia a Roma.
Il trasferimento dalla vecchia alla nuova sede avvenne in processione, Rodolphe Salis in gran forma
e l’inaugurazione del nuovo Chat Noir avvenne fra
balli e canti, feste e vino in abbondanza. L’insegna
di Willette raffigurava un gatto nero in un quarto di luna tra le due lanterne disegnate da Eugène
Grasset. La canzone imperava nel locale, ovunque,
in basso come al primo piano dove ogni chansonnier,
presentato da Salis in persona, si esibiva accompagnato al pianoforte sotto gli occhi della polizia, attenta a che le canzoni salaci e a sfondo sociale non
oltrepassassero i limiti imposti dalla censura. Mac
Nab, Paul Delmet, Victor Meusy si avvicendarono
nel locale insieme a molti altri chansonniers. Stein16

len e Willette molto spesso ne illustrarono gli spartiti. Erik Satie ne accompagnò alcuni al pianoforte.
Steinlen, autore della Ballade du Chat Noir, dedicherà al locale il celebre manifesto raffigurante il gatto
nero con l’aureola, oggi esposto in questa mostra e
proveniente dalla collezione del celebre cabarettista e ora di proprietà del Museo Parigino a Roma.
Salis s’inventò anche lo Chat Noir, il giornale del
locale, come Aristide Bruant fece più tardi con Le
Mirliton nel proprio locale. Non tardarono a giungere nel corso di quegli anni alcuni libri e raccolte
di canzoni come Le Roman Comique du Chat Noir di
Gabriel Montoya, Chansons d’Hier et d’Aujourd’hui
di Victor Meusy o Les Chansons du Chat Noir di Mac
Nab, oppure Les Gaiétés du Chat Noir o Dans la Rue
di Aristide Bruant illustrati questi ultimi da Steinlen o da Poulbot, tutti in mostra. Nel 1888 alcuni
artisti dello Chat Noir apparvero nella mostra Noir
et Blanc. Volendo riassumere brevemente fra i vari
ospiti del locale ricordiamo: Paul Verlaine, Arthur
Rimbaud, Claude Debussy, Alphonse Allais, George
Auriol, Erik Satie, Sarah Bernhardt, Yvette Guilbert,
Charles Cros, Théréza, Emile Zola, il generale Boulanger e persino il Principe di Galles…
Il locale purtroppo non sopravvisse alla scomparsa
di Rodolphe Salis. Fu riaperto soltanto dopo alcuni anni sotto altri nomi. Intanto però quel cabaret
che fu di Salis, di Bruant, di Fursy aveva aperto la
strada alla concorrenza. Oltre cento ne sorsero sulla collina di Montmartre. Fra i primi Le Mirliton di
Aristide Bruant, al quale si affiancarono Le divan
japonais, immortalato da Toulouse-Lautrec e tempio di Yvette Guilbert, La boîte à Fursy sorta nella
vecchia sede dello Chat Noir, ma anche Le Logiz de
la Lune Rousse che Alibert diresse nel 1937, l’Au-

�berge du Clou, caro all’ambiente teatrale, ad Alfred
Jarry, Courteline, Alphonse Allais, ma anche Le carillon, La Vache Enragée, Le Tréteau de Tabarin, Le
Pacha Noir, Le Ciel et L’Enfer. Montmartre divenne
così uno dei quartieri generali degli chansonniers
parigini. Di alcuni interpreti e autori, degli artisti
che li hanno immortalati con i propri ritratti o con
i manifesti dei loro spettacoli, nonché dei luoghi
della canzone fra i più significativi, fornisco notizie
nelle ultime pagine di questo catalogo.

C.N.

Vignette per l’esposizione Blanc et Noir

17

�18

�Aristide Bruant

A

ristide Bruant amava definirsi Chansonnier Populaire perché si sentiva legato con l’animo e con la
sua arte alla gente comune, al popolo parigino e alle
sue storie di tutti i giorni, banali quanto universali.
La sua figura, quella sua inconfondibile silhouette
nera macchiata di rosso che Toulouse-Lautrec ha
fatto in dono alla storia della cultura artistica francese, è andata ben al di là dell’esperienza umana riuscendo a far vibrare le corde dell’arte.
Ai suoi amici parigini della prima ora confidò i suoi
propositi d’arte, il voler fare teatro, calcare le scene, con quella sua voce forte. Sarà piuttosto la canzone a catturarlo e a dargli il successo rincorso sin
da quando era entrato a lavorare per sopravvivere
presso la Compagnie du Nord a Parigi. I refrains, i
suoi testi sui bassifondi parigini, apparsi a lungo
sui numeri del giornale Gil Blas, sono richiesti ancora oggi nei concerti dei faubourgs. Il suo pregio è
stato quello di far affiorare dall’oblio, far emergere
dal nulla i miserabili e divenirne l’idolo, il nume tutelare.
Egli ha pescato i suoi personaggi dalle più infette
cloache della città, dando loro una statura letteraria. Prostitute, protettori, assassini senza morale
né leggi, i protagonisti di quanto di più riprovevole
offrissero i bassifondi, sono stati nelle sue canzoni portatori di una miseria su cui riflettere. Non è
facile essere vicini ai disperati, ai diseredati, quando si ha il rigetto per la povertà dell’animo e delle
19

�risorse, non è facile avvicinarsi a chi ha scelto una
vita disperata per essere diverso. Aristide Bruant
si è schierato dalla loro parte, ne ha condiviso la
sofferenza conoscendone le pieghe amare. L’aspetto
curioso è che ha saputo scomodare tutta Parigi, la
borghesia, la crema intellettuale, gli snob, per congiungerli a quei suoi eroi che nessuno avrebbe mai

20

degnato di attenzione per la strada. Dans la rue,
una delle sue raccolte di canzoni dedicate alla strada che Steinlen e Poulbot hanno illustrato con un
segno incisivo quanto i versi che le compongono è
diventato testo di riferimento nella cultura popolare della fine del secolo, voce amara della Parigi con
un passato non del tutto dimenticato.

C.N.

�21

�Qui veut des clous d’or
Des clous d’or
Pour rêver, rêver encor
Avec sa belle?...
Au pays des nobles métiers
C’est le roi des cloutiers
Qu’on mappelle!...
Le marchand de Clous d‘or
Marcel Legay

22

�Les Hydropathes

I

n questa mostra non potevano mancare notizie
sugli Hydropathes, il movimento di giovani artisti e
studenti che contribuirono alla fortuna dello Chat
Noir parigino. Partiti dal Quartiere Latino, fra la
Senna di sinistra e il giardino del Luxembourg, sfiorato dai boulevards Saint Michel e Saint Germain,
i giovani parigini dell’ultimo quarto dell’Ottocento
si riunirono sotto la guida di Emile Goudeau, nato
a Périgueux nel 1850 in Francia. Giornalista, scrittore e poeta, autore del suo più noto libro Les fleurs
de bitume, fu il fondatore del movimento letterario,
musicale ed anche prefetto a Parigi. L’11 ottobre
del 1878 fu a capo e presidente degli Hydropathes,
emblema della bohème dell’epoca dedita alle bevande alcoliche ma anche alle fumisterie intellettuali e
sbrigliate di quell’esercito di artisti desiderosi di far
conoscere le proprie opere leggendole o cantandole e suonandole in pubblico. L’idea di un tale aiuto
da parte di Goudeau fu geniale. La loro prima sede
fu al Café de la Rive Gauche in rue Cujas, all’angolo
col Boulevard Saint Michel, nel cuore del quartiere. In accordo col proprietario dell’angusto locale,
si sarebbero riuniti ogni venerdì con un minimo di
almeno venti persone. Ne arrivarono molte di più.
Alla terza riunione, leggo nella monografia di Raymond de Casteras, edita da Albert Messein nel 1945,
vi parteciparono circa centocinquanta persone. Un
successo immediato che costrinse il gruppo a trasferirsi in una rez-de-chaussée nella stessa strada.
Ma non fu sufficiente. Nacque anche per gli Hydropathes il proprio giornale nel 22 gennaio del 1879 con

copertine a colori per sedici mesi, sino al 12 maggio
nel 1880. Raymond de Casteras pubblicherà nel suo
libro una lunga lista di associati fra cui spiccano:
gli scrittori Alphonse Allais, Léon Bloy, Paul Bourget, Félicien Champsaur, François Coppée, Charles
Cros, il musicista Georges Fragerolle, l’attore Félix
Galipaux, ma anche Jules Laforgue, Marcel Legay,
il pittore Luigi Loir, lo chansonnier Mac Nab, Jean
Richepin, Maurice Rollinat, per citare i più noti. La
lunga lista, dove non appare che una minima parte
dei partecipanti, indica già solo con i propri nomi,
gli intrecci numerosi fra poesia, arte letteraria, pittura e musica, soprattutto la canzone. Il libro di de
Casteras ripropone alcuni poemi o brani poetici oltre ai commenti di vari scrittori che ricordano gli
eventi di quegli anni, non ultimo Maurice Donnay
che offre la sua prefazione all’importante volume.
Prima di passare nella sede dello Chat Noir, fra alcune polemiche degli iscritti, il gruppo si era chiamato Les Hirsutes. Spiriti liberi, spesso stravaganti,
talvolta esaltati o depressi dall’uso dell’assenzio,
poliedrici ed estremamente creativi avevano portato una nuova linfa alla cultura del tempo. Malgrado fossero poco noti alla massa dei parigini, hanno
segnato un’epoca assai prolifica e determinante per
il percorso successivo delle arti francesi. La mostra
rende loro un omaggio con una serie di spartiti, testi, stampe, foto che li riguardano.
C.N.

23

�24

�Il Café-Concert à Paris

L

e origini del café-concert si ritrovano, di fatto,
negli antichi cabarets, nelle tavernes, la cui fauna, più o meno frequentabile e per lo più maschile,
animava le fumose sale in una Parigi da sempre in
fermento. I cafés che hanno sostituito pian piano gli
avvinazzati cabarets e le taverne di malaffare sono
divenuti nei secoli luoghi di ritrovo in cui spendere
il proprio tempo divertendosi.3 A leggere la Petite
Histoire des Café Concerts parisiens4 che a sua volta cita una Histoire des Spectacles de la Foire, edita
nel 1740, sembra che un tale avesse aperto a Parigi un Café, nel quale per la prima volta si crearono
occasioni di spettacolo con scene dialogate, e dove
le consumazioni e lo spettacolo avevano un unico
costo. Sembra, anche, che uno spettatore avesse
trovato un bel giorno nel fondo della propria tazza di caffè un mozzicone di candela. Ne scaturì uno
scandalo provvidenziale che fece soprannominare
quel locale Café des bouts des chandelles e che fece,
soprattutto, nascere la moda del caffè spettacolo.
Sotto l’Impero si moltiplicarono i locali in cui la sera
si potevano ammirare saltimbanchi, pantomime, o
ogni sorta di animazioni, dalle prestidigitazioni alle
esibizioni di ventriloqui tuttodire e fare. Il Café Voltaire e il Café d’Apollon furono fra i più celebri luoghi di ristoro e intrattenimento. Il Secondo Impero
vide nascere i primi cafés-chantants in cui un’or3 Ved. B. Malki-Thouvenel, Cabarets, cafés, bistrots de Paris,
Ed. Horwath, Paris, 1987 4 Romi Petite histoire des Cafés Concerts parisiens, Ed. Jean
Chitry, Paris 1950

25

�chestra accompagnava talvolta un’urlante e sgangherata cantante, obbligata ogni volta dal pubblico
ad abbassar la voce. Alla metà dell’Ottocento Parigi
vantava già una dozzina di cafés-chantants fumosi e
non sempre ben frequentati.
Gli Champs Elysées sono stati il teatro per eccellenza della nascita del café-concert. Nel 1845 ve ne
erano tre, due dei quali entrati nella storia, il Café
Morel e il Café des Ambassadeurs, chiamato così per
la vicinanza dell’Hôtel Crillon in cui alloggiavano gli
ambasciatori stranieri a Parigi, e poi il Café Picolo.
Vi si ascoltavano inizialmente voci di tenori e baritoni alle prese con pagine della lirica e, intanto, fra
le arie celebri cominciarono ad insinuarsi le prime
canzoni comiche, militari o patriottiche. Gli interpreti del café-chantant ottenevano cachets da 300 a
500 franchi al mese, soprattutto in estate, poiché la
stagione si prestava di più all’attività concertistica
e induceva più facilmente al divertimento. Non tutti
i cafés parigini vantavano un repertorio canoro; talvolta a catturare il pubblico era solo la curiosità suscitata dai proprietari, taluni dei quali assai singolari, dotati di una verve o di difetti fisici che finivano
per diventare motivi di attrazione. Fra i primi locali
celebri, nel 1858, l’ ”Eldorado” in Boulevard de Strasbourg, uno dei quartieri generali del café-concert,
o l’ ”Alcazar d’Hiver” nel Faubourg Poissonière dove
Théresa, fra le interpreti più famose dell’epoca cantava un motivo divertente C’est dans le nez que ça
me chatouille, giunto in breve sulla bocca di tutti. Il
pregio di quegli spettacoli era il basso costo per i
parigini che, con pochi soldi, potevano passare una
serata assai gradevole.
Nel 1867 avvenne una vera rivoluzione sulla scena
parigina. Scomparve la corbeille, una delle caratte26

�ristiche del café-concert, costituita da una manciata di dame, da sei a dieci che, en robe de soir, contornavano in silenzio e in bella posa la vedette di
turno. La loro presenza serviva, secondo le autorità
della prefettura, a dare alla scena forma di salotto
familiare e, dunque, tranquillizzante, inibente ogni
velleità che attentasse alla quiete pubblica . Gli artisti, rigorosamente in abiti da sera, donne e uomini,
non potevano travestirsi né esibire bastoni da passeggio o altro. A leggere le memorie di Paulus, 5 uno
dei protagonisti del café-concert dell’epoca, sarebbe stato proprio lui all’origine del mutamento che
portò alla sostituzione della parata di dame con
cantanti di secondo piano pronte ad esibirsi, una
per volta, prima della vedette. Inoltre, sempre in
quell’anno, a Monsieur Lorge, allora direttore dell’
“Eldorado”, venne l’idea di ingaggiare, per 40.000
franchi l’anno, la celebre Mlle Cornélie, attrice della Comédie Française che, facendo breccia nei cuori
dei parigini, sconvolse le abitudini in voga nei cafés.
Ma non fu ancora sufficiente; bisognerà attendere
che Camille Doucet, Direttore dei Teatri di Parigi,
emanasse una disposizione perché fosse consentito
finalmente l’uso di altre forme di spettacolo. Vinse,
così, Mlle Cornélie e, con lei, il pubblico, i giornali
ma soprattutto il café-concert che vide così riaprire
le proprie porte alla libertà. Le vedettes sui numerosi palcoscenici parigini furono diverse: Darcier,
uno dei pochi uomini, e tante donne celebri come
Zoulma Bouffar, Amiati, Céline Montalan. Fra tutte spiccavano Blanche D’Antigny, famosa per le sue
mises da capogiro, e Thérésa arrivata per un caso
fortuito al “Fleurs des Alpes” dove creò un genere,

5 Paulus, Trente ans de café-concert, Ed. Société d’Edition et
de Publication, Paris 1896

27

�les romances comiques. Resterà a lungo una delle
primedonne del café-concert, anche dopo le vicende
politiche e belliche del 1870. L’odore acre del fumo,
del gaz e dell’alcool si prestava più ad un pubblico
maschile, spesso militare, seduto intorno alla demoiselle di turno, alle prese con una canzoncina
piccante per l’epoca. I generi si moltiplicarono facilmente ed ogni scusa era buona per creare un evento
musicale, con l’attualità o con una moda, con il tricolore o con la guerra, che iniziò a mietere vittime
anche fra i cafés-concerts costretti talvolta a chiudere. Ma, si sa, Parigi non si è mai persa d’animo e alla
chiusura di un locale nasceva un occasione nuova
o un genere per attirare il pubblico nei cafés. Con
la possibilità di travestirsi, gli artisti moltiplicarono le opportunità di successo; i generi si fecero numerosi e vari a seconda del temperamento, di presunti difetti fisici, spesso accentuati o inventati dai
protagonisti per creare il personaggio da imporre.
Il Generale Boulanger fu una delle figure prese di
mira da Paulus, poiché la sua popolarità garantiva il successo sicuro, dal momento che i parigini se
lo ritrovavano effigiato ovunque, dalle scatole dei
biscotti al lucido da scarpe, alle bottiglie di profumo. Dalla guerra del 1870 alla prima Grande Guerra
del Novecento il café-concert fu lo svago popolare
più diffuso perché non impegnativo né per la tasca
né per la mente, ed è proprio in questo periodo che
la sua storia si fece più turbolenta ed interessante.
Il passaggio, di decennio in decennio, dai languori
estenuanti di un secolo agonizzante ai mutamenti
di gusto, alle scoperte scientifiche, alle nuove tendenze artistiche di quello nascente daranno nuovo
slancio alle forme di spettacolo, alle abitudini, alle
mode e ai costumi. Fra il 1870 e il 1880 si svilup28

Scena di un Café-concert dipinta da Jean-François Rafaëlli

�parono vari generi a seconda degli eventi, della tendenza del gusto, del temperamento e del carattere
degli artisti, infuenzando circa tre generazioni.6
Fra gli uomini: les troupiers, in pantaloni militari,
stivali, kepi d’ordinanza e guanti bianchi, sullo stile
lanciato da Ouvrard, caro a Bouquillon ma soprattutto a Polin; les ivrognes, impersonati da Bourgès;
les gommeux excentriques, tipi inventati da Armand
Ben nel 1873 all’ “Horloge” e ripresi da Libert alla
fine del decennio; les monologuistes, che alternavano al canto la parte dialogata, genere in cui eccelse
Perrin e più ancora Vaunel alla fine degli anni Ottanta; les sentimentaux, col cuore in mano, quali Marius Richard e Mercadier, ma anche Dalbret, Dona,
Berard...: les réalistes, genere alla Bruant, in cui si
distinsero Rictus e Mevisto; les scieurs, dai refrains
stupidi, canticchiati però da tutta Parigi grazie a
Libert, Rivoire, Maurel e Dranem che li fece trionfare in Francia; les phénomènes, il cui successo era
dovuto ai difetti fisici degli interpreti, e qui basti
ricordare lo scheletrico Brunin, lo zoppo Chailler o
il nano Delphin; les gambilleurs, genere in cui si distinse Paulus con le sue piroette da finto claudicante, ben imitato da Kam Hill e da Louis-Baptiste Poujol, il petomane. Fra le donne: les romancières, la cui
capostipite fu Thérésa, seguita a ruota da Bonnaire,
dalla Duparc e da Anna Thibaud; les patriotiques,
comiche o tragiche, come la Jeanne Bloch o l’Amiati;
les paysannes oppure les réalistes, la cui interprete
per eccellenza fu Eugénie Buffet; les épileptiques, genere caro a Violette, a Gilette o alla Heps.
Alla fine degli anni Ottanta e oltre regnava sovrana
su tutte le interpreti Yvette Guilbert, affascinante,
elegante anche se non bella mannequin, proveniente
6

Cfr. Romi, Petite Histoire des Cafés Concerts parisiens, cit.

dal teatro, ribattezzata la chanteuse fin de siècle da
Sarrazin, fondatore del “Divan Japonais” e immortalata da Toulouse-Lautrec. Intanto nel 1881, alla
Butte Montmartre, nasceva un cabaret destinato
ad entrare nella storia della cultura parigina, lo
“Chat Noir”, fondato da un imprenditore sui generis, Rodolphe Salis; fra gli interpreti spiccava Aristide Bruant, anch’egli effigiato con la sua sciarpa
rossa e il cappellaccio nero da Toulouse-Lautrec.
Con Bruant nasceva lo stile naturaliste e con esso
anche un’epoca mitica per la canzone, quella legata
a Montmartre, e ai suoi artisti. Allo “Chat Noir”, in
cui cantava Mac-Bab, approdava un ambiente misto fra il trucido e lo snob. Il locale più alla moda
in quel tempo, attirava tutta la Parigi aristocratica,
borghese, intellettuale e dell’arte, da Satie a Debussy, Sarah Bernhardt, Jean Moréas, François Coppée,
Courteline, Zola...7
Aristide Bruant, nel suo “Le Mirliton”, creato con
l’acquisto dello “Chat Noir”, ebbe una fortuna lusinghiera grazie alla sua insolenza e al suo repertorio
così vicino al gusto del pubblico per la canaille e la
sfrontatezza. Poeta della Parigi aspra, aveva partecipato alla creazione di nuovi protagonisti delle
canzoni della fine del secolo: la pierreuse, ovvero la
prostituta, la donna ai margini della società, grazie
a lui è divenuta eroina della canzone. La moda si diffuse e varie artiste si cimentarono in un repertorio
crudo, realista, di vita errabonda e mal vissuta. Eugénie Buffet fu maestra nell’offrire con le sue interpretazioni squarci di una società degradata dalla
quale attingeva motivi di poesia aspra ma toccante.
7 AA.VV., Lever de rideau, Les arts du spectacle en France
dans le collections de la Bibliothèque Forney, Catalogo, Paris
1989

29

�Le protagoniste del café-concert attirarono sempre
più gente nei loro templi più o meno frequentabili. Ma piano piano le abitudini mutarono e, con lo
sviluppo dei mezzi di trasporto urbano e dell’illuminazione, divenne più facile lo spostamento in
città. Il proprietario del
“Moulin Rouge” dopo lo
spettacolo a Pigalle, alle
undici di sera conduceva
con enormi landaux trainati da cavalli superbi il
suo pubblico agli Champs Elysées per offrirgli il ballo al “Casino de
Paris”. In taluni locali si
affacciavano ormai con
una certa assiduità eleganti figure femminili.
Dai primi cabarets in cui
la presenza femminile era di basso ceto o di
facili costumi, ai nuovi
templi del divertimento
in cui la femme à la page
arrivava con le toilettes
più in voga, i cappelli
più inusitati e fantasiosi, i corpetti che l’avvinghiavano in una morsa
spesso ben più vorace di
quella dell’accompagnatore- spasimante, caddero varie barriere nel costume e nelle abitudini
parigine di fine secolo. La Tour Eiffel era divenuta
l’emblema dei nuovi tempi, le Esposizioni Universali
30

conducevano a Parigi un pubblico infinito proveniente da tutto il mondo, i trasporti, le comunicazioni più facili, la nuova ventata di follia della Belle
Epoque aveva procurato una sferzata alla vita mondana. La donna uscì dai salotti nei quali era regina
per affacciarsi alla vita
della città e scoprirne i
piaceri e i divertimenti.
In alcuni locali della Parigi musicale giungevano
intere famiglie, soprattutto in quelli all’aperto.
Restava intatto però in
alcuni ambienti il gusto
per il beuglant, il localino
di infimo ordine, solo per
intenditori e spiantati,
in cui ascoltare talvolta
preziose voci destinate a
divenire entro breve vedettes incontrastate nei
locali in voga.
Il nuovo secolo portò con
sé proprio alcune di queste vedettes: Mayol, l’eroe
di Viens, Poupoule! con
quel suo strabiliante boccolo, una vera onda oceanica, divertiva il pubblico
con un repertorio comico;
Jeanne Bloch, corpulenta, militaresca, con i suoi
110 chili, era imponente nella stazza più che nella
statura. Bassa e tozza, era invece superba nel suo
stile inconfondibile; Dranem, piccolo e smilzo, con

�il suo abitino a quadri lanciava la moda delle scies,
canzoncine importune e sciocche, ma tanto amate
e sulla bocca di tutti i Parigini; Cléo de Mérode e la
Belle Otéro segnarono un’epoca con le loro danze,
contrappunto alle proprie esibizioni canore; Polin,
forse la più grande vedette del café-concert,
con quel suo abito militare dai pantaloni rossi e
giacca blu ed un kepi da
fare invidia a chiunque,
emergeva su tutti. Polaire, fremente nelle sue interpretazioni, agitava il
pubblico sempre numeroso ai suo spettacoli da
gommeuse impareggiabile. Ne fece un genere che
si diffuse fra molte delle
interpreti fin de siècle.
Fra tutte: Misstinguett,
astro nascente del nuovo secolo, interprete
brillante e dal piglio inconfondibile, catturerà
Maurice Chevalier con il
quale costituirà un duo
entrato nella storia della
musica leggera francese.
Il genere, dunque, ha imperato nei cafés-concerts,
permettendosi, per la
propria varietà, di accedere ad una sempre più ampia platea. Nel corso degli anni, oltre alla canzone
di genere si sviluppò anche la canzone-pretesto che

affondava le sue origine nell’attualità, nell’evento
storico o nella scoperta scientifica. Così come negli
anni Settanta il Generale Boulanger e i temi patriottici avevano irretito la canzone, alla fine del secolo
la Tour Eiffel entrò nel mondo della musica con En
haut de la Tour oppure
con Eiffel Valse, mentre
l’alleanza
franco-russa
produsse Je bois à la russe, portata al successo da
Yvette Guilbert.
All’inizio del 1900 il progresso, l’avvento del telefono, dell’aeroplano diedero luogo ad una serie
di canzoncine del tipo Le
Téléphone, Aéro Mazurka,
Dans le Biplan o l’Aéroplanateur, messe in bocca a
Berard, Mayol o Polin.
Man mano che ci si inoltrava nel secolo e ci si avvicinava alla prima grande guerra, abbandonati
i valzer lenti di Paulette
Darty e Carmen Vildez,
lasciati alle spalle i motivetti provinciali di Botrel,
la gente cominciò a sussurrare con Les Chants du
Soldat le prime note di un
lirismo militare che preludeva a qualcosa di grave. L’eco dei primi rombi
d’aereo e dei colpi di cannone si ripercossero nella
canzone in uniforme con Monthéus, con Dalbret e

31

�Berard. L’argomento della canzone agli albori della
Grande Guerra sarà grave e inquietante. Si scrollerà di dosso l’amarezza negli anni ‘20, lasciando
il posto all’ebbrezza spumeggiante della rivista in

una nuova era, segnata da un evento storico, la nascita del cinema.
C.N

Chopin, frère du gouffre, amant des nuits tragiques,
Ame qui fus si grande en un si frâle corps,
Le piano muet songe à tes doigts magiques,
Et la musiqueen deuil pleure tes nois accords…
Chopin
Maurice Rollinat

32

�La via della canzone verso la poesia

C

ome per la Guerra del 1915-18, così per il secondo Conflitto Mondiale, la canzone si vestì del tricolore. Ma le occasioni per esultare erano poche poiché Parigi non arrivava in tempo a leccarsi le ferite
che altre ne sopraggiungevano e le squassavano
le viscere. Né bastavano gli incitamenti del potere
politico a risollevare lo spirito mortificato di una
grande capitale soggiogata dal nemico. La disfatta
e l’occupazione resero afona la canzone. Bisognerà
attendere la Liberazione per ascoltare il canto di
speranza che Maurice Chevalier, figlio prediletto
della Ville Lumière, intonerà accompagnato da Jacques Hélian e la sua orchestra8:
Pendant quatre ans / Dans nos coeurs / Elle a gardé
ses couleurs / Bleu,blanc, rouge / Avec l’espoir, elle a
fleuri / Fleur de Paris.

Ancora una volta la città riemerse dal buio, si riappropriò della propria bandiera, ancora una volta il
suo canto si librò nell’aria.
Parigi rivive in ogni generazione, rinasce ogni volta
con una diversa pelle e produce sempre nuovi miti.
E così, a fianco degli impresari e delle vedettes, gli
editori e i discografici assunsero un potere incontrastato, nuovi eroi di una canzone che si avviava
verso una più ampia diffusione ma che decideva il
proprio destino sulla scena, alla radio e presso le
case discografiche prima di giungere per le stra-

8

Cfr. Fléuter, Un siècle de chansons, cit.

de, sulla bocca di tutti. Le Edizioni Salabert e Pathé
contribuirono ampiamente a firmare quegli anni.
Ray Ventura, Jacques Hélian, Raymond Legrand e
le grandi formazioni orchestrali rappresentarono il
fenomeno epocale a fianco di vecchi e nuovi interpreti che scriveranno pagine fra le più celebri della
storia della canzone. Tutto però veniva programmato prima, strategie, immagini, rappresentazioni
ed esiti. L’America fu quell’oltremare così anelato e
tanto imitato che, con i ritmi jazz, influenzerà alcuni decenni della canzone non solo francese. Intanto
Parigi intrecciava intorno alla Senna una trama di
nuovi interpreti e autori che avrebbero fatto parlare di sé.
Charles Trenet, con il suo considerevole apporto di
cantante e autore di centinaia di motivi, aveva aperto il varco divenendo una pietra miliare della canzone fra le due guerre e negli anni successivi sino
ad oggi, dopo la sua scomparsa.
Edith Piaf, la cui voce considerata megafono della
Parigi cruda, della vita di strada, era assurta a eroina nazionale della musica parigina. La grande artista ne aveva trasmesso l’anelito, la passione, la forza dirompente, attraversando un’epoca di riscatto.
Yves Montand, interprete del sogno comune di una
generazione assetata di emancipazione dagli schemi costrittivi e avida di un’arte da condividere
fraternamente rappresentava lo spirito libertario
scelto dalla gente comune, dal popolo e ne diveniva
immagine per averne interpretato le attese.

33

�Joseph Cosma e Jacques Prévert incarnavano i nuovi
miti della creatività musicale, la cui influenza lascerà un segno indelebile presso tutta la generazione
postbellica ma non solo.
André Dassary, Susy Solidor, Bourvil, Georges
Guétary, Jacqueline Françoise, Yvette Giraud, Henri Salvador, con un altro esponente di spicco della
cultura musicale parigina, Boris Vian, hanno rappresentato quella compagine di artisti che entrati
in carriera negli anni Quaranta furono destinati al
successo grazie anche alla produzione discografica
oltre che al lancio radiofonico.
Alla fine degli anni Quaranta una nuova stella appariva all’orizzonte, Juliette Gréco, vestita di nero, una
voce dai toni profondi come il suo sguardo, un piglio
di artista trasgressiva e intellettuale. Affiderà il suo
successo ai testi di Jean-Paul Sartre, Raymond Quenaud, Robert Desnos...
Patachou, dal suo ristorante della Butte Montmartre, negli anni Cinquanta irradierà la sua voce inconfondibile come quella dei Frères Jacques, funamboliche silhouettes dell’arte musicale e mimica,
la cui ironia ben si sposava con una raffinatezza
interptretativa che li rendeva unici. Ma quegli anni
tennero in serbo un bouquet di cantanti e di autori
che nel decennio successivo raggiungeranno l’apice
del successo anche grazie al ruolo dell’“Olympia”,
all’avvento dei 33 giri, alla radio e alla televisione
di tutto il mondo che li ospiterà sempre più spesso
come vedettes internazionali: Mouloudji, Jacques
Brel, Catherine Sauvage, Charles Aznavour, Jean
Ferrat, Gilbert Becaud, Georges Brassens.
Durante i venti anni successivi alla Grande Guerra,
come d’altronde negli anni prebellici, ma con esiti
più redditizi, la canzone intrecciò sempre di più il
34

proprio destino con l’industria cinematografica e
televisiva. Le tecniche aggiornate e i moderni canali
di comunicazione aprirono nuovi orizzonti alla diffusione del messaggio canoro contenuto nei tre minuti di un disco sempre più avveniristico. La musica
si distribuì ovunque più velocemente. La vecchia
Europa venne così invasa da un vento americano i
cui tentativi di spazzare quello spirito, che soprattutto a Parigi costituiva l’emblema della cultura
musicale europea, non resteranno senza esiti. Il
Rock sarà inflessibile, la disco music ancor di più. Gli
eroi di un tempo, entrati dall’ “Olympia” all’olimpo
della canzone guardarono con diffidenza i propri figli che si accingevano a tradirli per una bandiera a
stelle e strisce, come loro stessi, d’altronde, avevano fatto con i propri genitori al tempo del ragtime e
del jazz, all’epoca di Satie e di Cocteau.
La storia della canzone francese si ripeteva, in attesa di nuove pagine non sempre però scritte con i
colori blu, bianco e rosso. A Parigi giungevano echi
di note musicali lontane. D’altronde, si sa, la Capitale francese negli anni Sessanta è stata ancora una
volta un approdo culturale per l’Europa, accogliendo battellli in arrivo e in partenza. Il veliero della
canzone francese vi si è ancorato con i posti esauriti, attendendo un vento giovane e nuovi marinai
pronti a portarlo lontano, con il tricolore svettante,
blu, bianco e rosso. E giunse Johnny Hallyday.

C.N.

�…les fleurs pâlissent
le feu s’éteint
l’ombre se glisse –
dans le jardin
l’horloge tisse –
des sons trelas
Je crois entendre ton pas
le vent m’apporte
des bruits lointains
Guéttant ma porte
J’écoute en vain

Hélas ! plus rien
plus rien ne vient
J’attendrai
le jour et la nuit
J’attendrai toujours
ton retour
J’attendrai
car l’oiseau qui s’en fuit
vient chercher l’oubli
dans son nid…
J’attendrai
L. Poterat - D. Olivieri

35

�36

�Le note dipinte

L

a lunga storia del rapporto fra l’universo della
musica e quello delle figure, la cui complementarietà e sancita nei secoli da tanti capolavori d’arte
plastica, troverà nell’immagine riprodotta dell’Ottocento, soluzioni inedite e originali.
Se, infatti, a meta del XV secolo, I’avvento della stampa a caratteri mobili e la conseguente diffusione del
libro avrebbero favorito quella rivoluzione icasticamente riassunta nel noto passaggio ‘dall’orecchio a
I’occhio’, analogo rivoluzionario passaggio avverrà
nel corso del XIX secolo, quando la musica sfrutterà ogni possibile applicazione del nuovo processo
di impressione litografica, per ‘vestirsi di figure’
destinate a rimbalzare dalle stampe popolari agli
spartiti, dai manifesti alle cartoline illustrate, dai
libri e dalle riviste ai programmi di sala, fino alle
copertine di dischi del nostro secolo.9
Mentre, infatti, negli ultimi decenni dell’Ottocento
l’avvento della Litografia inaugura I’era del manifesto, mezzo principe e protagonista assoluto della
scena musicale10, alla straordinaria diffusione dello
spartito concorrerà anche raggiunto benessere della borghesia che avrebbe risposto a quella crescente domanda di esecuzione di romanze, canzonette
e musica da ballo determinata dalla diffusa educazione musicale, favorendo il possesso privato del
9 Sull’evoluzione delle copertine di dischi, cfr. Record Covers, a cura di W. Herdeg, Zurich, The Graphis Press, 1974.
10 SuIla storia del manifesto, oltre al fondamentale R. Marx,
Les Maîtres de l’Affiche, 5 voll., Paris, 1896-1900, cfr. la bibl. finale in questa sede.

pianoforte11.
Nel commentare l’evoluzione iconografica dello
spartito, lo storico francese John Grand-Carteret,
nel 1896, rileva come, dopo le fortune dei titoli di
musica ornati del XVII e XVIII secolo12, dalla seconda
metà dell’Ottocento cominciarono a emergere “disegnatori e caricaturisti ognuno dotato di uno stile
e di una propria cifra personale, gli uni divertendosi
a commentare l’attualità delle produzioni musicali,
gli altri consacrandosi ai soggetti femminili o alla
romanza sentimentale e patriottica, dando prova
di qualità più o meno originali e di un senso caricaturale più o meno spiccato, fino a che, diventata
naturalistica, realistica e perfino pornografica, la
canzone cominciò a fare appello al talento dei nuovi
artisti, per assumere sulle sue copertine andamenti
assolutamente inediti [sottolineando che] se le copertine dei periodi anteriori erano state decorative
o puramente artistiche; quelle dell’epoca moderna
costituiranno, in avvenire, uno dei documenti più
preziosi dei costumi o piuttosto dei... cattivi costumi dell’epoca. Esse popolarizzano con straordinaria
facilità i ritratti di autori e artisti, cosa un tempo
riservata a un’élite.
Mai I’unione fra il disegno e la musica è stata più
completa. Non circoleranno più canzoni senza ti-

11 Cfr. G. Fanelli, La musica ornata. Lo spartito Art Nouveau,
Firenze, Cantini, s. d. (1988), p. 8.
12 Sulle origini e sviluppi dell’editoria musicale decorata,
cfr. G. S. Fraenkel, Pictorial and decorative title pages from music sources, New York, Dover, 1968.

37

�toli illustrati o senza composizioni firmate quasi
sempre dai nomi famosi13.
Chi, infatti, di fronte alla maliziosa negritude delle
silhouettes di Sem o di Zig, non sarà indotto a evocare le note di J’ai deux amours cantate da Joséphine Baker o, con analogo automatismo, a collegare
le spumeggianti protagoniste femminili dei manifesti di Jules Chéret alle glorie delle Folies Bergère, in una serie di inscindibili binomi destinati a
saldare per sempre il nome di Henri de ToulouseLautrec al “Moulin Rouge” o quello di TheophileAlexandre Steinlen allo “Chat Noir”? Non a caso la
canzone francese impiegherà ogni strategia per
‘farsi guardare’, celebrando in altrettanti maliosi
documenti iconografici I’epopea dei suoi protagonisti e dei suoi Iuoghi mitici, in un rito parossistico, ma largamente consapevole delle regole del
mercato. Precise leggi dell’industria dello spettacolo disciplinano, infatti, la costruzione dell’immagine degli animatori di quei ‘luoghi della gioia’
rappresentati da caveaux, cafés-chantants, cafésconcerts, bal-tabarins, music-halls e cabarets, che
devono essere immediatamente riconoscibili e
perdutamente riproposti, attraverso I’impiego di
sapienti convenzioni iconografiche come la stilizzazione, che, nel grigliare un dettaglio caratterizzante quale, per esempio, quello della bocca a
ferita di Edith Piaf, specularmente all’iconografia
religiosa dove le chiavi stanno per San Pietro o
la graticola per San Lorenzo, replicano all’infinito la sineddoche di un attributo identificante. Dai
Iunghi guanti neri per Yvette Guilbert alla sciarpa
rossa per Aristide Bruant, fino alla paglietta incli-

13 J. Grand-Carteret, Titre de Musique, in Vieux Papiers, Vieilles Images, Paris, A. Le Vasseur, 1896, p. 338.

38

nata per Maurice Chevalier...
Ma un sentimento in più percorre la Francia borghese della seconda meta del XIX secolo, e risponde a una fame di felicità, di gioia e di spensieratezza da acquistare a qualsiasi prezzo: absinthe e
bal-musette per i proletari, champagne e grandi
ritrovi per le classi emergenti. I manifesti e le illustrazioni popolari di quel particolare clima parigino favoriranno “l’incontro tra arte e spettacolo,
tra cronaca e invenzione figurativa. In effetti il
Moulin Rouge e molti dei cabarets e dei cafés-concerts che s’impongono alla stessa epoca non sono
unicamente luoghi di evasione, di spensieratezza
e di sogni a occhi aperti, ma le occasioni irripetibili in cui l’immaginazione, l’inventiva e la ricerca
più anticonformistica trovano un libero campo
d’azione. Francis Carco vede in questi locali ‘qualcuna delle culle della pittura nuova’; le opere di
Renoir, di Degas e di Toulouse-Lautrec stanno a
confermarlo14.
Con sincronismo perfetto, tra Secondo Impero e
Belle Epoque, Parigi spalancherà le fauci dei suoi
ritrovi, dall’Eldorado alle Folies Bergère, dal Moulin de la Galette al Bobino, dallo Chat Noir al Moulin Rouge, in non casuale concomitanza con il predominio della Litografia. Favoriti dalla pervasiva
opulenza cromatica del nuovo mezzo che, accanto
ai neri, rossi, gialli e azzurri a contrasto, declina
tutte le nuances dei rosa, lilla, mauve, verdini, turchesi e crema. In un vorticoso giuoco di specchi,
manifesti dai colori smaglianti aprono migliaia di
finestre sui muri delle città per sostituire, al con14 P. Pacini, Moulin Rouge a Caf’ Conc’. Manifesti e Grafica
1884-1904, Firenze, Cantini, 1989, p. 7.

�sueto paesaggio urbano, quello irresistibilmente
tentatore dei nuovi territori del piacere.
E, su tutto, le squillanti note della marcia trionfale dell’acrobatico esercito dello chahut, che avanza in equilibrio su gambe fasciate di calze nere,
moltiplicate all’infinito dai pennelli e dalle matite
litografiche di Chéret, Willette, Toulouse-Lautrec, Steinlen, Pal, Roubille, Guillaume, Meunier,
Cappiello.
Interpreti della Belle Epoque e protagonisti di
una travolgente rivoluzione figurativa, tutti questi artisti collaborano all’affermazione della nuova moda delle ‘note dipinte’, operando in ambiti
iconografici contigui. Dal decano, e padre riconosciuto del manifesto, Jules Chéret (Parigi 1836
- Nizza 1932), il quale oltre alla decorazione del
sipario del Teatro Grévin e a una significativa attività come illustratore di spartiti15, dall’esordio
del 1867 che celebra i piaceri del ballo Valentino!,
firmerà circa quattrocento manifesti tutti degni
di interesse, alcuni dei quali capolavori assoluti.
Con naturale gusto cromatico, disegno nervoso e
pieno di charme, Chéret inventa un tipo di ‘parigina’ assolutamente nuovo, “personificazione della
grazia spirituale, dell’ironia, della gioia, della monelleria, della gaiezza maliziosa”16.
Altro protagonista di prima grandezza e originate interprete della vita parigina con centinaia
di fogli di critica sociale, illustratore dei libri di
chansons di Aristide Bruant: Dans la rue, attivo a
15 G. Maurey, The Illustrations of Music, “The
Studio» XV 1899, p. 92.
16 A. Segard, Peintres d’aujourd’hui. Les Decorateurs. Jules
Cheret, Paris, Libr. 011endorff, (1914), p. 226.

«Le Chat Noir», dal 1882, a «Le Mirliton» dal 1885
e al «Gil Blas» dal 1891 al 1900 con lo pseudonimo di Jean Caillou, Théophile-Alexandre Steinlen
(Losanna 1859 - Parigi 1923)17, profonde la sua
opera anche nel cartellonismo, oltre a quello di
Yvette Guilbert, nel 1896 disegna uno dei suoi
manifesti più famosi, l’ipnotico gatto frontale per
il cabaret Chat Noir di Rodolphe Salis, locale di
cui aveva dipinto l’insegna e che con il suo leggendario teatro d’ombre affidato alla creatività di
Caran d’Ache e Henri Rivière, avrebbe costituito
per molti anni una libera palestra di comunicazioni, configurandosi come il più rappresentativo
esempio di fusione tra invenzioni letterarie, artistiche e musicali18.
Nessuna gaiezza, ma un febbrile sfrigolio di tinte
acide e incandescenti nei fogli della comedie humaine di Henri de Toulouse-Lautrec (Albi 1864
- Malromé/Bordeaux 1901)19: schizzi, disegni, caricature, illustrazioni e manifesti che raffigurano i protagonisti della scena notturna parigina.
Da Aristide Bruant a La Goulue, da Jane Avril alla
Troupe de Mlle Eglantine, da May Belfort a May
Milton, fino alla straordinaria e impietosa sequenza dell’album Yvette Guilbert di Gustave Geoffroy,
it segno nervoso e stilizzato di Toulouse-Lautrec
affonda nelle singole tipologie psicologiche con
17 Cfr. il cat. Theophile-Alexandre Steinlen, illustratore e
testimone della società europea di fine secolo, Torino, Civica
Gall. d’Arte Moderna, 1980.
18 Su lo Chat Noir, cfr Le Chat Noir, Les Dossiers du Muséè
d’Orsay n. 47, Paris, 1992.
19 Cfr. Representations de Montmartre e Toulouse-Lautrec et
le théâtre, in cat Toulouse-Lautrec, Paris, 1992, pp. 173 segg.
e 349 segg.

39

�un’amara e disincantata partecipazione. Un inedito gusto per l’effimero collega la (relativa) facilità del mezzo litografico all’esplosione delle
figure, mentre
come foglie autunnali i manifesti vivono sui
muri appena il
tempo di venire
coperti da altri
manifesti, cosi
come, di settimana in settimana, le tavole
del «Gil Blas»,
«Le Chat Noir»,
«Le
Rire»,
«L’Assiette au
beurre», o «La
Vie
Parisienne»
vengono cancellate
dall’uscita dei
numeri successivi, un nuovo mercato si sta gia muovendo. Nel
1889 si inaugura la prima mostra della Società dei
Peintres Graveurs - ormai definitivamente convertiti in Peintres Lithographes - al cui nome vanno
moltiplicandosi le esposizioni, si vanno aprendo
negozi e gallerie private. II fascino di un mezzo di
riproduzione che, saturando di immagini anche
i supporti più modesti, dalle riviste alle stampe,
dai programmi agli spartiti, locandine, figurine e
40

cartoline illustrate, rendendoli economicamente
appetibili anche alle classi meno abbienti, l’originalità, modernità e seduttività dei contenuti, uniti
alla crescente
consapevolezza che essi costituiscono
i
più convincenti documenti
di
un’epoca
irripetibile, favorirono il fiorente commercio delle ‘figure
della canzone.
II potere di queste nuove icone,
che andavano
ormai
assumendo ineludibili connotati
d’arte, può venire emblematicamente riassunto in una immagine estrema: I’ironica Litografia
disegnata da Willette per gli abbonati a Les Maitres
de l’Affiche, raffigurante una contadinella devotamente inginocchiata a mani giunte, in estatica adorazione davanti al manifesto di un’aureolata figura
femminile di Mucha, ingenuamente scambiata per
un’immagine sacra.
Paola Pallottino

Nella foto Quadrille, ballo al Moulin Rouge di Louis Abel-Truchet

�La canzone e la rivoluzione tecnologica del Novecento

C

on l’avvento del nuovo secolo la canzone si è
trovata di fronte territori inesplorati, esiti del cambiamento, del mutamento del gusto e delle abitudini causati non tanto da rivoluzioni estetiche di
avanguardie ancora all’orizzonte quanto, piuttosto,
dal progredire delle scoperte scientifiche e dall’applicazione dei loro risultati nella vita quotidiana.
Soprattutto da un evento, quello cinematografico,
nato per opera dei fratelli Auguste e Philippe Lumière alla fine di un secolo rigonfio di musica e letteratura ma ormai consunto, prosciugato e lasciato
alle spalle. Il Cinema nel nuovo secolo avrà la sua
apoteosi e il riconoscimento universale come settima fra le arti maggiori.
Ma la metamorfosi che caratterizzerà il Novecento e che investirà anche il variegato mondo della
canzone sarà individuata nelle sue fasi irreversibili di emancipazione tecnologica oltre che estetica.
Lo sviluppo delle tecniche cinematografiche aveva
dato uno scossone alle serate parigine. Nelle fumose sale dei cafés-concerts si cominciava a respirare un’aria nuova; accanto alle vedettes di turno,
per attirare maggior pubblico bisognava ci fosse
uno spettacolo cinematografico, allora rumoroso,
approssimativo nelle tecniche ma che, dai primi
tentativi di immagini in movimento prodotti dalla
settecentesca lanterne magique ideata da Etienne
Robertson, aveva fatto passi da gigante e troppi altri ne avrebbe fatti ancora.
Quella grigia serata del 28 Dicembre 1895 aveva ri-

voluzionato una società che, seppure abituata a repentini sconvolgimenti politici e pronta alle novità,
si era iniettata una nuova linfa che presto avrebbe
dato risultati prodigiosi. Il rumore dei primi proiettori, timidamente apparsi nelle sale del café-concert,
non riusciva a scoraggiare nemmeno il pubblico più
schizzinoso e snob. Il traino della pellicola veniva
coperto dai commenti salaci e di stupefazione della sala oppure dai primi coraggiosi tentativi di accompagnamento musicale alla immagini per opera
di un pianoforte, di un cantante o di un’orchestrina non ancora avvezzi al nuovo ruolo. L’isolamento
della macchina da proiezione e, quindi, il cambio
d’uso della sala da concerto in vera e propria sala
cinematografica sarà graduale ma non lento.20
Parigi e le città della provincia francese zeppe di
cafés-concerts, di sale da ballo e music-hall erano
ormai soggiogate dal nuovo fenomeno: la voce degli chansonniers, le canzoni irriverenti o caustiche
delle pierreuses e delle gommeuses non bastavano
più a riempire i cabarets, i cui avventori e gli habitués pretendevano ormai la novità del momento. L’oscurità della sala, l’impatto con quelle prime
immagini in movimento non inibivano un pubblico
che, abituato a parlare in termini conviviali durante gli spettacoli tradizionali, desiderava comunque
mantenere i propri privilegi, talvolta rifiutandosi di
prendere posto, preferendo ammassarsi ai lati dello
20 Cfr. A. Lacombe, F. Porcile, Les musiques du Cinéma
Français, Ed. Bordas, Paris 1995

41

�schermo come fosse lo chansonnier di turno. Il brusio, dunque, era la caratteristica degli spettacoli e
nessuno se ne stupiva, tanta era l’ubriacatura che
il cinema produceva, tanta era l’emozione che procurava presso lo spettatore. Tutti volevano assistere al miracolo del cinematografo che, a partire dal
1905, abbandonata l’etichetta di invenzione, cominciò a vivere come pura attrazione, vero e proprio
spettacolo capace
di attirare folle di
parigini.
Un timido pianoforte o un’orchestrina annunciavano o facevano
da contrappunto
o intermezzo alle
fasi dello spettacolo cinematografico
composto di vari
episodi. Bisognerà
attendere ancora
un po’ per ascoltare ininterrottamente la musica
dall’inizio alla fine del filmato. Essa veniva composta espressamente per le diverse situazioni riprodotte dal film in cui una catastrofe, un temporale o
una battaglia cruenta venivano interamente sottolineati da un tempo musicale piuttosto agitato mentre una scena romantica o una abbandono in amore
venivano affidati ad un lento oppure a un andante
con passione.
Nel 1907 il Cinema cominciava ad espandersi ovunque a Parigi. Dapprima il leggendario Charles Pathé,
42

che aveva fatto fortuna affittando altoparlanti nelle
fiere e nelle feste circensi, seguito a ruota da Léon
Gaumont, aveva iniziato a creare sale cinematografiche in diversi quartieri della città e nella provincia costituendo, così, i primi rudimentali circuiti di
distribuzione. La musica era di prammatica e man
mano si affiancava alle immagini con sorprendente
e meticoloso sincronismo anche nel minutaggio della proiezione.
L’apparato musicale,
sempre più necessario all’efficacia dello
spettacolo, seguiva
le orme del progresso che il nuovo secolo allargherà ad ogni
settore della creatività artistica. Per
cui, nell’impossibilità di avere un pianista o un’orchestrina,
la sala cinematografica ricorrerà ad
un’altra bella novità,
il fonografo, la cosiddetta macchina parlante, che come il cinema aveva
suscitato stupore ed interessi. Charles Pathé ne farà
una delle sue fonti di maggior guadagno. Come il cinema anche il fonografo entrerà nel mondo dell’illustrazione con cartoline e pubblicità ovunque sulle
riviste e i giornali del tempo. Un vecchio grammofono, la cui tromba incastonava una sognante fanciulla, inviava canzoni d’amore affidate a testi inequivocabilmente destinati ad innamorati indecisi.
Le canzoni nelle sale del café-concert, adattate an-

�che alla proiezione, non sempre evocavano i contenuti del film in programma se non sporadicamente,
suscitando accese polemiche fra i fautori delle nuove tendenze e i detrattori del cinema affettivamente
legati ai propri idoli e alle loro succose canzoncine
e, quindi, non disposti a dividerli con altre attrazioni, soprattutto meccanicamente riprodotte, verso
le quali, per altro, dimostravano vistose diffidenze.
Tuttavia l’arrivo o la partenza di un treno, una scena di caccia grossa, un battello che si allontana dal
porto, il passaggio delle truppe rappresentavano,
sotto forma di documentario, i primi esempi di cinematografia che all’ “Olympia” o alle “Folies Bergère” avevano procurato lo stupore e l’emozione del
pubblico. Per ironia della sorte alcune delle sale da
concerto parigine, culla delle prime proiezioni cinematografiche più tardi saranno dal cinema tradite se non annientate. Al corteggiamento iniziale,
a quella sorta di attrazione fatale dei primi tempi,
farà seguito la diffidenza. Il tempo, la qualità degli
spettacoli musicali o cinematografici, il gusto del
pubblico, l’ancoraggio al passato o il sogno dell’avventura daranno ragione agli uni o agli altri alternativamente, ma sarà alla fine il cinema a dettare le
sue leggi nel mercato dello spettacolo.
Agli inizi del secolo a Parigi non si contavano più
gli spettacoli e le riviste ispirate alla nuova moda
o nate per mettere in ridicolo i difetti di taluni film
eccessivamente romanzeschi, oleografici, lenti e
monotoni. Nel 1919 all’ “Alhambra” Victor Marcel
aveva presentato Faisons du ciné e poco più tardi
all’ “Olympia” Carjol aveva offerto ai parigini Les
coulisses du cinéma. In ambedue i casi sulla scena
furono allestiti studi cinematografici improvvisati
in cui far interagire il pubblico con risultati diver-

tenti, esilaranti. Intanto, facendo un passo indietro,
all’Exposition Universelle del 1900 il pubblico si
ammassava nei padiglioni per assistere alla proiezione di scene parlanti con Réjane e Coquelin grazie
al Phonorama di Berton o al Phono-Ciné-Théâtre di
Clément Maurice; nel 1904 Eugène A. Lauste realizzava il primo film in cui il sonoro era inciso a fianco
dell’immagine con un sistema di registrazione fotoelettrica.
La canzone avrà un peso notevole, un ruolo rilevante nella produzione cinematografica apportandovi il proprio patrimonio di tradizione popolare,
pervenendo in tal modo a connotare un film, ad assicuragli una maggiore divulgazione e il successo.
L’avvento del cinema sonoro procurerà uno sconvolgimento epocale che farà assistere o all’ecatombe oppure al mutamento di ruoli presso gli artisti.
I divi della canzone diventarono ben presto stelle
del cinema: Maurice Chevalier primo fra tutti. Fra
le due guerre la canzone francese, all’apice del successo proprio grazie all’industria cinematografica
e fonografica e quindi alla diffusione radiofonica,
raggiungeva capillarmente l’intero territorio nazionale, irradiandosi in tutto il mondo. Lo sviluppo
della diffusione meccanica della musica ne allargava gli orizzonti. Dai primi 78 giri del 1894, i cui titoli
erano graffiati a mano sulla pasta del disco ai dischi
“a aiguille” degli anni Trenta, alla prima diffusione
regolare via radio nel 1926, la canzone aveva raggiunto non soltanto nuove aree di ascolto ma aveva
creato un rapporto diverso con la società francese.
Tino Rossi con Marinella, Jean Sablon con J’attendrai, e Berthe Sylva con Les roses blanches21 costi21 J.-C. Klein, Florilège de la chanson française, Ed. Bordas,
Paris 1990

43

�tuirono i primi esempi di canzone a domicilio. In
ogni angolo della Francia, in ogni casa si era creata
la possibilità di ascoltare i propri idoli. L’editoria e
l’industria tipografica faranno il resto con la stampa di spartiti, raccolte di canzoni, libri autobiografici e soprattutto manifesti variopinti e accattivanti
in cui i divi della canzone ritratti spesso in scene
tratte da film in voga arrivarono nelle case e per le
strade di Parigi e della Francia.
Maurice Chevalier, Mistinguett, Joséphine Baker...
saranno esponenti di spicco nell’ampio panorama
della canzone offerta in prestito alla cinematografia. Valentine, Mon homme, Ça c’est Paris, J’ai deux
amours prepareranno il terreno alle future generazioni. Vincent Scotto, Maurice Yvain, Albert Willemetz, primi fra tutti, allargheranno i confini delle
proprie platee di ascolto. Alla fine degli anni Trenta

44

il trionfo del cinematografo era ormai consolidato
e la canzone ne aveva condiviso gli allori e tratto
profitti vantaggiosi per i propri autori, interpreti e
impresari.
Sopite le iniziali polemiche, i nuovi territori ancora
non del tutto esplorati costituivano la palestra per il
confronto fra musicisti e registi. La musica francese entrava nelle sale di registrazione e negli studios
europei e americani per uscirne vincitrice. Una vittoria che farà sentire alta e sprezzante la sua voce
contro la violenza delle armi e verso l’odio prodotto
da una nuova guerra abbattutasi su Parigi. Un conflitto in più, anch’esso incapace però di soffocare, in
un’occasione così devastante per le coscienze, l’inconfondibile atto di accusa o il messaggio di speranza contenuti talvolta nei tre minuti di una canzone
che purtroppo lasciava sempre l’amaro in bocca.
C.N.

La musica riprodotta

�Un jour, tu verras
on se rencontrera
quelque part n’import’où
Guidés par le hasard
Nous nous regarderons
et nous, nous sourirons
et la main dans la main
par les rues nous irons
Un jour, tu verras
Ch. Mouloudji - G. Van Paris

45

�46

Georges Brassens e Jacques Brel

�La magia della forma
Spunti di riflessione sulla chanson française

Q

uella di “canzone francese” non è affatto una
nozione univoca. Con questa espressione ci riferiamo, infatti, non soltanto a produzioni artistiche
estremamente eterogenee, ma anche a un materiale
lirico-musicale che possiede, sì, una sua fisionomia
storico-culturale in qualche modo riconoscibile, ma
che si qualifica nondimeno per la sua estrema ricchezza e varietà di configurazioni stilistico-espressive. Nel parlare di “canzone francese”, insomma,
non intendiamo affatto un insieme di produzioni
che sarebbero accomunate da un unico tratto pertinente universalmente condiviso da ciascuna di
esse. C’è allora da chiedersi perché il fruitore di tali
opere, esteticamente così eterogenee, avverta come
“appropriato” il gesto (di fatto, quasi “spontaneo”)
che consiste nel pensare in termini di unità qualcosa che invece si pone sotto il segno della molteplicità. A proposito della “canzone francese”, piuttosto
che di una “classe” di elementi, definita appunto da
un criterio univoco di appartenenza, si dovrebbe
quindi parlare, più propriamente, di un intreccio di
somiglianze e differenze.
Da Charles Trenet a Léo Ferré, da Jacques Brel a
Georges Brassens, da Charles Aznavour a Gilbert
Bécaud, passando attraverso autori così lontani
per scelte linguistico-compositive come Barbara,
Guy Béart e Serge Gainsbourg, fino ad arrivare agli
esponenti delle generazioni più recenti, quali Serge Lama, Michel Sardou o Didier Barbelivien. E poi i
grandi interpreti, ciascuno dei quali si caratterizza
per la sua capacità di imprimere alla forma-canzo-

ne una timbrica differente, per la sua capacità di
istituire una sua inedita possibilità di grammaticalizzazione: da Edith Piaf a Juliette Gréco, da Yves
Montand a Dalida. Modi differenti di abitare lo spazio lirico-musicale e scenico. Modi diversi, dunque,
di incarnare quella prassi sensibile – radicata negli
strati più antichi della cultura mediterranea – che
è la forma-canzone. La canzone, cioè, intesa come
aggregato di segni nel quale un certo modo di connettere i suoni e un certo modo di connettere le parole ha la virtù di produrre, al di là di ogni possibilità di spiegazione in termini logico-concettuali,
una compaginazione percettiva che di colpo balena
nella forma di un “enigma” e alla quale ci sentiamo
autorizzati ad attribuire uno statuto “artistico”.
Il fatto è che, in quella costellazione altamente differenziata, ma in qualche modo unitaria, che chiamiamo appunto “canzone francese”, è come se risuonasse – per dirla con un lessico wittgensteiniano
– una comune aria di famiglia: un’atmosfera di senso condivisa. Per molti versi, infatti, dire “canzone
francese” equivale a dire “canzone di alto livello”,
“canzone di elevata qualità estetica”, “canzone di
eccellenza”. Con ciò si sta alludendo, in particolare,
a uno dei tratti aspettuali senz’altro più caratteristici di questa peculiare produzione lirico-musicale, e cioè: l’attenzione alla forma. È vero. A proposito
della chanson française si tende spesso a utilizzare
la dizione, peraltro accreditata da fonti critiche indubbiamente autorevoli, di chanson à texte. Il che ha
47

�senz’altro una qualche fondatezza teorica. Ma con
una precisazione, che si rivela dirimente.
Si tratta cioè del fatto che la grande canzone francese è veramente tale, “grande” appunto, non tanto
– o non solo – perché a contraddistinguerla è la qualità spesso eccellente dei suoi “testi” (la loro raffinatezza, la loro eleganza, il loro spessore di senso), o una presunta priorità
che nella sua comprensione
debba essere ascritta alla dimensione propriamente letteraria, o poetico-letteraria
(che pure – come sappiamo –
gioca, in molti casi, un ruolo
considerevole nella caratterizzazione di questo particolare “genere” musicale), ma
piuttosto per il modo in cui,
al suo interno, testo e musica, suoni e parole hanno la
virtù di interagire sintonicamente e virtuosamente tra
loro. Per il modo, cioè, in cui
l’unione sinergica tra questi
due momenti, come pure la
loro connessione con quel
momento non meno essenziale che è il processo interpretativo messo in atto dall’artista cui è affidata l’esecuzione del brano, ha la capacità di istituire
un nuovo orizzonte di senso: un nuovo sentimento
della vita. Una nuova intelligenza delle cose e del
nostro farne esperienza.
Ad assumere un’importanza decisiva, allora, è proprio la forma della “canzone”. La sua forma, ovve48

ro: la sua configurazione sensibile, la sua struttura
fisico-materiale. Il modo cioè in cui i diversi elementi che compongono l’oggetto-canzone vengono
messi in relazione tra loro: la tensione interna che
li anima e che li rende permanentemente inquieti. E ancora: il modo in cui il gesto dell’interprete,
nella complessa dinamica dei suoi differenti livelli di articolazione, riesce a
conferire a quell’intreccio
di relazioni una spiritualità (una densità semanticoconcettuale, una profondità
di significato) che si istituisce, talora, per il solo favore
della tensione drammaticoespressiva immanente alla
postura mimica assunta
dall’interprete, al suo atteggiamento scenico, al particolare stile di simbolizzazione
inaugurato dall’uso che egli
fa della voce, nell’incontro
e nel confronto con il brano
proposto. È precisamente
la forma, allora – il “come”
secondo il quale i segni che
compongono l’opera sono stati accordati tra loro
–, a conferire all’oggetto-canzone la sua unicità, la
sua insostituibilità: la sua capacità di imporsi alla
nostra attenzione come un’alchimia ben riuscita.
Quella che, in termini baudelairiani, potremmo anche chiamare – mutatis mutandis – una sorcellerie
évocatoire: una “magia evocatrice”.
Nell’ascoltare la grande canzone francese, accade

�qualcosa di concettualmente affine: quel particolare accordo di “suoni-parole-e-interpretazione”
che si offre alla nostra sensibilità, proprio in virtù della sapienza tecnico-artigianale che risuona
attraverso la sua configurazione fisico-materiale, si rende percepibile come un autentico evento
di senso: è qualcosa che ha la forza di irrompere,
sulla scena della nostra esperienza quotidiana –
sulla scena, dunque, dell’ovvio e dell’abituale: di
ciò che avvertiamo come “familiare” – nella forma di un vero e proprio dono, come tale inatteso
e per ciò stesso sorprendente. L’oggetto-canzone
è qualcosa di “dato”, certo. Ma quel dato ha la virtù di rinviare, in sé, al di là di sé: al di là della sua
determinatezza sensibile. Al di là, quindi, della
sua contingenza.
Abbiamo a che fare, insomma, con un dato che
si qualifica per la sua capacità di evocare allusivamente un di più, un oltre: qualcosa che eccede
ogni rappresentazione determinata che possiamo via via farcene (ogni significato intelligibile
che possiamo di volta in volta attribuirgli, ogni
lettura che possiamo via via ipotizzarne). Nel
richiamare infatti la nostra attenzione sulla sua
struttura sensibile, nell’invitarci a indugiare
nella frequentazione emotivamente intelligente
dell’enigma che non smette di trasparire dalla sua
stessa consistenza materiale, la forma-canzone –
se e quando a contrassegnarla è una qualità autenticamente artistica – ci appare come qualcosa
che si impone di per sé, intransitivamente.
Nel momento in cui ne facciamo esperienza, ci
accorgiamo infatti che quella trama di relazioni
– quel modo di connettere parole, suoni e inter-

pretazione – contiene già, al suo stesso interno,
la risposta a ogni possibile domanda relativa al
“perché” della sua esistenza. L’alchimia di quel
nesso – di quella miscelazione che avvertiamo
come qualcosa di favorevolmente significativo
e di vantaggiosamente espressivo – ci invita, allora, a “stare al gioco”: ci induce a ricomprendere l’esperienza secondo l’atmosfera di senso che
permea la sua grammatica. Ci fa vedere il mondo
con occhi nuovi: ce lo fa vedere come non lo avevamo mai visto. Alla grande chanson française
sentiamo di dover ascrivere questa virtù: questa
forza insieme evocatrice e trasfigurante.
Così, se Juliette Gréco – in Non, Monsieur, je n’ai
pas vingt ans (di Henri Gougaud e Gérard Jouannest) – poteva dichiararsi superbement perdue
per il fatto di “danzare” in compagnia di quei
morts plus vifs que des vivants che sono i “poeti”, gli artefici della più nobile chanson française, è perché riconosceva la loro capacità di inventare l’âge d’or, au seuil des matins blancs: la
loro capacità, potremmo anche dire, di estrarre l’eterno dall’effimero. In definitiva, è perché
sapeva – come Charles Trenet ci ha insegnato
– che longtemps, longtemps, après que les poètes
ont disparu, leurs chansons courent encore dans
les rues. Al pari della celebre “Musa degli Esistenzialisti”, anche noi sentiamo di poter dire
che, ascoltando quelle (o altre) note, abbiamo
ancora, e avremo sempre, chevillé au corps le
même soleil levant.
Antonio Valentini

Nella foto Serge Gainsbourg

49

�…une valse à trois temps
qui s’offre encore le temps
qui s’offre encore le temps
de s’offrir des détour
du côté de l’amour
comme c’est charmant
une valse à quatre temps
c’est beaucoup moins dansant
c’est beaucoup moins dansant

mais tout aussi charmant
qu’une valse à trois temps
une valse à vingt ans
c’est beaucoup plus troublant
c’est beaucoup plus troublant
mais beaucoup plus charmant
qu’une valse à trois temps
une valse a quatre temps
La valse à mille temps
Jacques Brel

50

�TESTIMONIANZE

51

�Pierre-Jean de Bérange

52

�Parigi sul palcoscenico, la canzone

S

e fossi punzonatore aux Lilas e voi mi diceste: Io
sono ‘un grand duca’, fatemi fare il giro dei luoghi dove
ci si diverta a Parigi, vi risponderei: Non ho tempo, io
sgobbo ma ve li posso mostrare sulla pianta.
Vedete questa striscia blu sulla rete del metro che si
direbbe un viso di profilo, ebbene, questa è la Senna.
In alto, la riva destra. E’ lì che principalmente si situa
il gai Paris.
In basso, la rive gauche, che ha consacrato uno stile,
si direbbe, a voi gradito.
Un principio da capire è che un lato ha sempre nutrito l’altro e i cantanti si sono nutriti delle due rive.
Se volete risalire alle calende, qui si è sempre goduto come nelle altre metropoli del mondo, talvolta
su una collina, all’occorenza quella di Sainte-Geneviève con il suo poeta medievale François Villon, ma
anche su un ponte che non ha di nuovo che il nome
talmente è vecchio, voglio dire il Pont-Neuf. In questi luoghi, nel 16° e 17° (non parlo di rioni, ma di
secoli!. era un genere da saltimbanchi che si poteva
applaudire, aggrappandosi alla propria borsa tanto essi erano malfamati... soltanto gente in rivolta
che pensava unicamente ad acciuffare i signori al
governo e specialmente le doppie Signorie, contemporaneamente ministro e cardinale, in particolare
Mazarino al quale si dedicavano velenose mazarinades.
E, per prenderli ancora di più in giro, si mettevano
lazzi in musica, così si raggiungeva meglio lo scopo,
con arie celebri sulle quali si adattavano bene sia le

canzoni per la propria bella, oggetto del desiderio,
che per il buon Dio alla messa.
In effetti, i preti non ne potevano più dei chiacchierii del popolo durante la messa e avevano trovato in
questa maniera un buon mezzo: prendere delle arie
di cabaret e appiopparle alle parole di pietà! Il colmo è che rendeva bene. Bisogna dire che essi stessi
avevano attinto il metodo da un vecchio libro che si
barcamenava tra Bibbia e testo indecifrabile, la clef
du Caveau.
Le Caveau era una cantina (facile a capirsi con le
lingue latine) dove una compagnia di chansonniers
si riuniva durante una trentina di anni all’inizio del
18° (secolo! avete capito). Erano talmente contestatari e libertini, questi autori di canzoni che (il potere) li disperse. Vent’anni più tardi ve ne furono altri
recidivi, e quasi trent’anni dopo di loro, apparvero
nuovi chansonniers e particolarmente Désaugiers e
Béranger. Ricordate bene questi due nomi poiché
essi sono i padri fondatori della canzone moderna.
Brassens e Ferré sono i loro discendenti. E’ al palaisroyal che successivamente si riunirono queste compagnie per finire alle Halles, in Rue Montorgueil,
dove sono apparsi i primi ristoranti di Parigi.
Lì, al Rocher de Cancale, una settimana su due si
incontravano alternativamente la Compagnia dei
gastronomi e la Compagnia dei chansonniers, per il
piacere della gola.
Per rimanere nel Quartier Latin, sarà molto più tardi, negli anni ‘50 del nostro secolo, che la canzone

53

�tornerà a bazzicare i cabarets per assistere ai debutti di Juliette Gréco, Barbara, Jacques Brel, Cora
Vaucaire, Boris Vian, Guy Béart, Marie-Paule Belle,
Jacques Higelin, Serge Lama, Serge Gainsbourg (il
punzonatore des Lilas...). Ma no ! in realtà, costui,
malgrado i suoi modi di sinistra (voglio dire di rive
gauche) debuttò al Milord l’arsouille sulla riva destra, la cui insegna era dedicata ad un ricchissimo
Lord un pò matto che aveva per abitudine, prima di
entrare al Moulin Rouge a Place Blanche, di buttare
via i suoi soldi dal finestrino posteriore della propria carrozza.
Approfittiamone per “saltare la Senna a piedi
pari” sul modello della Tour Eiffel di Charles Trenet, per seguire Gainsbourg, il nostro punzonatore des Lilas.
Suo padre Oleg, ebreo di San Petersbourg, era, dopo
la guerra del 1940, musicista-pianista da Madame
Arthur, locale di travestiti, che inalberava come
insegna il titolo di un grande successo di Yvette
Guilbert, colei che non è più necessario presentare,
prima fra le diseuses, ritratta da Toulouse-Lautrec
(ancora un figlio di duca invaghito della canaglia,
quello lì!).
Yvette Guilbert, la ninfa egeria della Belle Epoque
1900, iniziò la sua carriera come cantante salace
alla Scala in Boulevard de Strasbourg, il primo caféconcert e poi music-hall di Parigi situato, si dice, sul
luogo di una locanda del 18° secolo all’insegna del
Cavallo Bianco dove già si cantava in piedi sui tavoli
al tempo di Garat, il cantante feticcio della Regina
Maria-Antonietta come del popolo di Parigi che si
è “giocato” la sua testa con la macchina d’un certo
Guillotin.
Nella Parigi che il fior fior della società si eccita54

va ad immaginare pericolosamente lussuriosa, nel
Paris Canaille, il ricordo della Regina defunta, l’Austriaca, si ritrova ad ogni angolo delle insegne, il
Trianon dove Mistinguett diciasettenne debuttò in
Boulevard Rochechouart nel 18° (rione ! avete afferrato !), le Folies Bergère dove la rivista raggiunse
il massimo della sua arte, come al Casino de Paris
dove Cécile Sorel comédienne du Français, (cioè della Maison de Molière), passata al music-hall, si compiaceva di impersonare le grandi dame del l’ Ancien
Régime, discendendo la celebre grande scalinata di
luci.
In realtà, la magnificenza delle riviste del Casino de
Paris o dell’Olympia negli Anni Folli (anni 20 e 30
del nostro secolo) perpetuarono quasi come un rituale quelle specie di Feste dionisiache o Baccanali
che i nostri re di Versailles organizzavano nei loro
parchi godendosi le grazie delle popolane ispirate,
come ben si sa.
Ah! la donna di strada che diventa la dea delle notti
parigine! Quante volte si è ripetuta questa ben nota
storia, la Nana di Zola, la Miss, la Piaf, e poi in mezzo a tutte queste donne, qualche figura maschile: il
bel Maurice Chevalier, quello di Ménilmontant che
a Faubourg Saint-Martin si appropriò del cuore di
Fréhel e poi della sua protettrice, Mistinguett; oppure Yves Montand lanciato dalla Piaf.
Contrariamente alle apparenze, nel mondo del music-hall di Parigi, erano le donne che tenevano le
redini. Esse promuovevano i loro favoriti e poi li ripudiavano quando costoro cominciavano ad avere
troppo notorietà.
Donne di strada diventate Regine come nelle “favole
per adulti”, questa è la definizione della rivista data
da Hélène Martini, direttrice delle Folies-Bergère.

�Per queste dive non è più la protezione che fa testo
come al secolo delle cocottes. E’ dal lavoro iniziato
ben presto, nella propria infanzia, che esse hanno
attinto la forza della propria ambizione, simili alla
gente del circo o ai saltimbanchi delle Fiere del Trône, di Saint-Germain, di Saint-Laurent, presso la
chiesa tagliata in due dal barone Haussmann per
tracciare i boulevards che accolsero i primi MusicHalls e Editori di musica nella Belle Epoque.
Saltimbanchi ai quali bastava una semplice panchina per il virtuosismo dei loro salti, al tempo in cui i
teatri a Parigi erano consentiti solo in tela e per la
durata di una fiera.
Reminiscenza forse di questo passato nomade, una
piacevole abitudine s’istaurò nel secolo scorso: i più
grandi music-halls dei boulevards durante l’estate
traslocavano, e indovinate un pò per dove ? Verso
i “Campi” si ! ma non intesi come campagna. E’ proprio nei giardini degli Champs Elysées che si radunavano coloro che durante l’inverno si accalcavano
in piedi nelle salle rinchiuse dei caf’conc’, e pronti
qui ad ammassarsi intorno ad un simplice kiosque
à musique.
Oggi, Signore e Signori, lo chiamano un “festival”,
parola magica che ricorda ciò che lo spettacolo deve
a quello che fu il semplice mondo della Festa, quella
festa celebrata in onore della vita sui grandi boulevards della Ville-Lumière.
Grazie per avermi seguito, e buona serata !
Serge Hureau

55

�Longtemps, longtemps, longtemps
après que les poètes ont disparu
leurs chansons court’ encore
dans les rues
la foule les chante un peu distraite
en ignorant le nom d’l’auteur
Sans savoir pour qui battait leur cœur…
L’âme des poètes
Charles Trenet

56

�Charles Trenet, cantando con Racine

C

harles Trenet, “le fou chantant”, è stato definito molto giustamente dal suo biografo, Noël Balen,
“il testimone esaltato del secolo”. E forse, è in lui
che si può trovare qualcosa come il segreto della
canzone francese dei nostri tempi.
Fin dalla sua adolescenza, Charles Trenet era venuto a contatto con intellettuali e personaggi cosmopoliti. Quando l’amata madre Marie-Louise,
divisa dal marito, si trasferì a Berlino nel 28, il giovane, allora studente indisciplinato e ribelle del liceo di Narbonne, la raggiunse, e visse in Germania
per un anno, frequentando una scuola d’arte. La
capitale tedesca si trovava ancora in un periodo di
speranze, e la vita mondana berlinese era brillantissima. La madre e il suo compagno Benno Vigny,
legato al mondo del cinema muto, ricevevano la
società artistica della città: Fritz Lang, Josef von
Sternberg, Kuurt Weil e anche Marlene Dietrich
al suo debutto. E più tardi, quando Charles Trenet
tenne il suo primo concerto da solista nel cabaret
ABC di Montmartre, nel marzo del 37, fu un pubblico molto “à la page” ad acclamarlo - Cocteau,
Max Jacob, Colette, e anche divi e dive: Maurice
Chevalier, Joséphine Baker, ecc... Fu un trionfo, un
delirio, l’inizio di un mito.
Strano personaggio, quel cantante mite e svagato,
che faceva rimare “douce France” con “enfance” e
negli anni più bui, proclamava la presenza della
gioia. Autore di canzoni dalle parole semplicissi-

me, era amico di molti scrittori apparentemente
lontanissimi dalle fonti della sua ispirazione. E’
nota l’amicizia con Jean Cocteau, il poeta surrealista dissidente, mondano e solitario, effervescente
e ascetico ad un tempo. Meno noto il rapporto di
stima affettuosa che lo legava a Max Jacob, all’esigente e funambolesco Max Jacob, maestro di un
poeta “interiore”, totale e atemporale come Edmond Jabès. Per lo più ignorato il legame di profonda amicizia, nato negli studi cinematografici di
Joinville, dove entrambi lavoravano in gioventù:
l’amicizia con Antonin Artaud, che cominciava allora ad elaborare la sua rivoluzionaria concezione
del teatro. Erano scambi di confidenze sul luogo
del lavoro, prolungati negli incontri serali alla
Coupole, al Dôme...
Mai, tuttavia, Trenet considerò se stesso un poeta,
nel senso di “grande poeta” e stabiliva una distinzione precisa: “La grande poesia non ha bisogno
di musica; la piccola poesia si è rifugiata nella canzone, e ho visto troppi grandi poeti per potermi
scambiare per uno di loro”.
Ma il mito Trenet ha un segreto. Ha un segreto
quel fascino capace, ancora oggi, di fare alzare
di colpo, per l’entusiasmo, tutto l’enorme pubblico del Palais des Congrès alla Porte Maillot, alla
fine del recital del “fou chantant”. Nel 37, agli inizi, la novità di Trenet consisteva nella semplicità
sorprendente delle parole, nel. tono insolitamente
57

�gaio delle melodie e nella tonicità del ritmo. L’epoca era quella delle canzoni tragiche - “noires” o
“réalistes” (quelle di Damia o Fréhel), oppure, nella produzione corrente, degli stereotipi sentimentali di sempre. Trenet era il vento fresco...
Oggi, a distanza, si può cogliere meglio il senso della “rivoluzione” che ha portato, e proporre
una spiegazione: nelle canzoni di Charles Trenet è
una vena centrale della lingua poetica francese ad
esprimersi, in modo straordinariamente chiaro e
seducente; quella vena che si rivela, al suo livello
più alto, più teso e abbagliante, nel teatro di Racine, cioé a dire un linguaggio poetico trasparente,
sintatticamente semplice, dal lessico povero e allo
stesso tempo intenso ed essenziale.
La stessa trasparenza di Racine, la stessa musicalità quasi impercettibile, “solubile nell’aria”,
l’aveva ritrovata, alla fine dell’Ottocento, Verlaine,
appogiandosi sulle innovazioni del “verso libero”
e integrando anche, contro la grande tradizione
enfatica e simmetrica dell’ “alessandrino” francese, il lieve zoppicamento dei versi dispari. Un po’
più tardi,
Apollinaire, legato ai futuristi italiani, intervenendo nel 1911 sulle bozze del suo libro Alcools,
toglierà di colpo tutti i segni tipografici. La punteggiatura, legata in francese all’ordine logico della frase, scompare, lasciando così reagire liberamente l’una sull’altra tutte le parole delle poesie,
come avviene nella poesia orale.
Charles Trenet, introducendo nei testi delle sue
canzoni le novità della grande poesia moderna,
non faceva altro, forse, che “riprendere alla let58

teratura il suo bene”, così come Verlaine diceva
che la poesia doveva “reprendre à la musique son
bien”. In effetti, riavvicinando la canzone a Racine
- alla lingua più pura e più essenziale che la poesia
francese abbia mai conosciuto - significava farle
ritrovare anche certi aspetti della canzone popolare antica, in cui la tradizione più immediata, più
semplice e anonima, si avvaleva dello strumento
straordinariamente affinato e accessibile ad un
tempo che era quello della grande poesia nazionale. Il segreto di Charles Trenet è appunto questo:
che lo si può ascoltare sia come una nuova versione, discreta e lieve, della poesia più colta (Racine,
appunto, Nerval, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire, o
René Char), sia a partire dai ritornelli infantili, venuti dalle filastrocche delle nonne. Anzi, quei due
versanti, l’alto e il popolare, sembrano incontrarsi,
e riconoscersi l’un l’altro nelle sue arie.
Arie a loro volte portatrici di un secondo segreto:
il jazz. Charles Trenet, vero testimone del secolo,
ha suonato insieme ai grandi Django Reinhart,
Louis Armstrong, Duke Ellington; e da essi hanno
preso quella loro andatura swing, ardita, ricca di
nuove energie...
Il mito di Trenet è dunque fatto di elementi insieme complessi e semplici, che creano in chi ascolta
immagini di una felicità possibile, reale, accessibile: un mescolarsi di “années folles” e di “dolce
Francia”, di music-hall e di profumi di campo, che
incontra e risveglia, probabilmente, una figura
centrale del nostro immaginario.
Jacqueline Risset

�La mer
qu’on voit danser
le long des golfes clairs
a des reflets d’argent
la mer
des reflets changeants
Sous la pluie
la mer
au ciel d’eté
confond les blancs moutons
avec des anges si purs
la mer
bergère d’azur infinie
La mer
Ch. Trenet - Lasry

59

�Il pleut dans ma chambre
J’écoute la pluie
douce pluie de septembre
qui tombe dans mon lit
le jardin frissonne
toutes les fleurs ont pleuré
pour la venue de l’automne
et pour la fin de l’été

mais la pluie fredonne
Sur un rythme joyeux
tip et tap et tip top et tip
et tip tip et tip
et tip top et tap
voilà ce qu’on entend la nuit
c’est la chanson de la pluie
Il pleut dans ma chambre
Ch- Trénet

60

�Charles Trenet, il poeta della canzone

L

e fou chantant? Il cantante pazzo? Charles Trenet? Ma no! Un soprannome come un altro, in difetto
di altri. Quanto al resto, Charles Trenet è il contrario di qualunque pazzia, eccentrico al limite, capace
di caricatura, con un penchant per un vago surrealismo, con un attivismo frenetico che è salute scenica, salute personale e voglia di cantare, di comunicare, e perche no, di ridere. E poi, davvero un figlio
del Music Hall all’antica parigina, l’erede geniale di
infiniti chansonniers, con l’aggiunta di essere capace
di creare. Perche Charles Trenet se le scrive da solo
le sue canzoni, anche se nessuno ha coniato per lui il
termine cantautore. E i suoi cinquanta anni abbondanti di carriera sono lì a provare la sua capacità di
parlarci, una mimesi vissuta con le sue canzoni da
almeno un paio di generazioni e ancora la capacità
di stupire le più recenti, di generazioni, farli ridere o piangere, prima piangere e poi ridere, come ha
fatto con le nostre giovinezze.
Poca gente prima di lui aveva festeggiato il cinquantenario, ma sì, le nozze d’oro con lo spettacolo, il 26
settembre 1987, cantando per tre ore in un teatro
(Théâtre des Champs Elysées) di fronte a un pubblico in delirio, ricevendo sette Standing Ovations,
e nessuno, almeno credo, ha festeggiato il proprio
ottantesimo compleanno più o meno nello stesso
modo, solo che questa volta il teatro è l’Opéra Bastille e quello stesso anno il sempreverde Trenet si
permette una serie di concerti al Palazzo dei Congressi di Parigi, pieno fino all’inimmaginabile, can-

tando per un paio d’ore con la sua voce di sempre,
l’allegria e la vitalità che sono le sue caratteristiche.
Qual’è il segreto, se c’è un segreto? Un immenso
talento, una fantasia che niente ha scalfito o diminuito, una disciplina come solo questi grandissimi
hanno, e il vivere, l’aver vissuto, “come un atleta che
continua ad allenarsi per le Olimpiadi” (sono parole
sue).
Eppure un momento di debolezza c’era stato, a meno
che non sia un’infernale civetteria l’averlo raccontato. Sembra che nei primi Anni Ottanta, Trenet, sazio
di onori, di premi, di ricchezze e di successi, avesse
deciso il ritiro anche in vista dei suoi settant’anni.
Macché. All’inizio del 1983 un produttore canadese
gli propone un concerto a Montréal ; Trenet pone
condizioni talmente severe da costringere il canadese al ritiro (almeno così crede il cantante). Le
condizioni vengono accettate integralmente e Trenet ottiene a Montréal un tale successo che finisce
con l’accettare altri impegni in Canada e si ritrova
a festeggiare il suo compleanno, all’aperto, in uno
stadio, a Québec insieme a 35.000 persone che intonano insieme a lui Douce France, Que reste-t-il? e
La Mer. E’ il 13 maggio 1983. Charles Trenet è nato
a Narbonne il 13 maggio 1913 (come recita la targa
dell’Avenue Charles Trenet posta sotto la casa natale nel ‘91): padre notaio, madre devota, studi eccellenti, appassionato al teatro e al cinema fin dall’infanzia, sogna di essere attore, scopre il disegno per
cui è dotato, pubblica qualche verso, debutta in un

61

�Music Hall di provincia, gli predicono un grande
avvenire, va a Berlino prima di affrontare Parigi, lavora nel cinema (assai umilmente), si lega di
amicizia con Max Jacob e Jean Cocteau, scrive delle
poesie che diventeranno canzoni e nel 1936, durante il servizio militare, compone per farsi coraggio
une canzone Y’a d’la joie che verrà creata e porta-

62

ta al successo nel 1937 da Maurice Chevalier. Il 25
marzo 1938, Trenet scritturato all’ABC per cantare
tre canzoni nel primo tempo, finirà con l’eseguirne
nove e otterrà il suo primo trionfo. Infiniti altri seguiranno. Una sua canzone, La Mer, è la più eseguita
e la più amata in Francia.

Alvise Sapori

Spartito

�Yvette Guilbert, une femme élégante

E

sistono caricature, disegni, ritratti e persino
fotografie di Yvette Guilbert, a testimoniarne le
fattezze, gli abiti, i gesti e il sorriso, eppure Yvette
Guilbert è un disegno di Toulouse-Lautrec, è quella
tensione nel volto, quei guanti neri che facevano talmente parte della sua immagine in spettacolo.
Yvette Guilbert che fu tra le prime vedette francesi ad ottenere statuto internazionale, precedendo
Mistinguett e Maurice Chevalier, spesso paragonata a Sarah Bernhardt, era una diseuse piuttosto che
una chanteuse. La definizione è sottile perché, certo,
Guilbert cantava e non declamava le sue canzoni ma
certo non aveva le volate e le piene voci dei cantanti
ne, tantomeno, acuti o filati, no, lei otteneva i suoi
effetti con il suono delle parole, con un suo magico
modo di scandire i versi: Le Fiacre e Madame Arthur
sono lì a dimostrarlo.
Guilbert, parigina puro sangue, nata il 20 gennaio del 1865, aveva intrapreso la carriera di sarta,
all’inizio, e sappiamo che era stata cucitrice in una
casa di moda. Evidentemente, qualcuno l’aveva fatta
studiare (la scuola di recitazione era quella di Landrol) e lei, a ventun’anni debutta in un piccolo ruolo
in Reine Margot di Alexandre Dumas, alle Bouffes
du Nord. L’anno seguente è in un vaudeville-operetta di Feydeau, La Lycéenne, al Théâtre des Nouveautés. Nessun successo. Si ricicla come cantante prima
a Lione e poi a Parigi nel 1889: risultati piuttosto
mediocri. Poi comincia a incontrare le “sue canzoni” (Le Fiacre innanzi tutto) e il “suo” autore, Léon

Xanrof e, dal ‘92 il successo va in crescendo finché
all’età di trent’anni è una Diva e che Diva! Ma, probabilmente, il fatto di avere raggiunto il successo così
tardi (all’epoca, nello spettacolo leggero, una trentenne era una signora più o meno a fine corsa) ha
insegnato a Yvette non poche importanti lezioni. Ha
sempre, per istinto, puntato sulla qualità, ha continuamente raffinato la sua arte; questo rischia di allontanarla da un vasto pubblico popolare? Ecco che
investe tutti i suoi risparmi in un cabaret, il Concert
Parisien, al Faubourg Saint-Denis, dove il suo tour
de chant incontra proprio quel pubblico che allargherà la cerchia dei suoi ammiratori. Mille franchi
erano i suoi risparmi a quell’epoca; ventunomila
franchi al mese sarà il suo cachet tre anni dopo alla
Scala e all’Eldorado. Nel 1894 è a Londra (all’Empire di Leicester Square) e l’anno seguente a New
York, scritturata da Oscar Hammerstein (padre
del noto autore di Musical) al suo Teatro Olympia.
Ma nel 1896 la troviamo al Moulin Rouge, tempio
dell’intrattenimento popolare e luogo deputato della “Grande Quadrille” (leggi Can-Can), a occupare lo
spazio del primo spettacolo, fra le otto e le nove di
sera, mentre dalle nove e mezza si svolgeva quello
celeberrimo. Bisogna dire che allora le “esclusive”
erano abbastanza rare e un’artista di Music Hall poteva esibirsi in diversi e differenti locali ogni sera.
Il preferito di Yvette Guilbert sarà quel Divan Japonais destinato a chiudere nel 1901 per trasformarsi
in teatro di prosa.
63

�Quanto a lei, vedette dell’Horloge, dell’Ambassadeurs e, sopra tutto, di Folies Bergère, riuscirà a ottenere quel successo in teatro per cui si era battuta
invano anni prima e si scoprirà anche una vena di
scrittrice, con quattro libri brillantissimi di ricordi,
un paio di romanzi e una lodevole raccolta-repertorio di vecchie, antiche e contemporanee canzoni
francesi. Tornerà ancora a cantare negli anni Venti

64

e addirittura registrerà parecchie delle sue canzoni
negli anni Trenta.
Probabilmente è del giugno 1939 la sua ultima apparizione in pubblico: un concerto di beneficenza
per Jane Avril caduta in miseria. Muore a Aix-enProvence il 3 febbraio del 1944.

Ivette Guilbert vista da Toulouse-Lautrec

Alvise Sapori

�Mistinguett, le sue mitiche gambe

“J’

ai fait çà en douce - derrière les fortifications - j’ai fait çà en douce - sans protester complications...” Così cantava Mistinguett, al colmo della
sua gloria nei primi anni Venti scendendo come nessuno le scale del Casino de Paris, quelle scale la cui
lunghezza e i tipi di illuminazione corrispondevano
all’importanza della vedette che le discendeva. Non
ebbe mai a domandare, Mistinguett, come avrebbe
fatto una volta Cécile Sorel Les ai-je bien descendus
?. Lei eseguiva questo numero, stando ai molti testimoni, in maniera assolutamente perfetta, con tempi, grazia, sorriso, gambe inguainate di seta e piume, strascichi, piume, diademi e pennacchi e trionfi
di piume. Talvolta il truc en plume di Mistinguett
pesava più di venticinque chili e la graziosa signora, che si avviava verso la cinquantina con grazia
adolescenziale, li portava, questi carichi, come un
pesante zaino affardellato, con incantevole noncuranza.
Era tutta una contraddizione, questa gentile Jeanne-Marie Bourgeois, in arte prima Miss Tinguette
poi Mistinguett, nata a Enghien il 3 aprile del 1875,
che aveva studiato musica e violino e si pretendeva
rozza, popolare, interpretando volentieri nella vita
come sulla scena la ragazza povera che è riuscita
a migliorarsi. Fragile di aspetto, piccola, di proporzioni perfettamente armoniose, invece di scegliere le jeunes premières romantiche, cominciò a
esibirsi come “danzatrice eccentrica” al Casino de

Paris e all’Alcazar d’Eté. Ma festeggia i vent’anni a
Bruxelles interpretando Feydeau, La dame de chez
Maxime. E poi ancora prosa per altri due anni. Intanto crea un numero che eseguiva nei cabaret con
un partner chiamato Max Dearly, La valse chaloupée
(nota da noi come Danza degli Apaches) che le fece
ottenere un successo colossale, e fu a lungo la sua
canzone “marchio di fabbrica”. Per anni la ragazza
Mistinguett alterna prosa e rivista (e si affaccerà
anche al cinema) ma raggiunta la maturità abbandona definitivamente il teatro di prosa dopo una
Madame Sans-Gêne de Sardou al Théâtre de la Porte Saint-Martin. Le riviste in cui trionfa al Casino
de Paris la vedono non solo protagonista assoluta
ma anche ideatrice, spesso regista; sceglie con diabolica abilità canzoni splendide che le si adattano
perfettamente (Mon homme, En douce, Je cherche un
millionnaire) anche diversissime tra loro, ma hanno
in commune di essere parte di lei, del mito Mistinguett.
E’ difficile immaginare anche oggi una popolarità e un successo così estesi nel mondo (e che dura
poi per tanti anni) senza l’apporto della televisione e nemmeno della radio; Mistinguett può farne a
meno ed essere accolta con ovazioni in tutto il mondo da un pubblico che canticchia le sue canzoni a
volte accompagnandola o precedendola o facendole
ovazioni. L’unico supporto, allora erano le partiture
delle canzoni che si vendevano per suonarle a casa,
al pianoforte, e cantarle in famiglia...
65

�Spettacoli nuovi, riprese, numeri isolati, creazioni,
Mistinguett non si ferma e comunque continua a
creare, cambiando teatri, con altre scale, nuove piume e nuove canzoni, fino agli Anni Trenta: li ha iniziati con una colossale tournée in giro per il mondo
(Europa e Nord Africa prima, Stati Uniti e Americhe
più tardi). A sessant’anni, nel 1935, porta al succes-

so la rivista Fleurs de Paris all’Alhambra, e altre negli anni seguenti, fino allo scoppio della guerra che
la trova in piena attività. Dopo varie tournées, non
tutte fortunate, nel dopoguerra, si ritira a 76 anni
dalle scene, scrive un’autobiografia (Toute ma vie)
che esce nel 1954 e muore ottantunenne nel 1956.
Ineguagliabile Mistinguett.
A.S.

…Paris reine du monde
Paris c’est une blonde
le nez retroussé, l’air moqueur,
des yeux toujours rieurs
tous ceux qui te connaîssent
Grisés par tes caresses
S’en vont mais revienn’t toujours
Paris a tes amours
Ça c’est Paris!

Ça c’est Paris
Boyer - Charles - Padilla

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�Maurice Chevalier, il re del palcoscenico

U

n celebre aneddoto racconta che quando gli
autori fecero ascoltare per la prima volta a Mistinguett quello che sarebbe diventato il più grande
successo di lei, Mon homme, la Miss, forse per un
cattivo umore momentaneo non la trovò all’altezza; comunque, essendo al momento legata sentimentalmente e professionalmente a un giovanotto
chiamato Maurice Chevalier, gli fece ascoltare la
canzone. La stupefacente reazione di Chevalier, fu,
rivolgendosi agli autori, “ Se Miss non la prende, la
canterò io, così com’è !”. Si propenderebbe per considerarla una battuta destinata a fare accettare alla
capricciosa vedette una canzone che le andava perfettamente, ma Chevalier era davvero un personnaggio sorprendente, non meno di Mistinguett, con
cui divise un periodo di trionfali successi. I maligni
attribuivano la fine dell’amore a rivalità professionali. Lui, Chevalier, nella sua colossale autobiografia, attribuisce acutamente l’impossibilità di continuare insieme a una somiglianza troppo spinta sul
piano artistico (“facevamo confluire sul pubblico lo
stesso fluido”).
Ma anche Maurice Chevalier non si può confinare
al personnaggio “parigino” o “popolare”, con le sue
brave virgolette. Anche lui, come la Miss, era un miscuglio di stili, un accumulo infernale di esperienza
e di esperienze, una capacità di attenzione verso il
suo pubblico, un talento mostruoso, un certo gusto
della contraddizione e una ricerca continua della
caratteristica unica, nel passo, nell’abbigliamento,

nel modo di cantare et di parlare. Vedi la paglietta, il canotier, indossata con lo smoking: all’epoca
era qualcosa di inaudito... Vedi sopra tutto, anche se
vale solo per la parte della sua carriera che si svolge
negli Stati Uniti, l’incredibile accento francese che
questo signore colto e in grado di parlare un inglese impeccabile ha insistito per tutta la vita a usare
come una sorta di sigillo, di marchio personale.
Anche senza fare riferimento all’autobiografia Ma
route et mes chansons (6 volumi la 1° edizione fra
il ‘46 e il ‘54, 10 volumi in quella del 1972 !), raccontare la sua carriera in poche righe è pressocché
impossibile: nasce il 12 settembre 1888 a Parigi
(Ménilmontant); comincia a cantare a 12 anni; a 22,
nel 1910, dopo molte esperienze fruttuose, diventa
il partner di Mistinguett, ascende a un vertiginoso
successo, crea alcune canzoni fondamentali del Music Hall francese (Valentine, Ma pomme, Prosper, Paris je t’aime); riviste e operette interpretate in Francia, in Gran Bretagna e negli Stati Uniti, fra questi
spettacoli una Vedova allegra, a Parigi nel ‘45; e poi,
i suoi recital, inaugurati nel ‘45, ma portati alla perfezione con lo spettacolo del 1948 al Théâtre des
Champs Elysées in occasione del suo sessantesimo
compleanno: tre ore di perfetto godimento per il
pubblico, poi portato in tournée in tutta l’Europa e
naturalmente anche negli Stati Uniti.
Ma limitare la carriera di Maurice Chevalier alla
sua attività di cantante, fantasista, attore di teatro,
vorrebbe dire ignorarne una parte fondamentale: il

67

�cinema. Chevalier fu tra i pocchi divi del Music Hall
ad avere un’autentica carriera densa di risultati e
di successi anche sullo schermo. Inizia con qualche
comparsata nelle comiche di Max Linder, poi qualche film muto in Francia; debutta a Hollywood nel
‘29 e ha la fortuna di essere diretto da Lubitsch in
coppia con Jeannette Mac’Donald (film fondamentale La vedova allegra del ‘34), e sempre con lei diretti
da Rouben Mamoulian nel perfetto Love me tonight,
1932; più tardi, in Francia, René Clair lo dirigerà in
un altro film perfetto, Le silence est d’or (1947), e
ancora, a Hollywood, Arianna (57), Gigi (58) et CanCan (60).
Alvise Sapori

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Caricatura di Maurice Chevalier

�Josephine Baker, la venere nera

A

ncora una volta il segreto, la spiegazione, di
una Star, sta nella sua generosità e nella sua professionalità. E’ assiomatico che esercitare una professione non si può fare che professionalmente, ma
quando si parla di spettacolo, de gente di spettacolo
la parola professionnalità assume alcuni altri significati aggiuntivi: come per esempio “maniacalità”,
“passione” (nel senso di appassionata devozione al
proprio lavoro), “dedizione” appunto. Ed è come in
tanti altri casi rari, il caso di Joséphine Baker. Baker, col sorriso sulle labbra e lo sguardo sconvolto
dalla fatica, continuava a provare, a ripetere, finché
non era assolutamente convinta del risultato, con
un senso della musica, delle luci, dei tempi e delle
reazioni del pubblico come nessun regista sarebbe
capace. Le luci, ad esempio. Baker sapeva che il particolarissimo colore della sua pelle poteva reagire
perfettamente a qualsiasi gelatina e a qualsiasi sfumatura di illuminazione; ma esigeva sempre che le
luci avessero delle tonalità vagamente dorate, le più
adatte al suo colore.
Joséphine Baker, che era nata il 3 giugno del 1906 a
Saint Louis, era americana, all’origine, ma divenne
francese; non solo, divenne un simbolo della Francia e sia reso onore, per una volta, allo chauvinismo
dei francesi che si assunsero come propria la talentuosa Jòsefin Beicher e la trasformarono nella Star,
in quell’ unicum che fu Joséfìn Bachér (cercando di
rendere foneticamente la pronunzia americana e
quella francese di uno stesso nome). Baker, come

molti altri grandi, aveva cominciato ad apprendere
piccolissima l’arte di fare spettacolo e sembra che
si esibisse, ad appena otto anni, in un night club
di Harlem. Sembra insensato, ma è possibile. Per
contro è sicuro che aveva solo sedici anni quando
fu una delle Chorus Girls di Shuffle Along a Broadway nel 1922, e diciannove quando era diventata
la sostituta della grande Ethel Waters e otteneva un
suo successo personale come danzatrice contorsionista. Nel 1925, Baker sbarca a Parigi con la famosa
Revue Nègre al Casino de Paris e con le sue orrende
smorfie, il suo corpo di miele scuro che esibirà con
generosità crescente, e la sua simpatia irresistibile,
conquista la città. Se possibile, la conquista ancora
di più l’anno seguente (ha vent’anni, ricordiamolo) con un famoso costume composto di orecchini,
collane di perle barbare, qualche braccialetto e un
gonnellino di più che allusive banane. A quel punto viene definita (lei che era un mezzo sangue) la
vedette negra delle Folies Bergère; ha imparato che
l’umiltà è una qualità del grande artista, ma a patto
di non rivelarla al pubblico; dunque non ringrazia
più dicendo tra profondi inchini “grazie dal profondo del cuore, Signore e Signori!”, ma china il capo
con un vago sorriso.
Impara a cantare. Finalmente, nel 1930, in occasione dell’Esposizione Coloniale, Baker, che è la Star
della Rivista Paris qui remue al Casino de Paris, canta La petite Tonkinoise (successo straordinario) e
J’ai deux amours, successo che non ha l’uguale: i due
69

�amori sono, nella rivista, un legionario francese e la giungla; fuori
dal contesto, la canzone viene costretta a significare che Baker è divisa tra una mitica terra selvaggia
(il Missouri dove era nata?) e Parigi... Comunque sia, J’ai deux amours
diventa il personale inno nazionale
di Joséphine Baker e lei, che sovente lo conclude cantando invece che
mon pays et Paris, Mon pays, c’est
Paris, si trasforma in francese che
più francese non si può, non solo
nel senso di battersi a fianco delle
truppe di De Gaulle, ma ancor più,
le foto sono lì a provarlo, nel trasformarsi in una grande borghese, cagnolini, campagne, castello e
sincera autentica beneficenza compresi.

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Saprtito

�Edith Piaf, la passione

P

iaf una cantante? Si, certo. Ma Piaf leggenda, Piaf
grande, grandissima musicista, Piaf generosa, Piaf
popolare, Piaf ispiratrice, Piaf ambigua, Piaf mascalzona, Piaf.
E molto difficile, oggi, brevemente, girare intorno
a un fenomeno come Edith Piaf. Oggi i miti si fabbricano ripetendo giorno e notte “il tale, o la tale,
è un mito” e il numero dei canali televisivi e delle
trasmissioni è il solo mezzo di decidere la dimensione di tale mito. Quando Edith-Giovanna Gassion
(più tardi Edith Piaf) nacque e nacque, come recita una targa ricordo, dans le plus grand dénuement
sui gradini di una casa il 19 dicembre del 1915, una
parte del suo destino era probabilmente segnato:
un padre contorsionista/ginnasta di circo ma cosi
appassionato della libertà da preferire i numeri di
strada a quelli sotto un tendone, una madre cantante (quel tipo di cantante lirica che si esibiva piuttosto nel Music Hall), una nonna paterna proprietaria
di bordello che al momento dato raccolse la piccola,
abbandonata da sua madre, e in quel bordello la allevò, amorosamente, pare, ma comunque in maniera perlomeno insolita. E poi la malattia e il miracolo.
Veri, falsi ? Creduti. Dei medici certificarono che la
bambina aveva totalmente e irreversibilmente perduto la vista, altri medici constatarono, a Lisieux,
nel corso di un pellegrinaggio a quella Santa Teresa,
che la bambina aveva interamente recuperato la vista. E poi la vita randagia con il padre: l’aver imparato a cantare (a usare la voce) in strada e in tutte le

stagioni, l’aver imparato lentamente come si afferra
l’attenzione del pubblico, il suo amore, e, perché no,
la sua pietà; tutto in funzione di une canzone, quindi tempi brevi, temperatura al calor bianco.
E così, Edith Piaf, chanteuse des rues, cantante popolare nel più letterale e modesto senso del termine, impara la dismisura (traducendo come si può
démesure) e la applica con un vertiginoso crescendo
in ogni dettaglio della sua vita, dal più reclamizzato, la bulimia sessuale, al più importante, le sue
stupende interpretazioni. Generazioni hanno giustamente singhiozzato sull’orrenda banalità de La
Vie en Rose (banalità, ma la canzone è un assoluto
capolavoro dalla voce di Piaf), l’emozione teatrale
provocata da L’Accordéoniste, Les Amants d’un jour,
L’Homme à la moto, per citarne tre a caso e assai differenti, hanno riscontro solo nelle sublimi emozioni
offerte dai grandissimi interpreti (John Gielgud e
Peggy Ashroft, Madeleine Renaud e Michel Simon,
Memo Benassi e Sarah Ferrati, sempre per fare illustri esempi a caso).
Piaf divenne grandissima in un tempo straordinariamente breve, e grandissima rimane fino alla
morte. Abile, forse addirittura cinica, nell’amministrare le sue apparizioni, la sua generosità non
aveva limiti appena confrontata a qualcosa riguardante la musica: se Raymond Asso le scrive le prime
canzoni fondamentali e Paul Meurisse le serve da liceo e da scuola di recitazione, non appena la piccola
cantante acquista potere, sarà lei a scoprire e a lan-

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�ciare Yves Montand, Mouloudji, Eddie Constantine,
Les Compagnons de la Chanson, Serge Reggiani (qui
i risultati si vedranno assai più tardi), e poi gli amici
come Brassens, come Aznavour, fino, già prossima
alla fine, il giovanotto greco Théo detto Sarapo che
certo talento di cantante non aveva, ma anche oggi

Le ciel bleu sur nous peut s’écrouler
et la terre peut bien s’effondrer
peu m’importe si tu m’aimes
Je me moque du monde entier
quand l’amour inondra mes matins
que mon corps frémira sous tes mains
peu m’importe les problèmes

a risentire quel magico disco che i due registrarono
insieme (A quoi ça sert l’amour ?) ci si rende conto
che la Signora (eppure chi direbbe mai Madame Piaf
?) era una specie di genio della musica. Piaf genio
della musica: e così, forse, abbiamo una definizione
precisa e nemmeno troppo lunga.

Alvise Sapori

mon amour puisque tu m’aimes
J’irai jusqu’au bout du monde
Je me ferai teindre en blond
Si tu me le démandais
J’irai décrocher la lune
J’irai voler la fortune
Si tu me le démandais
Hymne a l’amour
Edith Piaf - Marguerite Monnod

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�Yves Montand, les feuilles mortes

S

celse alcune canzoni di Trenet, se le mise in tasca
e si recò dal pianista. Una catastrofe: stonava, non
andava a tempo, cambiava tono e articolava male le
parole. Voleva smettere22. Aveva 17 anni e non sapeva ancora di essere Yves Montand. Chi? il marsigliese? No, era di Monsummano Alto, emigrato. Suo
padre faceva scope di saggina ed era di sinistra. Fu
punito e costretto all’esilio nel 1923. Ivo Livi aveva appena due anni quando il genitore attraversò
a piedi le Alpi per recarsi in Francia. Questa scelta
coraggiosa del padre-idolo segnerà tutta la sua vita
sino a farlo identificare nei suoi stessi ideali di giustizia e libertà, si legge nella biografia dell’artista,
scritta da Alain Remond negli anni Settanta. L’impegno antifascista, la costrizione a lasciare la sua
terra toscana obbligarono il padre di No ai mestieri
più duri. Un’eredità questa che il figlio accolse inizialmente come il segno di un destino che pretendeva dal giovane cantante sacrifici sin da piccolo.
Lavorò aumentandosi gli anni poiché non ancora in
età per la manovalanza. Appena fu possibile indossò una vistosa giacca a quadri e si mise a cantare,
tanta era la sua passione per la musica, il cinema
americano, il western, ma anche per Fred Astaire e
per Trenet. Debuttò nel 1939 a diciotto anni, con un
sorriso che gli invadeva tutto il volto, e con un fisico
asciutto, agile, capace di ballare. Marsiglia gli stava stretta, peró, come la giacca a quadri che perse,
strada facendo, nella sua incipiente carriera di can22

A. Remond, Montand, Ed. Henri Veyrier, Paris 1977

tante. Essere confuso per uno zazou a Parigi, dove
era sbarcato nel febbraio del 1944 con due valigie
di cartone e pochi soldi, gli dette subito fastidio e
allora... via la veste eccentrica, via la cravatta geometrica, via il colore. Un pantalone e una camicia
scura slacciata sul collo per sempre, una sorta di
tuta da operaio qual era e voleva restare dinanzi al
suo pubblico.
Era nato uno dei miti della canzone e non lo sapeva
ancora. Ma per poco. Edith Piaf, che se ne intendeva,
lo adocchió dopo quella sua prima serata all’ ABC”
nello spettacolo di Andre Dassary dove quello zazou aveva fatto parlare di se. Poi alle “Folies Belleville”, al “Bobino”, al “Moulin Rouge” vedette con la
Piaf e, di canzone in canzone, di anno in anno, verso
il cinema e il successo. Simone Signoret? Un colpo
di fulmine durato tutta la vita come il loro essere
di sinistra, le lotte, l’antimilitarismo, la contestazione persino dinanzi a Krusciov, le contraddizioni
e l’impegno. L’incontro con Marilyn Monroe in occasione del film Le Milliardaire del 1960, con Costa
Gavras in Compartiment tueurs nel 1965, il concerto all’Olympia” nel 1968, la primavera di Praga,
“un pugno in faccia” per l’artista che vi ravvisava
similitudini con vicende paterne indimenticabili.
Tante canzoni: L’âme des poètes, Grands Boulevards,
Paris canaille, Une demoiselle sur une balancoire, A
Paris e tante tante altre ancora. Nella sua vita, tanti film (Les portes de la nuit, nel 1946, Le salaire de
la peur, nel 1952, Les sorcieres de Salem, nel 1957, Z,

73

�nel 1968), il mito americano, un sogno coronato con
Ma geisha, nel 1961, con Shirley Mac Laine, Melinda
con Barbara Streisand nel 1968. Tanti amici, artisti,
registi, attori, tanti concerti, di nuovo I’ ‘Olympia”
e altre volte ancora. Yves Montand e passato dalla
storia del cinema col vecchissimo film Etoile sans

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lumière insieme alla Piaf a quella della canzone con
Les feuilles mortes, dalle vicende politiche e sociali, durate oltre mezzo secolo, alla storia di un uomo
che ha iniziato dal nulla, nel 1921, ed e scomparso
nel ‘tutto’, I’11 novembre del 1991.

C.N.

Saprtito

�Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais
C’est une chanson qui nous ressemble
Toi qui m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis
Les feuilles mortes
Jacques Prevert

75

�76

Juliette Gréco

�Juliette Gréco, un mito

L

e mani, come le parole, lungo I’abito nero appena accarezzato, scendono verso la platea procurandole un fremito di emozione. II nero sottolinea la
sensualità di una voce che emerge dal profondo del
cuore e della memoria. Una madre arrestata dalla
Gestapo, ella stessa in prigione a quindici anni, in
una Parigi in guerra. Una voce inconfondibile, una
silhouette sottile sulla quale scivolano lunghi capelli scuri che incastonano due grandi occhi. Un moto
di rivolta che andava ben al di là del suo carattere,
la fece diventare per tutti “ Musa di Saint-Germaindes-Près”. Stanca di essere “musa”, “comparsa” o
“vedette de rien”, decide di cantare affidandosi alla
poesia di Laforgue, di Mauriac ma soprattutto di
Prevert.23 Juliette Gréco ha convissuto subito con i
versi di un poeta, che fosse Jean-Paul Sartre con La
rue des Blancs-Manteaux, o Raymond Queneau con
Si tu rimagines, da sempre si e mossa fra le note di
una musica adatta a sottolineare il suo temperamento proclive alla sobrietà, all’essenzialità. Femme engagée della canzone francese, ella ricorda e
fa ascoltare ancora oggi l’eco delle parole di amici
che il tempo le ha strappato: Boris Vian, Jean Cocteau, Jacques Prevert, Jean-Paul Sartre. Quelle voci si
mescolano ai suoi ricordi e si ribaltano su un pubblico consapevole di assistere, durante i suoi concerti, a una sorta di rito. Da quel lontano debutto,
nel 1949, al “Boeuf sur le Toit”, i suoi concerti alla

23 Ved. L. Canteloube-Ferrieu, Chanson et poésie des années
30 aux années 60, Ed. A.G. Nizet, Paris 1981

“Rose Rouge” dinanzi a un pubblico di intenditori, il
primo passaggio all’”Olympia” non bastano ancora
a dissipare il ricordo di una cantante della sovversione. Pressoché immobile sulla scena, la sua voce,
profonda come il nero del suo abito, sensuale come
quelle mani che frugano l’aria con movimenti apparentemente lenti ma tumultuosi per il pubblico, non
è solo la voce di una Parigi della memoria. SaintGermain-des-Près non è più la stessa del dopoguerra, Parigi ha mutato pelle. E anche Juliette che ha
ampliato il suo repertorio, ha cantato Brassens,
Ferré e Brel. Da quel lontano Je suis comme je suis
e da Les feuilles mortes di Prévert e Kosma a Je suis
bien di Jacques Brel e Jouannest, a Jolie Môme di Leo
Ferré, a La Javanaise di Serge Gainsbourg, a Je hais
les dimanches di Aznavour a Vivre di Henri Gougaud
molta acqua è passata sotto i ponti della Senna. Juliette ha attraversato pagine della storia fra le più
importanti di Parigi raccontandole con quel piglio
di diseuse ineguagliabile. La sua voce è un sortilegio, dà alla parola una bellezza sensuale. Grazie a
lei ho visto diventare le mie parole pietre preziose,
affermava Jean Paul Sartre24.
Oggi la città non è più come una volta, gli amici sono
diversi da allora eppure Juliette Gréco riesce a dare
l’impressione che nulla sia cambiato nel suo animo.
Lo stesso sguardo, la stessa voce che riesce a ‘possedere’ le parole come poche interpreti sanno fare,
24 J.-P. Sartre, Juliette Greco vue par Jean-Paul Sartre in Music-hall, n.2, 15 marzo 1955, p,7

77

�lo stesso corpo avvolto in una immutata sensualità.
Quella ragazza, che cantava la difficoltà di esistere
con versi forse troppo gravi per un cuore giovane,
oggi è una donna capace di vivere la sua vita di artista, ambasciatrice di poesia, testimone di un’epoca irripetibile, pronta per guardare al futuro. Quel
mal de vivre d’un tempo resta intatto e amaro per

78

tutti ed ella ne ha la consapevolezza. Inoltre, molti
dei suoi amici di un tempo non ci sono più; ma a ricordarli tutti per sempre resterà viva e bella quella voce di interprete magistrale di un modo nuovo
di essere donna. Immobile sulla scena ella porge a
tutti una vita straordinaria che si racconta da sola
prima ancora che Juliette riesca a cantarla.
C.N.

�Zizi Jeanmaire, mon truc en plume
POESIA NELLA CANZONE E NELLA DANZA

N

on sempre i consanguinei vanno d’amore e d’accordo per il noto detto i parenti non si scelgono.
Eppure canzone e danza, sono come due gemelle
che non possono fare a meno l’una dell’altra. Come
immaginare di cantare senza dondolarsi o senza segnare il ritmo con i piedi? D’altronde, come ballare
senza una musica che accompagni i movimenti del
corpo, le figure e gli aneliti della danza? E ciò sempre accaduto sin dalle origini dell’uomo in ogni emisfero, in ogni latitudine e presso ogni razza umana,
nelle viscere dell’umanità. E perché non a Parigi
dove musica e danza, come d’altronde musica e poesia, si sono sempre accompagnate mirabilmente, in
taluni casi superando i confini della stessa Francia.
Non sempre è stato facile per gli artisti esercitare
con bravura le due funzioni del canto e della danza
almeno che non ci si chiamasse Mistinguett, Maurice Chevalier o Zizi Jeanmaire per citare alcuni fra i
più famosi esponenti di tale connubio, celebri per
aver cantato e ballato su tutti i palcoscenici con lo
stesso valore artistico, la medesima qualità vocale
imparentata ad un corpo che vibra a passi di danza. In più, c’è da dire che le due arti nel convivere
traggono ciascuna dall’altra il proprio alimento, la
propria vitalità, il fascino singolare che le salda. Lo
dimostravano gli chansonnier dei primi del Novecento che, cantando e esprimendosi contemporaneamente con l’intera persona, accennavano a movimenti, ondeggianti o passi del tutto pertinenti al

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�brano cantato spesso accompagnati dalla mimica,
con adeguata simulazione di tic e vezzi da consumati protagonisti della scena. Vengono in mente
Aristide Bruant, Mayol, l’elegante Yvette Guilbert,
oltre alla spudorata Goulue e al dinoccolato Valentin le désossé, tanto effigiati da Henri de Toulouse
Lautrec. Ma, a sentire lo storico della danza, le origini sono ancora più remote. Le prime tracce della
parentela fra canzone francese e danza le troviamo
nel pieno Cinquecento con il vaudeville di carattere
villereccio proveniente dalla Normandia. Quando la
canzone incomincia ad affrontare i temi di contenuto socio-politico allora assume un nuovo carattere.
Ci sono canzoni-cronache sotto il regno di Carlo VI
che parlano di fatti e di misfatti del tempo del duca
di Orléans e del duca di Borgogna. Si cantano, attraverso canzoni e canzonette gli eventi dell’epoca di
Francesco I, di Carlo V. Dopo Enrico II, sotto il cui
regno con Caterina de’ Medici nasce il balletto come
forma teatrale anche se rappresentato alla corte (il
famoso Ballet comique de la reine del 1581) tutti gli
avvenimenti sono sottolineati, come in un “cantacronache”, da canti spesso accompagnati da danze:
gli Ugonotti e le guerre di religione per esempio
sono eventi che danno vita ad esplosioni canore
di protesta politica. I cantastorie prendono stabile dimora al Pont-Neuf insieme ai saltimbanchi e ai
primi bouquinistes e di qui le canzonette dilagano
tra la folla e diventano elemento popolare inscindibile dalla vita quotidiana cittadina, spingendosi
nelle campagne dell’intera nazione. La rivoluzione
francese, notoriamente, ha la sua canzone-danza
caratteristica, la carmagnole, una danza popolare
in cerchio o a catena, accompagnata dal canto della rivoluzione. A Parigi furono celebri nei secoli le
80

grandi feste di corte in onore del Re o del Delfino
di turno, dove tra banchetti sontuosi con trionfi e
“capricci” della tavola, si intrecciavano canti e balli
sotto fuochi d’artificio che sembravano imitare essi
stessi i movimenti di danza nel cielo. Con i rivolgimenti politici, con la rivoluzione, nelle sue forme
popolari, di strada , la danza divenne subito un elemento quasi rituale di tutte le feste rivoluzionarie,
cantata e danzata sotto o attorno la ghigliottina durante le esecuzioni, sino ad essere definitivamente
proibita da Napoleone Bonaparte nel 1799. Con la
nascita dei primi café-chantants sul Boulevard du
Temple, verso la fine del secolo XVIII, eredità delle osterie e dei cabarets ove le dispute letterarie si
intrecciavano a quelle politiche, la canzone e la danza trovano anche nel nuovo secolo riparo al chiuso,
dapprima e spesso sui tavoli di locali fumosi e inondati di vino e successivamente in siti più nobili come
i palcoscenici ma senza dimenticare mai la strada,
“palcoscenico” naturale della canzone sottolineata
dalle note fascinose di un Orgue de Barbarie. Sarà
proprio la canzone del café-chantant a raggiungere
fama e diffusione in tutta Europa conferendo il carattere preciso, inequivocabile di un’epoca nuova.E’
l’epoca dello Chat Noir, il celebre locale della Butte
Montmarte, fondato da Rodolphe Salis, nel 1881 e
poi ceduto in seguito all’imperante e intemperante Aristide Bruant, il poeta dei bassifondi; è il momento di locali come gli Ambassadeurs e La Scala,
protagonista indiscussa Yvette Guilbert, ex indossatrice, elegante interprete perennemente in guanti neri, ma anche con Mayol noto per il suo enorme
boccolo e Polin, effigiato in scena sempre con una
fiammante divisa militare. Drammi, sentimenti, tic,
vezzi, atteggiamenti comici, grotteschi, popolari e

�raffinati al tempo stesso, ironici e patetici conducevano sulla Butte i personaggi più straordinari delle
arti, dello spettacolo e dell’intelligenza parigina. Il
poeta Paul Verlaine, Claude Debussy, l’eccentrico
Erik Satie, la grande tragédienne Sarah Bernhardt,
Alphonse Allais, e poi
Steinlen, l’autore del celebre gatto nero aureolato,
emblema dello Chat Noir,
e con lui, Willette, Mars,
Caran d’Ache, André Gill,
l’umorista Mac-Nab, in
gara con il “tout Paris”
per assicurarsi un posto
nel Teatro delle Ombre di
Rivière, dove danze, musiche e un buon, abbondante rosso di Francia
garantivano il successo
del cabaret. La canzone
fa così da contrappunto
alla vita, alla sua quotidianità, alle gioie e alle
passioni dei parigini e la
danza le sta al passo. I
bals musette, le guinguettes lungo la Senna, ancora
oggi ci ricordano i passi
della danza della musette
che, dal secolo XVII come
danza teatrale a due tempi su tempo moderato sino al secolo XX, assume un
carattere decisamente popolare. La musette, nome
proveniente dallo strumento accompagnatore di
danze villerecce, deve la sua nascita ad André Cam-

pra ed alla sua opéra-ballet Les Muses del 1703. Con
l’andare del tempo, verso la fine del XIX secolo il termine si legò ai balli parigini, al suono della allegra
e popolare musette. La gioia di danzare.invase con
straordinario successo la capitale francese dove,
dall’inizio del XX secolo
sino agli anni Sessanta, nei
caffè parigini, nelle strade,
nelle piazze accompagnati
dall’accordéon e dalle trascinanti java e valse musette, i memorabili apaches
si sfrenavano danzando di
giorno e di notte.
Si aggiungano i bals dans
la rue, eseguiti spesso sotto gli occhi di cineasti che
l’hanno immortalati nei
loro celebri film. Torna in
mente per tutti, Jean-Louis
Barrault in Sous le ciel de
Paris. Con l’inoltro nel nuovo secolo, con l’avvento del
music-hall e soprattutto
del cinema che soppiantò
i vecchi fumosi cabarets,
la canzone francese nel
suo rapporto con la danza
entrò in crisi. Non più musica e canto ma nel nuovo
panorama musicale intervengono elementi diversi e soprattutto incentrati
sullo spettacolo, quindi sulla danza e sulla coreografia. Nuovi personaggi rubano la scena ai Bruand,
ai Polin, Paulus e Guilbert di marca ottocentesca.

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�Mistinguett e Maurice Chevalier furoreggiano non
solo in Francia mentre dall’America giunge un’artista destinata a rivoluzionare nel clamore le scene
parigine, Josephine Baker con la Revue Negre, con
i suoi nuovi ritmi e la musica jazz. L’intreccio fra
la canzone colta, la nuova musica e la danza alle
quali si unisce l’arte scenografica, si fa sempre più
stretto, basti pensare a quella enorme produzione
compositiva lasciataci da straordinari e illuminanti
artisti sino dagli anni Venti, sotto il segno di Diaghilev, e penso a Massine, Satie e Picasso e i Sei, musicisti che, sotto lo sguardo complice dell’eclettico Jean
Cocteau, hanno lasciato un segno inconfondibile.
Oltre a Milhaud viene vengono in mente Francis
Poulenc con il balletto Les Biches che ci ha lasciato
più di una canzonetta sfiziosa e Georges Auric autore della musica di molti film e almeno due canzoni
famose alla loro epoca Bonjour trisesse per Giuliette
Greco e Moulin Rouge per Colette Marchand. Questi
ed altri importanti compositori si erano provati a
voltare la schiena al simbolismo e all’impressionismo dominanti all’inizio del secolo scorso. Attratti
dalle manifestazioni più semplici e genuine della
vita “sono discesi in strada” o hanno viaggiato affrontando persino l’esotico mai estraneo alla cultura francese. Questi musicisti appartengono ad
una schiera molto folta e nota al grande pubblico
che fu da loro abbandonato quando si resero conto
che non erano ancora giunti a ciò che ci riguardava.
Erano le voci autorevoli di Jacques Prevert, Pierre
Mac Orlan, Jean-Paul Sartre, Francis Garco, Boris
Vian, Raymond Queneau, Paul Eluard che si unirono a quelle dei cantanti del loro tempo che avevano
qualcosa da dire e lo dissero con struggente, appassionata quando non accorata visceralità. Su questa
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scia, un’ondata di celebrità si irradia nella capitale
e in varie generazioni, dapprima, ad iniziare dagli
anni ’30 e 40, con Charles Trenet, il poeta, il fou
chantant indimenticabile, Lucienne Boyer, la piumosa Lyne Renaud, con Jean Sablon, Tino Rossi, Louis
Mariano. Quindi, inoltrandoci nei tempi più recenti,
sino agli anni settanta, Edith Piaf, la voce parigina
per eccellenza, il dinoccolato Yves Montand, l’esistenzialista e fatale Juliette Greco, passando per
Gilbert Becaud. Georges Brassens, Catherine Sauvage, Léo Ferré, Patachou, Mouloudji, sino a Charles
Aznavour e Henri Salvador, ambedue sopravvissuti
a quella straordinaria temperie. Canzone, poesia,
politica invadono i sentimenti di una intera generazione culturale intorno alla metà del Novecento:
poeti, musicisti e intellettuali segnano un nuovo
corso, con nuovi temi o rinnovati argomenti e soprattutto all’insegna dell’impegno politico senza
mai escludere l’amore da quelle note. Il risultato di
questo prodotto novecentesco, squisitamente artistico e culturale, si inserisce a giusto titolo nel bacino nobile della musica colta e, segnatamente del
balletto classico o moderno di base classica. Ma Parigi, non dimentichiamolo, è stata l’emblema di una
douceur de vivre, faro del divertimento europeo fra
impegno ed evasione, città simbolo della modernità
e di una intellettualità che ha fatto epoca. I mitici
e inarrivabili Folies Bergère, Moulin Rouge, Casino
de Paris, Lido, regni incontrastati della canzone e
della danza, per tutti i parigini e in tutto il mondo
sono stati le Par(ad)is. A Paname, fra impegno artistico, musica, danza e piumaggi, una per tutti: Zizi
Jeanmaire.
Alberto Testa e Cesare Nissirio

�J’suis un’ croqueus’ de diamants
Oui l’diamant c’est ma nourritur’
Il convient à ma nature
J’aim’ quand ça m’criss’ sous la dent
Dès qu’ça brill’ j’suis hors de moi
J’hésit’ pas un seul instant
Et je bondis sur ma proie
Je suis un’ croqueus’ de diamants
Cette élégante duchesse
Connue Faubourg Saint Germain
Cousine d’une Princesse
La croqueuses de diamants
Catherine Lara

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�Scena di un Café-concert dipinta da Jean-François Rafaëlli

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�APPENDICE

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�Programma di sala di René Gruau

�I luoghi della canzone a Parigi
A.B.C.
Music-hall sorto nel 1934 al boulevard Poissonnière a Parigi all’epoca
dell’avanzata del cinema, grazie a
Mitty Goldin che riuscì a creare intorno all’A.B.C. un autentico evento
per la canzone. Il locale si impose
all’attenzione degli artisti e del
pubblico grazie ai propri programmi, agili, vari
e di qualità. Charles Trenet, Marie Dubas, Fréhel,
Edith Piaf, Jean Sablon vi assaporarono un successo straordinario. Con i propri récitals, le riviste e i concerti vi si sono alternati i nomi più noti
anche dopo la guerra: Tino Rossi, Georges Ulmer,
Bourvil, Patachou. Negli anni ‘50, faceva ancora
concorrenza all’Alhambra e ad altri celebri istituzioni che, al passo con i tempi, avevano rinnovato
le proprie sale. Il 1964 vide la fine dell’A.B.C. ormai consacratosi al cinema.

ALCAZAR D’ETÉ

Goubert, direttore
dell’Alcazar d’Hiver
al faubourg Poissonnière, nel 1861
acquistava l’antico
Pavillon Morel e ne
faceva uno dei luoghi più in voga a Parigi, l’Alcazar d’Eté, posto sul

lato destro degli Champs Elysées, verso Place de
la Concorde. Vi si esibì oltre a Thérésa al suo debutto, anche Paulus che nel 1886 lanciò la celebre “En revenant de la revue”. Il locale, adiacente
Les Ambassadeurs, era stato costruito nel 1841
da Hittorf. Dal 1906 le riviste assunsero un posto
importante ospitando le vedèttes della canzone:
Mathias, Baldy, Lise, Fleuron...Nel 1909 vantò la
presenza dei tre artisti più in voga, Polin, Dranem
e Mayol.

ALCAZAR D’HIVER

Era sorto al 10 della rue du Faubourg
Poissonnière. Dopo
il successo dei tempi
di Thérésa, il locale
si alternò nella fortuna mantenendo sino
al 1872 una stabilità ed una clientela contenuti.
Grazie a Eléonore Bonnaire, L’Alcazar d’Hiver conobbe una stagione felice, ma la Bonnaire lo lasciò presto per andare all’Eldorado dove rimase
per otto anni. Dal 1883, per due anni, Thérésa vi
riportò il pubblico d’un tempo e nel 1891 si tentò
senza successo di farne il Théâtre Moderne. Verso
il 1896, dopo un ultimo tentativo di Lucie Rémy,
fu abbattutto con il rimpianto di chi aveva trascorso serate felici e divertenti.
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�ALHAMBRA

Music-hall sorto a Parigi in rue de
Malte al posto del vecchio Théâtre
Château d’Eau prima ancora
Théâtre de la République. Diretto
nel 1904 da Anglais Barrasford, il
locale vantava ospiti anglosassoni
e francesi. Vi si esibivano, oltre ai
cantanti anche fantasisti, trapezzisti e gladiatori. Vi transitarono védettes quali di Damia, Polaire, Raquel Meller... Incendiatosi nel 1925 riaprì i
battenti nel 1932, mantenendo alto il suo vessillo internazionale. Nel 1956, divenuto AlhambraMaurice Chevalier, accolse artisti come Bécaud,
Aznavour e, tre anni più tardi, lo stesso Maurice
Chevalier. Fu demolito nel 1967.

AMBASSADEURS

Sorto lungo Champs Elysées, il
noto café parigino deve il proprio
nome alla vicinanza dell’Hotel Crillon che ospitava d’abitudine gli
ambasciatori stranieri. Grazie a
Pierre Ducar che nel 1867 cominciò ad accogliere artisti famosi del
music-hall come Polin, Dranem, Paulus o Yvette Guilbert, il luogo divenne il più animato nelle
serate parigine. Dal 1926 per volere di Edmond
Sayag, cambiò nome divenendo Nouveaux Ambassadeurs, ma fu abbattuto però tre anni dopo
per lasciare il posto ad un ristorante e teatro che
il nuovo direttore Henry Bernstein, nel 1939, abbellì senza successo.

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AMBIGU

Dapprima in boulevard du Temple, quindi
trasferitosi nel 1827
in boulevard SaintMartin per essere restaurato nel 1884/87,
l’Ambigu conobbe la
sua stagione felice con il teatro ma accolse anche
spettacoli leggeri e musicali. Oggi non esiste più, ha
lasciato il posto, nel 1966, ad un esercizio commerciale.

AUBERGE DU CLOU

Fondato al 30 dell’avenue Trudaine, l’Auberge du Clou, aveva
una clientela di scontenti dello Chat Noir.
Vi si poteva incontrare tutto l’ambiente del
teatro: Alphonse Allais, Georges Courteline, Alfred
Jarry...e Jehan Rictus che aveva mosso i primi passi
al Quat’z Arts e allo Chat Noir.

CLOSERIE DES LILAS

Nel 1838, fu uno
spazio per il ballo
in avenue d’Enfer,
divenuta in seguito
avenue Denfer-Rochereau dal nome
del colonnello del
genio che difese Belfort. I ballerini erano protetti
da una grande tenda proveniente, pare, dall’Algeria.

�Nel 1847 Bullier ne assunse l’esercizio dopo aver
acquistato anche Le Prado. La sala da ballo, che sopravvisse alla guerra del 1870 con le stesse distrazioni degli altri locali da ballo come il Mabille o il
Frascati, era d’ispirazione moresca, secondo il gusto dell’epoca della colonizzazione d’Algeria. La Closerie des Lilas, posta all’incrocio dell’Observatoire,
all’ingresso meridionale del giardino del Luxembourg, d’inverno prendeva il none di Prado ed era
frequentata da un pubblico soprattutto di studenti
secondo la guida Joanne del 1867. Noto successivamente come Le Bal Bullier, il locale fu al centro
dell’interesse dei disegnatori della fine del secolo.
Decadde con il nuovo secolo sino alla chiusura temporanea fra il 1915 e il 1918 per riaprire i battenti
successivamente e poi scomparire definitivamente
nel 1939. La Closerie de Lilas di oggi non ha nulla a
che vedere con la sua antenata. E’ divenuto un ristorante caro e chic.

BA-TA-CLAN

Café-concert assai attivo, fu costruito nello stile della pagoda
cinese da Duval nel
1864 al n. 50 di boulevard Voltaire. Padiglione cinese inondato di luce dove la musica attirava il pubblico del
Boulevard, del quartiere Voltaire e del Temple, una
clientela affezzionata fatta di operai e piccola borghesia. Deve il suo nome ad un’operetta di Offenbach
creata nel 1959. Divenne più tardi sala cinematografica e dal 1988 accoglie di nuovo cantanti e musica.
Oggi è il tempio del rock parigino.

BOBINO

Music-hall sorto a Parigi in rue de la
Gaîté, prese il nome dal suo fondatore il mago Bobino noto per la sua baraque. Dapprima guinguette, quindi
cafè-concert, il locale dal 1880 accolse artisti di secondo piano. Bisognerà attendere il suo rinnovamento,
dopo la prima guerra mondiale, per vedervi giungere le vedettes della fama di Damia, Lucienne Boyer, Félix Mayol... e Fernandel che vi ha debuttato.
Trasformato in grande teatro della canzone da Félix
Vitry, accoglierà grandi interpreti come Léo Ferré,
Juliette Gréco, Serge Reggiani e Brassens.

BOEUF SUR LE TOIT

Cabaret parigino sorto
nel 1921 in rue Boissyd’Anglas e trasferitosi
diverse volte dal 1925
sino all’approdo in rue
du Colisée nel 1941. Il
suo successo fu ottenuto
grazie a Jean Cocteau che vi condusse la massima
espressione dell’avanguardia artistica parigina:
Picabia, Tristan Tzara, Drieu de la Rochelle erano
spesso nel locale per ascoltare Jean Wiener, il prodigioso pianista interprete straordinario di Satie e
Clement Doucet che vi portò il rag-time, tanto in auge
all’epoca. Fra i cantanti: Damia e Jean Sablon. Nel
1943 il Boeuf fu stanato dalla forza di occupazione
ma, dopo la guerra, con lo sbarco degli ex giovani di
Saint-Germain-des-Prés e fra costoro, Juliette Grèco
che vi interpretò Jean-Paul Sartre, il locale assunse
molta importanza. Vi debuttò Catherine Sauvage.
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�BOITE A FURSY

Fu Henry Fursy, uno
dei personaggi più
celebri nel mondo
della canzone, a dare
il nome alla Boîte.
In effetti lo chansonnier, che aveva dapprima animato il Tréteau de Tabarin, decorato da
Jambon a Pigalle e che conobbe un grande successo dal 1895 al 1899, per contrasti con il direttore
volle aprire un proprio locale al n. 12 di rue Victor Massé nell’antico sito dello Chat Noir chiuso
dal 1897. Ma nel 1901 Fursy acquistò le Tretau
du Tabarin in fallimento per mancanza di pubblico e lo ribattezzò la Boîte à Fursy. Odette Dulac
vi fece il suo debutto con la rivista Montmartre
est mort. Nel 1922 Fursy prese la direzione con
Moricet del Moulin de la Chanson al boulevard
Clichy.

BOUFFES PARISIENNES

Il nume del locale fu Jacques Offenbach che, dapprima si era installato, nel 1855, al Carré Marigny
lungo gli Champs Elysées nell’antica sala del fisico Lacaze, quindi al Théâtre Comte nel Passage
Choiseul dove mise in scena le sue
operette: l’Orfeo all’inferno, Il ponte dei sospiri
L’isola di tulipatan. Nel 1864 la sala venne trasformata e ingrandita ed a partire dal 1879 sino
alla Prima Guerra Mondiale vi trionfò l’operetta
che accolse i momi più celebri del mondo musi-

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cale parigino. Nel 1960 la sala fu ulteriormente
rinnovata.

CASINO DE PARIS

Sotto la Restaurazione il locale, che
si chiamava La Folie, fu costruito in
rue Blanche dal Maréchal de Richelieu e inglobato in un vasto parco
d’attrazioni estesosi dalla rue Blanche alla rue de Clichy. La pista di
Skating fu costruita nel 1867 e trasformata nell’ ‘80 in sala da ballo e spettacolo e
nell’81 divisa in due per ricavarne un teatro. Fu
Léon Volterra che nel 1917 dette nuovo respiro
al locale portandovi le riviste e i cantanti più in
voga, da Line Renaud a Maurice Chevalier...Dal
1929 al 1966 fu diretto da Henri Varna e dal 1970
al 1972 sarà Roland Petit a prendere possesso del
teatro. Successivamente vi furono ospitati Line
Renaud, Jérome Savary e molti altri artisti.

CHAMPS ELYSEES

Fu luogo sacro del
teatro e dello spettacolo all’inizio del XX
secolo. Accolse i celebri Ballets Suédois nel
1925 ma anche la Revue Nègre con uno dei
miti della canzone Joséphine Baker. Fu costruito
in cemento armato al n.13 di Avenue Montaigne
fra il 1911 e il 1913 dai Frères Perret.
Accolse anche Nijinsky, Francis Poulinc, Fernand
Léger, Giorgio de Chirico...

�LE CHAT NOIR

aveva un nuovo direttore Nunès che fece ristrutturare il locale, fece rifare la scena, la facciata e ridipingere il soffitto da L.A. Willette. Fra gli artisti che
inaugurarono il nuovo teatro ci furono Mistinguett
e Eugène Gabin, padre di Jean. La sala fu restaurata
nel 1894 accogliendo degnamente numerose vedettes della rivista e della canzone. Dopo alterne vicende, nel 1927, la Cigale chiuse i battenti per riaprlirli
successivamente nel 1943 ma per divenire nel 1970
cinema a luci rosse. Il teatro fu riaperto nel 1987 con
una vera stagione di spettacoli.

Rodolphe Salis, dopo una difficile carriera di rappresentante
nel commercio di vini, decise di
creare un locale Le Chat Noir, più
vicino alla buvette che al cabaret.
Sorto all’84 di boulevard Rochechouart, Salis si accaparrò subito una clientela con Les Hydropathes, una gioiosa
associazione fondata da Emile Goudeau nel 1878
che accoglieva personaggi come Sarah Bernhardt,
François Coppée, André Gill, Jean Moréas.
Le Chat Noir, reso famoso dal manifesto di Steinlen raffigurante il gatto nero con l’aureola su fondo rosso, offrì ospitalità anche Henri Rivière con il
suo Théâtre d’Ombres. Vi sorse la rivista omonima
diretta da Alphonse Allais e dallo stesso Rivière,
vi si esibì Erik Satie accompagnando al pianoforte i cantanti. Celebri furono le vedettes dello Chat
Noir, Aristide Bruant e Mac Nab. Nel 1885, a causa
delle bagarres suscitate dai teppisti Salis trasferì
il locale in rue Victor Massé. Vi prese posto il cabaret fondato da Bruant che, di una sedia dimenticata da Salis nel trasloco e mai restituita, fece oggetto feticcio per la fortuna di Le Mirliton.

Costruito al n. 5 di rue Biot, assistette al debutto di Max Dearly nel 1891,
dinanzi ad un pubblico di intenditori
di Montmartre. I Casille, padre e figli,
modernizzarono la sala che all’inizio
aveva le sedie in legno con le tavolette
per poggiarvi le consumazioni. Il locale
restò fedele alla sua tradizione di Café-concert sino
al 1948, prima di consacrarsi al teatro.Jules-Alexandre Grün, che ha prodotto manifesti per la Scala,
la Cigale, il Moulin Rouge e il Bal Tabarin, non poté
mancare all’appuntamento con il Concert Européen.

Il Bal de la Boule Noire, creato nel 1822
da “Belle-en-Cuisse” una signorina galante, fu demolito per far posto ad un
Café-concert, la Cigale. Impiantata nel
1887 al n.120 di boulevard Rochechouart, la stessa strada dove era sorto anche lo Chat Noir creato da Rodolphe
Salis, il Concert de la Cigale nel 1892

Café-concert sorto in rue de l’Echiquier
a Parigi deve il nome allo chansonnier
Félix Mayol che ne fu proprietario dal
1909 al 1914. Dapprima café-chantant,
verso il 1867, poi dal 1881 Café-concert
dal nome Concert Parisien. Conquistò
il successo del pubblico grazie a Paulus, Yvette Guilbert e Dranem. Dopo il

CIGALE

CONCERT EUROPEEN

CONCERT MAYOL

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�1914 accolse grandi vedettes quali Damia, Polaire e
più tardi ancora Jeanne Auber, Lucienne Boyer e Fernandel. Dopo varie vicende, diversi direttori, pochi
successi finì nelle spire del cinema pornografico che
lo costrinse a chiudere nel 1979.

CONCERT PARISIEN

Il Grand Concert Parisien, al 37 del faubourg SaintDenis, data dal 1867. Prese il posto di un gran caffè
il Guillon che vantava ben 12 biliardi ed una pedana. Vi si esibirono diverse stelle dell’epoca da Victorine
Demay a Frédéric, a Doria, a Paulus.
Nell’85 Feydeau vi metteva in scena
la sua prima opera teatrale, Gibier
de potence. Varie furono le vicende del Concert Parisien sino all’arrivo di Yvette
Guilbert che lo rilanciò per breve tempo dopo il
suo successo al Moulin Rouge, per riprenderlo nel
1891 e rilascirlo definitivamente dopo una lite con
il direttore Musslek. La perdita della clientela fu
conseguenziale e nel 1894 fu venduto. Nel 1910
Mayol ne prese la direzione cedendo al suo amico
Oscar Dufrenne il Concert Mayol

LE CONSERVATOIRE DE MONTMARTRE

Fu fondato nel 1895 da
Henri Martin al 108 di
boulevard Rochechouart. Aveva accolto in
precedenza la Morgue
littéraire che poi si trasformò in Cabaret de la
Corneille. Il nuovo locale aveva interpreti di prestigio come Georges Auriol, Paul Delmet, Xanrof e

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Victor Meusy che aveva debuttato allo Chat Noir.
Il locale accolse anche spettacoli di ombre cinesi.

DIVAN JAPONAIS

Il Café du Divan Japonais, sorto al
75 di rue des Martyrs, fu diretto dal
1883 al 1892 dal pizzicagnolo-poeta
Jehan Sarrazin, le cui opere manoscritte servivano per incartare le
olive che vendeva nelle terrasses dei
cafés. Non avrebbe mai potuto immaginare che grazie a Toulouse-Lautrec il suo locale sarebbe entrato nella storia dell’arte. Nel 1883
divenne un vero cabaret dove si esibivano due giganti fra gli chansonniers dell’epoca, Paul Delmet
e Victor Meusy. Dopo varie vicende e direzioni le
Divan Japonais sotto Gaston Habrekorn ritrovò il
suo successo. Vi si esibirono Dranem e Yvette Guilbert, alla quale si deve soprattutto il triondo del
locale. Alle pareti grandi pannelli in seta e sedie
in bambou fornivano uno stile orientale alla sala.
Vi transitò la crema dei disegnatori parigini da Forain a Willette a Steinlen.

L’ECLUSE

Cabaret sorto al quai des
Grands-Augustins nel 1947
sotto la direzione di Lequeltel. Dal 1949 iniziò le vera e
propria attività protrattasi
sino al 1972. Considerato il
music-hall più piccolo di Parigi per i suoi trenta posti,
ebbe uno speciale successo

�per il suo stile rive gauche. Léo Ferré e tanti altri
cantanti vi si sono esibirono. Barbara, la chanteuse
de minuit, vi è rimase dal 1959 al 1964.

EDEN CONCERT

Sorse nel 1881 al boulevard Sébastopol in un hangar dei Magazzini
Pygmalion ad opera di Castellano,
un vecchio attore di teatro che lo
aveva reso noto per la sua fama di
buon tono poiché arrivava ad accoglire anche le famiglie nel proprio
Café-concert. Accolse il debutto di
Florence Duparc ma anche di altri artisti di qualità;
nel 1883 vi approdarono Paulus e Libert, nel 1885
Polin ma anche Anna Thibaud, Yvette Guilbert che
vi cantò per la prima volta Le fiacre di Xanrof, un
motivo destinato al successo. Trasformato in sala
cinematografica, negli anni Trenta, si dette alla
rivista con il nuovo nome di Alcazar, ribattezzato
successivamente Palace, accoglieva la revue nue di
Parigi. Dopo qualche anno tornò sala di cinema.

L’ELDORADO

Lanciato da Thérésa, da Cornélie e Renard sotto il Secondo
Impero, l’Eldorado, sorto al n. 3
di boulevard de Strasbourg, conobbe il vero successo nel 1880
con le più grandi vedettes della
canzone, Judic, Bonnaire, Yvette
Guilbert, Paula Brebio, Kam Hill che entrava in scena a cavallo con uno stupefacente abito rosso. Nel
1896 fu trasformato in teatro in cui opere e riviste
si succedevano senza successo. Bisognarà atten-

dere qualche anno per ritrovarvi la fortuna di un
tempo, quando tornato Café-concert, ospiterà Dranem, Mistinguett, Montel, Georgel, Bach, Berard.
Nel 1918, dopo 50 anni di music-hall, il direttore
Paul Vallès decise di consacrare la scena dell’Eldorado alla rivista e alla commedia leggera. Sarà
demolito nel 1932 e ricostruito l’anno successivo
come sala cinematografica. Anch’essa subirà negli
anni vari interventi per riaffermare la propria dignità di luogo teatrale tuttora in attività.

L’EMPIRE

Music-hall sorto a Parigi
nel 1924 in avenue de Wagram. Costruito sulle rovine
dell’Empire-Théâtre, sotto la
direzione di Henri Varna e di
Oscar Dufrenne, per la qualità
dei suoi spettacoli si imporrà
all’attenzione di tutta Parigi. Yvette Guilbert, Damia, Maurice Chevalier ne decretarono il successo
con la loro prestigiosa presenza in cartellone. Nel
1931 divenne sala cinematografica, ma successivamente fu ripreso dai Frères Amar che lo riportarono alla musica con operette e music-hall. Ma
ancora una volta il cinema ha avuto il sopravvento.

FOLIES BERGERE

La sala fu costruita
nel 1867 al n. 32 di
rue Richer, a due passi da rue Bergère, sul
sito di un vecchio negozio di mobili da cui
ha origine il suo pri-

93

�mo nome Café du sommier élastique, nel 1869. Più
tardi Folies Bergère, nome diffuso nel mondo intero, dapprima grazie anche a Léon Sari e, a partire
dal 1871, grazie ai fratelli Vincent et Emile Isola
che ne fecero uno dei più grandi music-hall parigini. Sotto la direzione della coppia Lallemand, le
riviste sostituirono pian piano gli spettacoli di varietà. Nella sua storica sala ha accolto le più grandi
vedettes della canzone e dello spettacolo leggero.
Vari i cartellonisti del locale, fra tutti il più celebre
fu Chéret, che tanti manifesti ha dedicato alle Folies Bergère, fra cui quello della celebre Loie Füller.

GAITÉ MONTPARNASSE

Cafè-concert sorto in rue
de la Gaîté a Parigi di fronte al Théâtre Montparnasse. Aperto da Jamin
nel 1868 fu uno dei luoghi
più popolari della capitale
francese nella Belle Epoque. Mayol, Dranem, Max
Dearly, Libert ed anche Colette animarono le serate del locale. Dopo l’ultima
guerra divenne teatro, per poi tornare alla canzone nel 1978, prima della sua demolizione che
ne ha risparmiato solo la facciata, monumento
nazionale. Poco distante si aprì, nel 1868, la Gaîté
Rochechouart, sorta al posto del Café-concert de
la Gaîté, che aveva visto una propria fortuna anche grazie a Fréhel e Dalbret per i quali si muoveva tutta Parigi.
94

JARDIN DE PARIS

Sorgeva sul lato sinistro degli Champs Elysées e funzionava solo l’estate. Nel 1891 Joseph Oller, noto come
proprietario del Moulin Rouge, aveva
acquistato il Bal Mabille, un luogo storico per installarvi i water chutes. Ma
nei piani dell’Esposizione Universale
del 1900 il terreno era destinato alla costruzione
del Petit Palais e Oller fu costretto a rinunciare al
proprio giardino. Acquistò allora il vecchio Concert
de l’Horloge che aprì nel 1892 con il nome fortunato di Jardin de Paris. Vi si poteva trovare il Caféconcert, lo spazio per ballare, i toboggans, il tiro
al bersaglio, il circo e il salone per le foto ricordo.
Tutto ciò intorno al Kiosque, il palco per l’orchestra,
dove valses, cancan, quadrilles naturalistes offrivano l’estro alle vedettes Jane Avril, La Goulue, Nini
Patte en l’air e Valentin le Dèsossé che scendevano
a valle dal Moulin Rouge. Vi si arrivava con i grandi
omnibus trainati da cinque cavalli messi a disposizione da Oller per il suo pubblico e gli artisti del
Moulin Rouge. Il trionfo fu assicurato. Fra il pubblico: il Principe Troubetzkoï, il Conte di Dion, Robert
Lebaudy, Molier, Caran d’Ache... insomma, a leggere
Jean Lorrain, vi era un’atmosfera da fête galante.

LAPIN AGILE

Sorse all’angolo della rue Saint Vincent
con la rue des Saules
sul pendio nord della Butte Montmartre,
in una casina fatata
dove si poteva ascol-

�tare la canzone del cuore. Nel 1879 il caricaturista
e disegnatore André Gill creò la nuova insegna. Il
passo fra Le Lapin à Gill e Le Lapin Agile fu breve.
Poco prima del 1900, Frédé, figura leggendaria di
Montmartre dette un impulso artistico al cabaret
dove si incrociavano artisti, pittori, attori, raccolti
intorno alla sua chitarra e al suo violoncello. Quegli
artisti allora pressocché sconosciuti si chiamavano
Picasso, Utrillo, Modigliani, Derain, Braque, Appolinaire, Jacob, Caran d’Ache, Forain... Il cabaret fu
acquistato da Aristide Bruant e, nel 1922, ceduto a
Paulo, figlio di Frédé, che aveva le qualità necessarie per mantenere le tradisioni del locale, tuttora
in vita.

L’HORLOGE

Il primo Pavillon de l’Horloge, a
causa della costruzione del Palais
de l’Industrie, sorse di fronte al ristorante Ledoyen, lungo gli Champs
Elysées. La proprietaria Picolo dette
impulso al locale che però cedette
nel 1869. L’Horloge divenne Caféconcert di fama, basti ricordare il manifesto di Chéret per Les Majiltons, e dagli anni ‘80 accolse artisti
importanti come Libert, Plessis ma fu soprattutto
Yvette Guilbert nel 1891 a portarvi tutta Parigi.
Nel 1892 Debasta direttore del Concert Européen
acquistò l’Horloge e Yvette Guilbert vi ebbe ancora
un successo strepitoso tale da suscitare la gelosia
di Ducarre, allora direttore dell’Ambassadeurs che
ingaggiò la cantante con un cachet concorrrenziale.
Debasta vendette allora l’Horloge a Oller, direttore
del Moulin Rouge che aprì al suo posto il Jardin de
Paris.

LUNE ROUSSE

Nel 1904, Dominique Bonnau, con
Numa Blès, fondava Le Logiz de la
Lune Rousse. Su
richiesta di Rodolphe Salis nel 1895
aveva lasciato il
giornalismo e la redazione del Journal La France
per dedicarsi alla canzone presso lo Chat Noir. Anche Numa Blès aveva mosso i primi passi nel locale
di Salis. Successivamente, nel 1915, la tripla direzione di Bonnaud, Léon Michel e Georges Baltha, trasferì il locale al n. 58 di rue Pigalle con il nome di La
Lune Rousse. Nel 1937 il cantante Alibert ne prese la direzione accogliendo tutti i più noti cantanti
dell’epoca, Paul Weil, Turtal, V. Hyspa, Goupil, Jean
Rigaux...Il locale fu chiuso nel 1966.

MIRLITON

L’84 di boulevard Rochechouart era
destinato a divenire uno dei luoghi
più celebri di Montmartre: vi si installò dal 1881 al 1885 lo Chat Noir.
Aristide Bruant, reso celebre grazie al ritratto che gli fece ToulouseLautrec, rilevò il locale nel 1885 e ne
fece Le Mirliton un cabaret che visse
con successo sotto la sua direzione per una decina
d’anni. Le Mirliton divenne nel 1885 anche testata
del giornale fondato e diretto da Bruant. Nel 1895
lo chansonnier cedette la direzione al suo pianista
Marius Hervochon e il locale divenne Cabaret Aristide Bruant. Vi si esibiva Marcel Legay, autore del-

95

�la celebre canzone Autour du Chat Noir. Il giornale
aveva guadagnato la penna di artisti come Courteline o la matita di disegnatori come Steinlen, Toulouse-Lautrec, Treclau.

MOULIN DE LA GALETTE

Riprodotto spesso nelle opere degli illustratori e dei pittori più famosi fra i
due ultimi secoli, da Vincent Van Gogh
a Jules Chéret, il locale si distingueva
per le sue grandi pale di mulino che
spiccavano nel panorama di Montmartre. Luogo di ristoro e di svago per i parigini, legato alla storia della presenza cosacca nella
Capitale e alla distribuzione di gallette, divenne un
simbolo della vita montmartroise. Vi si ballava e vi
si cantava con tutti gli artisti della Butte.

MOULIN ROUGE

Come la Tour Eiffel, è sinonimo di Parigi. Fu costruito nell’ottobre del
1889 da Zidler e Joseph
Oller al n. 84 e al n. 92 di
boulevard de Clichy sul
sito del più antico Bal
de la Reine Blanche. Vicino alla sala per danzare,
un giardino con un piccolo palco su cui si esibivano
dei cantanti di Café-concert in attesa del ballo delle ore 22.00. D’inverno, in fondo alla sala da ballo
si creava una sala da Café-concert al chiuso dove
debuttò Yvette Guilbert. La “quadrille naturaliste”
fu immortalata da Toulouse-Lautrec, frequentatore abituale del Moulin Rouge, che rese celebre la

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Goulue, Grille d’Egout, Nini Patte en l’air e Valentin
le Désossé, figure mitiche dell’iconografia parigina
fin de siècle. Nel 1903 vi fu costruito un music-hall
per presentarvi riviste e operette. Andò a fuoco nel
1915. Ma risorse vivendo giorni felici sino ad oggi.

OLYMPIA

Al 28 di boulevard des Capucines a
due passi dall’Opéra sorse “Les Montagnes Russes” inaugurato nel 1889,
poi chiuso per motivi di sicurezza.
Fu rimpiazzato nel 1893 dalla sala di
spettacolo Olympia fondato da Joseph Oller, lo stesso che fondò il Moulin
Rouge. Sala cinematografica dal 1928 al 1953 divenne uno dei più grandi music-halls parigini sotto
la direzione di Bruno Coquatrix.
All’Olympia sono passati tutti i divi della canzone
da Edith Piaf a Yves Montand, a Gilbert Bécaud.

PARISIANA

Sorse al n. 24 del boulevard Poissonnière nel 1894, sul sito della Spendide
Taverne, e fu proprio Debasta che aveva venduto il Concert Européen e acquistato l’Horloge, a rilevare il locale. Ma
non arrivò a sostenere le spese del Parisiana costretto così ad essere venduto
ai fratelli Isola che lo portarono ad un
successo strepitoso. La sorte non era
però favorevole al locale che fu rivenduto nel 1902,
divenendo sala cinematografica nel 1911. Fra i tanti
artisti ci furono Vilbert, Anna Thibaud ma anche Lidia e Maurice Chevalier.

�PETIT CASINO
Café-concert parigino sorto nel boulevard Montmartre nel 1893, diretto da E. Rey
e poi da Auguste Lucas. L’aspetto di
piccola sala teatrale rendeva intime le
interpretazioni care ad un pubblico
di intenditori giunto quotidianamente
per ascoltare i prediletti Damia, Camille Stefani, Gabriello e Pierre Dac. Chiuse i battenti nel 1948.

LA ROSE ROUGE

Cabaret della rue Harpe a Parigi,
sorto nel 1949. Vi si sono esibiti i
giovani del dopoguerra: Juliette
Gréco, Les Frères Jacques, Francis
Lemarque...Vi si poteva ascoltare il
jazz, e i primi lavori di Boris Vian.
E’ stato il covo degli esistenzialisti
e degli zazous parigini che hanno
scritto, partendo da quella esperienza, alcune pagine indimenticabili della storia della canzone nella
seconda metà del nostro secolo.

SCALA

Sorse al n. 13 di
boulevard de Strasbourg al posto del
vecchio Concert du
Cheval Blanc. Nel
79 vi aveva cantato Paulus e nell’84
fu acquistato dalla coppia Allemand che presentò programmi di grande attrattiva: Libert, Ouvrard, Reval, Pichart, Duparc, Jeanne Bloch.. Vi

transitarono costantemente tutte le vedettes, da
Plebins, noto per il suo mozzicone di sigaro sempre fra le labbra, a Yvette Guilbert, celebre per i
suoi guanti neri e lunghi, a Polin, punto di riferimento della canzone dell’epoca, a Kam Hill. Nel
1905, la rivista di La Scala, Paris fin de sexe, rivoluzionò il Café-concert con le sue girls, le scene e
le luci smaglianti. C’è voluto quasi un secolo per
fare di questo tempio della canzone un cinema a
luci rosse.

THEATRE DE L’ETOILE

Teatro del Music-hall sorto in
avenue de Wagram a fianco
all’Empire collezionò stagioni
davvero felici alternate a momenti di buio. Nel 1941, sotto la
direzione di Georgius, il locale
ebbe fra i suoi interpreti Lucienne Boyer e Jacques Pills; poi vi è giunsero Edith
Piaf e Les Compagnons de la chanson nel 1944, Marie Dubas nel 1946, Jean Sablon nel 1950, Marlene
Dietrich nel 1959 e soprattutto Yves Montand che vi
si è esibito diverse volte. Chiuse i battenti nel 1966
per demolizione.

THEATRE DES TROIS BAUDETS

Cabaret sorto a Parigi in rue
Cousteau nel 1947, grazie a
Jacques Canetti, animatore di
Radio-Cité e direttore artistico
della casa discografica Polydor.
Vi si poteva ascoltare Juliette
Gréco, Georges Brassens, Jacques Brel, Les Frères Jacques,
97

�Yves Montand. Negli anni ‘50, nonostante i tentativi
successivi di riportarlo in auge, perse lo smalto e
decadde.

TRETEAU DU TABARIN

Cabaret sorto nel 1895 in rue Pigalle
per opera di Paul Robiquet e Georges
Charton con i quali collaborava nelle
vesti di segretario generale Fursy che
più tardi ne diventerà direttore. L’ambiguità del luogo costrinse Fursy a
cambiare aria. Nel 1901, però, egli acquisterà il locale per fondarvi la sua
Boîte. Il vecchio nome fu ripreso successivamente
da un altro locale dedito alla rivista ma che chiuse i
battenti per demolizione nel 1966.

LA VACHE ENRAGEE

Fu fondata da Maurice Hallé nel Quartiere Latino. All’inizio fu piuttosto
una guinguette che un cabaret. Nel
1891 installatosi al n. 4 di place Constantin Pecqueur, il locale divenne
realmente montmartrois con l’aiuto
dello chansonnier Roger Tozini, operaio tipografo proveniente dal Caveau du Chat Noir,
che si associò a Maurice Hallé. Vi si poteva ascoltare
Paul Trémouillat, Paul Marinier, Eugène Lemercier,
Hébert e Pierre Dac che vi debuttarono con successo.

Spartito

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�Poeti, Compositori Chansonniers e Cantanti
SALVATORE ADAMO

Salvatore Adamo è un cantante
italiano vissuto in Belgio e di
lingua francese, nato a Comiso in Sicilia il 1° Novembre del
1943.
Nel 2010 ha ricevuto il Grand
Prix International de la poésie
Francophone per la sua produzione artistica da
parte della Société des poètes et artistes de France.

HENRI ALIBERT

è nato nel 1889 a Carprentras, e
morto nel 1951 a Marsiglia. Noto
per le sue intepretazioni del repertorio marsigliese del genere
‘Vincent Scotto’ di cui ha cantato
alcune delle canzoni: Adieu venise
provençale, Le plus beau tango du
monde. A Parigi l’artista si è esibito nei cafés-concerts più importanti, arrivando a dirigerne anche
uno, La Lune Rousse. Ha interpretato alcuni films.

ALLAIS ALPHONSE

Alphonse Allais nacque a Honfleur il 20
ottobre 1854 e morì a Parigi il 28 ottobre 1905. Scrittore e umorista francese
fece parte del gruppo degli Hydropathes
con ruolo di spicco.

CHARLES AZNAVOUR

Varenagh Aznavourian, questo
il suo vero nome, è nato a Parigi
nel 1924 ed è scomparso il 1° Ottobre 2018. Compositore, autore
e interprete, è entrato nel mondo della canzone da studente.
Enfant prodige a undici anni si
esibiva già al Petit-Monde e poi nei teatri Marigny,
Madeleine e Odéon. In duo con Pierre Roche è riescito ad attirare l’attenzione della Piaf. Aznavour è
passato dalla scrittura dei testi alla composizione
musicale, interpetato dalla stessa Piaf, dalla Gréco
e da Eddie Constantine. Il suo passaggio all’Olympa
nel 1954 darà l’avvio al suo successo. L’Alhambra, il
Canegie Hall newyorkese, le tournées, la televisione e il cinema faranno il resto. Fra i suoi successi: Il
faut savoir, La Mamma.

BACH

Nato il 9 novembre 1882 a FontanilLoire, morto nel 1953. Attore comico e cantante, il suo vero nome era
Charles-Joseph Pasquier. E’ stato uno
dei maggiori interpreti del genere
“comicità da caserma” con: Avec l’ami
Bidasse, J’arrose les galons. Negli anni
‘20 e ‘30 ha scritto sketches con Henry Laverne e interpretato film.
99

�JOSEPHINE BAKER
Nata nel 1906 a Saint Louis nel Missouri e morta a Parigi nel 1975. Ballerina e cantante, in una tournée
europea si è imposta all’attenzione
del pubblico nella “Revue Nègre”
al Théâtre des Champs Elysées
nel 1925 danzando quasi nuda,
con il mitico gonnellino di banane. Il successo è
stato immediato e strepitoso. Joséphine era entrata così nell’olimpo degli interpreti, richiesta
dagli impresari più famosi. Dalle Folies Bergère
al Casino de Paris, al cinema fu regina incontrastata. Due successi segnarono in modo particolare la sua carriera: La petite tonkinoise e J’ai deux
amours.

BARBARA
Nata nel 1930 a Parigi e scomparsa
il 20 Novembre 1997 a Neuilly-surSeine, Monique Serf, autrice, compositrice e interprete delle sue canzoni,
ha assunto il nome d’arte di Barbara,
debuttando in una delle boîtes della
canzone, l’Ecluse e guadagnandosi il
soprannome di chanteuse de minuit. Pian piano ha
imposto il suo stile personale e confidenziale, sussurrando, oppure impetuoso come un fiume in piena,
gridando dal fondo del cuore. Da Bobino all’Olympia,
dal Théâtre des Variétés allo Châtelet, la sua silhouette nera e flessuosa ha offerto al pubblico parigino
momenti di autentica emozione. Fra i suoi successi:
Dis quand reviendras-tu, Il pleut sur Nantes, L’aigle noir,
100

Ma plus belle histoire d’amour... Ha al suo attivo alcuni
film, apparizioni in teatro e anche in televisione.

BECAUD GILBERT

E’ nato nel 1927 a Toulon e scomparso il 18 Dicembre 2001 a Parigi, François Silly, compositore
ed interprete si fatto chiamare
in arte Gilbert Bécaud. Accompagnatore di Jacques Pills (1950),
ha composto anche per Edith Piaf.
L’incontro con il trio di parolieri, Louis Amade,
Pierre Delanoë e Maurice Vidalin segnerà la sua
carriera per almeno trent’anni. Ha inciso il suo
primo disco nel 1952 con una canzone che farà
epoca Mes mains e Les croix. Nel 1954 è approdato all’Olympia, teatro della canzone prediletto
per anni dal cantante, divenendo un idolo fra i
suoi giovani fans per le sue interpretazioni ad
alto voltaggio. Et maintanant è stato il motivo
musicale che lo ha imposto all’attenzione mondiale. Film, opera, televisione, questi anche sono
stati i campi del suo successo.

Béranger (Pierre-Jean de)

Fu un poeta e compositore francese nato a Parigi il 19 agosto 1780
e scomparso nella Capitale francese il 16 luglio 1857. Considerato
il capostipite degli chansonniers
francesi della metà dell’Ottocento, ha prodotto fra l’altro canzoni
licenziose o di carattere politico.

�BOTREL
Nato nel 1868 a Dinan e morto nel
1925 a Port-Blanc, è stato autore,
compositore e interprete. Artista
bretone trapiantatosi a Montmartre, allo Chat Noir, ha condotto a
Parigi un’immagine caricaturale
della musica popolare bretone (La
chanson des blés noirs). Con la guerra 1915-18 si
è impegnato nelle canzoni patriottiche scrivendo
La mitrailleuse sull’aria di La petite tonkinoise.

BOURVIL

André Bourvil è nato nel 1919 a Petrot-Vicquemaire ed è morto a Parigi nel 1970. E’ stato interprete di
music-hall, operette e cinema. Con
il suo eterno papillon, Bourvil ha
attraversato diverse espressioni
dell’arte canora, imponendo il proprio personaggio, nella canzone con Les crayons o
con La bicyclette, nell’operetta con Le chanteur de
Mexico o con La route fleurie, nel cinema, con registi della portata di Georges-Henri Clouzot, Claude
Autant-Lara, con Cayatte...

LUCIENNE BOYER

Nata nel 1903 a Parigi vi è morta
nel 1983 interprete apprezzata per
il suo stile romantico. Il successo di
Parle-moi d’amour, la canzone di Jean
Lenoir, l’ha imposta nel 1930 in tutto
il mondo. Regina dei cabarets a Mon-

tmartre come a Montparnasse: Les Borgia, Chez les
clochards, Chez-elle, Chez Lucienne... ha portato al
successo canzoni come Un amour comme le nôtre o
Les prénoms effacés.

BRASSENS GEORGES
Nato nel 1921 a Sète dove è anche
morto nel 1981, è stato autore,
compositore e interprete di canzoni ma anche scrittore. Dopo
aver condotto gli studi al collège
Paul Valéry della sua città, nel febbraio del 1940 è giunto a Parigi,
lavorando come operaio per qualche anno alla Renault. Parallelamente ha militato nella Fédération
anarchiste e più tardi al Libertaire. Nel settembre
del 1942, l’artista ha pubblicato la sua prima raccolta di poesie, A la venvole, e nel 1943 è stato inviato in Germania. Evaso, si è stabilito a Parigi da
Marcel e Jeanne Planche, quest’ultima spesso evocata nelle sue canzoni, Nel 1952 viene presentato a
Patachou per il suo cabaret. Brassens ha imposto
subito un suo stile inconfondibile, dal piglio crudo,
cantando l’amicizia, il tempo, il fariseo, la donna,
i preti. Ha prodotto una quantità straordinaria di
canzoni: Auprès de mon coeur, Les copains d’abord,
Il suffit passer le pont, Le testament... Artista sino
in fondo, ha utilizzato la parola e la melodia giuste
per arrivare al suo pubblico. All’Olympia, all’Alhambra al Palais de Chaillot o al Bobino è stato
sempre un successo.
101

�BREL JACQUES
Nato nel 1929 a Bruxelles e morto nel
1978 a Parigi è stato autore, compositore e interprete della canzone. Ha
iniziato a scrivere nel 1949 ed è giunto a Parigi nel 1953 dove si è esibito
ai Trois-Baudets diretto da Jacques
Canetti. Vedette dal 1959 in diversi
luoghi della canzone, al Bobino e all’Olympia sino
al 1967, terminate le sue tournées, ha scritto ben
quattrocento canzoni registrandone più di duecento. Ne me quitte pas, Quand’on a que l’amour, Les
amants non sono che schegge del suo successo. Ha
girato un film con Cayatte ed altri con diversi registi, realizzando egli stesso due film, Franz nel 1972
e Far-West nel 1973.

BRUANT ARISTIDE

Nato a Courtenay nel 1851 dove è
morto nel 1925, è stato autore e
interprete di riferimento nell’ultimo ventennio del secolo scorso
a Parigi. Immortalato da Toulouse- Lautrec nel suo abito di velluto
a coste nero con la sciarpa rossa e
il cappello a larghe falde, l’artista ha creato Le Mirliton (1885-1895), il locale di Montmartre che prese il posto dello Chat Noir vendutogli da Rodolphe
Salis. Trascinante, sanguigno, beffardo, aspro, ha
imposto le sue canzoni e quelle dell’antico repertorio popolare prendendo a protagonista la gente del
popolo, i disperati, i diseredati, i paria, le puttane.
Con il suo linguaggio fatto di parole prese in presti102

to dall’argot ha cantato A Saint-Lazare, A la Villette,
A Montparnasse, storie della Parigi delle barrières,
aprendo la porta ad uno stile che farà riflettere Ferré, Brassens o la Renaud.

BUFFET EUGENIE

Nata nel 1866 a Tlemcen in Algeria e
morta nel 1934 a Parigi, Eugénie Buffet, gloria del cafè-concert parigino,
è entrata a giusto titolo nella storia
della canzone francese come d’altronde in quella dell’arte grazie ai ritratti
eseguiti da Léopoldo Stevens e da Luc
Mètivet. E’ stata interprete straordinaria dello stile
fin de siècle nella canzone e portatrice instancabile della nuova fiamma creativa nel secolo nascente.
Vedette a La Cigale, alle Folies-Pigalle come in molti
altri templi della canzone ha avuto tanti successi
nel suo repertorio, ripreso sia da Botrel, da Bruant
come pure dalla Piaf nel film di Jean Renoir, French
Cancan dove intepreva il ruolo della Buffet.

FELICIEN CHAMPSAUR

Félicien Champsaur fu un giornalista, drammaturgo, romanziere
e poeta francese. Nacque il 10
gennaio 1858 a Turriers. Appartenne al gruppo degli Hydropathes, i poeti del Quartiere Latino.
Morì a Parigi il 22 dicembre del
1934. Riposa al Cimitero storico del Père-Lachaise
di Parigi..

�CHEVALIER MAURICE
Nato nel 1888 a Parigi dove è morto nel 1972, è stato interprete puro
sangue della verve parigina. Ha
iniziato a dodici anni al Casino des
Tourelles arrivando ad essere nel
1907 vedette all’Eldorado e, nel
1909, con Mistinguett alle Folies
Bergère. Una carriera di successo segnata da tappe storiche: il sodalizio con Mistinguett, la collaborazione con Maurice Yvain nel 1921 al Théâtre
des Bouffes Parisens, la partenza per Hollywood
nel 1929, i film con la Paramount e la MGM al fianco di Claudette Colbert e Jeannette Mac Donald,
il rietro al Casino de Paris nel 1936, la collaborazione con Trenet , il film con René Clair, Le silence
est d’or, il récital del 1948 al Théâtre des Champs
Elysées, il ritorno in America fra il 1957 e il 1962
con Ariane, di Billy Wilder, e poi Gigi, Cancan... e la
sua ultima tourné mondiale nel 1968 per l’addio
al music-hall conclusasi a Parigi nel Théâtre des
Champs Elysées.

LES COMPAGNONS DE LA CHANSON

Formazione composta di
nove elementi: Guy Bourguinìgnon, Jean Brousolle, JeanPierre Calvet, Jo Frachon,
Jean-Louis Jaubert, Hubert
Lancelot, Fred Mella, René
Mella, e Gérard Sabbat. Alla
scomparsa di Guy Bourguignon, al ritiro di Jean
Brouselle, sostituito da Gaston-Michel Cassez,

provenienti dai Compagnons de France durante
il conflitto mondiale, si sono esibiti nel repertorio delle vecchie canzoni francesi. Sarà Edith Piaf
con la Liberazione ad aprire loro tutte le porte
dei music-hall parigini con la canzone Les trois
cloches. Charles Trenet affiderà al gruppo Mes
jeunes années e sarà un successo. Musicisti acrobati, clowns, interpretavano le proprie canzoni e
quelle di altri artisti con quell’esprit parisien che
li ha resi celebri. Hanno abbandonato la scena nel
1980.

FRANÇOIS COPPÉE

François Édouard Joachim
Coppée, poeta, drammaturgo e scrittore francese,
nacque a Parigi il 26 gennaio 1842. Morì nella capitale
francese il 23 maggio 1908.
Scrisse della Parigi dei sobborghi e ne descrisse il mondo degli umili così cari al pittore Steinlen e al poeta Aristide Bruant

CHARLES CROS

Charles Emile Hortensius Cros
fu un poeta e uno scrittore umoristico oltre che inventore francese. Nacque a Fabrezan il 1º
ottobre 1842 e scomparve a Parigi il 9 agosto 1888. Si deve a lui
l’invenzione del fonografo
103

�BRUNO COQUATRIX

Nato nel 1910 a Ronchin e morto a Parigi nel 1979, autore e compositore è
stato direttore dell’Olympia dal 1954.
Impresario di Lucienne Boyer, Jacques
Pills e di Edith Piaf, si è distinto nel
1947 con una sua canzone di successo
Clopin clopant, e Cheveux dans le vent,
nel 1949. Il suo ingresso all’Olympia ha coinciso con
il primo spettacolo di Jacques Pills accompagnato
al pianoforte da Gilbert Bécaud ben presto divenuto idolo dei giovani. Bruno Coquatrix ha fatto
dell’Olympia il primo music-hall europeo per qualità
e fama, dove sono approdate Edith Piaf, Brassens,
Sidney Bé chet, Johnny Hallyday e tante altre vedettes della canzone mondiale.

DALIDA

Pseudonimo di Iolanda Cristina Gigliotti (Il Cairo, 17 gennaio 1933 –
Parigi, 3 maggio 1987), è stata una
cantante e attrice italiana naturalizzata francese che ha avuto il suo maggior successo dalla fine degli anni
cinquanta fino ai primi anni ottanta.

DAMIA MARISE

Nata nel 1892 a Parigi dove è morta
nel 1978, Marie, Louise Damien, è
stata interprete di spicco all’inizio
del secolo. Partenaire di Max Dearly nella Valse chaloupée nel 1911,
vedette del café-concert, ha cantato canzoni realiste negli anni Venti
104

e Trenta: Les Goelands, La veuve, C’est mon gigolo, Le
ciel est par-dessus le toit, una poesia di Verlaine con
la musica di Raynaldo Hahn, La guinguette a fermé
ses volets, una canzone che ha fatto epoca e che torna tuttora in mente ai francesi. Damia, che è stata
la prima a proporre le proprie intepretazioni con le
luci e i proiettori, era soprannominata la tragédienne de la chanson per il suo piglio drammatico. La
si è vista nel cinema in Napoléon di Abel Gance del
1926 nella sua interpretazione di La Marseillaise
e successivamente in un paio di altri film. Ha abbandonato le scene negli anni ‘50 dopo un récital
all’Olympia.

DARTY PAULETTE

Paulette de Bardy è nata a Parigi nel 1871 ed è morta a Neuilly
nel 1939. Vedette della Scala per
una decina d’anni aveva inventato
un genere, la valse chantée che le
avrebbe assicurato molto successo. Ha cantato le musiche di Octave
Crémieux e Rodolphe Bergerma anche di Erik Satie con il quale aveva avuto anche una relazione.
Grande è stato il succeso di Je te veux di Satie, ma
anche di Quand l’amour meurt e di Amoureuse che
ella interpretava con bella voce e dizione eccellente. Fascination, un motivo che ha fatto epoca,
le è valso il titolo di regina del valzer lento. Si è ritirata dalle scene nel 1908, all’apice del successo,
soprattutto presso il pubblico femminile che ne
apprezzava le interpretazioni romantiche.

�DASSARY ANDRE
Nato nel 1912 a Biarritz e morto a
Parigi nel 1987, André Deyhérassary, è stato inteprete prediletto
dal direttore d’orchestra Ray Ventura con la canzone Sur les deux
notes. Ha portato a Parigi la voce
dei paesi baschi con Ramoutcho e
Les cloches des Pyrénées.

DELMET PAUL
E’ nato a Parigi nel 1862 e vi è morto
nel 1904. Compositore e interprete è
rimasto a lungo nel cuore dei francesi
per le sue romanze. Ha debuttato allo
Chat Noir nel 1896 con alcuni testi di
Albert Tinchant. Personaggio di grande successo deve la sua fama a Petit
chagrin, Les petits pavés e alla Petite
Eglise. Romantico, forse un pò troppo, è stato bersaglio di ironici commenti da parte dei suoi colleghi,
non ultima Yvette Guilbert. Intanto, piacendo particolarmente ad un publico femminile, è divenuto il
simbolo dei cantanti da salotto.

MAX DEARLY

Lucien-Max Rolland è nato a Parigi
nel 1874 e morto a Neully-sur-Seine
nel 1943. E’ stato interprete, con un
debutto non troppo brillante nei
vaudevilles. Ha debuttato nel mondo della canzone al Concert Parisien insieme a Mayol e a Dranem,

per passare successivamente alla Scala e all’Horloge e per finire al Variétés dove è stato consacrato
vedette. Nel 1912 è stato all’Olympia e nel 1913
alla Cigale. Si è diviso fra vari generi in cui però
l’operetta avrà la predominanza. Un genere, questo, che finirà per non abbandonare più se non in
rare occasioni, come quella del 1919 al Casino de
Paris nella Grande Revue. Poi sì è dedicato anche
al cinema.

DRANEM

Nato nel 1869 a Parigi dove è morto nel 1935, Armand Ménard è stato
interprete assai precoce; a vent’anni avendo già sottoscritto un contratto all’Eldorado, ha interpretato
il personaggio di farsa, Auguste che
con le sue sciocchezze in Ah! les petits pois e in Le trou de mon quai, ha catturato il
pubblico, lanciando anche uno stile. Si è convertito all’operetta con La-haut, di Maurice Yvain. Nel
1910 ha fondato una casa di riposo per gli artisti
del music-hall a Ris-Orangis.

MARIE DUBAS

Nata nel 1894 a Parigi dove è morta nel
1972, è stata interprete di spicco nelle
riviste al Casino de Paris nel 1932, passando dall’operetta alla parodia alla
canzone realista. Nel 1936 ha lanciato
Mon Légionnaire con Raymond Asso e
Marguerite Monnot, canzone ripresa
da Edith Piaf qualche anno più tardi.
105

�FERNANDEL
Nato nel 1903, pare, in Piemonte ma
registrato a Marsiglia per desiderio di
sua madre francese; morto a Parigi nel
1971, Fernand Contantin, è stato cantante, attore e produttore. Dal 1922
comico nelle troupes di teatro ha cantato le canzoni di Polin sulla Costa Azzurra poi al Bobino e al Concert Mayol a Parigi. Nel
1930 ha debuttato nel cinema divenendo colonna
portante della comicità francese. Di tanto in tanto è
tornato alla canzone con Bernabé e con Félicien aussi. La sua ultima comparsa nel mondo della canzone
è stata in televisione nel 1967, in occasione di Les
palmarès de la chanson, un programma di Guy Lux.
Celebre il suo personaggio cinematografico di Don
Camillo tratto dai libri di Guareschi.

FERRE LEO

Nato nel 1916 a Monaco, autore, compositore e interprete, è stato capo del
personale del Casino di Monte-Carlo.
Ha debuttato a Parigi nel 1946 al Boeuf sur le toit dove si è alternato con
Les Frères Jacques e Aznavour. Nei cabarets di Saint-Germain-des-Prés ha
lanciato Paris Canaille, L’Ile Saint-Louis. Nel 1954
è stato accolto come vedette all’Olympia, nel 1957
al Bobino, all’Alhambra e al Vieux Colombier. Ha
incontrato Aragon, dedicato un album a Baudelaire, poi un album a Verlaine e Rimbaud, quindi un
secondo album a Baudelaire. Nel ‘68 è divenuto un
porteur de flamme, una bandiera. Nel 1975 ha regi106

strato l’Opéra des pauvres. E poi, tante tournées, una
dietro l’altra, in cui non arresta mai il fiume d’emozione che procura al suo pubblico. è scomparso il 14
Luglio 1993 a Castellina in Chianti.

GEORGES FRAGEROLLE

Auguste-Georges-Prosper
Fragerolle
era un musicista e compositore francese, nato l’ 11 marzo 1855 a Parigi. Fece
parte degli Hydropathes che dal Quartiere Latino si trasferirono allo Chat Noir di
Montmartre. Compose per gli spettacoli
delle ombre cinesi nel celebre cabaret di
Rodolphe Salis. è scomparso il 19 Febbraio 1920 in
Francia.

Harry Fragson, (Léon-Philippe Pot)

Fu un noto cantante e compositore francese nato a Londra il2 luglio
1869 e deceduto a Parigi il 30 dicembre 1913. Si distinse all’epoca dello
Chat Noir parigino.

François Jacqueline (Guillemautot),
Fu una canta te francese nata
a Neuilly-sur-Seine il 30 gennaio 1922 e morta a Courbevole il 7 marzo 2009. Fu una
delle voci più rappresentative
della canzone francese.

�FREHEL

FURSY

Nata nel 1891 a Parigi dove è morta
nel 1951, Marguerite Boulc’h, è stata cantante e attrice, debuttando
nel music-hall nel 1910 con Sur les
bords de la Riviera. Negli anni ‘30 è
divenuta cantante realista, del repertorio popolare con la Java bleue
e Où sont-ils donc, cantata in Pépé le Moko. Ha recitato in alcuni film: La rue sans nom (1933), Le roman
d’un tricheur, Pèpé le Moko di Julien Duvivier...

Nato nel 1866 e morto nel 1929,
Henri Dreyfus, ex segretario di Paulus, è stato autore, compositore e
interprete. Ha debuttato al Carillon
lanciando la formula del processocanzone. Nel 1895 ha partecipato al
lancio del Traiteau de Tabarin, prima
che comprasse nel 1899 il vecchio locale dello Chat Noir che egli ha ribattezzato Boîte à
Fursy.

Quartetto d’interpreti formato
da André Bellec, Georges Bellec,
Paul Tourenne e François Soubeyran, che per oltre trent’anni hanno portato la propria
arte interpretativa e mimica
nella canzone burlesca, satirica e parodiale. Quattro artigiani-poeti, vestiti da
una calzamaglia bicolore e guanti bianchi. Les Frères Jacques si sono imposti al pubblico per la cura,
l’eleganza, la misura e l’ironia garbata delle proprie
interpretazioni. L’entrecôte, parodia dei melodrammi ottocenteschi ha costituito il loro ingresso nel
mondo della canzone al quale sono seguiti La quai
du chat, En sortant de l’ école, di Jacques Prévert, Les
boîtes à musique, Le cirque e molti altri cuccessi che
hanno segnato un’epoca nella storia della canzone
francese sino agli anni Ottanta, data della loro separazione.

FELIX GALIPAUX

LES FRERES JACQUES

FRANCE GALL

Félix Galipaux, nato il 12
Dicembre 1860 a Bordeaux e morto a Parigi il 7
Dicembre 1931, è stato
un drammaturgo, romanziere, attore, umorista e violinista francese

Isabelle Geneviève Marie Anne
“France” Gall (Parigi, 9 ottobre
1947 – Neuilly-sur-Seine, 7 gennaio 2018) è stata una cantante
francese che ha conquistato il
suo pubblico grazie alla sua bella voce e ad un repertorio modermo che ampio spazio ha trovato non solo presso
il pubblico francese ma anche quello europeo.
107

�YVETTE GIRAUD

E’ nata a Parigi nel 1922. Interprete
di canzoni, annunciatrice radiofonica
nel 1946, è stata lanciata in campo
internazionale da Jacques Plante nel
1947 con una tournée a Rio. Un repertorio ricercato la condurrà al Bobino
e all’Alhambra dove si farà apprezzare per il suo fascino e la bella voce. Mademoiselle
Hortensia, Un homme est un homme e Ma guêpière et
mes longs jupons sono stati i suoi cavalli di battaglia.

EMILE GOUDEAU

Émile Goudeau nacque nel
Périgueux il 29 agosto 1849.
Fu giornalista, scrittore e poeta francese, fondatore e presidente del movimento degli
Hydropathes, poeti, musicisti,
studenti del Quartiere Latino a
Parigi. Morì a Parigi il 18 settembre del 1906 e venne sepolto nel Cimitero di Saint-Vincent..

JULIETTE GRECO

Nata nel 1926 a Montpelier è cantante e attrice di straordinaria
forza interpretativa. Donna e artista simbolo della Saint-Germaindes-Prés alla fine della Guerra, ha
interpretato Jean-Paul Sartre con
La rue des Blanc-Manteaux, Raymond Quéneau con Si tu t’imagines, Jacques Prévert con Je suis comme je suis. La sua
interpretazione, femminile, delicata, intima, segreta, la drammatizzazione così personale delle sue

108

canzoni l’hanno fatta privilegiare da artisti come
Ferré, Serge Gainsbourg e Robert Nyel. Nel cinema
Juliette Gréco si è distinta in Quand tu liras cette lettre (1953), Le soleil se leve aussi (1957), Les racines
du ciel (1958).

GUETARY GEORGES

Nato nel 1915 ad Alessandria d’Egitto, Lambros Worloou, ha cantato dapprima con l’orchestra di Jo Bouillon,
quindi “boy” di Mistinguett al Casino
de Paris. Si esibito al Concert Européen, all’Alhambra e all’ABC. Ha
girato alcuni film fra cui Un americano a Parigi di Vincent Minnelli nel 1950. Ha interpretato alcune operette: La route fleurie, Monsieur
Carnaval. Fra le sue canzoni: Robin des bois, La valse des regrets, Le bal du samedi soir. è scomparso a
Mougins il 13 Settembre 1997.

YVETTE GUILBERT

Nata nel 1867 a Parigi, è morta nel 1944 a Aix-en-Provence.
E’ stata inteprete e diseuse
straordinaria, immortalata da
Toulouse-Lautrec che più volte
l’ha ritratta. Ha cantato Baudelaire come pure Verlaine. Ha
interpretato Madame Arthur. Ha debuttato al Divan
Japonais uno dei locali più noti della Ville Lumière
anch’esso entrato nella storia dell’arte grazie a Taoulouse-Lautrec. Si esibiva sempre con guanti neri
e lunghi creando uno stile di eleganza alla Guilbert.
Ha girato un film, Faust, nel 1926 con Friedrich Wilhelm Murnau. Ha abbandonato la scena nel 1938.

�LA GOULUE

Louise Joséphine Weber, nota col
nome d’arte di La Goulue, nata a
Clichy il 13 luglio 1866 e scomparsa a Parigi il 29 gennaio 1929, è stata una ballerina e interprete francese, ritenuta universalmente la
madrina inventrice delle mosse
del can-can francese e segno distintivo dell’epoca d’oro del Moulin Rouge, locale a cui dovette
gran parte della propria fama. Fu celebre anche
per i ritratti prodotti da diversi artisti, fra tutti
Henri de Toulouse-Lautrec.

JOHNNY HALLYDAY

JULES JOUY

Il suo vero nome è Jean-Philippe
Smet ed è nato a Parigi il 15 giugno del 1943. Cantante e attore
francese, è considerato uno dei
più esemplari cantanti rock francesi sin dagli anni ’60. È scomparso il 6 dicembre del 2017 a
Marnes-La- Coquette.

Jules Théodore Louis Jouy, nato a Parigi il 27 aprile del 1855 e scomparso il
17 marzo del 1897, è stato un artista,
poeta e chansonnier francese, hydropathe attivo dapprima al Quartiere Latino quindi a Montmartre ai tempi dello
Chat Noir.

FRANÇOISE HARDY
Françoise Madeleine Hardy, nata il
17 gennaio 1944 a Parigi è una cantautrice, scrittrice e attrice francese.
Grande successo ha riscosso presso il
pubblico televisivo e grazie al mercato discografico che la ha vista protagonista assoluta.

JACQUES HELIAN

Nato nel 1912 a Parigi, vi è morto nel
1987. Direttore d’orchestra, è stato
dapprima sassofonista con Ray Ventura poi con Jo Buillon. Ha conosciuto
una grande popolarità dopo la Guerra, alla Liberazione con Fleur de Paris, una canzone di Maurice Vandair e
Henri Bourtayre. E’ stato interprete dei più grandi
successi del dopoguerra e con Tino Rossi ha potuto
vantarsi di essere il secondo miliorario nella vendita dei dischi, all’inizio dell’era del microsolco. Ha
girato tre film musicali: Pigalle-Saint-Germain-desPrés, Musique en tête e Tambour battant.

VINCENT HYSPA

Vincent Hyspa è stato musicista,
umorista e uomo di spettacolo
francese molto in vista ai tempi
dello Chat Noir.
è nato il 7 novembre 1865 a Narbonne (Aude) ed è scomparso
il 12 ottobre 1938 à Villiers-sousGrez (Seine-et-Marne).

109

�HORNER YVETTE
Yvette Horner (Yvette Omère), nata
il 22 settembre 1922 a Tarbes e morta l’11 giugno 2018 a Courbevoie è
stata una nota compositrice, fisarmonicista e pianista francese. Beniamina del pubblico francese per i suoi
virtuosismi.

KAM HILL

Camille Perier è nato a Parigi
nel 1856 e vi è morto nel 1935.
Come inteprete ha attraversato
uno dei momenti più felici della
canzone debuttando nei salons
con François-les-bas-bleus e con
La pigeonne. Nel 1890 si è esibito
alla Gaîté Montparnasse in una
mise alla Yvette Guilbert, ma al
maschile. Si è diviso fra il mondo
degli affari e quello della canzone che però abbandonerà.

KETTY RINA

Nata nel 1911 a Torino, Rina Picchetto è stata interprete negli anni ‘30
di molte fra le canzoni più in voga.
Si deve a lei il successo in Francia
di J’attendrai, l’italiana Tornerai. è
scomparsa il 23 Dicembre 1996 a
Cannes.
110

JACQUES KOSMA

Nato nel 1905 a Budapest
morto nel 1969 a Parigi,
Jozsef Kosma, questo il
suo vero nome, è stato
compositore. Oltre 80
canzoni scritte con Prevert fra cui Les feuilles mortes e Les enfants qui s’
aiment, interpretate da Yves Montand, ma anche
Barbara, En sortant de l’école o La pêche à la baleine
portate al successo da Les Frères Jacques. Ha scritto anche per Juliette Gréco una canzone fra le più
note del suo repertorio, Si tu t’imagines, oltre alle
musiche per film, come pure per la danza e il teatro.

LEGAY MARCEL

Arthur Marcel-Legay è nato a Ruitz
nel 1851 ed è morto a Parigi nel 1915.
Chansonnier, è giunto a Parigi nel
1876 ed è approdato dopo alcuni tentativi allo Chat Noir. Ha proposto alcuni testi di poeti per i quali ha creato le musiche: Jean-Baptiste Clément,
Maurice Boukay, François Coppée.

RAYMOND LEGRAND

Nato nel 1908 a Parigi dove è morto nel 1974, compositore e direttore d’orchestra, padre di Michel
Legrand, ha riscosso vivo successo
nel dopoguerra portando al successo alcuni dei motivi in voga. Di suo
figlio Michel, formatosi con Nadia
Boulanger, si ricordano molte colonne sonore per
film fra cui Les parapluies de Cherbourg.

�LIBERT
(Xavier Marie-Alphonse) è nato
a Parigi il 17 Marzo 1840 e morto il 17 Novembre 1896. è stato interprete, all’indomani della
sconfitta francese del 1870, del
genere gommeux, abbastanza diffuso all’epoca. Corpulento, con
una voce vibrante, un repertorio ad effetto, è
ricordato anche in una Litografia di Ibels per il
café-concert. Sboccato, il suo repertorio, annoverava canzoni come Le pantalon de Casimir, Coco
o Amant d’Amanda, lanciato all’Ambassadeurs
nel 1876. E’ stato sulla breccia parigina a lungo
facendosi apprezzare per il suo spumeggiante
modo di cantare.

MAURICE MAC-NAB

Nato a Vierzon nel 1856 e morto
a Parigi nel 1889, è stato autore
e chansonnier. Membro del club
degli Hidropathes che trovò accoglienza allo Chat Noir da Rodolphe
Salis, aveva iniziato a cantare nel
quartiere latino per poi approdare a Montmartre dove si distinguerà per il genere faceto e comico tipico dello Chat Noir.
Si è esibito anche in un repertorio caricaturale
assai vicino alla macchietta. Di salute fragile,
dopo aver ricevuto l’onorificenza delle Palmes
Académiques, si è spento in ospedale, lasciando
una raccolta delle sue canzoni.

MARIANO LUIS

Nato nel 1915 a Irun, in Spagna,
morto nel 1970 a Parigi, Luis
Gonzalès è stato interprete di
grande successo interpretando
le operette di Francis Lopez che
eseguirà in tutta la sua carriera: La belle de Cadix del 1945, Le
chanteur de Mexico e Violettes impériales sono stati i
suoi cavalli di battaglia, ma si esibì anche nella canzone.

MATHIEU MIREILLE

Nata in Avignone il 22 luglio del
1946, Mireille Mathieu è una cantante francese del genere “Piaf”. Nel
2005 ha festeggiato i suoi quaranta anni di carriera con un concerto
all’Olympia di Parigi.

FELIX MAYOL

Nato nel 1882 a Toulon, vi è morto
nel 1941. Interprete delle canzoni
più celebri all’inizio del secolo, l’artista deve il suo successo iniziale a La
Paimpolaise di Théodore Botrel. Ma
altrettanto celebri sono state le sue
interpetazioni di Vien poupoule nel
1902, La mattchiche del 1905 come
pure Cousine del 1901 o Elle vendait des petits gateaux. Cantava con un toupet simile ad un pinnacolo
che sovrastava il suo faccione bonario. Nel 1909 ha
dato il nome ad una sala di café-concert dalla lunga
vita, Le Concert Mayol, demolita negli anni ‘70.
111

�JULES MEVISTO
Jules Visteaux è nato a Parigi nel
1857 dove è morto nel 1918. E’ stato attore di pantomima, interprete
del cafè-concert all’Horloge nel 1891
e chansonnier nei cabarets di Montmartre. Deve il suo successo anche
al Testament de Pierrot di Xavier
Privas. E’ ben nota l’immagine che Ibels ha prodotto in una sua Litografia.
Ha diretto con il fratello Auguste il Théâtre Mevisto ex Bodinière.

MISTINGUETT

Nata nel 1873 a Enghien-les-Bains,
morta nel 1956 a Bougival, Jeanne Bourgeois, con il suo nome Mistinguett, ha
trascinato le folle. Ha debuttato a dodici anni al Trianon- Concert, un luogo
troppo famoso per una bambina ma
sicuramente non per lei. Poi è stata la
volta dell’Eldorado nel 1907, dove è stata accolta
come vedette. Nel 1909 è giunta insieme a Max
Dearly al Moulin Rouge con la valse chaloupée.
L’incontro con Maurice Chevalier, nel 1909, con
la danse chaloupée divenuta per l’occasione renversante è stato l’inizio del sodalizio più celebre
del music-hall. Per lui Mistinguett ha cantato Mon
homme, una canzone ancora viva nel ricordo e sulle labbra di tutti.
Negli anni ‘20 è stata regina incontrastata della
scena parigina. I successi al Casino de Paris, alle
Folies Bergère, al Moulin Rouge, sono motivi en-

112

trati a giusto titolo nella storia della canzone francese: Ça c’est Paris e J’en ai mare sono emblematici.
Mistinguett ha girato anche una dozzina di film
fra cui Rigolboche con Christian Jacques nel 1936.
Alla fine degli anni ‘40 girava il mondo con una
sua rivista zeppa di boys, belle gambe e una voce
unica, trascinante, con il piglio da Mistinguett.

MONTAND YVES

Nato nel 1921 a Monsummano Alto,
morto a Parigi nel 1991, Ivo Livi,
questo il suo vero nome, era figlio
di emigranti antifascisti a Marsiglia. Ha iniziato a cantare proprio
nel sud della Francia innamorato
dell’America del Jazz e di Charles
Trenet. A Parigi, nel 1944, ha cantato Dans les
plaines du Far-West, ha incontrato Edith Piaf con
la quale si è esibito al Moulin Rouge ed ha girato il suo primo film Etoile sans lumière di Marcel
Blistène. Edith Piaf ha scritto per lui: Mai qu’estce que j’ai e La grande cité. Nel 1946 ha sostituito
Jean Gabin nel film Les portes de la nuit di Marcel
Carné. E’ stata l’occasione per conoscere Jacques
Prévert che gli affiderà Les feuilles mortes. Dovrà a
Francis Lemarque il successo di A Paris e di Quand
un soldat. Un successo enorme, diviso fra la canzone e il cinema. Dopo Barbara e i numerosi récitals a
l’Etoile effettuati in diversi anni e i trenta concerti
dell’Olympia, sono arrivati i film di Costa-Gavras (Z
del 1968, L’aveu del 1969, Etat de siège del 1972), le
commedie di Philippe de Broca e le infinite tournées
nel mondo intero.

�MONTEHUS

Nato a Parigi nel 1872 dove
è morto nel 1952, Gaston
Brunschwig è stato autore
e inteprete di canzoni populiste e di ispirazione anarchica o vicine al movimento
operaio. Le canzoni Gloire
au 17e e la Butte Rouge lo portarono al successo nel
1912 in un momento delicato della politica francese
alle prese con il “Midi rouge”.
Fu uno degli interpreti dell’attualità che egli affrontava sulla scena con un caschetto e una cintura rossi,
segno evidente di distinzione nell’impegno politico.

JEANNE MOREAU

Nata Parigi il 23 gennaio 1928 e
scomparsa il 31 luglio 2017 è stata
un’attrice, cantante e regista francese di grande talento. Ha interpretato
di più di centotrenta film, lavorando coi maggiori registi del XX secolo, da Luis Buñuel a Wim Wenders,
da Louis Malle a François Truffaut, diventando fin
dagli esordi una delle più celebri attrici francesi

MOULOUDJI

Nato nel 1922 a Parigi, autore,
compositore e interprete, attore
inizialemente, è approdato alla
canzone all’inizio degli anni ‘50
con Comme un t’tit coquelicot di
Raymond Asso e Claude Valéry. Ha
intepretato anche Boris Vian oltre
che numerosi film, fra cui: Jenny di

Marcel Carné, Justice est faite e Nous sommes tous
des assassins di Cayatte.

PATACHOU

Nata nel 1918 a Parigi, il suo vero
nome era Henriette Ragon. Interprete brillante della canzone parigina, sostenuta da Maurice Chevalier,
era considerata erede delle diseuses
d’altri tempi. Scoperto ad un certo momento Georges Brassens, ne
interpreterà alcune canzoni (Les bancs publics, La
chasse aux papillons) come pure quelle di Léo Ferré
(Nous les filles)

PAULUS

Nato nel 1845 e morto nel 1908, JeanPaul Habans deve la sua popolarità
all’avvento del Boulangisme con la
canzone En revenant d’la revue o Le
Père la Victoire. Ha creato un nuovo stile gambillard, apparentando la
canzone alla ginnastica ed ha lanciato la pettinatura alla Titus, ovvero con i capelli rasati a zero. L’apice del suo successo è stato nel 1889,
anno dell’Exposition e della Tour Eiffel.

PIAF EDITH

Nata a Parigi nel 1905 dove è morta nel 1963, Giovanna Gassion, è
stata la voce per eccellenza di Parigi e della Francia. Ha espresso
con inimitabile passione la sensibilità parigina, la vita della sua
gente più popolare e perciò più

113

�impressionante e possente. Ha iniziato cantando
per le strade. A diciannove anni era a Pigalle abitando il quartiere fra protettori e prostitute fra
cui faceva vibrare alta la sua voce. Louis Leplée,
direttore di un cabaret, ascoltandola in rue Tryon, l’ha ingaggiata con il nome di “môme Piaf”.
Quindi, è stata sostenuta da Raymond Asso che
segnerà il destino della cantante con le prime
canzoni, Mon Légionnaire e Le fanion de la légion.
Si è esibita successivamente all’ABC dove ha
potuto incontrare attori e cantanti. Qui i primi
grandi successi con L’accordéoniste, e con La goualante du pauvre Jean e con Les trois cloches. E’
stata poi la volta di L’ymne à l’amour ch’ella stessa ha composto con Marguerite Monnot e La vie
en rose, tutta sua, Milord di Georges Moustaki e
ancora Non je ne regrette rien di Charles Dumont.
Alcuni film e tanti dischi la faranno ricordare
per sempre.

JACQUES PILLS

Nato nel 1910 a Tulle, morto a
Parigi nel 1970, René Ducos,
“boy” in una rivista di Mistinguett al Casino de Paris, poi
in duo con il pianista Tabet
si è esibito nel repertorio di
Mireille. La seconda Guerra
Mondiale li separerà. Tabet continuerà a comporre canzoni soprattutto per il cinema, Jacques
Pills continuerà a cantare anche i successi di Bécaud e della Piaf che sposò a New York.
114

OTERO

Nata nel 1868 e morta nel 1965,
Caroline Augusta Carosson Otero,
ha debuttato come cantante all’Eldorado, quindi è stata ballerina al
Cirque d’Eté. Ha trionfato nel 1892
alle Folies Bergère, divenendo successivamente attrice di varietà al
Mathurins a al Bouffes Parisiens.

PIERRE PERRET

è un autore, compositore e interprete francese nato il 9 luglio del
1934 a Castelsarrasin ed è considerato un mago della parola e un
artista di straordinario talento
che non h amai disdegnato l’argot
inserendolo in numerosi suoi testi.
L’artista nel suo stile apparentemente ingenuo,
candido, pone invece delle domande alle quali un
certo sorriso malizioso riesce a dare anche un
profondo significato.

POLAIRE

Nata in Algeria nel 1873, morta nel
1945, debuttato al Concert de l’Horloge grazie a suo fratello Poler. Ha
creato il genere “epilettico”, divenendo regina del café-concert sia al
Concert Européen, che all’Eldorado
come pure alla Cigale e alla Scala.
E’stata interprete di operette e di teatro. Deve a
Toulouse-Lautrec il ritratto apparso nella copertina di Le Rire del 1895.

�POLIN

Nato nel 1863 a Parigi, morto nel 1927
a La Frette-sur-Seine, è stato interprete dall’ironia inconfondibile fra i due
secoli. Gloria del café-concert parigino,
vestito di un pantalone rosso garance, con giacca bleu e képi, si presentava così al pubblico e sui manifesti per
cantare Ah! Mademoiselle Rose, oppure La caissière
du grand café o la più celebre La petite tonkinoise,
successo ineguagliabile anche di Mistinguett. Con
una mimica essenziale e qualche smorfia influenzerà il debutto di Raimu e di Fernandel e dei fantasisti
delle generazioni successive.

Louis-Baptiste Poujol,

Nato a Marsiglia il 23 settembre
1891, fu dapprima operaio e poi
clown presso il Teatro Pompadour di Parigi. Tornò successivamente a Marsiglia dove scomparve nel 1945

PREVERT JACQUES

Nato nel 1910 a Neuilly, morto nel
1977 a Omonville-la Petite, poeta e
autore delle canzoni fra le più belle
della storia melodica francese. Con
Kosma aveva creato un sodalizio
fra i più apprezzati. Yves Montand
(Les feuilles mortes), Juliette Gréco
( Je suis comme je suis), e les Frères Jacques (Chansons pour les enfants d’hiver) sono stati fra i suoi intepreti più eccelsi con motivi che hanno accompagnato per sempre la loro carriera.

PRIVAS XAVIER

Antoine Taravel, è nato a Lyon nel
1863 ed è morto a Parigi nel 1927.
Autore e interprete ha iniziato al
Caveau Lyonnais nel 1888. A Parigi inizia a cantare a Place SaintMichel. Ha cantato allo Chat Noir,
alla Lune Rousse e nel cabaret Aux
Noctambules accompagnandosi al pianoforte. Rappresentante di prestigio degli chansonniers, ha fondato nel 1919 il movimento della Jeune Chanson.

RENAUD LINE

Nata nel 1928 a Pont-de-Dieppe,
Jacqueline Enté è stata sulla scena
con successo sino a poco tempo fa.
L’incontro con il compositore
Loulou Gasté ha determinato lo
stile della cantante che esprimeva l’animo popolare di Parigi (Ma
cabane au Canada, Ma petire folie, Pampoudi). Nel
1958 si è esibita con successo nelle riviste del Casino de Paris.

JEAN RICHEPIN

Jean Richepin nato a Médéa,
il 4 febbraio 1849 e scomparso a Parigi, 12 dicembre 1926,
è stato un poeta, scrittore e drammaturgo francese
facente parte del gruppo degli Hydropathes del Quartiere
Latino e poi dello Chat Noir a Montmartre.
Fu membro dell’Académie française, nella quale occupò il seggio numero 2, dal 1908 alla fine.
115

�MICHEL RIVGAUCHE

Mariano Ruiz, questo il suo vero
nome, è nato a Parigi nel 1923.
Autore e interprete, ha lasciato
gli studi di ingegneria per entrare in un’orchestra debuttando con Mea Culpa nel 1954. Ha
scritto per vari cantanti fra cui
Edith Piaf alla quale ha affidato
La Foule, un grande successo. Sarà proprio la cantante a convincerlo al ritorno sulla scena, al Pacra
e all’Olympia.

MAURICE ROLLINAT

Maurice Rollinat. Fu poeta francese
nato a Châteauroux nel 1846 e deceduto a Ivry-sur-Seine nel 1903).
Stabilitosi a Parigi, esordì con versi ispirati alla natura e alla vita dei
campi , facendo parte del gruppo
storico degli Hydropathes.

ROSSI TINO

Costantino Rossi, nato ad Ajaccio
nel 1907, è morto nel 1983 a Parigi.
Ha lavorato dapprima al Casino di
Ajaccio, ma è stata la musica a rivelare le sue propensioni di cantante.
Con Souviens-toi de nos premiers
amours, ha iniziato una carriera
che lo porterà ai successi sulla scena e radiofonici. A Parigi ha trascorso il mezzo secolo successivo con Marinella, Vieni, vieni, Tant qu’il
aura des étoiles, Mona Lisa... ed anche con le commedie musicali, i film: La belle meunière di Marcel

116

Pagnol, Destin di Richard Pottier negli anni ‘40. Nei
successivi quarant’anni Tino Rossi è stato sempre
sulla breccia, sino al 1982 quando al Casino de Paris
ha dato l’addio alla scena.

SALVADOR HENRI

Nato nel 1917 a Cayenne nella Guyana,
autore, compositore e interprete, ha
iniziato a lavorare con Ray Ventura.
Fantasista dalle straordinarie capacità espressive, uomo di scena come
pochi ha affidato i suoi sketches e le
sue canzoni ad un ritmo senza pari.
Maestro nel far divertire il pubblico, Henri Salvador
ha consegnato le sue intepretazioni all’ironia più
sbrigliata, alla comicità più liberatoria ma anche
ad una tenerezza ed un romanticismo accattivante.
Ha cantato canzoni come Syracuse o Ma doudou che
hanno conquistato il grande pubblico come pure le
sue incursioni nel mondo del jazz con le sue parodie
del blues e del rock. Con Boris Vian, negli anni ‘50,
ha divertito intere generazioni e successivamente
alla Televisione ha creato trasmissioni assai popolari come Zorro est arrivé o Le travail c’est la santé. è
scomparso a Parigi il 18 Febbraio 2008.

CATHERINE SAUVAGE

Nata nel 1929 a Nancy, Jeanine Saunier, attrice e cantante è stata una
delle prime interpreti di Léo Ferré
con la canzone Paris Canaille, ma ha
interpretato anche Brassens, Aragon e Brecht. Ha effettuato récitals
alla Gaîté Montparnasse, al Théâtre
de la Ville al Théâtre de l’Est Parisien.

�SCOTTO VINCENT

Nato nel 1876 a Marsiglia, morto
nel 1952 a Parigi, è stato compositore dalla grande vena creativa
scrivendo un numero infinito di
canzoni, da La petite tonkinoise,
portata al successo da Polin e più
tardi da Joséphine Baker a Elle
vendait des petits gateaux cantata da Mayol o a J’ai
deux amours intepretata da Joséphine Baker. Ma ha
affidato i suoi successi anche a Maurice Chevalier,
a Tino Rossi ad Alibert. Ha girato, da protagonista,
con Marcel Pagnol il film Joffroi nel 1934.

SOLIDOR SUZY

Suzanne Rocher è nata nel 1906 a
Saint-Servan-sur-Mer. Interprete di
canzoni ha debuttato nel 1934 all’
Européen, orientandosi verso il cabaret, genere che non abbandonerà
mai. Cantante impegnata, ha proposto i testi di Henri Heine e di Jean
Cocteau. Nel 1942 ha proposto ai suoi compatrioti
la versione francese di Lily Marlene. Ha interpretato
diverse canzoni di successo quali Mon légionnaire,
Escale, Sous tes doigts... Ha lasciato la scena nel 1965
ed è scomparsa il 30 Marzo 1983 a Cognes-sur-Mer.

THÉRÉSA

Nata nel 1837 e morta nel 1913, Emma
Valadon, è stata ballerina e cantante di romanze sino al 1864 quando,
cambiando stile, è divenuta cantante
comica. Ha calcato la scena dall’Alcazar all’Eldorado attirando intere folle

per ascoltarla. Ha cantato a lungo, pur non avendo
un bel fisico, è riuscita comunque a catturare il suo
pubblico con la verve che ha distinto le sue interpretazioni. Si è ritirata dalle scene nel 1893. Il caricaturista André Gill l’ha ritratta più volte.

TRENET CHARLES

Nato nel 1913 a Narbonne, morto nel
2001 a Créteil, è stato autore, compositore e interprete delle proprie canzoni. La canzone con lui si è nutrita
di poesia e qualità straordinaria sia
nei testi che nella musica. Influenzato dalla musica americana e dal jazz
ha avuto l’audacia di creare una frattura con il mondo della rivista imperante per affrontare un repertorio più vicino ai sentimenti: La folle complainte,
Que reste-t-il de nos amours, La mer, L’âme des poètes
sono pagine della storia della canzone mondiale. Ha
iniziato la sua carriera in duo con Jhonny Hess per
separarsi nel 1937. Maurice Chevalier in quello stesso anno ha presentato al Casino de Paris la canzone
Y’a d’ la joie di Charles Trenet, che presto sarà chiamato in tutta la Francia Le Fou chantant. Nel 1938
è stato all’ABC. Da allora, una canzone dietro l’altra,
anno dopo anno, dall’Olympia degli addii nel 1975,
sino alla sua scomparsa.

GEORGES ULMER

Nato nel 1919 a Copenaghen, Jorgen
Ulmer, compositore, autore e interprete il cui ingresso sulla scena nel
music-hall degli anni ‘40 è avvenuto
all’ABC di Parigi con una parodia dei
western e dei thrillers americani. Si
117

�devono a lui motivi come Pigalle, Casablanca, Un
monsieur attendait, tutti composti fra gli anni ‘40
e ‘50.

VENTURA RAY

Nato nel 1908 a Parigi e morto nel
1979 a Palma de Majorca in Spagna, è stato uno dei direttori d’orchestra che ha fatto epoca in Francia negli anni ‘30. Con lui si esibiva
Paul Misraki al pianoforte, Loulou
Gasté alla chitarra e il cantante
Grégoire Aslan. Tout va très bien madame la marquise è stato un suo cavallo di battaglia nel 1936.
Dopo la Guerra l’orchestra ha registrato ancora un
successo con Maria de Bahia e con La mi-août, poi
si è sciolta e Ray Ventura ha prediletto le produzioni cinematografiche.

BORIS VIAN

Nato nel 1920 a Villed’Avray e morto nel 1959 a
Parigi è stato autore, compositore, interprete, romanziere, drammaturgo,
poeta e tante altre cose.
E’ stato soprattutto Boris
Vian, gloria della cultura
musicale francese del nostro secolo. Ha scritto
quattrocento canzoni, da Le déserteur del 1954 al
più recente Frock and rol , una delle ottanta canzoni umoristiche di Henri Salvador. Ha adattato
le canzoni di Kurt Weill, ha tradotto James Cain e
August Strindberg...

118

VOLTERRA LEON

Nato il 10 Marzo 1888 e morto a Parigi il 5 giugno 1949 aveva iniziato nel
mondo dell’ippica di cui era stimato
rappresentante. Si era avvicinato alla
canzone in modo singolare vendendo
da ragazzo i programmi all’ingresso
del Parisiana. Nel 1914 era stato nominato alla direzione dell’Olympia
e nel 1917 aveva acquistato il Casino de Paris che
rilanciò con Jacques Charles. Non pago, negli anni
Trenta aveva acquisito altri locali in Francia e in Belgio, fra cui il parigino Lido nel 1932.

LEON XANROF

Léon Fourneau, era questo il suo vero
nome, nato a Parigi nel 1867 dove è
morto nel 1953, è stato autore e compositore, ha lasciato la professione di
avvocato per la canzone. Deve il successo a Yvette Guilbert che ha lanciato
la sua canzone Le Fiacre. Ha scritto diverse raccolte di canzoni di cui forse
la più celebre è stata quella delle Chansons à rire. E’
stato anche chansonnnier allo Chat Noir.

WILLEMETZ ALBERT

Nato nel 1887 a Parigi e morto nel
1964 a Marnes-la-Coquette è stato
autore fra i più prolifici negli anni
Venti. Riviste, operette (Phi-Phi),
canzoni per Mistinguett e per Maurice Yvain con il quale ha fatto spesso coppia nei teatri più importanti.
Ha scritto canzoni di successo come
Mon homme, J’en ai marre e poi per Maurice Cheva-

�lier ha creato Valentine, un suo cavallo di battaglia e
anche Dans la vie, faut pas s’en faire...
Dal 1946 è stato più volte nominato presidente
della SACEM, la società francese che tutela i diritti
d’autore.

YVAIN MAURICE

Nato nel 1891 a Parigi, morto nel
1965 a Suresnes, è stato uno dei
compositori più versatili, soprattutto nel repertorio dell’operetta
dove con Albert Willemetz, al Casino de Paris negli anni Venti ha
scritto alcune pagine della storia di
quel genere musicale, producendo
una ventina di operette. Ha scritto per Mistinguett
una delle canzoni che ha fatto il giro del mondo Mon
homme, con le parole di Jacques Charles e Albert
Willemetz. E’ stato autore di Cach’ ton piano, Avec le
sourire, Pouet-Pouet. Autore di musiche per il cinema e per il balletto ha segnato un’epoca.

Cartolina

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�Scena del cancan di Maurice Biais

�Pittori, Illustratori e Scenografi
Ferdinand Bac

(Stuttgard, 1859 - Paris, 1952). Pittore e cartellonista austriaco naturalizzato francese. Ha collaborato
alle diverse riviste quali La Caricature, La Via Parisienne, Le Journal Amusant, Le Rire... ed ha prodotto manifesti per Yvette Guilbert. E’ stato
autore di diversi libri dedicati alla bellezza femminile.

Paul Balluriau

(Houllins, 1860 - Paris, 1917). Pittore, litografo e illustratore ha disegnato per La Chronique parisienne,
L’Assiette au beurre, Le Rire, Gil Blas
illustré. Ha creato diversi manifesti,
anche sindacali.

Louis Bourgeois-Borgex

(Fontaines Saint-Martin, 1873 1959).
Disegnatore, illustratore e caricaturista francese. Ha esposto al Salon des Artistes indépendents del
1905 e al Salon des Humoristes. Ha
collaborato al Monde Illustré ed ha
illustrato il libro Sur la route di Aristide Bruant.

Boutet de Monvel

(Orléans, 1851 - 1913). Pittore,
disegnatore e illustratore francese, figlio di un chimico, si è formato presso Rudder e Cabanel,
Levebvre e Gustave Boulanger.
Ha esposto per la prima volta al
Salon del 1874. E’ stato autore di
manifesti e illustratore fecondo della rivista Saint
Nicolas destinata all’infanzia dell’epoca. Ha illustrato alcune riviste come L’écolier illustré, e Le Journal
amusant.

Léonce Burret

(Bordeaux, 1866 - Paris, 1915). Litografo e disegnatore francese, formatosi all’Ecole des Beaux Arts di
Bordeaux, è stato collaboratore di
numerose riviste umoristiche e satiriche: Le Rire, Fantasio, L’Assiette
au beurre, La Vie Parisienne...

Caran D’Ache

pseudonino di Emmanuel Poiré (Mosca, 1858 - Paris, 1909). Disegnatore,
caricaturista e illustratore è vissuto
in Francia dove ha collaborato a Le
Figaro, La Caricature...È stato autore
di spettacoli di ombre cinesi presso
lo Chat Noir

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�Leonetto Cappiello

(Livorno, 1875 - Grasse, 1942).
Pittore, disegnatore, cartellonista italiano è vissuto a Parigi fra
il 1898 e il 1904 dedicandosi alla
caricatura. Cartellonista celebre
per i suoi manifesti della Cinzano e del Thermogène, dedicatosi
alla pittura, ha decorato alcune
sale delle “Galéries Lafayette di Parigi”

F.A. Cazals

(1865 - 1941). Disegnatore e illustratore francese, amico di Verlaine, ha scritto
anche poesie e canzoni. E’ stato anche
cartellonista per le Edizioni Chaix di
Parigi, alle quali si deve la raccolta Les
Maîtres de l’affiche.

Cham

(Paris, 1818 - 1879), pseudonimo di
Anédée de Noé, disegnatore e caricaturista francese, figlio di un pari di
Francia, si è formato all’arte con Clarlet e con Paul Delaroche. Entrato nella
redazione di Le Charivari nel 1843, ha
prodotto una lunga serie di caricature
volte a far sorridere la piccola borghesia francese.
Ha creato una grande quantità di illustrazioni alcune delle quali dedicate alla vita parigina. Ha illustrato: Le Charivari, L’Esprit Follet, Journal Amusant,
Petit journal pour rire...

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Jules Cheret

(Paris, 1836 - Nice, 1932). Cartellonista, litografo, illustratore fra i più
famosi, ha ceduto il suo atelier alla
casa editrice Chaix della quale è stato direttore artistico. Autore di oltre
mille opere, fra manifesti, libri illustrati e litografie. Nizza gli ha consacrato un museo. Ha collaborato a numerose riviste illustrate: Le Journal pour tous, La Plume, Le
Courrier Français.

Henri-Patrice Dillon

(San Francisco, 1851
- Paris, 1909). Pittore e litografo francese si è trasferito
dall’America a Parigi dove ha esposto
al Salon de Paris nel
1876. Dal 1882 si è dedicato alla Litografia esponendo per la Société des Peintres Graveurs e più tardi per
la Soiciété des Lithographes. Ha disegnato manifesti,
almanacchi, calendari, menus, e ha illustrato libri e
riviste: L’Artiste, L’Estampe Moderne, Revue de l’Art,
Revue illustrée...

Faria

Pittore, cartellonista francese, ha prodotto numerosi manifesti per l’operetta e il café-concert. Maindron cita 16 suoi manifesti in Les affiches illustrés
(1896).

�Jean-Louis Forain

(Reims, 1852 - Paris,
1931). Pittore, disegnatore, e incisore francese.
Dopo aver frequentato
per qualche tempo lo studio di Carpeaux a Parigi,
ha iniziato l’attività grafica che lo ha reso noto per i suoi ritratti della vita
quotidiana e popolare. Ha fondato il giornale Le Filtre ed è stato cofondatore della Société des Humoristes. Ha illustrato diverse riviste: Courrier Français,
Echo de Paris, Revue illustrée, La Vie Parisienne, Le
Rire, Psst...

Henri Gerbault

(Châtenay, 1863 - Roscoff
1930). Acquarellista, disegnatore, nipote del poeta
Sully-Prudhomme ha studiato presso Paul Colin,
Paul Dubois e Henri Gervex. Ha illustrato diversi
libri fra cui le Chansons du Chat Noir di Mac Nab,
collaborando inoltre a numerosi periodici illustrati:
Le Courrier Français, Gil Blas, Le Rire, Le Sourire, La
Vie Parisienne...

André Gill
(Paris, 1840 - 1885) Pittore, disegnatore, caricaturista e illustratore francese. Ha collaborato a Le Charivari, Le Hanneton,
Le Journal Amusant, Le Grelot, Le
Trombinoscope, La Lune Rousse,

Le Chat Noir. Ha illustrato libri di diversi autori
fra cui Daudet e Zola.

Charles Gir

(Tours, 1883 - Bordeaux, 1941).
Pittore, scultore, illustratore, cartellonista e caricaturista francese.
Noto per i suoi manifesti di teatro
e music-hall, ha collaborato a L’Assiette au beurre, Journal Amusant,
Le Rire, La Vie Parisienne...

Fernand Louis Gottlob
(Paris, 1873-1935). Pittore, litografo e caricaturista francese. Allievo
del pittore Jobbé Duval, ha esposto
a partire dal 1891 al Salon de la Société des Artistes Français. Autore
di una serie di cartoline Les Trottins
de Paris, ha collaborato a diverse riviste: L’Assiette au beurre, Le Sourire, Le Rire...

Henri Gray

(Paris, 1858 - 1924). Cartellonista,
caricaturista e disegnatore francese, ha prodotto diverse illustrazioni per lo spettacolo e il Music-hall,
soprattutto per le Folies Bergère
dove ha disegnato anche costumi di
scena. Ha illustrato diverse riviste:
Boulevardier, Boudoir, Paris illustré, Paris s’amuse...

123

�Gruau

Albert Guillaume
(Rimini, 1909). Pseudonimo di Renato
Zavagli Riccardelli delle Camminate.
Disegnatore, cartellonista, illustratore,
è stato attivo nel campo della moda. Ha
prodotto per celebri riviste quali Harper’s Bazar ma anche per Pierre Balmain e Christian Dior.

Jules Grün

(Paris, 1868 - 1934). Pittore, disegnatore, cartellonista e caricaturista francese. Artista montmartrois, ha disegnato soprattutto
per i cabarets e i cafés-concerts
della Butte, producendo manifesti dalle dominanti rosse e nere,
nonché illustrazioni per libri. Ha i llustrato alcune
raccolte di canzoni di Xanrof ed ha collaborato a diverse riviste: L’Assiette au beurre, Courrier français,
Fin de siècle, Le Sourire...

Paul Guignebault
(Veneuse-Nadone, 1871-?). Incisore,
disegnatore, illustratore, è stato allievo di Jean Lefort e Henri Boutet.
Dal 1902 ha esposto regolarmente al Salon de la Société des Artistes
français. Ha illustrato alcune opere
di Champfleury di J.K. Huysmans e
di Paul Verlaine.
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(Paris,1873-Faux,1942) Pittore, disegnatore e anche caricaturista
francese. Influenzato dall’arte grafica di Cheret, si è formato con Gérôme, creando una produzione facile e
moderna. Ha illustrato libri e collaborato alla diverse riviste illustrate
fra cui Gil Blas illustré, Figaro illustré, Le Rire, Gaulois...

Helleu Paul

(Vannes, 1859 – 1927, Paris) Incisore
e litografo francese si è formato con
Gérome all’Ecole des Beaux-Arts di
Parigi con il ceramista Deck. Ritrattista di Goncourt e Proust, hacollaborato con: Jugend, The Graphic, Figaro Illustré.

Henri Gabriel Ibels

(Paris, 1867 -1936). Pittore, incisore, illustratore e giornalista francese ha prodotto numerose illustrazioni per il café-concert anche con
l’amico Toulouse-Lautrec. Vicino
al gruppo dei Nabis ha esposto al
Salon des Indépendants. Ha creato
anche manifesti, stampe e scenografie per il teatro.
Ha fondato la rivista L’Escarmouche e Le Sifflet in
occasione dell’Affaire Dreyfus. Ha illustrato libri e
riviste: L’Assiette au beurre, La Baïonnette, L’Echo de
Paris, La Revue Blanche...

�Charles Kiffer

Nato l’8 giugno a Parigi e morto il 20
gennaio del 1992 nella Capitale rancese Pittore, disegnatore e cartellonista per il music-hall. Ha prodotto
molte immagini di Edith Piaf, Yves
Montand, Maurice Chevalier

Charles Léandre

(Champsecret, 1862 - 1934) Pittore,
disegnatore, caricaturista, illustratore e cartellonista francese.Insegnante per alcuni anni, ha partecipato al Salon des artistes français
nel 1882. Ha collaborato attivamente con Le Rire, L’Assiette au beurre,
Fantasio, L’Illustration, Le Sourire... Nel 1904 ha fondato la Société des Peintres humoristes.

Lucien Lefèvre (nato a Varenne nel 1850
e morto in luogo e data sconosciuti).
Pittore, disegnatore, illustratore e
cartellonista francese. Formatosi alla
scuola di Cheret vanta una produzione di manifesti ampiamente citata da
Maindron in Les affiches illustrées.

Daniel de Losques

(Paris,1880-1915). Disegnatore, illustratore e anche cartellonista la cui prematura scomparsa ha troncato la sua carriera
di caricaturista, come pure la sua collaborazione alle riviste e ai music-halls delle Folies Bergère. Noto per il suo ritratto
di Mistinguett del 1911.

Maximilien Luce
(Paris, 1850-1941). Pittore, incisore e bozzettista francese ha studiato con Carolus Duran. Cofondatore del Neo-impressionismo con
Signac, dedicandosi all’immagine
della vita quotidiana del popolo e
producendo per le riviste dell’epoca. Ha esposto alla Société des Indépendants ed ha
collaborato ad alcune riviste: L’Assiette au beurre,
Le Chambard, la Feuille, L’Illustration, Les Temps
Nouveaux...

Mars
(Maurice
Bonvoisin)(Verviers,
1849-1912). Disegnatore e acquarellista belga dedito al “reportage” dagliambienti dellamondanità, delle spiagge, delle corse,
della vita elegante,dei suoi luoghi
e personaggi. Ha collaborato con:
Charivari, Illustration, JournalAmusant, revue Illustrée, Vie Élégante, Monde Illustré, Petit journal
pour Rire.

Lucien Métivet
(Paris, 1863-1932). Pittore, cartellonista ha prodotto per le più diverse
riviste parigine. Ha creato illustrazioni per Le Rire, Le Journal amusant... riscuotendo però molto successo anche come cartellonista.
125

�Henri Meunier

(Ixelles,
1873-1922).
Incisore, litografo, cartellonista e pittore, ha
debuttato nel 1890 al
Salon de Mons. Ha partecipato al gruppo Le Sillon e ha prodotto manifesti, ex libris e cartoline postali. Le sue opere sono
apparse sulla rivista Le Petit Bleu.

Misti
Fernand Mifliez (Paris, 18651923) Pittore, disegnatore, cartellonista francese. Discepolo
di Lechevallier-Chevignard. Ha
esposto al Salon des Artistes
Français, ottendendo una menzione speciale nel 1907.

Jean de Paléologue

detto Pal (Bucarest, 1860- ?,1942).
Disegnatore, illustratore e cartellonista francese. Discepolo di
Cheret. Dopo vari soggiorni europei si è trasferito a Parigi dove ha
prodotto soprattutto manifesti.
Ha illustrato diverse riviste: Vanity Fair, la Plume, Le Rire, Cocorico,
Frou-Frou, Vie en rose...

Maurice Millière

(Le Havre, 1871-Yport, 1946).
Pittore, incisore, anche litografo e illustratore francese, allievo di Léon Bonnat, ha esposto
in diversi Salons. Ha collaborato a Fantasio, Le Sourire, La Vie
Parisienne.

Tony Minartz
Nato il 28 Aprile 1873 a Cannes
dove è morto il 13 Dicembre
1944. Pittore, insisore e illustratore francese, ha esposto al
Salon des Humoristes nel 1907 e
nel 1916 al Salon d’Automne. Si è
specializzato nelle scene da café
e music-hall.

126

Poulbot
Francisque Louis Gustave (SaintDenis, 1879 - Paris, 1958). Disegnatore, caricaturista, illustratore e cartellonista francese. Ha
prediletto Montmartre e il mondo dell’infanzia nei suoi disegni
caricaturali. Ha collaborato a
L’Assiette au beurre, Gil Blas, Le
Rire, La Caricature...

�Jean-François RaffaËlli

(Paris, 20 aprile del 1850- Paris
11 febbraio 1924), pittore, disegnatore e caricaturista francese
di origine italiana,riposa nello
storico cimitero Père-Lachaise . È stato allievo di Jean-Léon
Gérôme presso l’École des beauxarts de Paris. Debuttò al Salon de
Paris nel 1870.

Henri Rivière

(Paris, 1864-1951). Disegnatore, illustratore e decoratore
ha iniziato collaborando alla
Revue illustrée. Ma è divenuto
celebre con il Teatro d’Ombre
per il cabaret parigino Le Chat
Noir, ispirato da Caran d’Ache.

Robida Albert

(Compiègne,1848 -1926, Sully-sur-Seine). Disegnatore e
scrittore francese entra nel
1866 nel Journal amusant
prima di fondare La Caricature. Artista fecondo, meticoloso e straordinariamente
versatile, ha collaborato con:
Journal amusant, Paris-Caprice, Vie élégante, La Vie parisienne, Le Rire, fantasio, Le
Chat noir.

Roubille

Roedel

Auguste-Jean-Baptiste (Paris, 18721955). Pittore, illustratore e caricaturista francese, ha collaborato
a giornali umoristici come Le Rire,
Cocorico, Fantasio privilegiando
l’aspetto decorativo e illustrativo
che si ritrova anche nei suoi libri e
nei manifesti.
(Paris, 1859-1900). Caricaturista,
acquarellista, cartellonista e litografo è stato uno degli artisti di
spicco a Montmartre. Ha lavorato
per diverse riviste umoristiche:
Le Courrier Français, La Vache Enragée, Le Chat Noir...

André Rouveyre
(Paris, 1879-Barbizon, 1962). Disegnatore e scrittore francese. Ha
ritratto il mondo dello spettacolo
e della letteratura, illustrando le
opere di Rémy de Gourmont, Guillaume Apollinaire, Jean Moréas...
Ha prodotto per il Mercure de
France, La Caricature, Frou-Frou,
Gil Blas, Le Rire, Le Sourire...

127

�Sem,

Pseudonimo di Serge Goursat
(Périgueux, 1863-Paris, 1934)
Disegnatore, caricaturista celebre per la sua crudeltà nei
confronti della mondanità parigina, del mondo dello spettacolo e del music-hall. Si deve
a lui il celebre menu di Chez Maxim’s e il manifesto
del Clown Footit delle Folies Bergère. Ha prodotto diversi albums dal 1893 alla Prima Guerra mondiale ed
ha illustrato Le Journal e Le Cri de Paris.

Steinlen

Théophile-Alexandre (Lausanne,
1859-Paris, 1923). Pittore, disegnatore, cartellonista e illustratore. Giunto a Parigi, ha frequentato il
cabaret Le Chat Noir, per il quale ha
prodotto il celebre manifesto con il
gatto nero e l’aureola su fondo rosso. E’ stato uno dei fondatori del Journal des Humoristes. Ha illustrato Les Chats per Flammarion ed ha
lavorato per Le Chat Noir, Le Mirliton, La Caricature,
Le Rire, L’Assiette au Beurre...

Stevens Léopold

(Paris, 1866 - 1935). Pittore, disegnatore e cartellonista francese, ha
dipinto marine e paesaggi ma anche
manifesti per lo spettacolo. Ha esposto al Salon de Paris ed ha ottenuto
una medalgia di bronzo all’Exposition Universelle del 1900.

128

Henri de Toulouse-Lautrec
(Albi1864-Malromé, 1901). Pittore, disegnatore, ha influenzato con la sua
produzione tutta l’arte fra i due secoli, coinvolto a sua volta emotivamente
dall’arte giapponese e da Degas. Litografo, ha lasciato la sua traccia anche
nel giovane Picasso. Ha avuto una produzione notevole di manifesti, litografie, dipinti.

Abel Truchet

(Versailles,
1857-Auxerre,
1918). Pittore, illustratore e
cartellonista francese. Ha fatto
parte del gruppo degli artisti
di Montmartre ed è stato cofondadore del Salon d’Automne
e della Société des Humoristes.
Come paesaggista ha creato opere di gusto raffinato. Ma ha prodotto anche opere dedicate alla vita
notturna parigina all’inizio del secolo. Ha fornito le
proprie illustrazioni al giornale La Caricature.

Roger de Valerio

(Lille, 1885-Paris, 1925). Pittore,
disegnatore e illustratore francese. Famoso cartellonista ha iniziato nel 1910 disegnando per i giornali unoristici. Nel 1911 direttore
di Le Rire, ha collaborato anche
all’illustrazione di riviste come La
Baïonnette, Fantasio, Le Sourire, La
Vie Parisienne.

�Félix Vallotton
(Losanna, 1865-Paris, 1925).
Pittore, disegnatore e xilografo svizzero, vissuto a Parigi dal
1882, ha lavorato inizialmente
al Museo del Louvre come copista. Formatosi con Boulanger ha debuttato al Salon de la
Société des artistes français nel
1885. Rifiutando le ricerche
simboliste si è dedicato per un po’ ai temi della vita
quotidiana come xilografo, specialmente dal 1892
al 1897. Tornato alla pittura si è dedicato agli interni, ai nudi e ai paesaggi con colori che sembrano
preannunciare il surrealismo. Ha collaborato ad illustrare alcune riviste: La Revue Blanche, L’Assiette
au beurre.

Adolphe Léon Willette
(Champs de Chalons, 1857 - Paris,
1926). Disegnatore, caricaturista,
cartellonista, è stato vivace polemista politico nelle sue celebri vignette. Dopo aver lanciato con Roedel
la Vache Enragée nel 1896, ha fondato un giornale tutto suo, Pierrot.
Perseguitato dalla miseria e dalle vicende giudiziarie, ha lasciato
comunque una traccia indelebile
nell’illustrazione francese, collaborando alle riviste
ed ai giornali più importanti: Figaro, L’Echo de Paris,
L’Assiette au beurre...
129

�La roulotte di Adolphe Willette

�Le Opere
- Cham, Berthall, Célestin Nanteuil
Almanach de la Jeune Chanson Française
Ed. Bernardin - Bechet - L. Viellot, Paris 1864;

- Théophile-Alexandre Steinlen
Le Chat Noir
Tavola illustrata della rivista, Paris 1886;

- Anonimo

- Adolphe Willette
Carta intestata di Le Chat Noir
Lettera autografa di Rodolphe Salis, Paris 1888;

Le Lapin à Gil
Cartolina illustrata, Paris

verso il 1872;

- Cham, Berthall
Almanach de la Jeune Chanson Française
Bernardin Bechet, L. Viellot, Paris 1874;

- Sezanne
L’entrée du Chat Noir
Litografia, Paris 1889;

- Jules Chéret
Concert du XIX Siècle
Manifesto, Paris s.d. (1881);

- Victor Meusy
Chansons d’hier et d’aujourd’hui
Ed. Librairie Documentaire, Paris 1889;

- Jules Chéret
Folies Bergère Monaco
Manifesto, Paris s.d. (1880);

- Jules Chéret
Bal au Moulin Rouge, Place Blanche...,
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1889;

- Jules Chéret
Concert des Ambassadeurs
Mitografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1884;
- Rodolphe Salis
Le Chat Noir
Tavola illustrata della rivista,

Paris 1884;

- Théophile-Alexandre Steinlen
Le Chat Noir
Tavola illustrata della rivista, Paris 1886;

- Adolphe Willette
La Revue en fêtes, Aux Ambassadeurs
Manifesto, Paris
s.d. (1890 circa);
- Leonce Burret
La Vache Enragée
Manifesto, Paris

s.d. (1890 circa);

- Anonimo
La Place Blanche et le Moulin Rouge
Cartolina illustrata, Paris s.d. (1890 circa);
131

�- Anonimo
Le Moulin Rouge
Cartolina illustrata, Paris s.d. (1890 circa);
- H. Gray
Concert Européen
Programma, Paris s.d. (1890 circa);
- Jules Chéret
Champs Elysées, Jardin de Paris
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1890;
- Top
Un bal à l’Hotel de Ville
Spartito di Mac Nab, da Les chansons du Chat
Noir, Ed. Léon Vanie, Paris 1890;

- Roedel
Le Chien Noir
Manifesto del cabaret parigino, Paris s.d. (1890
circa) ;
- Henri Gray
Chaumière Tivoli
Manifesto, Ed. Pajol &amp; C.ie, Paris (1890 circa);
- Léopolde Stevens
Eugénie Buffet
Manifesto, Ed. Imprimerie Gerin, Dijon, Paris
s.d. (fine 1890);
- Jules Chéret
Galipettes et Galipaux,
Litografia, Ed. Jules Levy, Paris s.d. (1890 circa);

- Top
Les suicides en partie double
Spartito di Mac Nab, da Les Chansons du Chat
Noir, Ed. H. Heugel, Paris 1890;

- Henri de ToulouseLautrec
Moulin Rouge, La Goulue
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1891;

- Anonimo
Les Brillants, duettistes français
Manifesto Ed. Charles Levy, Paris s.d. (1890 circa);

- Maximilien Luce
Mevisto à La Scala
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1891;

- A. Barrère
Polin
Manifesto, Ed. Imprim. Hervé &amp; Maignan, Paris
s.d. (1890 circa);
- Henri-Patrice Dillon
Champ de Foire
Manifesto, Ed. Imprimerie d’Art E. Malfeyt &amp;
Cie., Paris s.d. (1890);
132

- Joseph Latour, Yvette Guilbert
Yvette, Fantaisie fin de siecle, Ed. Nouvelle
Librairie Paris ienne, Paris 1891;
- Adolphe Willette,
La fable et la chanson
Tavola illustrata del courrier Français, Paris 1892;

�- Xanrof
Chansons à Madame
Ed. Georges Ondet, Paris 1892;
- Lefèvre, Emile Pessard
Chansons Gaillardes
Ed. Alphonse Leduc, Paris 1892;
- Jules Grün, Lourday, Frémont, Xanrof
Chansons à rire
Ed. Flammarion, Paris 1892;
- Henri de Toulouse-Lautrec, Théophile-Alexandre Steinlen, Oscar Méténier
Aristide Bruant
Ed. Au Mirliton, Paris 1893;
- Ferdinand Bac
Scala, Yvette Guilbert
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed.
Chaix, Paris 1893;
- Henri Dumont
Yvette Guilbert aux Ambassadeurs
Manifesto, Ed. Imprimerie Ch. Levi, Paris 1893;
- Lucien Métivet
Eugénie Buffet, Ambassadeurs,
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1893;
- Pal (Jean de Paleologu)
Olympia, Grand Ballet Brighton,
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1893;

- Henri de Toulouse-Lautrec
Jane Avril, Jardin de Paris
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1893;
- Jules Chéret
Folies Bergère, Emilienne d’Alençon
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1893;
- Guydo
Paris iana
Programma, Paris s.d. (1893 circa);
- Georges Montorgueil, H. G: Ibels e Henri de
Tolouse-Lautrec
Le Café-Concert
numero speciale de L’Echo de Paris 1893;
- Théophile-Alexandre Steinlen, Aristide Bruant
A Biribi
Spartito apparso su Le Mirliton, Paris 1893;
- Théophile Alexandre Steinlen , Aristide
Bruant
Gil Blas, Rivista diretta da Aristide Bruant, Paris
1891-1896;
- Jean-Gabriel Ibels
Libert à La Scala
Litografia, Paris 1893;
- Jules Chéret
Olympia
Manifesto, 1890;

133

�- Henri de Toulouse-Lautrec
Yvette Guilbert canta “Linger Longer Loo”
Litografia, Ed. Marty, Paris 1894;

- Anonimo
Olympia
Programma, Paris s.d. (1895 circa);

- Georges Meunier
Bullier
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1894;

- Henri de Toulouse-Lautrec
Divan Japonais
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1895;

- Albert Guillaume
Ambiguë- Comique, Gigolette
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1894

- Jules Chéret
Alcazar d’Eté, Lidia
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1895;

- J. Viton
Theatre du Chat Noir - L’Enfant Prodigue
Manifesto per il Théâtre d’Ombres di Henri Rivière, Paris 1894;

- Georges Meunier
Grand jardin de l’Elysée Montmartre, Tous les soirs,
Trianon Concert
Litografia, Les Maîtres de l’ Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1895;

- Lefevre
Folies Bergère
Programma, Paris 1894;
- H. Royet
La tourte
Spartito illustrato dell’operetta di Raoul Bilhaud
et Gaston Serpette, L’Illustration, Paris 1895;
- Misti,
Olympia
Programma, Paris s.d. (1895 circa);
- G. Bataille
Olympia, Programma
Paris s.d. (1895 circa);

134

- Félix Vallotton
Ha! La Pé... la Pé... la Pépinière!!!
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1895;
- Théophile-Alexandre Steinlen, Maurice Bookay, Marcel Legay
Chansons rouges
Ed. Flammarion, Paris 1896;
- Théophile-Alexandre Steinlen
Ce soir la très illustre compagnie du Chat Noir
Manifesto, Ed. Charles Vernau, Paris 1896;
- Adolphe Willette
Chacun sa Muse - Alcazar d’été
Manifesto, Paris 1882;

�- Roedel
Moulin de la Galette...
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1896;
- Jules Chéret
Camille Stéfani
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1896;
- Jules Grün
Où la mènent-ils? Au Violon
Litografia, Les Maîtres de l’Affiche, Ed. Chaix,
Paris 1897;
- Jules Grün
La Pépinière, Chauffons! Chauffons!
Litografia, Les Maîtres de l’Affiches, Ed. Chaix,
Paris 1898;
- Jules Grün, Henry Fursy
Chansons rosses
Ed. Paul Ollendorf, Paris 1898;
- Adolphe Willette
Concert à l’Alcazar d’Eté
Tavola illustrata da Le Courrier Français, Paris
1898;

- Jules Depaquit, Jaques Ferny,
Chansons immobiles,
Paris 1899;
- Maquis
La Neige
Spartito interpretato da Mayol al Jardin de Paris
e da Anne Thibaud al Parisiana, parole di A. Trébitsch, musica di Gaston Maquis, Ed. A la Chanson Moderne, Paris 1899;
- Anonimo
Les petites chansons au Bon Marché
Figurine pubblicitarie riproducenti canzoncine e filastrocche, Ed. Au Bon Marché, Paris s.d. (Fine ‘800);
- Jules Chéret
Les visrtuoses de l’avenir,
Ed. Enoch, Paris s.d. (fine ‘800);
- Pous Thomis
Aristide Bruant dans son repertoire
Manifesto raffigurante Aristide Bruant e alcuni
suoi spartiti , Paris s.d. (fine ‘800);
- Studio Pierre Lepetit - Reutlingher
Eugénie Buffet
Tre fotografie, Paris s.d. (fine ‘800);

- Léandre
Yvette Guilbert
Le Rire, Paris 1898;

- Anonimo
La Goulue
Fotografia, Paris s.d. (fine ‘800);

- Léandre, Henry Fursy
Chansons rosses
Ed. Paul Ollendorf, Paris 1899;

- Anonimo
Paris Monumental et Métropolitain
Mappa, Paris (fine ‘800);
135

�- Charles Bayer
Botrel, ses chansons les plus Popolaires
Raccolta di alcune sue canzoni, Paris s.d. (fine
‘800);
- Anonimo
Cabaret du Lapin Agile (interno),
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Cabaret du Lapin Agile
Insegna di André Gil, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Nouvel Elysée Montmartre
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Casino de Montmartre
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Cabaret Bruant et le Théâtre Trianon à Montmartre
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
La Boite à Fursy à Montmartre,
cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
La Boite à Fursy dans la rue Pigalle,
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Les Folies Bergère
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);

136

- Anonimo
Le Casino de Paris et La Boucle
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Chat Noir
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
La Gigale
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Ciel et L’Enfer
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
L’Olympia
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Cabaret des Truands
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le cabaret des Truands
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Café de la Rotonde
Cartolina illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Le Panthéon de la Chanson
Paris s.d. (fine ‘800);

�- Théophile- Alexandre-Steinlen, Aristide Bruant
Dans la Rue
Ed. Bruant, Paris s.d. (fine ‘800);

- Mucha
Le Café-Concert
Figaro illustré, Paris 1896;

- Anonimo
Le Panorama - Paris s’amuse
Numeri 1-2 -10 dedicati ai Cafés-Concerts, Ed.
Ludovic - Baschet, Paris s.d. (fine ‘800);

- Anonimo
Moustaches Polka
Spartito interpretato da Duparc a l’Alcazar d’Eté,
parole di Dalleroy, musica di F. Vargues,
Ed. Meuriot, Paris s.d. (fine ‘800);

- Bac, Henri Gerbault, Mac Nab
Les Chansons du Chat Noir
Ed. Au Menestrel, Paris s.d. (fine ‘800);
- Paul Ballariau, Paul Delmet
Chansons du Quartier Latin
Ed. Ernest Flammarion, Paris s.d. (fine ‘800);
- Henri de Toulouse-Lautrec
L’entôleuse
Spartito, parole di L. Guyot, musica di CloërecMaupas, Ed. G. Ondet, Paris s.d. (fine ‘800);
- Sorel
Paris la nuit
Litografia, Paris s.d. (fine ‘800);
- Faria
Aux Oiseaux
Spartito, arrangiamento di Aristide Bruant per Le
Mirliton, Ed. Francis Salabert, Paris s.d. (fine ‘800);
- Paul Merwart
Au Quartier Latin
Rivista illustrata, Paris s.d. (fine ‘800);

- Adolphe Willette
Petite Brunette
Spartito di Paul Delmet, Ed. Au Menestrel de Paris s.d. (fine ‘800);
- Beep
Le Tribunal Comique
Spartito interpretato da Favart all’Alcazar d’Eté,
parole e musica di Delormel &amp; Garnier, Ed. Gondet, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
Les Tours De Coquin
Spartito, parole di Laroche e Duhem, musica di
Tac-Coen, Ed. H. Rohde, Paris s.d. (fine ‘800);
- Baz
Zut!
Spartito interpretato da Rosette Dattiguy all’Eden
Concert, parole di Albert Fontana e Henry Druecker, musica di Tac-Coen, Paris s.d. (fine ‘800);

137

�- Fuchs
Pst! Pst! Pst!
Spartito interpretato da Libert all’Alcazar d’Hiver, parole di Flam, musica di Bard, Ed. Maison
L. Vieillot - L. Labbé, Paris s.d. (fine ‘800);
- Faria
Aubade montmartroise
Spartito interpretato da Enne Thibaud a La Scala, parole di Lucien Delormel, musica di Félicien
Vargues, Ed. F. Vargues &amp; Delormel, Paris s.d.
(fine ‘800);
- Anonimo
Cendres d’amour
Spartito, parole di Pierre d’Amor, musica di F. Sadun, Ed. Carisch &amp; Jänichen, London, s.d. (fine
‘800);
- Chaillard
Jadis et aujourd’hui
Spartito, parole di Lemonnier e Oswald, musica
di Déjazet, P. Tralin, Paris s.d. (fine ‘800);
- A. Mayer
Les momies
Spartito, parole di Elic Remignard, musica di
Tac- Coen, Paris s.d. (fine ‘800);
- Chatinière
Est pour ce soir?
Spartito interpretato da Ermand Ben e Léon Bertrand al Ba-ta-clan, parole di U. Courtis, musica
di Victor Rullard, Ed. Pathé, Paris s.d. (fine
‘800);
138

- Donjean
Elle heur’te couch’ t’on?
Spartito, parole di Constantin, musica di Paul Plaquière, Paris s.d. (fine ‘800);
- Alexandre- Théophile Steinlen
La ballade du désespéré
Spartito di Aristide Bruant, Paris s.d. (fine ‘800);
- L. Lemaresquier
La cuisinière à papa
Spartito interpretato da Brunin all’Alcazar d’Eté
e da Candieux al Pavillon de l’Horloge, parole di
Lucien Delormel, musica di Emile Duhem, Ed.
Bassereau, Paris s.d. (fine ‘800);
- Alexandre-Théophile Steinlen
Comment je t’aime - Chanson d’aurore
Spartito, parole di Vadorin de Valgré, Musica di
Marcel Legay, Ed. Veuve Brada, Paris s.d. (fine
‘800);
- Gerlier
Les chevaliers du Guet
Spartito interpretato da Les Frères Gémon all’Eldorado, da Les Magrons all’Horloge, parole di
Hervey Min &amp; Moiroud, musica di A. Teste, Ed.
Emile Benoit, Paris s.d. (fine ‘800);
- P. Mavrov
Le Centenaire
Spartito interpretato da M. Pacra all’Eldorado,
parole di A. Philibert &amp; Sevray, musica di J. Uzès.
Ed. A. Philibert, Paris s.d. (fine ‘800);

�- M. Saska
Les Ecriteaux
Spartito interpretato da Paulus all’Eldorado, parole di Baumane &amp; Blaudelet, musica di Charles
Pourny, Ed. Duhem, Paris s.d. (fine ‘800);
- Butscha,
Sacredie,
Spartito interpretato da Paulus all’Alcazar d’Eté,
parole di Villemer-Delormel, musica di Léopold
de Wenzel, Ed. C. Joubert, Paris s.d. (fine ‘800);
- Guhme
L’air ne fait pas la Chanson,
Spartito, parole di Vergeron, musica di Couplet,
Ed. Schlosser, Paris s.d. (fine ‘800);
- Anonimo
La vigne au Vin
Parole e musica raccolte e interpretate da Aristide
Bruant, Ed. Francis Salabert, Paris s.d. (fine ‘800);
- Gustave Doujean
Un Coeur Aimant
Spartito interpretato da Berthelier al Théatre Impérial de l’Opéra Comique, Paris s.d. (fine ‘800);
- Jules Grün
Scala, Revue à Poivre
Manifesto, Impr. Charles Verneau - Atelier Grün,
Paris 1900;
- Faria
La Chanson Française, Mayol dans la Mattchiche, Repertoire Mayol
Manifesto, Ed. V.ve Léon Hayard, Paris s.d. (1900 circa);

- M. M. de Monvel
Chansons de France pour les petits enfants
Ed. Plon, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Chansons enfantines du bon vieux temps
Raccolta di canzoncine, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Les animaux chantent
Raccolta di spartiti illustrati, Paris s.d. (inizio
‘900);
- Claude Augé
Les chants de l’enfance
Libro illustrato, Ed. Larousse, Paris s.d. (inizio
‘900);
- Raoul Pugno
La petite poucette
Manifesto, Ed. E. Biardot, Paris s.d. (inizio ‘900);
- AA.VV.
La musique des figurines
figurine pubblicitarie di soggetto musicale, Paris
s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Les Chansons du Peuple
Manifesto, Repertorio Montehus, riproducente vari spartiti fra cui l’Internazionale, Paris s.d.
(inizio ‘900);
- Anonimo
Si tu vois ma tante
Spartito interpretato da G. Rullies, Jeanne Aubert, Pierre Bayle, Alibert, parole di Léo Lelievre
139

�e Henri Varna, musica di R. Nelson, Ed. Charles
Brull, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Faria
Les Questions Du Bataillon
Spartito interpretato da Polin all’Alcazar d’Eté,
parole di E. Rimbault, musica di L. Delormel,
Ed. Delormel, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Edw. Ancourt,
Le Forgeron De la Paix,
Spartito interpretato da Doriga al XX Siècle e da
Rosalna a La Scala, parole di Villemar &amp; Delormel, musica di Tac-Coen, Ed. E. Delay &amp; Rodier,
Paris s.d. (inizio ‘900);
- L. Borgex
Au clair de la Lune
Spartito attribuito a Jean-Baptiste Lully, arrangiamento di Francis Salabert, interpretato da Aristide Bruant, Ed. Francis Salabert, Paris s.d (inizio
‘900);
- Anonimo
Billembois l’ordonnance
Spartito interpretato da Spadaro all’Olympia, parole di Louis Bousquet, musica di Henry Malfait,
Ed. L. Bousquet, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Y a 3 filles à St. Quintin
Spartito interpretato da Bérard, parole di Dommel &amp; Valfy, musica di R. Desmoulins, Ed. Dommel, Paris s.d. (inizio ‘900)

140

- Anonimo
Le fidele e le souvenir
Cartoline raffiguranti due grammofoni con ritratti femminili, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Les Apaches
N. 2 cartoline raffiguranti Davigny e Camille
Henri mentre ballano, Paris s.d.
(inizio ‘900);
- Abel Truchet
Le quadrille
Litografia, Ed. Imprim. Eugène Verneau, Paris
s.d. (1900 circa);
- Abel Truchet
Les danseuses
Litografia, Ed. Imprim. Eugène Verneau, Paris
s.d. (1900 circa);
- Anonimo
La Ville Lumière
Tavola illustrata, veduta notturna di Parigi durante l’Esposizione Universale del 1900, Paris 1900;
- Adolphe Willette
Une répétition à l’Alcazar d’Eté
Tavola illustrata da Le Courrier Français, Paris
1900;
- Maurice Biais
Le Can-Can
Litografia, Imprimerie J. Minot, s.d. (inizio ‘900);

�- Bergeret
Siffleur d’oiseaux / Marchand d’ocarinas
Ed. Pathé, 90 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Bérard
La carmélite / Quand le coeur chante
Ed. Pathé, 90 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Dranem / Polin
J’ai un rosier / La derniere carotte
Ed. Pathé, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Marcelly
Votre baiser d’adieu
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Maréchal
Sérénade printanière / Ninon voici les roses
Ed. Pathé, 90 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Maréchal, Charlus (duo comique)
Gendere et belle-mère / Bois sans soif
Ed. Pathé, 90 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Georges Elval
La patrouille s’avance / La folle nuit
Ed. Aérophone, 90 tours, Paris s.d.(inizio ‘900);
- Charlus et Jean Péheu
A la répétition / Le candidat
Ed. Pathé, 90/100 tours Paris s.d. (inizio ‘900);
- Charlus
Tout en choeur / Un coup de soleil
Ed. Pathé, 90-100 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Ferval
Souvenir d’avril / Brise des nuits
Ed, Dutreih, 90 tours, Paris s.d. (inizio ‘900);

- Anonimo
Le Moulin de la Galette (interno)
Cartolina illustrata, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Le Bal du Tabarin (interno)
Cartolina illustrata, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Anonimo
Danse au Moulin Rouge
Cartolina illustrata, Paris s.d. (inizio ‘900);
- Emile Tabouret
Paris iana
Programma , Paris s.d. (1900 circa);
- Emile Tabouret
Paris iana
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
- H. Gray
Casino de Paris
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
- Maurice Millière
Folies Bergère
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
- A. Houbrac
Scala
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
- Misti
Scala
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
- Misti
Moulin Rouge
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
- Anonimo
L’Enfer
Programma, Paris s.d. (1900 circa);
141

�- Anonimo
La Musique de Théâtre et de Salon
nunero speciale dedicato a Mayol,
Ed. Librairie Universelle, Paris ,s.d. (inizio ‘900);

- Henri Fursy
Les Chansons de la Boîte
Ed. Sociétè d’Edition Littéraire et Artistique Librairie Paul Ollendorf, Paris 1902;

- Leonetto Cappiello
Polaire à la Scala
Le Rire, Paris 1900;

- Henri Goussé, Xavier Privat
Chansons vécues
Ed. Paul Ollendorf, Paris 1903;

- Poulbot, Aristide Bruant
Dans la Rue
Ed. Ernest Flammarion, Paris s.d. (inizio ‘900);

- Polin
Paris qui chante
Thérésa dans son repertoire, Paris 1903;

- G. Dola, Paul Chambot
Chansons Légères
Ed. Chavat &amp; Girier - Au Diapason, Paris 1901;

- Polin
Paris qui chante
Eugénie Fougère à la Scala, Paris 1903;

- Jean-Gabriel Ibels
Les Sisters Machinson’s
L’Assiette au Beurre, Paris 1901;

- Polin
Paris qui chante
Numero dedicato a Mayol raffigurato in copertina, Paris 1904;

- Roubille
Le 14 Juillet e Aux Armes Citoyens!
Le cri de Paris Paris 1901;
- André Rouveyre
Le Can-Can
Le Frou Frou, Paris 1901;
- Jean- Gabriel Ibels
Romance sans paroles - Les Cafés-Concerts
L’Assiette au Beurre, Paris 1901;
- Yrondy- Aristide Bruant
Les Bas Fonds De Paris
Ed. Dèfinitive, Paris 1902;

142

- Polin
Paris qui chante
Eugénie Fougère à la Scala, Paris 1903;
- Polin
Paris qui chante
numero dedicato a Mayol raffigurato in copertina, Paris 1904;
- Anonimo
Polin
Foto-Cartolina raffigurantelo chansonnier mentre canta dinanzi al Presidente della Repubblica
nei giardini dell’Eliseo, Paris s.d. (1905 circa);

�- AA.VV.
Paris qui chante
Raccolta di 240 canzoni di diversi autori, 1904
-1905, Ed. Maison L. Rueff, Paris 1906;
- Xavier Privas
La chanson sentimentale
Ed. Librairie Léon Vanier, Paris 1906;
- Paulus
Trente ans de Café-Concert, 1886-1906
Ed. Société d’Edition et de Publication, Paris s.d.
(1906);
- Anonimo
Polin
Foto pubblicitaria, Paris 1906;
- Anonimo
La Musique pour tous
Numero speciale con Raccolta di canzoni di Paulette Darty, Ed. Librairie Universelle, Paris 1906;
- Henri Mauvezin
La Musique pour tous
Numero speciale con Raccolta di canzoni di
Anna Thibaud, raffigurata in copertina, Ed. Librairie Universelle, Paris 1907;
- Jules Clarétie
La Musique pour tous
Numero speciale con la Raccolta di canzoni di
Mayol raffigurato in copertina, Ed. Librairie
Universelle, Paris 1908;

- Charles Arjaliez
La Musique pour tous
numero speciale con raccolta di canzoni di Marcel Legay, raffigurato in copertina, Ed. Librairie
Universelle, Paris 1908;
- Edouard Bernard
Le Carillon
Programma, Paris 1909;
- B. Charbonnier
Ya qu’ Montmartre
Spartito interpretato da Dalbret, parole di Gaël,
musica di D. Bernaiux, Ed. Delabonne &amp; Thebault, Paris, 1909;
- H. Gabriel Ibels
Le Caf-con’ à l’Odéon
Numero speciale di L’Assiette au beure, Paris
1910;
- Charlus (de l’Alcazar)
Aventure espagnole / La baigneuse de Beaucaire
Ed. Pathé, 80 tours, Paris s.d. (anni ‘10);
- Mayol
Au bon moment / Le petit rat de l’Opéra
Ed. Pathé, 80 tours, Paris s.d. (anni ‘10);
- Dranem (de l’Eldorado)
Manuel du chauffeur / Chasseurs sachez sacher
Ed. Pathé, 80 tours, Paris s.d. ( anni ‘10);
- Mayol
Au bon moment / Le petit rat de l’Opéra
Ed. Pathé, 80 tours, Paris s.d. (anni ‘10);
143

�- Anonimo
Tout autour de Paris
Spartito interpretato da Gorgel, parole di Jean
Rodor, musica di Gey et Yegson, Ed. Jean Rodor,
Paris s.d. (1910 circa);

- F. Clérice
Le Moulin de Maître Jean
Spartito interpretato da Bérard, parole di BertailMarnois, musica di Ch. Borel-Clerc, Ed. Ch. Borel-Clerc,

- L. Pousthomis
En 93
Spartito, parole di F.L. Bénech, musica di Léo
Daniderf, Ed. L. Bénech, Paris 1910;

Paris 1912;
- Anonimo
Il encaisse tout
Spartito interpretato da Frehel e da Luce Bert, parole di Charlys Vandair, musica di Alexander, Ed.
J. Yves Krier, Paris s.d. (1912 circa);

- B. Charbonnier
Coeur de Moineau
parole e musica di Charlys, Paris s.d. (1910 circa);
- Anonimo
La Chaîne
Parole di Emile Ronn, musica di Daniderff, Impr.
L. Ghidoue, Paris 1911;
- Pierre Brissard
Vieilles chansons pour les coeurs sensibles
Raccolta di canzoncine illustrate, Ed. Plon Nourry, Paris 1911;
- Daniel de Losques
Mistinguett
Manifesto, Imprimerie Chachoin, Paris 1911;
- Léonce Burret
Retraite Montmartroise
Spartito, parole di Charles Quinel, Ed. Adolph
Fürstner, Paris 1912;

144

- Gerda Wegener
Chansons de France
Numero speciale de la Baïonnette, Paris 1917;
- Dréam (du Moulin Rouge)
Pourquoi
l’ai-je embrassée / Ah! Les hoffmaun’s girls
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘20)
- Bérard (de l’Eldorado)
Le moulin de suzette / Pou que les femmes soient jolies
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘20);
- Frédo Gardoni
Dans les magasins / C.O.N.S.T.A.N.T.N.O.P.L.E
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘20);
- Fernand Frey (de la Cigale)
Dans la rue / Le cidre
Ed. Pathé, 80 tours, Paris s.d. (anni ‘20);
- Dranem (de l’Eldorado)
Comme on change / Conseils à la mariée
Ed. Pathé, 80 tours, Paris s.d. (anni ’20);

�- IFBP
Alhambra
Programma, Paris 1920;

- Anonimo
Le Moulin de la Galette
Acquaforte acquarellata, Paris s.d. (anni ‘20);

- Anonimo
Jardin de Paris
Programma, Paris 1920;

- Vaillant
La Revue du Palace
Ed. Paris Plaisirs, Paris s.d. (anni ‘20);
- Jacques Charles,
De Gaby Deslys à Mistinguett
Ed. Gallimard, Paris s.d. (anni ‘20)
(Esemplare firmato dall’autore, dedicato ad Alibert);
- Paul Weil
Chansons de la Place Pigalle
Ed. Galèries du Livre, Paris s.d. (anni ‘20);

- P. Manin
Concert Mayol
Programma del concerto di Damia, Paris 1920;
- Studio Lorelle
Marise Damia
Fotografia, Paris s.d. (anni ‘20);
- Studio Piaz
Mistinguett
Fotografia, s.d. (anni ‘20);
- Studio Comoedia
Fursy
Fotografia, Paris s.d. (anni ’20);
- R. de Valerio
Cherry Maurice Chevalier
Cartone pubblicitario da affissione, Ed. Devambez, Paris s.d. (anni ‘20);
- Sem
Joséphine Baker
Litografia, Album “White Bottoms”, Paris s.d.
(anni ‘20);
- Sem
Mistinguett, con Henri e Yola Letellier
Litografia, Album “Withe Bottoms”, Paris s.d.
(anni’20),

- Anonimo
Oh! Maurice
Spartito interpretato da Maurice Chevalier, musica di Henri Christiné, Ed. Salabert, Paris 1920;
- R. De Valerio
Mon Homme
Spartito interpretato da Mistinguett, parole di
Albert Willemetz, musica di Maurice Yvain, Ed.
Francis Salabert, Paris 1920;
- M. Labbé
Gosse D’amour Java
Spartito scritto da M. Betty, Ed. L. Maillochon,
Paris 1921;
- Anonimo
Je cherche après Titine
Spartito interpretato da Léonce al Moulin Rouge,
145

�parole di Bertal-Maubon &amp; Ronn, musica di
Léo Daniderff, Ed. Daniderf, Paris 1921;

ca Di Maurice Yvain, Ed. Francis Salabert, Paris 1923;

- Anonimo
Printania
Programma dell’operetta realista L’Etoile du ruisseau di Vincent Scotto, Paris 1921;

- Choppi,
He Marie!
Spartito interpretato da Bach per la rivista En
Pleine Folie alle Folies Bergère, parole di L. Bousquet &amp; Louis Lemarchand, musica di Chantrier,
Ed. Francis Salabert, Paris 1923;

- M. Saint-Martin
La Pie qui chante
Programma della rivista Cach’ tes bijoux, Paris
1921;
- Ch. Gia
Avec le sourire
Spartito interpretato da Maurice Chevalier nella
rivista di Léo Volterra al Casino de Paris parole di
Albert Willemetz &amp; Jacques Charles, musica di
Maurice Yvain,
Ed. Francis Salabert, Paris
1921;
- Cl. Apers
La Java
Spartito interpretato da Mistinguett, rivista En
Douce al Casino de Paris parole di Albert
Willemetz e Jacques Charles, musica di Maurice
Yvain, Ed. Francis Salabert, Paris 1922;
- Théodore Botrel
Les chansons plus populaires
Paris 1922;
- R. De Valerio
J’m’en Balance,
Spartito interpretato da Dranem, parole di Yves
Mirande, G. Quinson, Albert Willemetz, musi146

- R. De Valerio
C’est jeune et ça n’sait pas!
Spartito della rivista di Léon Volterra al Casino
de Paris parole di Saint Granier, musica Di Fortugé, Ed. Francis Salabert, Paris 1923;
- Anonimo
Si Vous N’aimez Pas Ça
Spartito interpretato da Maurice Chevalier al
Théâtre Des Bouffes Paris iens, parole di Yves
Mirande e Gustave Quinson, musica di Maurice
Yvain, Ed. Francis Salabert, Paris 1923;
- Studio Waléry
Bal du Moulin Rouge
Rivista, Ed. M. de Brunof, Paris 1923;
- Anonimo
Vas-y-Léon
Spartito interpretato da Parysis nella rivista di
Léon Volterra al Casino de Paris marcia popolare
dei Giochi Olimpici, parole di Albert Willemetz,
Jacques Charles &amp; Pothier, musica di Borel-Clerc,
Ed. Ch. Borel-Clerc, Paris 1924;

�- Cl. Apers
Fleur d’amour
Spartito interpretato da Mistinguett nella rivista
Bonjour Paris al Casino de Paris parole Di Albert
Willemetz e Jacques Charles, musica di José Padilla, Ed. Salabert, Paris 1924;

- Anonimo
Les lettres d’amour
Spartito interpretato da Janeys per la rivista Mieux
Que Moi al Moulin Rouge, parole di Jacques
Charles, Musica di José Padilla, Ed. Francis Salabert, Paris ,1925;

- AA.VV.
Paris qui chante
raccolta di 150 canzoni di diversi autori, Paris
1923 -1924;

- Anonimo
Joséphine Baker,
Fotografia, Paris s.d. (1925 circa);

- Anonimo
Alhambra,
Programma, Paris 1924-25;
- Anonimo
Mon Paris
Spartito interpretato da Alibert, parole di Jean
Boyer, musica di Jean Boyer e Vincent Scotto, Ed.
Francis Salabert, Paris 1925;
- Cl. Apers
Valencia
Spartito interpretato da Mistinguett al
Moulin Rouge, parole di Francis Boyer &amp; Jacques
Charles, Musica di José Padilla, Ed. Francis Salabert, Paris 1925;
- R. De Valerio
Valentine
Spartito interpretato da Maurice Chevalier, rivista
Paris qui chante, Casino de Paris parole di
Albert Willemetz, musica di Henri Christiné, Ed.
Francis Salabert, Paris 1925;

- Haolouze
Moulin Rouge, La Revue Mistinguett,
Programma, Paris 1925-26;
- Noël-Noël
La Butte en Luth
Programma di canzoni di Michel Herbert, Paris
1926;
- Anonimo
Bobino
Programma, Paris 1926;
- Malo Renault, Ad. Gauwin
Chansons de France
Raccolta di spartiti illustrati, Ed. Hachette, Paris
1926;
- Jack Robert
Quand vous chantez
Spartito per la rivista Palace Aux Femmes di Léo
Lelievre, Henri Varna &amp; Fernand Rouvray, parole di Henri Varna &amp; Léo Lelievre Fils, musica di
Jean Boyer, Ed. Lucien Brulé, Paris 1926 ;

147

�- R. De Valerio
Mon coeur
Spartito interpretato da Maurice Chevalier &amp;
Yvonne Vallée al Casino de Paris parole di Albert
Willemetz, Saint Granier e J. Le Soyeux, musica di Henri Christiné, Ed. Francis Salabert, Paris
1926;
- Anonimo
Ça C’est Paris
Spartito interpretato da Mistinguett al Moulin
Rouge, parole di Lucien Boyer &amp; Jacques Charles,
musica di Padilla, Ed. Francis Salabert, Paris 1926;
- Malo Renault, Ad. Gawin
Chansons de France
Ed. Hachette, Paris 1926;
- Maurice Donnay
Autour du Chat Noir
Ed. Grasset, Paris 1926;
- André Rivollet
Maurice Chevalier, de Menilmontant au Casino de Paris
Ed. Grasset, Paris 1927;
- Atelier Gaston Girbal
Quand On Veut Rester Jeune Et Beau
Spartito della rivista Un vent de Folie, alle Folies
Bergère, parole di Louis Lemarchand &amp; René Buzelin, musica di Hugo Hirsch, Paris 1927;
- B. Mallet
Le Grand Guignol
Supplemento della rivista dedicato al Music-Hall,
Paris 1927;
148

- Anonimo
Folies Bergère, Joséphine Baker, La folie du jour
Programma, Paris 1926-27;
- Anonimo
Casino de Paris
Programma, Paris 1927;
- Anonimo
Palace
Programma, Raquel Meller, Paris 1927;
- E. Gesmar
La Revue du Moulin Rouge
Programma, Paris 1927;
- Barfansky
Bouffes-Paris iens
Programma della commedia musicale Passionnément, Paris 1927-28;
- Anonimo
Folies Bergère
Programma, Paris 1928;
- Anonimo
Folies Wagram
Programma, Marie Dubas, Paris 1928;
- Yvette Guilbert
L’art de chanter une chanson
Ed. Grasset, Paris 1928;
- R. De Valerio,
Mon P’tit Tom
Spartito interpretato da Maurice Chevalier, parole di Albert Willemetz, musica di Raoul Moretti,
Ed. Salabert, Paris 1928;

�- R. De Valerio
Si j’etais demoiselle
Spartito interpretato da Maurice Chevalier, parole di Albert Willemetz &amp; Ch. L. Pothier, musica
di C. Oberfeld, Ed. Francis Salabert, Paris 1928;

- Anonimo
Au revoir Paris
Spartito interpretato da Alibert, parole di Louis
Lemarchand e Jean Boyer, musica di Henry Verdun e Jean Boyer, Ed. Enoch, Paris 1929;

- R.De Valerio
Les Polichenelles
Spartito della rivista di Léon Volterra al Casino
de Paris parole di Albert Willemetz, Saint Granier &amp; J. Le Seyeux, musica di Maurice Yavain,
Ed. Salabert, Paris 1928;

- Colette, Henri Mirande
L’univers du Music-Hall
Ed. Le Livre Moderne Illustré, Paris 1929;

- Studio P. Apers
On me suit
Spartito intepretato da Mistinguett, parole di Mistinguett e Léo Lelievre Fils, musica di Fred Pearly e Pierre Chagnon, Ed. Francis Salabert, Paris
1928;

- Maurice Verne
Les Usines du Plaisir, La vie secrète du Music-Hall
Ed. des Portiques, Paris 1929;

- Anonimo
Nouveau Bonheur
Spartito interpretato da Maurice Chevalier, con
Claudette Colbert nel film La Grande Mare, parole di Bataille-Henri, musica di Sammy Fain &amp;
Pierre Norman, Ed. Francis Salabert, Paris 1929;
- Anonimo
A Vingt Ans
Spartito tratto dall’opera buffa Minouche, parole Di Jean Rioux e René Rijol, musica di Octave
Cremieu, Ed. Francis Salabert, Paris 1929;

- Charles Cluny
Les Mémoires de Mayol
Ed. Louis Querelle, Paris 1929;

- Poulbot
Chat Noir
Programma, Paris 1929;
- Paul Rab
Le Music-Hall
Numero speciale della rivista La Charrette “charrie”, con testi di Colette, Régis Gignoux, René
Biset e Max Viterbo, Ed. Imprimerie Crété, Paris
s.d. (anni ‘30);
- Anonimo
Le Lido, (interno)
Cartolina illustrata, Paris 1930;
- Alibert (des Folies Bergère)
Faut ce qu’il faut / Si j’était chef de gare
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘30);
149

�- Alibert
Les saisons / Le grand amour
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘30);

- Eugénie Buffet, Maurice Hamel
Ma vie, mes amours, mes aventures
Ed. Eugène Figuière, Paris 1930;

- Maurice Chevalier
La haut / Si vous nìaimez pas ça
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘30);

- Studio Paul Darby
Mayol
Fotografia, Paris s.d. (anni ’30);
- Studio Cahan - Mauro - R. Voinquel Charles Trénet Tre foto pubblicitarie, Paris s.d. (anni ‘30);

- Vilbert (de l’Eldorado)
Pour une cocotte
Polin (de la Scala)
Sacrée corvée
Ed. Corona, 78 tours, Paris s.d. (‘anni ‘30);
- Simone Plé
Les chants et les jeux
Libro illustrato, Ed. Henri Lemoine, Paris s.d
(anni ‘30);

- L.M.
Galas Maurice Chevalier Théâtre du Châtelet
Programma, Paris 1930-31;
- Studio Keystone-Talbot
Iris &amp; Denise
Numero della rivista Paris Music-Hall, Paris 1931;

- Zig
J’ai deux amours
Spartito interpretato da Joséphine Baker nella rivista Paris qui remue, parole di Géo Koger &amp; A.
Varna, Musica di Vincent Scotto, 1930;

- Marcel Sauvage
Joséphine Baker
Ed. M. Seheur, Paris 1931
(Esemplare con dedica dell’autore al commediografo Georges Clarétie);

- Lupa
Gody, toujours en tête, Maître des Ondes,
Manifesto, Ed. Imprim.Berger-Levrault, NancyParis Paris s.d.(anni ‘30);

- Denis Amiel
Les spectacles à travers les âges - théâtre, cirque, musichall, café-concerts, cabarets artistiques,
Ed. du Cygne, Paris 1931

- Anonimo
La Marseillaise
Cartolina Spartito, Paris s.d. (anni ‘30);

- Cl. Apers,
Une nuit de Paris
Spartito interpretato da Mistinguett, parole di
Henri Varna, Léo Lelievre Fils &amp;Lima, musica di
Manuel De Gredos, Ed. Francis Salabert, Paris
1931;

- Anonimo
Joséphine Baker
Tavola illustrata pubblicitaria Radio Graphophone Columbia, Paris s.d. (anni ‘30);
150

�- Anonimo
Lingerie Jazz
Spartito interpretato da Maurice Chevalier nel
film Le Lieutenant Souriant, parole di BatailleHenri, Musica di Oscar Straus, Ed. Chappel, Paris 1931;
- Studio Valéry
Viens à l’Exposition
Spartito intepretato da Léon Raiter, musica di
Vincent scotto e Léon Raiter, parole di Géo Koger, Ed. Léon Raiter, Paris 1931;
- Anonimo
Entre deux ponts...
Spartito interpretato da Alibert, parole di L. Carol &amp; Delamare, musica di Ch. Borel-Clerc, Ed.
Ch. Borel-Clerc, Paris 1931;
- Anonimo
Maurice Chevalier
tre fotografie tratte dal film Le Lieutenant…, Paramount, Paris 1931
- Eugénie Buffet
Lettera autografa a Ali Héritier
Paris 15.4.1931;
- Anonimo
Alhambra
Programma, Paris ,1932;
- Ch. Romy
Qu’avez-vous fait?
Spartito interpretato da Maurice Chevalier &amp;
Jeannette Mac Donald, parole di André Honez,
musica di R.A. Whiting, Ed: Francis Salabert,

Paris 1932;
- Charles Trénet
Quel est mon destin
Testo inedito di Trénet ventenne
Paris mardì 24 janvier 1933;
- Jean Le Suyeur
La Scala
Programma dell’operetta leggera Au pays des
femmes nues, Paris 1933-34;
- Anonimo
Bouffes Paris iens
Programma della commedia musicale Le Bonheur, Mesdames, Paris 1933-34;
- Gaston Girbal
Alfred Rode et ses Tziganes
Manifesto Pathé, Ed. Etablissements Delattre,
Paris 1934;
- Anonimo
La romance de la pluie
Spartito interpretato da Maurice Chevalier, parole di A. Hornez, musica di Jach Stern, Ed. Francis
Day, Paris 1935;
- André Rivollet
Joséphine Baker, une vie de toutes les couleurs
Ed. Arthaud, Paris 1935;
- Anonimo
Tout va très bien Madame la marquise
Spartito interpretato da Ray Ventura, parole di
Paul Misraki, Bach &amp; Laverne, musica di Paul
Misraki, Ed. Ray Ventura, Paris 1936;
151

�- A. Nivelle
Souvenir musical de Paris
Spartito interpretato da Tino Rossi, Mistinguett,
Maurice Chevalier, Lys Gauty, Georges Milton,
Lyne Clevers, Alibert, Fernandel, all’Esposizione
del 1937, Ed. Francis Salabert, Paris 1937;

- Théodore Botrel
La Paimpolaise / Dors mon gas
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘40);

- Guy Gérard Noël
Les chansons de l’Exposition 1937
Manifesto, Ed. Pathé, Paris 1937;

- Damia
J’ai peur / L’Orgue
Orchestre Pierre Chagnon, Ed. Columbia, 7
tours, Paris s.d. (anni ‘40);

- Würth
L’ombre s’enfuït (tristesse)
Spartito interpretato da Tino Rossi, parole di
Jean Loysel, musica di Chopin, Ed. Les Nouvelles
Editions Méridian, Paris 1939;
- Anonimo
Folies Bergère
Programma di En Super Folies con Joséphine
Baker in copertina, Paris s.d. (anni ‘40);
- Anonimo
Théâtre de Montmartre - Aux trois baudets
Programma dello spettacolo Ça va...ça va pas!,
Paris s.d. (anni ‘40);
- At.n Loceil
La Folie Pigalle
Programma della Revue à l’eau de Rosse, Paris
s.d. (anni’ 40);
- Abel Vaine
Logis de la Lune Rousse
Programma della rivista Du nouveau à l’ouest,
Paris s.d. (anni ‘40);
152

- Max Réjean (de l’ Empire)
Tango mystérieux / Le point d’interrogation
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘40);

8

- Tino Rossi
Prologues
Orchestre Pierre Chagnon, Ed. Columbia, 78
tours, Paris s.d. (anni ‘40);
- Marie Dubas
La chanson du Roulier / Les housards de la garde
Orchestre M.S. Carcel, Ed. Odéon, 78 tours, Paris s.d. (anni 40);
- Stello (du Lapin à Gill)
Le joueur de luth / La femme du roulier
Choeur et Orchestre Jean Lenoir, Ed. Polydor, 78
tours, Paris s.d.(anni ‘40);
- Alibert (de l’Empire)
La cabaret montmartrois
Ed. Odéon, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘40)
- Marino
Crépuscule / A média Luz
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘40);

�- Lucienne Boyer
Je ne savais pas / Des mots nouveaux
Ed. Columbia, 78 tours, Paris s.d. (anni 40);

- André
Rina Ketty
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d.(anni ‘40);

- Jean Lumière / Orchestre Ray Ventura
Le chanteur de minuit / La chanson du coeur (e altre)
Ed. Stepp, 45 tours, Paris s.d. ( anni ‘40);

- Rob
Deprince
Manifesto, Ed. La Voix De son Maître, Paris
s.d.(anni ‘40);

- Jean Sablon
Pour vous j’avais fait cette chanson / Mélancolie
Orchestre Wal Berg, Ed. Columbia, 78 giri, Milano, s.d. (anni’40);
- Georges Guétary
Ma belle Marguerite / Pedro le pecheur
Orchestre Philip Green, Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘40);
- Atelier C. Lalande
Lucienne Boyer
Manifesto, Ed. Columbia, Paris s.d. (fine anni ‘40);
- Reinoso - Atelier Gaston Girbal
Charles Trénet
m anifesto, Paris s.d. (anni ‘40);
- André - Studio d’Ora
Maurice Chevalier
Manifesto, Ed. La Voix De son Maître, Paris s.d.
(anni ‘40);
- Studio Harcourt
Luis Mariano
Manifesto, Paris s.d. (anni ‘40);

- J.C. Jean
Alibert au Théâtre Marseillais
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (anni ‘40);
- Anonimo
Raymond Legrand et son Orchestre
Manifesto, Ed. Columbia, Paris s.d. (1940);
- Rob
Fredo Gardoni
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (anni ‘40) ;
- Atelier Gaston Girbal
Yves Montand
Manifesto, Ed. Odéon, Paris s.d. (1946) ;
- Guy-Gérard Noël
Ray Ventura et ses Collegiens
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (anni ‘40);
- Fratelli Crosig, Atelier Gaston Girbal
Yvette Horner
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d (anni ‘40).;
- Alain Carrier
Jacques Helian et son Orchestre
Manifesto, Ed.Columbia, Paris s.d. (anni ‘40);

153

�- Ch. Kiffer
Charles Trénet
Manifesto, Ed. Columbia, Paris s.d.(fine anni ‘40);

- Anonimo
Jean Varsac, Le plus vache des Chansonniers
Ed. Raoul Solar, Monaco 1944;

- V.J.
Frédérica
Manifesto, Ed. Columbia, Paris ,s.d. (anni ‘40);

- Jean Rigaux
Ses meilleures histoires
Ed. Raoul Solar, Monaco 1944;

- Claude Poirier

- Gralliant
Fleur de Paris
Spartito, parole di Maurice Vandair, musica Di
Henri Bourtayre, Ed. Paul Beuscher, Paris 1944;

- Anonimo,
Tino Rossi,
Manifesto pubblicitario del Film Mon Amour Est
Près De Toi, Paris s.d . (anni ‘40);
- Atelier Gaston Girbal
Georges Ulmer
Manifesto, Ed. Columbia, Paris s.d. (anni ‘40);
- Marie Dubas
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris s.d. (anni ‘40);
- R. Guerin
ABC
Programma del concerto di Edith Piaf, Paris
1940-41;
- Ch. Kiffer
André Dassary
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (1941);
- Kiffer
Le régiment des jambes Louis XV
Spartito, parole, musica e Interpretazione di Maurice Chevalier, Ed. Francis Salabert, Paris 1941;

154

- Anonimo
Elle a...
Spartito interpretato da Yves Montand e Simone
Alma, parole di Edith Piaf, musica di Marguerite
Monnot,
Ed. Paul Beuscher, Paris 1945;
- Anonimo
La Saint-Jean
Spartito interpretato da Georges Guétary, parole
di Francis Leuras, musica di Francis Lopez, Ed.
Les Editions Musicales M. Selmer, Paris 1945;
- Würth
Les 3 Cloches
Spartito interpretato da Edith Piaf e da Les
Compagnons de la Chanson, parole e musica di
Jean Villard,
Ed. Les Nouvelles Editions Méridian, Paris 1945;
- Würth
J’m’en fou pas mal
Spartito interpretato da Edith Piaf, parole e musi-

�ca di Michel Emer, Ed. Les Editions Masspacher,
Paris ,1946;
- Paul Giron
La Chanson de l’ours
Spartito interpretato da Charles Trénet e da Les
Compagnons de la Chanson, parole e musica di
Charles Trénet, Ed. Raoul Breton, Paris 1946;
- Guy B. Raoul
Moi, j’m’en fous
Spartito interpretato da Yves Montand, parole
di André Hornez, musica di Norbert Glanzberg,
Ed. Roger Bernstein, Paris 1946;
- Maurice Chevalier
Due lettere autrografe a Ruppa
Paris 14 e 15 .6.1946;
- Georgette Plana
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Marseille, 14 juillet 1946;
- Henri Alibert
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Charmeil (Vichy) 24 juin - 1946;
- Yvonne Sarcey
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris 15 avril 1946;
- Pierre Seghers
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris s.d. (1946?);

- Marcel Achard
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris 12.5.45;
- Anonimo
Yvette Giraud
Manifesto, Ed. La Voix de son Maître, Paris s.d.
(1946);
- Vlaminck
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris 24 juillet 1946;
- M. Tayard
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris 22 juillet 1946;
- André Haguet
lettera autografa a Maurice Chevalier
Passy, 24 juin 1946;
- Tonia Derval
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris s.d. (1946?);
- Herni Guillemin
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Neuchatel, 18 juin 1946;
- André Paillard
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Lausanne, 12.juillet 1946;
- Gaston Girbal
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris 26 juin 1946;

155

�- Jacques Mortier
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Nice, 11 juin 1946;
- Betty Ford
Lettera autografa a Maurice Chevalier
Paris s.d. (1946?);
- Maurice Chevalier
Ma route, mes chansons
Ed. Julliard, Paris 1946;
- Yvette Guilbert
Autres temps, Autres chants
Ed. Laffont, Paris 1946;
- Anonimo
Edith Piaf
Fotografia, Paris s.d.
(1946 circa);
- E. Erny
Qui Sait - Qui Sait Qui Sait
Spartito interpretato da Luis Mariano, parole
francesi di Jacques Larue, musica di Osvaldo Farrès,
Ed. Société d’Editions Musicales Internationales
S.E.M.I., Paris 1947;
- Studio Harcourt
Les feuilles mortes
Spartito interpretato da Yves Montand, Jacqueline François, Cora Vaucaire, Juliette Gréco, parole
di Jacques Prévert, musica di Joseph Kosma, Ed.
Enoch &amp; Cie, Paris 1947;
- Studio Harcourt
Mais qu’est-ce-que j’ai!
Spartito interpretato da Yves Montand, parole di
Edith Piaf, musica di Henri Betti, Ed. Arpège,
156

-

-

-

-

-

-

Paris 1947;
Alliant - Studio Chevert
Danse avec moi
Spartito interpretato da Suzy Delair nel film Quai
des orfèvres, parole di André Hornez, musica di
Francis Lopez, Ed. Arpège-Paul Beuscher, Paris
1947;
Alliant - Studio Chevert
Avec son tralala
Spartito interpretato da Suzy Delair nel film Quai
des orfèvres, parole di André Hornez, musica di
Francis Lopez, Ed. Arpège-Paul Beuscher, Paris
1947;
Anonimo
Clopin-clopan
Spartito interpretato da Henri Salvador e da Ray
Ventura et son orchestre, parole di Pierre Dudan,
musica di Bruno Coquatrix, Ed. Ray Ventura, Paris 1947;
D. Olère
Maurice Chevalier
Manifesto pubblicitario del Film di René Clair,
Le silence est d’or, Paris s.d. (1947);
Erny
Mademoiselle de Paris
Spartito interpretato da Jacqueline François,
Renée Lebas, André Claveau, Michel Roger, Jacqueline Licard, Elvane Dorsay, parole di Henri
Cortet, musica di Paul Durand, Ed. Continental,
Paris 1948;
Studio Harcourt
La Marie

�-

-

-

-

Spartito interpretato da Les Compagnons de la
Chanson, parole e musica di André Grassi, Ed.
Société d’Editions Musicales Internationales
S.E.M.I., Paris 1948;
Anonimo
La Seine
Spartito interpretato da Lenée Lamy, Anny
Gould, Jacqueline François, Marianne Michel,
Aimée Valrese, Susy Solidor, parole di Flavien
Monod e Guy Laforgue, musica di Guy Laforgue,
Ed. Musicales Royalty, Paris 1948;
Würth
Maître Pierre
Spartito interpretato da Georges Guétary e Yves
Montand, parole di J. Plante, musica di H. Betti,
Ed. Paul
Bescher, Paris 1949;
Reinoso
Bourvil
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (1949);
Marcel Sauvage
Les memoires de Joséphine Baker
Ed. Correa, Paris 1949;
Studio Teddy Piaz - R. Voinquel
Yves Montand
due fotografie, Paris s.d. (anni ’50);
Anonimo
Juliette Gréco
Fotografia, durante le riprese del film Les racines du ciel, Paris s.d. (anni ‘50);
Henri de Toulouse-Lautrec - Adolphe Willette, Maurice Donda

-

-

-

Un siècle de Caricature
Ed. Léucaliptine Le Brun, Paris s.d. (anni ‘50);
Romi
Petite histoire des Cafés-Concerts
Paris 1950;
Jules Delini
Nos védettes
Ed. Jacques Bridge, Paris s.d;
Charles Trénet
Catalogo - Press book
Paris s.d. (anni 50);
Orchestre java Picolo
Paris Java / En parlant un peu de Paris
Ed. Picolo, 45 giri, Germania s.d. (anni 50);
Joséphine Baker et son Orchestre avec Pills
&amp; Tabet
Ram-pam-pam / Sans amour
Ed. Columbia, 78 tours, Paris s.d. (anni 50);
Joséphine Baker
Haïti / C’est lui
Ed. Columbia, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘50);
Maurice Chevalier
C’est pas grand chose / Les ananas
Ed. Salabert, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘50);
Ray Ventura et ses collégiens
Tout va très bien / Quand un vicomte rencontre un autre
vicomte
Ed. Columbia, 78 giri, Milano, s.d. (anni ‘50);
Line Renaud
Ma petite folie / Le soir
Orchestra Pierre Guillermin, Ed. Columbia, 78
giri, Milano s.d. (anni ‘50);
157

�- Les Compagnons de la Chanson
L’objet / Au marches du palais
Ed. Columbia, 78 tours, Paris s.d. (anni’50);
- Edith Piaf
Jean et martine / Les Croix
Robert Chanigny e sua orquestra, Ed. Odèon,
Brasil, s.d. (anni ‘50);
- Charles Trenet
Seul depuis toujours
Orchestre a. Lasry, Ed. Columbia, 78 tours, Paris
s.d. (anni ‘50);
- Yves Montand
Moi j’m’en fous / La Lègende du Boogie-Woogie
Orchestre Jean mario,
Ed. Odéon, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘50);
- Gilbert Becaud
La ballade des baladins / Ding-Dong, Sonnez
Ed. La voix de son Maître, 78 tours, Paris s.d. (
anni ‘50);
- Gilbert Becaud
Un nouveau printmps tout neuf / Accroche-toi à ton étoile
Ed. La Voix de son Maître, 78 tours, Paris s.d.
(anni ‘50);
- Albert Houard Jr et sa formation
Venez au Dancing Musette
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘50);
- Jacques Hélian et son Orchestre
Les grands succès de Jaques Hélian
Ed. Pathé, 78 tours, Paris s.d. (anni ‘50);
158

- Marcel Azzolla / Les Frères Domergue
A Menilmontant
Ed. La Voix de son Maître, 78 tours, Paris s.d
(anni ‘50);
- Ch.Kiffer
Les Compagnons de la Chansons
Manifesto, Ed.Columbia, Paris s.d. (anni’50);
- Ch. Kiffer
Susy Solidor
Manifesto, Ed. Pathé, Paris, s.d (anni 50).;
- Pellos, Atelier Gaston Girbal
Simone Alma
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (anni ‘50);
- Trenot
Line Renaud au Casino de Paris
Manifesto pubblicitario dello spettacolo Plaisirs,
Ed. Pathé, Paris s.d. (anni ‘50);
- Douglas
Michel Rivgauche
Manifesto, Ed. Columbia, Paris s.d. (anni ‘50);
- Dimitri
Les Faux Frères
Manifesto, Ed. Pathé, Paris s.d. (anni ‘50);
- Atelier Gaston Girbal
Edith Piaf
Manifesto, Ed. Columbia, Paris s.d. (anni ‘50);
- Badia Vilato
Maurice Chevalier
Programma del Théâtre des Variétés, stagione
1950-51, Paris;

�- J. François
Edith Piaf, Yves Montand, Line Renaud, Tino Rossi
Manifesto pubblicitario del film Paris chante toujours, Paris 1951;

- Anonimo
Folies Bergère
Programma della rivista Une vraie folie, Paris
1952;

- Erny
Comme un petit coquelicot
Spartito interpretato da Mouloudji, Henri Decker, Christian Juin e da Les Compagnons de
la Chanson, parole di Raymond Asso, musica di
Claude Valéry, Ed. Les Nouvelles Editions Méridian, Paris 1951;

- Christian Mégret
Yves Montand
Testi poetici di Charles Trénet, Ed. CalmannLévy, Paris 1953,
(Esemplare con dedica di Yves Montand);

- Anonimo
La complainte des infidèles
Spartito interpretato da Danielle Darieux, Mouloudji, Jacqueline François, Léo Noël, Catherine
Sauvage, Michèle Arnaud, Ed. Paul Beuscher, Paris 1951;
- Anonimo
L’Ile Saint-Louis
Spartito interpretato da Léo Ferré e Jacqueline
Valois, parole e musica
di Léo Ferré, Ed. Les
Nouvelles Editions, Paris 1952;
- Anonimo
L’abeille et le papillon
Spartito interpretato da Henri Salvador, Yvette
Giraud, Paulette Rollin, Emile Stern, Gilles Sala,
Gus Viseur, parole di Maurice Pan, musica di
Henri Salvador, Ed. Labbé, Paris 1952;

- Anonimo
Paris Canaille
Spartito Interpretato da Léo Ferré, Renée Lebas,
Maurice Alexander, Germaine Montero, Catherine Sauvage, parole e musica di Léo Ferré, Ed. Les
Nouvelles Editions Méridian, Paris 1953;
- Erny
Paris Canaille
Spartito interpretato da Léo Ferré, Renée Lebas,
Germaine Montero, Catherine Sauvage, parole e
musica di Léo Ferré, Ed. Les Nouvelles Editions
Méridian, Paris 1953;
- Rojac
Edith Piaf, Juliette Gréco...
Manifesto pubblicitario del Film Boum sur Paris
Paris 1953;
- Orchestre Les Délices du Bal
Les danses du carnet de bal
Ed. Pathé, 78 tours, Paris 1954;

159

�- Anonimo
Une jolie fleur
Spartito scritto e interpretato da Georges Brassens, Ed. Sociétè Nouvelle des Editions Musicales Tutti, Paris 1954;
- Anonimo
Edith Piaf
Fotografia, Paris 1954;
- Mistinguett
Toute ma vie
Ed. Julliard, Paris 1954;
- Yves Montand, Jean Denis
Du soleil plein la tête
Ed. Les Editeurs Français Réunis, Paris 1955;

- Paul Vexio
Caveau de la République
Programma, Paris 1958-59;
- Gruau
Lido
Programma di Avec Plaisir, Paris 1959;
- D. Davis
Exodus
Spartito interpretato da Edith Piaf, parole di
Eddy Marnay, musica di Ernest Gold, Tema del
film di Otto Premingher, Ed. Chappel, Paris s.d.
(1960);

- Gruau
Lido
Programma di Prestige, Paris 1957;

- Anonimo
Non je ne regrette rien
Spartito interpretato da Edith Piaf, parole di Michel Vancaire, musica di Charles Dumont, Ed.
Musicales Eddie Barclay, Paris s.d. (1960);

- Louis Ingigliardi
Jacques Prévert
Fotografia raffigurante il poeta nella sua casa di
Antibes nel 1957;

- Studio Harcourt - Atelier Gaston Girbal
Gilbert Bécaud
Manifesto, Ed. La Voix De son Maître, Paris s.d.
(inizio anni ‘60);

- Louis Ingigliardi
Joseph Kosma
Fotografia, Paris 1958;
- Louis Ingigliardi
Boris Vian
Fotografia, Paris 1958;

- Anonimo
Joséphine Baker
Manifesto, Paris s.d. (anni ‘60);

- Anonimo
Georges Brassens
Programma, Paris 1958;
160

- Claude Poirier
Barbara
Manifesto, Ed. La Voix de son Maître, Paris s.d.
(inizio anni ‘60);

�- Kiffer
Edith Piaf à l’Olympia
Programma, Ed. Ch. Maillard, Paris 1961;
- Anonimo
Le bas pays
Spartito scritto e interpretato da Jacques Brel e Jean-Claude Pascal, Ed. Musicales Patricia,S.E.M.I.,
Paris 1962;
- Dalida
Ils ont changé ma chanson/ Ma Ram Dam Dam 45
tours, Sonopresse
- Anonimo
Adamo
Pin raffigurante il cantante, Paris s.d. (?)
- Anonimo
Mireille Mthieu
Manifesto
- Jean-Claude Labret - Ferracci
Johnny Hallyday, François Reichencach
Manifesto
- Anonimo
France Gall
Manifesto
- Anonimo
Françoise Hardy
Manifesto

161

�162

Manifesto di Jules-Alexandre Grün

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-

-

-

Privas Xavier, Chansons Chimériques, Paul Ollendorf, Paris 1940

Robert Jacques, Paris by night, Charles Skilton,
Paris 1959

-

Romano M. Caterina, Brel Aznavour Ferré e la canzone francese, Thule 1980

-

Romi, Petite histoire des cafés-concerts parisiens, Chitry,
Paris 1950

-

-

Romi, La chanson du café-chantant au microsillon,
Gros succès et petits fours. SERG, Paris 1967

Rossi Tino, Premières chansons de Amapole à Vole
Colombe (raccolta di spartiti), Publ. Alain Pierson, Paris 1983

Rude M., Tout Paris au café, Paris 1877

Renaud Alain, Yves Montand, Henri Veyrier, Paris
1977

-

Sainte Croix Camille, Moeurs littéraires Henri Rivière et les ombres du Chat Noir, Savine, Paris 1891

Rictus Jehan, Les Soliloques du Pauvre, Pierre Seghers, Paris 1949

-

Salis, Contes du Chat Noir, Le Miroir des Moeurs,
Paris 1927

-

Sauvage Marcel, Joséphine Baker, M. Seheur, Paris
1931

-

Rigaux Jean, Ses meilleures histoires, Raoul Salar,
Monaco 1944

-

Rivollet André, Maurice Chevalier, De Menilmontant au Casino de Paris, Grasset, Paris 1927

-

-

Ringold Gene, De Witt Bodeen, Chevalier, The
City Press-Secausus, New Jersey 1973

-

-

-

Saka Pierre, Histoire de la chanson française des année
‘30 à nos jours, Nathan, Paris 1989

Samivel, Chansons de Montagne, Pac, Lyon 1941

Sauvage Marcel, Les memoires de Joséphine Baker,
Correa, Paris 1949
169

�-

Sauvais Michel, Les Carcans de la Goulue, Les
Compagnons de Montmartre, Paris 1992

-

Servat Henry-Jean, Barbara, La dame en noir, Albin Michel, Paris 1998

-

-

-

-

-

170

Sendyk-Siegel Liliane, Sartre, images d’une vie, Gallimard, Paris 1978
Trenet Charles, Mes jeunes années, Robert Laffont,
Paris 1978

Velter André, Les Poètes du Chat Noir, Gallimard,
Paris1996

Verne Maurice, Les Usines du Plaisir, La vie secrète
du Music-Hall, Portiques, Paris 1929

Verlaine Paul, La Bonne Chanson… Cluny, Paris
1940

-

Vian B., Manuel de Saint-Germain-des-Prés, Chêne
Paris, 1974

-

Weill A., Cent ans d’affiches des music-halls parisiens,
Chêne, Paris 1977

-

Warnod A., Bals, cafés et cabarets, E. Figuière, Paris 1918

-

Weil Paul, Chansons de la Place Pigalle, Galèries du
Livre, Paris s.d.

-

Xanrof, Chansons à Madame, Georges Ondet, Paris
1892

-

Yaki Paul, Le Montmartre de nos vingt ans, Le
Vieux Montmartre, Paris 1981

-

-

Xanrof, Chansons sans gȇne, Georges Ondet, Paris
1892

Xanrof, Chansons à Rire, Flammarion, Paris 1892

�Indice
Introduzione

7

Presentazione

8

Cesare Nissirio
- Immagini per una storia
- Una promenade fra i ricordi
- Aristide Bruant
- Les Hydropathes
- Il Café-Concert à Paris
- La via della canzone verso la poesia

11
15
19
23
25
33

Paola Pallottino
- Le note dipinte

37

Cesare Nissirio
- La canzone e la rivoluzione tecnologica del Novecento

41

Antonio Valentini
- La magia della forma

47

Serge Hureau
- Parigi sul palcoscenico, la canzone

53
171

�Jacqueline Risset
- Charles Trenet, cantando con Racine

57

Alvise Sapori
- Charles Trenet, il poeta della canzone
- Yvette Guilbert, une femme élégante
- Mistinguett, e sue mitiche gambe
- Maurice Chevalier, il re del palcoscenico
- Joséphine Baker, la venere nera
- Edith Piaf, la passione

61
63
65
67
69
71

Cesare Nissirio
- Yves Montand, les feuilles mortes
- Juliette Gréco, un mito

73
77

Alberto Testa e Cesare Nissirio
- Zizi Jeanmaire, mon truc en plume

79

Appendice
I luoghi della canzone
Poeti, Compositori, Chansonniers e Cantanti
Pittori, Illustratori e Scenografi
Le opere
Bibliografia essenziale sulla canzone francese

172

87
99
121
131
163

��Museo Parigino a Roma
Via Cremona, 40 – 00161 Roma – Tel. 333 5768914
www. museoparigino. Org – e/mail : museoparigino@museoparigino.org

Musicainsieme
Luserna San Giovanni – Via Roma, 41 – Tel. 0121 902734 – Cell. 335 7827403
www.assmusicainsieme.it - e/mail : ass.musicainsieme@ibero.it

Finito di stampare nel mese di marzo 2020
presso www.servizigrafici.it
Bricherasio (To)

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                  <text>Le Attività Culturali di promozione linguistica si propongono l’obiettivo principale di valorizzare e diffondere in maniera efficace studi, materiali e ricerche circa la minoranza linguistica storica, ma anche quello di proporre attività e azioni di diverso genere rivolte sia alla popolazione locale, per riappropriarsi della propria cultura linguistica e della propria identità, con un occhio attento alle nuove generazioni, sia a quella turistica, per poter meglio comprendere la storia dei luoghi che sta visitando.</text>
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                    <text>Paris qui
chante

l’exposition / la mostra
Stampe, canzoni e poesia a
Parigi fra ‘800 e ‘900
in occasione della

SEMAINE INTERNATIONALE DE LA LANGUE
FRANçAISE ET DE LA FRANCOPHONIE

21 Marzo al
19 Aprile 2020

dal

Inaugurazione
ore 17,30

Torre Pellice
GALLERIA SCROPPO
Via Roberto D'Azeglio, 10
Orari
mart., merc.,
giov. e dom. 15.30-18.30
ven. e sab. 10.30-12.30
COMUNE DI
TORRE PELLICE

�Paris qui
chante

les concerts
i concerti

La mostra farà da sfondo a una serie di concerti per
rivivere l’atmosfera di varie epoche musicali francesi.
sabato

21 Marzo

Paris qui chante
A.Cora: voce/voix
G.Bonetto: pianoforte/piano
sabato

28 Marzo

Le baroque
Quatuor Forqueray
R.Ishizaka: oboe barocco e da caccia/
hautbois baroque et de chasse
E.Saccomandi: violino e viola/
violon et alto
M.Staropoli: flauto traverso/
flûte traversiere
W.Gatti: clavicembalo/clavecin
sabato

4 Aprile

Gainsbourg, je t'aime...
moi non plus
S.Nugara: narrazione/narration
G.Bonetto: pianoforte/piano
E.Luparello: batteria/batterie
F.Bertone: contrabbasso/contrabasse
D.Vasserot: tromba e flicorno/trompette
A.Cora: voce/voix

sabato

11 Aprile

La vie est un voyage:
les chansons de Dalida
et Salvatore Adamo
P.Dolcet: voce/voix
M.Boaglio: voce/voix
E.Luparello: batteria/batterie
F.Bertone: contrabasso/contrebasse
G.Bonetto: pianoforte/piano
venerdi

17 Aprile

Debussy dans les
salons de Proust
E.Onnis: voce/voix
E.Carazzolo: pianoforte/piano
Circolo LaAV di Torre Pellice:
letture/lectures
tutte le
iniziative sono
a ingresso libero

Inizio concerti
ore 21

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